|
MENU
Accueil
Chercher
un livre
Réserver un livre
Archives
Dossiers
thématiques
Livres d'enfants
Scolaire
Provence
Bibliothèques
Expositions
Revues


Copyright 2000-2008
Librairie Gaïa
Tous droits réservés
Dernière modif. : 10/05/2008
| |
Beyrouth
et le Liban
Littérature
|
Adonis : "Identité inachevée" Éd. du
Rocher |
 |
"
Le monde est un.
L'Occident et l'Orient, ce n'est pas séparable. ". " Le seul
interdit qu'il aurait fallu respecter pour combattre la violence, c'est un
interdit qui n'a jamais été observé : Tu ne tueras pas ! " À
travers l'écrivain Chantal Chawaf, l'un des plus grands poètes arabes se
confie ici au lecteur avec une liberté et un naturel désarmants. Adonis,
de plus en plus intime au cours de ces pages, nous entraîne loin des
clivages entre Orient et Occident, loin des visions stéréotypées et
nous incite, Occidentaux et Arabes, à nous remettre en question.
Par la grâce d'une parole issue de la poésie, ce texte parlé d'Adonis dépasse
la politique et la religion et esquisse une sagesse révolutionnaire. |
|
|
Hoda Barakat : "Le laboureur des eaux"
Actes Sud (Babel) |
 |
Comme son père et son grand-père,
Nicolas est un commerçant aisé du centre-ville de Beyrouth, où il possède
un magasin d'étoffes renommé.
Durant la guerre civile, le feu ayant ravagé la boutique, il se réfugie
dans le sous-sol et décide d'y vivre. Enroulé dans ses somptueuses
soieries, il se remémore les deux femmes de sa vie : sa mère, fantasque
et infidèle, et Chamsa, sa maîtresse kurde, digne descendante d'un
peuple insoumis, femme tant aimée avec laquelle il aurait pu échapper à
son sinistre destin... Lors de sa parution en langue arabe, en 2000, Le
Laboureur des eaux a obtenu le prestigieux prix littéraire Naguib-Mahfouz. |
|
|
Andrée Chédid : "Le sixième jour"
Librio |
 |
On fait sa vie.
II faut vouloir sa vie. La volonté d'aimer, de vivre est un
arbre naturel... " Pour Hassan, enfant beau et vigoureux il y a peu,
aujourd'hui ratatiné comme un pruneau sec et bleu, la vie est un combat
depuis que le choléra a posé sur lui son masque cruel. Dans cette course
contre la mort, Saddika est là, grand-mère attentive, qui fait un
barrage. Contre ceux qui l'épient, qui se méfient, qui veulent lui
prendre l'enfant par peur de la contagion.
Mais la vieille le sait. S'ils l'emportent, elle ne le reverra
jamais. Alors il faut tenir. Jusqu'au sixième jour ! Le sixième jour, ou
bien on meurt, ou bien on ressuscite... |
|
|
Hassan Daoud : "Des jours en trop" Actes
Sud |
 |
Dans un village du Sud-Liban, un vieil homme se prépare au voyage
ultime...
Ou plutôt il résiste, se rebelle. Contre l'âge que ses
proches lui attribuent, à cause d'une date de naissance approximative.
Contre les défaillances du corps, les caprices de la mémoire. Contre la
vie au ralenti que ses enfants voudraient lui imposer. Contre leur indifférence,
leur cruauté, leur avidité... Tantôt il s'insurge, tantôt il se
soumet. Face à son entourage, il invente mille ruses, parodiant le gâtisme
sans lui échapper tout à fait.
Car en surjouant le personnage dans lequel on cherche à
l'enfermer, il finit par brouiller ses propres repères. Sa rouerie fait
sourire, sa résistance émeut. Au fil d'un récit obsessionnel où se
superposent passé et présent, rêves et réminiscences, le vieil homme
dit et répète aux siens, comme pour conjurer l'inéluctable : "Azraël,
l'ange de la Mort, ne peut rien contre moi." Mais peut-on vaincre
Azraël ? |
|
|
Hanan El-Cheikh : "Le cimetière des rêves"
Actes Sud (Babel) |
 |
Elles habitent à Beyrouth ou à Fès, dans un village retiré de la
montagne yéménite ou au cœur de Londres, certaines restent fidèles à
la tradition quand d'autres ont embrassé la modernité, mais toutes les
femmes arabes qui peuplent ces nouvelles vont de l'avant, affirmant leur
indépendance parfois sans ménager leurs partenaires masculins, car
chacune est en lutte, clandestine ou violemment déclarée, pour son droit
à disposer d'elle-même.
