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Dernière modif. : 13/05/2011
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Cuba
Belles
Latinas 2005 !
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Collectif : "Cuba, le livre noir" La
Découverte |
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En
mars 2003, alors que le monde a les yeux tournés vers l'Irak, Fidel
Castro lance une vague de répression sans précédent : soixante-quinze
dissidents - journalistes, militants des droits de l'homme, syndicalistes,
bibliothécaires... - sont arrêtés et condamnés à de lourdes peines.
Au total, 1 453 années de prison, le plus souvent pour "activités
contre l'intégrité et la souveraineté de l'Etat". Partout dans le
monde, les protestations se multiplient. L'image romantique de la Révolution
de 1959, savamment entretenue par La Havane, s'effrite. Les organisations
de défense des droits de l'homme, elles, n'en étaient plus dupes depuis
longtemps. Leurs rapports, rassemblés ici à l'initiative de Reporters
sans frontières, décrivent l'ampleur de la répression du printemps
2003. Ils reviennent également sur le fonctionnement d'un régime
totalitaire où la liberté de l'individu n'a décidément pas sa place.
Ce livre noir propose également une série de documents de référence
pour mieux comprendre la politique répressive du régime castriste, mais
aussi la résistance qui s'affirme. |
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En premier lieu, les textes de loi qui servent à tenter de justifier
l'injustifiable. Ensuite, pour mieux connaître cette opposition accusée
d'être un "agent de l'impérialisme" américain, les principaux
manifestes autour desquels la dissidence tente de conduire Cuba vers une
transition démocratique. Enfin, une série de portraits de journalistes
emprisonnés permet de mettre un visage sur cette société civile trop
peu connue et dont Fidel Castro espérait se débarrasser dans l'indifférence.
Un livre nécessaire pour tous ceux qui, au-delà des clichés et des
passions, cherchent à mieux comprendre la réalité cubaine. |
| Aurelio Alonso
Tejada : "Cuba, quelle transition ?" Harmattan |
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Après
la chute de l'Union soviétique, l'économie cubaine s'est retrouvée dans
une situation catastrophique, aggravée par le poids de l'embargo américain.
Plus de 10 ans après, le régime cubain est toujours en place. Cela a
signifié des adaptations dans tous les domaines, économiques,
politiques, sociaux, culturels. Un grand débat interne a eu lieu, à la
fois critique, analytique et prospectif. Ce volume en rend compte dans
différents secteurs : l'économie et l'ouverture au marché interne et
externe, la politique et le processus de démocratisation, la culture et
la production artistique, la société civile et les initiatives
nouvelles. Peu connu à l'extérieur, mené par des intellectuels cubains,
ce débat a contribué à construire une transition intéressante, différente
de celle de la Chine ou du Vietnam. Ces pays ont adopté une politique de
plus grande ouverture au marché, avec l'idée de réguler ce dernier au
moyen d'un Etat fort, mais il semble que le véritable régulateur soit
devenu le marché, destiné à accélérer le développement des forces
productives. |
| A
Cuba, même si le processus est semblable, le contrôle du marché reste
plus étroit. Le pays n'a pas à se soumettre aux injonctions de la Banque
mondiale ou du FMI et l'embargo américain empêche une invasion massive
de biens de consommation en provenance du grand voisin. Cependant,
s'agit-il d'une transition vers le capitalisme ou transition vers une
autre étape du socialisme ? La question est posée. |
| Ben Corbett :
"Cuba, tout changera demain" Alvik |
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La
réalité cubaine est source de nombreux fantasmes : "une île où il
fait toujours bon vivre, où le rhum coule à flot et la musique
ensorcelle" si l'on en croit certains touristes, un "état
voyou" selon l'administration américaine "où le peuple, opprimé,
meurt de faim". Le journaliste Ben Corbett s'est imprégné pendant
trois ans de l'atmosphère ambiante. Il invite le lecteur à partager son
expérience en lui ouvrant en quelque sorte ses carnets. Touché par le
courage et l'ingéniosité avec lesquels la population affronte les
privations tant économiques que politiques, il fait entendre la voix du
peuple qui l'a littéralement séduit. Il croque à merveille les
situations, les personnages, les scènes de rue comme l'intimité de la
vie familiale. Au gré de ses rencontres et de ses discussions, il
souligne les contradictions d'un régime qui néglige cruellement ses
habitants et au contraire soigne ses touristes : un espace privilégié
leur est dévolu qui contraste singulièrement avec l'univers de précarité
dans lequel vivent les Cubains. |
| Frappé
par "la débrouillardise" de ces derniers dans un système où
la pénurie guette constamment, il décrit comment la population essaie de
secouer le joug de l'Etat, en ayant recours au marché noir. Il nous révèle
également la critique du régime subtilement véhiculée par le cinéma,
la musique et littérature. Quel est l'avenir de Cuba ? En dépit du mécontentement
de la population et des exactions qu'il a perpétrées, la disparition de
Castro marquera certainement le début d'une période délicate : Ben
Corbett dresse le portrait de quelques hommes politiques brillants qui
seront probablement amenés à prendre la relève de Castro. |
| G. Korganow,
Jean Springer : "Avoir 20 ans à Cuba" Alternatives |
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Pour
sa première livraison, la collection Avoir 20 ans s'est arrêtée dans l'Ile
aux rêves. Que sont-ils devenus ? Les songes d'aujourd'hui, nourris de la
confiance d'hier, ressemblent-ils aux réalités d'avant-hier ? Le libéralisme
a-t-il mis fin à l'isthme de la liberté, qui voulait réunir les terres
de la fertilité et de la fierté ? Jean Springer, journaliste, et Grégoire
Korganow, photo reporter, mènent des réponses parallèles et
convergentes. La jeunesse aperçue ne ressemble à aucun des clichés passés.
