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Librairie Gaïa
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Dernière modif. : 01/07/2008
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Égypte
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contemporaine | Guides de voyage
__________________________
Edouard Al-Kharrat
| Ibrahim Aslan | Mohammad El-Bisatie |
Gamal Ghitany | Sonallah Ibrahim |
Naguib Mahfouz | Mohammed Mostagab |
Nabil Naoum | Abdel Hakim Qassem |
Bahâ
Taher | Latifa Zayyat
Gamal Ghitany
Gamal
Ghitany est né en 1945. Dessinateur de tapis à dix-sept ans, il publie parallèlement
son premier recueil de nouvelles. Grand reporter à vingt-trois ans, il couvrira
toutes les guerres - Suez, conflit israélo-arabe, Beyrouth, Iran-Irak... De
nombreux romans et recueils de nouvelles témoignent du talent de cet auteur éclectique,
l'un des plus grands de l'Egypte actuelle, par ailleurs directeur d'une revue
littéraire de prestige.
| "L'appel
du couchant" Points Seuil |
 |
En
pleine nuit, dans son modeste logement du Caire, le jeune Ahmad ibn
Abdallah entend soudain une voix venue de nulle part. Elle lui intime
l'ordre de se mettre en marche et de suivre la course du soleil. C'est là
le début d'une suite d'aventures extraordinaires, une traversée de
l'espace et du temps pleine de surprises et de beauté. Tour à tour
caravanier, hôte d'une oasis ignorée des cartes, voyageur solitaire,
prince d'un incroyable empire voué à l'adoration des oiseaux, Ahmad achève
son périple au bord de l'Océan où son jumeau d'Occident, Jamâl ibn
Abdallah, recueille ses confidences... Conte initiatique, fable magique
dans la grande tradition des Mille et une Nuits, L'Appel du couchant est
aussi la satire pleine d'humour des absurdités qui minent les régimes
politiques des pays arabes. |
| "Zayni
Barakat" |
 |
Dans
l'Egypte du début du XVIe siècle, la dynastie agonisante qui gouverne le
pays se sert de la force pour tenter de maintenir le régime. Le Grand
Caire n'est plus, et c'est dans les ruelles appauvries et périlleuses de
la cité qu'une machination policière va se tramer. Une lutte à mort
commence entre deux hommes, l'un, grand censeur et saint homme, l'autre,
chef de la police du Caire, soutenu par les émirs... Zayni Barakat,
premier roman de Gamal Ghitany, mêle l'investigation historique et
politique au soufisme et à la mystique musulmane. Avec ce texte,
unanimement salué par la critique lors de sa publication, la voie d'une
fiction, à la fois actuelle et fidèle à son héritage, s'ouvrait pour
Gamal Ghitany, qui compte aujourd'hui parmi les plus grands écrivains du
monde arabe |
| "Épître
des destinées" Points Seuil |
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Nous
sommes dans les années 70, lorsque l'Egypte parait traverser une période
noire de son histoire : la paix revenue, le pays s'ouvre à une économie
nouvelle qui change les mentalités. Les notions d'argent facile et de
succès prennent alors le pas sur les valeurs morales, les savoirs et les
comportements traditionnels. Dans le dédale des rues du Caire, une
multitude de personnages se croisent, jonglant entre trafics et
corruption. Quant à ceux qui choisissent l'exil, ils se retrouvent bien
souvent sous le coup de menaces d'expulsion et d'arrestation... Gamal
Ghitany évoque ici avec lucidité et compassion ces personnages au destin
inattendu, surprenant, qui perdent leur âme en quête de profit et de
consommation. |
| "Les
récits de l'institution" Seuil |
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Les
Récits de l'Institution. C'est au bord d'un gouffre insondable que le
fondateur a choisi de construire le siège de l'Institution. Il s'agit
d'un empire industriel sans précédent en Egypte et peut-être même dans
le reste du monde. Survivant à tous les régimes politiques,
l'Institution est un véritable Etat dans l'Etat, avec ses lois et ses
rituels, ses prébendes et ses luttes d'influence, ses rumeurs et ses
complots. Nombreux sont les ambitieux qui rêvent de s'installer au douzième
étage, dans le vénérable fauteuil laissé vacant après la mort du
fondateur. Tous les coups semblent permis, au mépris de la morale...
Pourtant, du fond de l'abîme, remontent parfois les fantômes d'un passé
lointain, bien décidés à se venger. Usant à la fois de la tradition du
conte oriental et des formes narratives propres à ces feuilletons télévisés
américains dont sont friands les Cairotes, Gamal Ghitany trace des
portraits d'un réalisme saisissant et dresse le tableau grinçant d'une
société entièrement vouée, en dépit des discours sociaux ou
religieux, aux démons de l'économie.