S'illustrant dans l'exercice difficile de la nouvelle,
c'est sur une petite musique douce-amère que Hanan El-Cheikh plonge dans
chacun des univers qu'elle crée pour en éclairer subtilement la vérité
des êtres et des lieux. |
|
|
Rachid el-Daïf : "Fais voir tes jambes, Leïla
!" Actes Sud |
 |
Sur son lit d'hôpital,
le narrateur retrouve peu à peu la mémoire, il se rappelle que sa
voiture a heurté un poteau électrique et que, au moment de l'accident,
il téléphonait à sa petite amie, Leïla.
Or, depuis qu'il a acheté une Subaru japonaise à son ami
Rafic, celle-ci n'a cessé de lui attirer des ennuis de toutes sortes ; il
la conduisait avec le sentiment d'être à bord d'une voiture piégée.
Ses déboires ont en fait commencé le jour où il a appris que son père,
âgé de soixante-cinq ans, allait se remarier et qu'il envisageait, pour
satisfaire les caprices de sa nouvelle épouse, de vendre l'appartement
familial.
Cherchant alors à empêcher cette union, il n'a pas hésité
à fomenter de petits complots, plus pervers les uns que les autres, et même
à proposer à la douce et innocente Leïla - du moins le pensait-il - de
calmer quelque peu l'appétit sexuel de son père... Rachid El-Daïf
explore la société libanaise d'aujourd'hui avec une rare férocité -
sans jamais cependant se départir d'un ton neutre et faussement naïf.
Si son héros ne parvient pas à se dépêtrer de ses problèmes,
c'est que tout est piégé, la vie politique, les relations familiales,
les liaisons amoureuses, et également la belle mais redoutable voiture
que son meilleur ami lui a fourguée. |
| Rachid el-Daïf est venue lire des contes à la
Médiathèque Camus à La Valette. |
|
Ghassan Fawaz : "Sous le ciel
d'Occident" Seuil |
 |
Sous le ciel d'Occident.
A Paris, à la fin des années 70, deux Libanais d'extrême
gauche poursuivent d'improbables études universitaires. Ils ont vingt
cinq ans. L'un, " Untel ", est chrétien, de famille aisée.
L'autre, Mehmed, est musulman, d'origine plus modeste. Le vrai but de
leurs études, ce sont les femmes. Blondes ou brunes, blanches ou noires,
orientales ou nordiques, elles occupent tout l'espace de leur imaginaire,
et une grande partie de leur temps.
Ces " jours tranquilles à Paris " s'achèvent avec
une femme, Rana, dont la rencontre bouleverse à jamais leur vie. On
pourrait résumer ainsi ce livre - le deuxième - de Ghassan Fawaz, en
insistant sur le côté picaresque, les rebondissements d'un récit nourri
par les contradictions de la vie d'exilé ou plutôt d'apatride, la lutte
entre les valeurs occidentales et les traditions orientales, etc. En
rester là, ce serait passer à côté de ce qui fait l'originalité
profonde de ce roman. |
|
Derrière la trame romanesque se dessine un autre livre, comme " le
journal d'un fou " qui menacerait constamment de déborder le récit
pour le submerger et l'y dissoudre. Car tel est, à n'en pas douter, la
vraie question que se pose inlassablement Ghassan Fawaz, jusqu'au vertige
final : celle des limites de l'identité. |
|
Khalil Gibran : "Le Prophète" Librio |
 |
Lorsque
vous travaillez, vous êtes une flûte.
Et à travers son cœur les soupirs de vos heures se métamorphosent
en mélodie " . Ainsi parle AI-Moustapha, l'élu, le bien-aimé,
magicien du verbe, artisan de la sagesse. Prophète de Dieu, il est celui
qui voit et fait voir le vrai visage de la vie. D'image en image, il
exalte le rêve, traduisant aussi bien la réalité la plus humble que les
aspirations de l'esprit. Car tout peut ouvrir sur l'infini.
Tout est jeu d'ombres et de lumière. Le mal n'est pas séparé
du bien, ni le jour de la nuit. La rivière et la mer, le fruit et la
racine, l'abeille et la fleur, tous ne font qu'un. D'une extraordinaire
musicalité, ce texte éveille la douce nostalgie d'une plénitude retrouvée... |
|
|
Farjallah Haïk : "Joumana" Stock
(Cabinet Cosmopolite) |
 |
Joumana est le récit
du drame intime d'un homme.
