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Dernière modif. : 06/08/2008

Égypte

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Edouard Al-Kharrat | Ibrahim Aslan | Mohammad El-Bisatie | Gamal Ghitany | Sonallah Ibrahim | Naguib Mahfouz | Mohammed Mostagab | Nabil Naoum | Abdel Hakim Qassem | Bahâ Taher | Latifa Zayyat

Ibrahim Aslan

  Fils d'un employé des postes de Tanta, Ibrahim Aslân est né en 1935. Adolescent, il apprend l'art de la tapisserie ; plus tard, il devient facteur de campagne, avant d'être promu au Caire. Il travaille actuellement dans le journalisme. Ibrahim Aslân est avec Gamal Ghitany, Sonallah Ibrahim et Abdel Hakim Qassem l'une des grandes voix de la "génération des années soixante"; qui a puissamment contribué au renouvellement du roman arabe

 

"Kit-Kat Café" Actes-sud
Dans un quartier populaire du Caire situé au bord du Nil, l'écrivain Youssef en-Naggâr côtoie chaque jour des hommes et des femmes tout entiers occupés par les soucis et les menus plaisirs de la vie quotidienne, et pourtant si pittoresques avec leurs disputes interminables, leurs amours contrariées et les petites combines qui leur permettent de survivre. Tenté d'en faire les personnages d'un roman, de décrire par le détail les activités, les ruelles, les vieux bâtiments du quartier, dont le fameux café Kit-Kat jadis fréquenté par le roi lui-même, il se trouve soudain happé par une autre réalité, celle des manifestations étudiantes contre la corruption et la vie chère. Kit-Kat Café a été jugé à sa parution comme le chef-d'œuvre du "nouveau roman" en Egypte et a valu à l'auteur sa notoriété. En 1991, Daoud Abdel Sayed, un cinéaste égyptien de la nouvelle vague, en a tiré un très beau film.

 

"Equipe de nuit"  Actes Sud
Le Caire, un soir de Nouvel An. Pour les employés de garde dans cette poste centrale, ce n'est jamais qu'une soirée de routine, çà et là rompue par un écho de la rue ou l'éphémère apparition de quelque usager anonyme venant faire irruption dans l'ordinaire de l'équipe de nuit avant de disparaître à tout jamais. Défilent ainsi, en une série de quinze tableaux doucement mélancoliques, plusieurs fragments en clair-obscur de la vie quotidienne du petit peuple du Caire. Avec un sens de l'observation nourri par ses propres expériences de jeunesse, Ibrahim Aslân trace d'une main inspirée les délicats motifs d'une fresque chargée d'émotion à la manière de Tchekhov, quand la poésie des lieux se double d'une infinie tendresse pour les humbles.