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Copyright 2000-2010
Librairie Gaïa
Tous droits réservés
Dernière modif. : 28/01/2010
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Albert Camus
Bibliographie
Œuvres 1
Œuvres 2
Œuvres 3 Exposition
Camus
| "Actuelles
: Écrits poétiques" Folio Essais |
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Ce
volume résume l'expérience d'un écrivain mêlé pendant quatre ans à
la vie publique de son pays.
[...] Cette expérience se solde, comme il est naturel, par la perte de
quelques illusions et par le renforcement d'une conviction plus profonde.
J'ai seulement veillé, comme je le devais, à ce que mon choix ne masque
rien des positions qui me sont devenues étrangères. Un certain nombre
des éditoriaux de Combat, par exemple, figurent ici non pour leur valeur,
souvent relative, ni pour leur contenu qui, parfois, n'a plus mon accord,
mais parce qu'ils m'ont paru significatifs.
[...] Mais ce témoignage ne supportait aucune omission. Je crois avoir
fait ainsi la part de mes injustices. On verra seulement que j'ai laissé
parler en même temps une conviction qui, elle du moins, n'a pas varié.
Et, pour finir, j'ai fait aussi la part de la fidélité et de l'espoir.
C'est en ne refusant rien de ce qui a été pensé et vécu à cette époque,
c'est en faisant l'aveu du doute et de la certitude, en consignant
l'erreur qui, en politique, suit la conviction comme son ombre, que ce
livre restera fidèle à une expérience qui fut celle de beaucoup de Français
et d'Européens. |
Aussi
longtemps que, serait-ce dans un seul esprit, la vérité sera acceptée
pour ce qu'elle est et telle qu'elle est, il y aura place pour l'espoir.
[...] Le vrai désespoir ne naît pas devant une adversité obstinée, ni
dans l'épuisement d'une lutte inégale. Il vient de ce qu'on ne connaît
plus ses raisons de lutter et si, justement, il faut lutter. Les pages qui
suivent disent simplement que si la lutte est difficile, les raisons de
lutter, elles du moins, restent toujours claires.
Albert Camus. |
| "Caligula"
suivi de "Le malentendu" Folio |
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CALIGULA : C'est une vérité
toute simple et toute claire, un peu bête, mais difficile à découvrir
et lourde à porter. HELICON : Et qu'est-ce donc que cette vérité, Caïus
? CALIGULA : Les hommes meurent et ils ne sont pas heureux. HELICON :
Allons, Caïus, c'est une vérité dont on s'arrange très bien.
Regarde autour de toi. Ce n'est pas cela qui les empêche de déjeuner.
CALIGULA : Alors, c'est que tout, autour de moi, est mensonge, et moi, je
veux qu'on vive dans la vérité !
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| "Camus à
Combat : éditoriaux et articles 1944-1947" Gallimard |
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Entre le 21 août 1944 et le 3
juin 1947, Albert Camus est rédacteur en chef et éditorialiste à
Combat.
C'est la totalité de ses 165 articles - signés, authentifiés, ou légitimement
attribuables - qui est ici recueillie, présentée et annotée. Plus de
cinquante ans après leur publication, et bien qu'ils soient intimement liés
aux événements historiques de leur temps mouvementé, dont ils reflètent
parfaitement les espoirs et les désillusions, ces textes n'ont rien perdu
de leur force ni de leur actualité.