Comme pour mieux saisir ce " je " de la confession,
le narrateur remonte aux souvenirs de son enfance, une enfance difficile,
marquée par les figures autoritaires du père et du grand-père et la
perte trop précoce d'une mère adorée, mais aussi par une forte éducation
religieuse chez les jésuites installés dans un Liban encore français.
C'est au cours de ses études de droit que Joseph rencontre Rose, celle
qui deviendra sa femme.
Avec elle, il partage la même passion pour la culture française. Mais
derrière la complicité livresque, l'attrait commun pour cette France à
la fois lointaine et enracinée dans un Liban en pleine mutation, se cache
un vide, et rien ne saura combler l'absence de l'amour charnel, la démission
du désir, rien excepté l'événement imprévu qui survient dans la vie
de Joseph : l'arrivée de la petite Joumana, la nièce de Rose, dont il
devient avec Rose le co-tuteur. |
|
L'amour de Joseph pour l'enfant que Rose, stérile, n'a jamais pu avoir,
finira par dépasser tragiquement les frontières de l'amour paternel... Récit
d'un amour incestueux, Joumana se déroule dans un pays partagé entre
deux mondes : l'Occident et l'Orient, au moment du passage d'un Liban français
à un Liban indépendant, où les incertitudes de l'avenir opposent
l'optimisme d'une génération nouvelle aux angoisses des tenants du passé. |
|
Elias Khoury : "Le petit homme et la guerre. Le
voyage du petit Gandhi" Actes Sud (Babel) |
 |
Alice, ancienne prostituée
devenue femme de service dans un hôtel de passe à Beyrouth, raconte au
narrateur les multiples histoires qui font d'elle la gardienne d'une mémoire
collective.
Surtout depuis ce jour de septembre 1982 - juste après l'entrée des Israéliens
dans Beyrouth - où elle a trouvé dans la rue le corps du cireur de
chaussures Abdelkarim, surnommé "le petit Gandhi". Autour de
cet homme, de son fils Hosn le coiffeur, de sa fille Soâd la "demeurée",
du pasteur Amin qui devint fou, de l'Américain Davis, inconsolable depuis
la mort de son chien, de la voluptueuse madame Noha, de l'impresario (le
proxénète) Abou Jamil et de tant d'autres se tissent les mille et une
nuits des passions humaines - quête de sagesse, mirages d'amour ou de
fortune -, qui toutes confluent vers le chaos de la guerre promise. |
|
|
Vénus Khoury-Ghata : "Les fiancées du Cap
Thénès" Livre de Poche |
 |
1802.
Loin de l'épopée napoléonienne qui bouleverse l'Europe,
cinq femmes, rescapées du naufrage d'un navire de guerre français sur la
côte algérienne, à Ténès, sont recueillies et données aux plus
offrants des montagnards Bani Haoua. A peu près oubliées par la France,
elles vont choisir d'affronter ce destin et d'aller à la rencontre de ce
pays si différent du leur. L'une, blanchisseuse à Toulon, séduira le
dey d'Alger.
L'aristocrate Hélène de Courtavray deviendra la première enseignante
française en Algérie. Deux autres seront mariées, la première à un
cultivateur, la seconde au fils d'un émir. Quant à Jeanne, la
religieuse, devenue guérisseuse et membre du conseil des sages du
village, elle sera vénérée après sa mort - et aujourd'hui encore -
dans toute l'Algérie. S'inspirant de faits historiques, Vénus
Khoury-Ghata décrit en une fresque somptueuse le choc de deux
civilisations. |
|
|
Amin Maalouf : "Les croisades vues par les
Arabes" Livre de Poche |
 |
Juillet 1096 : il fait chaud
sous les murailles de Nicée.
A l'ombre des figuiers, dans les jardins fleuris, circulent d'inquiétantes
nouvelles : une troupe formée de chevaliers, de fantassins, mais aussi de
femmes et d'enfants, marche sur Constantinople. On raconte qu'ils portent,
cousues sur le dos, des bandes de tissu en forme de croix. Ils clament
qu'ils viennent exterminer les musulmans jusqu'à Jérusalem, et déferlent
par milliers. Ce sont les " Franj ".