L'insouciance l'a quittée, la foi émoussée, mais le coeur toujours. Les
balseros ont dérivé vers Miami, mais la jeunesse cubaine croit encore...
A sa prison, ou à son avenir ? |
| Collectif :
"Cuba, 30 ans de Révolution" Autrement |
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Fidel
Castro, Che Guevara... Leur
révolution réussie suscite dans les années soixante un énorme élan
mythico-romantique qui retombera, quelques années plus tard, et d'une
manière tout aussi irraisonnée, comme un soufflé. L'établissement du
premier régime ouvertement socialiste d'Amérique latine, de surcroît lié
à l'Union soviétique, marque en effet l'effacement du lyrisme révolutionnaire
derrière le champ géostratégique de l'affrontement Est-Ouest. Dès
lors, tout discours sur Cuba sera entaché du sceau de la passion, du
manichéisme, voire de la désinformation. De Fidel à Castro, trente années
ont passé, trente années de sueur et de larmes, de réussites
spectaculaires et d'échecs fracassants, ponctuées de zones d'ombres,
mais aussi de remarquables réalisations. |
| Nous
faisons ici le point, sans a priori, ni exclusive d'aucune sorte,
interrogeant aussi bien les observateurs étrangers que les opposants en
exil ou les Cubains proches du régime. Ni paradis socialiste ni goulag
tropical : le résultat de cette enquête intéressera tous ceux qui se méfient
des idées toutes faites et des discours stéréotypes. |
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Marie-Claude Lecuyer : "Anticolonialisme à Cuba au
XIXè siècle" Harmattan |
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Le
nom de Francisco Frías y Jacott, comte de Pozos Dulces, est étroitement
lié à l'histoire de Cuba au milieu du XIXème siècle. D'abord proche
des groupes annexionnistes, il devient l'un des principaux animateurs du
mouvement réformiste tant sur le plan économique que politique. Connu
pour son plan de restructuration de l'agriculture cubaine visant à éliminer
l'esclavage, il l'est également pour son activité à la tête du journal
El Siglo qui joue un rôle déterminant dans la convocation de la Junta de
Información de Ultramar à Madrid en 1866. Discrédités par l'échec de
cette Junta, les réformistes se divisent face à la révolution de 1868 :
Pozos Dulces fait partie de ceux qui se désolidarisent des insurgés et
l'année suivante, il s'embarque pour un exil qui sera sans retour. |
| La
doctrine économique aussi bien que la trajectoire politique de Pozos
Dulces ont suscité et continuent à susciter les interprétations et les
appréciations les plus diverses. Mais qu'on voie en lui le promoteur de
l'agriculture scientifique à Cuba ou un simple épigone des physiocrates
du XVIIIème siècle, un annexionniste repenti ou de bonne foi, un indépendantiste
ou un précurseur du parti autonomiste, c'est bien évidemment au-delà de
sa seule personne le processus historique de la formation de la nation
cubaine qui est ainsi mis en question. Cet ouvrage retrace la biographie
et analyse l'oeuvre de ce personnage controversé en tentant de démêler
les fils d'une existence qui, au-delà de ses évidentes contradictions,
trouve finalement sa cohérence dans sa préoccupation constante pour le
sort de Cuba. Une quinzaine de documents choisis de façon à offrir un
large aperçu des écrits de Pozos Dulces entre 1845 et 1876 sont
reproduits en annexe. |
Juin 2005 |