Ils nous transmettent le témoignage lucide d'un journaliste conscient de
ses responsabilités sur une époque où, au sortir de l'Occupation, il
faut à la fois réorganiser la vie quotidienne et dessiner l'avenir de la
France et de l'Europe. Camus aborde de multiples sujets : la politique intérieure,
avec la difficile remise en marche de la démocratie, avec les heurts
entre les anciens partis et ceux qui sont issus de la Résistance, et avec
les grands débats sociaux, idéologiques, ou constitutionnels ; l'épuration,
qu'il espère rapide et efficace, et qui donnera lieu à une retentissante
polémique avec Mauriac ; la politique étrangère et le rêve de voir des
institutions internationales capables d'établir la paix dans le monde ;
les droits, les devoirs et le rôle d'une nouvelle presse ; la politique
coloniale, et en particulier, la nécessité de doter l'Algérie d'un
nouveau statut... |
| Sur tous ces
points, et sur bien d'autres, Camus ne se contente pas d'informer ; il réagit,
et sa pensée, avertie, profonde, vigilante, peut éclairer et enrichir
notre réflexion d'aujourd'hui. Les articles de Camus à Combat font
entendre la voix passionnée d'un écrivain face à l'histoire, d'un homme
épris de justice, de liberté, de vérité, obstinément soucieux
d'introduire la morale en politique, et d'exiger le respect de la dignité
humaine ; une voix qui continue à résonner dans la conscience
contemporaine. |
| "Chroniques
algériennes. 1939-1958" Folio Essais |
 |
"
On trouvera dans ce recueil un choix d'articles et de textes qui tous
concernent l'Algérie.
Ils s'échelonnent sur une période de vingt ans, depuis l'année 1939, où
presque personne en France ne s'intéressait à ce pays, jusqu'à 1958, où
tout le monde en parle. [...] Tels quels, ces textes résument la position
d'un homme qui, placé très jeune devant la misère algérienne, a
multiplié vainement les avertissements et qui, conscient depuis longtemps
des responsabilités de son pays, ne peut approuver une politique de
conservation ou d'oppression en Algérie.
Mais, averti depuis longtemps des réalités algériennes, je ne puis non
plus approuver une politique de démission qui abandonnerait le peuple
arabe à une plus grande misère, arracherait de ses racines séculaires
le peuple français d'Algérie et favoriserait seulement, sans profit pour
personne, le nouvel impérialisme qui menace la liberté de la France et
de l'Occident. Une telle position ne satisfait personne, aujourd'hui, et
je sais d'avance l'accueil qui lui sera fait des deux côtés. |
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| "Correspondance
entre Camus et René Char. 1946-1959" Gallimard |
 |
On
savait Char et Canas frères en amitié.
Les quelque deux cents lettres inédites ici rassemblées l'attestent. qui
retracent ce que furent les engagements et les travaux communs des deux
hommes après-guerre et leur proximité attentive et réciproque. Mais ce
qui donne tout son sens à cette correspondance est ce qui l'a peut-être
initiée : la rencontre et la reconnaissance de deux œuvres en même
temps que leur convergence dans une époque de démesure et de déraison.
Tout comme " l'envie d'écrire des poèmes ne s'accomplit que dans la
mesure précise ou ils sont pensés et sentis à travers de très rares
compagnons " Char à Camus, le moment de doute dans l'accomplissement
d'une œuvre ne peut que s'appuyer sur " l'ami. quand il sait et
comprend, et qu'il marche lui-même. du même pas " (Camus à
Char)... |
Une
façon lumineuse, entre Ventoux et Luberon. de rejoindre l'intuition de
Julien Gracq qui, avec l'éloignement du temps, voyait se "
rapprocher aussi.
dans la signification de leurs œuvres. deux amis dont les silhouettes
pouvaient sembler si différentes ". Correspondance croisée établie.
présentée et annotée par Franck Planeille, enrichie d'annexes et de
documents inédits |
| "Correspondance
entre Albert Camus et Pascal Pia. 1939-1947" Fayard |
 |
A
la fin de l'été 1938, une partie de la gauche non communiste algéroise
décide de créer un quotidien : Alger républicain, Pascal Pia en sera le
rédacteur en chef. Le nom même d'Albert Camus lui est inconnu.
Il l'embauche d'ailleurs comme simple rédacteur au sein de sa modeste équipe.