Ils resteront deux siècles en Terre sainte, pillant et massacrant pour la
gloire de leur dieu. Cette incursion barbare de l'Occident au cœur du
monde musulman marque le début d'une longue période de décadence et
d'obscurantisme. Elle est ressentie aujourd'hui encore, en terre d'islam,
comme un viol. |
|
|
Richard Millet : "Un balcon à Beyrouth" suivi
de "Beyrouth ou la séparation" Table Ronde |
 |
"
Je rassemble ici deux petits livres écrits à quelques années de
distance : le premier en 1986, alors que le Liban était la proie d'une
interminable guerre civile, et l'autre en 1994, lors de mon retour au
Liban, après quelques années d'une étrange paix.
Livres de l'exil et des retrouvailles ; livres hantés par l'enfance et
par ce qui est aboli. C'est pourquoi, les relisant, je songe qu'ils
appellent un autre livre sur mon enfance libanaise : livre rêvé depuis
bien des années, mais auquel je sais que je ne pourrai me dérober
infiniment, et grâce auquel je retrouverai peut-être ce que je croyais
à jamais perdu. R. M |
|
|
Laurice Schehadé : "Liban. Les larmes ont la
couleur de l'eau" Fata Morgana |
 |
C'est
un petit livre sublime et je subis un profond étonnement en m'enfonçant
dans sa lecture.
Cette fraîcheur et cette richesse pour ainsi dire continuelle, cette vie
qui manque dans la plupart des textes de la littérature contemporaine.
Voilà qui est bien précieux. Vous campez des sentiments : ce sont des
statuettes d'un précieux bois bien travaillé. Car il, y a de l'art là-dedans,
une grande science des effets attendus quasi infaillibles. Est-ce avec le
cœur que vous écrivez ainsi : en grande partie, mais votre œil vrille
et s'allume doucement sur la matière, et il ne faut pas dire du cerveau
qu'il n'est pas en activité comme un gentil volcan que le soir fait rosi
- amoureux - plus que destructeur.
Dans le fond (je me suis peut-être mal exprimé) c'est un sanctuaire ce
petit ouvrage. Charles-Albert Cingria |
|
|
Fady Stephan : "Le berceau du monde"
Verticales |
 |
" Quand de nouvelles
senteurs dans Beyrouth me prévenaient de l'approche de l'été, j'étais
impatient de monter à Deir-el-Kamar, là où le ciel était toujours pur,
les arbres chargés de cigales, la terre riante dans sa barbe d'insectes.
Enfant, j'étais loin de me douter que mon petit pays caché derrière un
éventail de collines recelait tant de merveilleux. J'en pris conscience
quand une dame m'offrit une gravure détaillée de ses paysages. C'était
une vieille eau-forte qui envoûta notre maison. De fines lignes tracées
à la pointe d'acier paraissaient avoir communiqué quelque alchimie secrète
à un papier jauni par le temps. Elle avait été dessinée au XIXe siècle
par un voyageur anglais depuis la terrasse de mes aïeux architectes à
Deir-el Kamar, face au palais de Beiteddine, ce palais féerique et
enchanteur accroché aux parois du roc.
|
| " Cet ouvrage
est une invitation au voyage au cœur de ce berceau du monde dont parlait
Gérard de Nerval. C'est aussi un regard sur l'Histoire du Liban à
travers les textes, les récits, les itinéraires de ceux qui le sillonnèrent
et qui contribuèrent au XIXe siècle à en faire la terre d'asile des
Romantiques. Fady Stephan nous entraîne dans une épopée poétique et
polyphonique où opère cette magie de l'Orient qui plus tard fascinera également
les Surréalistes. |
|
Salah Stétié : "Clef pour le Liban"
Garnet |
 |
Cet
album n'est pas, à vrai dire, un livre : c'est la rêverie d'un écrivain
autour de la texture de son pays - réalités, paysages, mythes,
projections probables dans le futur.
Oui, je n'ai pas voulu que ces pages s'embarrassent de trop de précisions
historiques ou de références chiffrées : il y a, pour cela, les
ouvrages de spécialistes, souvent éminents, et dont chacun de nous peut
disposer. Ecrit au fil de la plume, cette longue réflexion toute en
zigzags sur l'un des endroits les plus chargés de signes et de sens de la
Méditerranée, c'est-à-dire en définitive du monde, n'est, comme le
titre l'indique, que l'offrande d'une clef, peut-être même de plusieurs.
Au lecteur d'ouvrir la porte et d'aller voir. |
|

|