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| "Pyramides"
Actes Sud |
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Dans
ce roman composé de récits courts et denses, Gamal Ghitany explore les
énigmes qui ont de tout temps entouré les pyramides, s'interrogeant sur
la fascination qu'elles ont exercée sur des hommes d'origines très
diverses. Récits indépendants par le thème et les personnages, voire
par le style, mais qui s'assemblent peu à peu, du plus long an plus bref,
pour composer une pyramide dont le sommet, un simple mot, accède à une
sorte d'aura mystique où la plénitude rejoint le vide. Si l'auteur, à
son habitude, s'inspire parfois des chroniqueurs égyptiens de l'époque
mamelouke, notamment Ibn Iyâs, il se rattache ici davantage à la
tradition mystique. Chacune des histoires extraordinaires qu'il nous
raconte se présente, en effet, comme une quête spirituelle jalonnée de
"stations" ; et c'est bien le langage soufi qui donne à
l'ensemble sa tonalité si particulière et sa forme ésotérique.
Jusqu'au blanc de la dernière page qui, selon Juan Goytisolo, "est
celui d'un livre qui ne se referme pas et nous illumine".
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| "L'appel
du couchant" Seuil |
 |
Un
jour - mais saura-t-on jamais en quel siècle ? - arrive au pays du bord
de l'océan un étranger du nom d'Ahmad ibn Abdallâh, autrefois paisible
habitant du Caire... Bientôt son extraordinaire histoire court le pays
jusqu'à venir aux oreilles du sultan qui, captivé, donne l'ordre à l'un
de ses secrétaires, Jamâl ibn Abdallâh, de la consigner dans les
moindres détails. Tout a commencé au Caire, justement, lorsque, en
pleine nuit, Ahmad entendit une voix venue de nulle part lui enjoindre de
se mettre en marche. Dans quelle direction ? Il suivrait la course du
soleil, jusqu'au couchant. Et c'est le départ d'un voyage initiatique
vers l'inconnu, scandé par les rencontres les plus inattendues, les épreuves
les plus variées : l'apprentissage de la navigation dans le désert au côté
du Hadramaouti ; la révélation de l'amour dans une oasis ignorée des
cartes et sans cesse menacée par la présence énigmatique et redoutable
du Campement ; l'ivresse et les désenchantements du pouvoir dans la
fabuleuse Contrée des oiseaux ; l'expérience jubilatoire et horrifiée
du chaos chez le peuple des Bâtons... L'arrivée enfin au pays du
couchant et l'attente, tout à la fois apaisée et inquiète, devant
l'immensité de l'océan. Roman exubérant, alliant mystère, érotisme,
gravité et dérision, brouillant les repères temporels. (les souvenirs
pharaoniques se mêlant aux références coraniques comme aux observations
aiguës de la vie la plus contemporaine). L'appel du couchant est aussi
bien une discrète autobiographie qu'une méditation douce-amère sur la
vie humaine, cheminement vers l'inconnu aussi inéluctable que la course
du soleil, une satire des mœurs politiques du monde arabe aussi bien
qu'un hymne à la beauté du monde. |
| "Les
délires de la ville" Actes Sud |
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Un
colloque international est organisé par l'Université d'une ville étrangère.
Appelé à remplacer an pied levé un collègue défaillant, un
intellectuel égyptien se retrouve dès son arrivée immergé dans un
univers qu'infeste une séculaire rivalité entre l'Université et la
Municipalité. Le conflit qui oppose les deux institutions prend la forme
de querelles absurdes où se dispute le droit exclusif à représenter
l'esprit de la cité. Relatant son séjour sur le mode satirique, le
narrateur se livre d'abord avec un humour grinçant à une critique en règle
de l'Université et des intellectuels, dont il dénonce la course aux
privilèges, les misérables machinations et la propension à se polariser
sur des questions futiles... Mais tout va basculer. Malgré lui, le
narrateur est peu à peu inexorablement entraîné dans un monde où la réalité
se déforme à vue d'œil, où il devient le jouet d'une énorme
anamorphose. Il finirait par croire qu'il est tout simplement enfermé
dans la sépulture disparue du Quarantième Sage dont la mystérieuse Tour
qui domine la cité ne serait alors que la stèle... avant de comprendre,
chaque hypothèse s'infirmant, qu'il ne sortira sans doute jamais ni de
l'une ni de l'autre, définitivement prisonnier des couloirs du temps et
des labyrinthes de l'espace. Au-delà de l'affrontement entre un pouvoir
tyrannique et un savoir inutile, on retrouvera ici les thèmes chers à
Ghitany confrontant à plaisir tradition et modernité, continuité
historique et conflit de générations, immobilisme et progrès. |
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