Ensemble, ils font Alger républicain, et ainsi naît une amitié profonde
qui ne fera que se renforcer au fil des mois. Une amitié faite
d'attentions réciproques, de projets et de fermeté face à la censure
qu'impose dès 1939 le gouvernement général d'Algérie. Une amitié qui
traverse la guerre sans faiblir. Pascal Pia est celui qui contribue à
faire publier, en pleine guerre, L'Etranger et Le mythe de Sisyphe, celui
qui fait entrer Camus dans la Résistance et lui offre de co-diriger, dès
a libération de Paris, l'un des quotidiens les plus marquants de la fin
des années 40, Combat. Les deux hommes se sont respectés avec passion. |
| L'un
construisait son œuvre ; l'autre ne pensait qu'à se faire oublier et
n'en demeurait pas moins, par son immense culture et son exigence, un
personnage incontournable de la vie intellectuelle. Leur rupture en 1947
fut un événement et une douleur. Elle fut également définitive. Ce
livre regroupe ce qui est demeuré de la correspondance inédite entre les
deux hommes. |
| "Discours
de Suède" Folio |
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On
aura peut-être été un peu surpris de voir dans ces discours l'accent
porté par Camus sur la défense de l'art et la liberté de l'artiste en même
temps que sur la solidarité qui s'impose à lui.
Cela faisait certes partie de ce qui lui dictaient les circonstances et le
milieu où il devait les prononcer, mais il est certain que Camus se
sentait accablé par une situation où, selon ses propres paroles,
"le silence même prend un sens redoutable. A partir du moment où
l'abstention elle-même est considérée comme un choix, puni ou loué
comme tel, l'artiste, qu'il le veuille ou non, est embarqué.
Embarqué me paraît ici plus juste qu'engagé". Et malgré une
certaine éloquence -qu'on lui reprochait également- il se sentait
profondément concerné et douloureusement atteint par un conflit qui le
touchait jusque dans sa chair et dans ses affections les plus enracinées |
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| "Jonas ou
l'artiste au travail" Folio |
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Quoi
qu'il puisse arriver, Jonas, peintre au talent reconnu, croit en sa bonne
étoile - jamais elle ne cessera de l'aider et de le guider.
Pourtant la vie, ses proches, ses amis, ses disciples l'acculent peu à
peu à la stérilité artistique... Un ingénieur français, en mission au
Brésil, est confronté aux superstitions et au mysticisme des indigènes.
Mais l'amitié qu'il éprouve pour l'un d'entre eux aura raison de son
scepticisme. Deux magnifiques nouvelles à la fin mystérieuse et ambiguë
par l'auteur de L'étranger. |
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| "L'envers
et l'endroit" Folio Essais |
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L'envers et
l'endroit est le premier livre d'Albert Camus. Il paraît à Alger en
1937. A la fin de sa vie, Camus verra dans cette oeuvre de jeunesse la
source secrète qui a alimenté ou aurait dû alimenter tout ce qu'il a écrit.
L'envers et l'endroit livre l'expérience, déjà riche, d'un garçon de
vingt-deux ans : le quartier algérois de Belcourt et le misérable foyer
familial dominé par une terrible grand-mère ; un voyage aux Baléares,
et Prague, où le jeune homme se retrouve "la mort dans l'âme"
; et surtout, ce thème essentiel : "l'admirable silence d'une mère
et l'effort d'un homme pour retrouver une justice ou un amour qui équilibre
ce silence".
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| "L'État
de siège" Folio Théâtre |
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Dans la moins connue de ses pièces,
Camus raconte l'apparition de la peste dans une ville maritime, mais le
protagonistes ne ressemblent guère à ceux du roman.
"Notre XXe siècle est le siècle de la peur", écrivait Camus
en 1946. C'est le fil directeur de l'oeuvre. Qu'est-ce qui peut vaincre la
peur, sinon l'amour ? C'est-à-dire, dans un contexte politique, la
solidarité. Car la pièce est une allégorie de l'Occupation, de la
dictature, des totalitarismes. Par là, elle n'a rien perdu de son
actualité. Elle montre en effet comment une collectivité (et non un
individu, comme dans Caligula) réagit face au malheur.
Elle est écrite dans un style lyrique, qui chante l'amour, la solitude de
l'homme face à son destin, la communion d'une cité. |
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