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Dernière modif. : 10/05/2008

Beyrouth et le Liban

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Beyrouth

 

Salvatore Lombardo : "Retours à Beyrouth. Au Liban avec le général Aoun"  Transbordeurs

   Au Liban les choses de la résistance et de la liberté se sont accélérées depuis l'automne 2004 et l'adoption par les Nations Unies de la mémorable résolution 1559 demandant le départ des troupes syriennes d'occupation.
Assassinat de l'ex-Premier ministre Hariri, menaces sur les anciens patrons de la collaboration tel le druze Walid Joumblatt, chutes répétées des gouvernements, manifestations populaires monstres, réveil de la France et des nations arabes, puis l'historique retour au pays du Général Michel Aoun, le héros de Baabda. Métaphore éthique et glorieuse de la paix future au Proche-Orient, le très radical concept de Liban libre imaginé par Michel Aoun est dans le sens de l'histoire.
   C'est ce qu'ont signifié au monde les centaines de milliers de Libanais venus saluer leur Général à son retour. Mais il y a loin encore du retour au retour. Elections truquées, presse manipulée, menaces d'assassinat, désinformation quotidienne puis enfin la terrifiante guerre des 34 jours lancée par Israël. Salvatore Lombardo, lui-même longtemps interdit de séjour au Liban, est rentré le 7 mai 2005 avec le Général Aoun.
   Et il a partagé avec lui la gloire et la tragédie. Son récit romantique est un bréviaire de l'usage du rêve et de la vérité en politique. Une itinérante passionnante et passionnée aux côtés d'un héros mélancolique et lumineux.

 

Richard Labevière : "Le grand retournement" Seuil

Pourquoi la France, résolument opposée à la seconde guerre contre l'Irak en février 2003, a-t-elle changé délibérément de politique ? Ce livre raconte comment fut sonné le glas de la politique française au Proche-Orient, comment Jacques Chirac sacrifia quarante ans de diplomatie sur l'autel de son amitié avec l'homme d'affaires Rafic Hariri, ancien Premier ministre du Liban.
Faisant le récit des discrètes tractations franco-américaines, comportant des révélations sur la libération des journalistes français otages en Irak et sur la décapitation des services secrets français, cette enquête permet de comprendre la perte d'influence de la diplomatie française et ouvre des pistes pour résister.

 

Jacques Beauchard : "Beyrouth, la ville, la mort"  L'aube

   Amin Maalouf dit que le Liban est, tout comme le rosier fragile planté au pied de la vigne, un annonciateur de maladie.
   Ainsi, il fut le premier pays frappé par la guerre urbaine et le terrorisme. Et voilà que le 14 mars 2005, place des Martyrs, devant la tente où reposent Rafic Hariri et ses compagnons assassinés un mois plus tôt, un million de musulmans, Druzes et chrétiens sont rassemblés. Unanimité d'un nouvel ordre ? Incantation désespérée ? Belle mosaïque indépendante, Beyrouth reste fragile. Même si le mouvement de la ville, et sa résilience, s'opposent au retour des milices et dispersent pour l'instant les excès communautaires.
   Polyglotte, elle s'affiche sur les vitrines de ses commerces en arabe, anglais, français, voire en chinois. La mosaïque libanaise sécrète, à chaque coin de rue, une arabité singulière dont Beyrouth se fait le foyer vif contre la mort. Tel est l'objet de ce livre : comprendre comment Beyrouth, qui fait corps avec le Liban, possède une urbanité sensible, cultive en elle les dangers du monde et tente de les prévenir - au prix de la vie.

 

Franck Mermier : "Le Livre et la Ville. Beyrouth et l'édition arabe"  Actes Sud

"L'Égypte écrit, le Liban imprime et l'Irak lit", disait-on il n'y a pas très longtemps pour résumer en une boutade la situation du livre et de la lecture dans le monde arabe.
Les choses étaient déjà bien plus complexes et elles le sont davantage de nos jours. A partir d'une étude, la première jusqu'à présent, du rôle de Beyrouth en tant que capitale de l'édition arabe, rôle qu'elle partage avec Le Caire, Franck Mermier dresse un tableau du paysage éditorial en montrant notamment l'émergence dans ce domaine des pays du Maghreb et de la péninsule Arabique. Une analyse du marché du livre fait ressortir les difficultés que rencontrent les éditeurs à tous les niveaux et insiste sur les efforts déployés par eux pour s'adapter aux nouveaux moyens de production et de circulation.
Efforts qui tendent à une recomposition du champ éditorial et à une approche plus moderne du métier d'éditeur.

 

Roger Auque : "Otages de Beyrouth à Bagdad. Journal d'un correspondant de guerre" Anne Carrière

   Journaliste depuis 25 ans, otage français au Liban détenu pendant presque un an par des intégristes du Hezbollah, Roger Auque est depuis plus de deux ans correspondant permanent à Bagdad pour TF1-LCI, la télévision francophone TV5, RMC, Infos, la RTBF, ainsi que pour diverses radios et télévisions canadiennes ou suisses.
   Présent à Bagdad dès janvier 2003, avant l'ultimatum américain, Roger Auque a couvert les principaux événements ayant eu lieu en Irak: la guerre, puis la chute de Bagdad, le tir américain contre l'hôtel Palestine, les attentats suicide de la guérilla, notamment contre le GG de l'ONU, l'arrestation de Saddam Hussein, le scandale de la prison d'Abou Ghraib, les élections et, bien sûr, les prises d'otages des journalistes Christian Chesnot, Georges Malbrunotet Florence Aubenas.
   Il nous relate l'actualité et ses coulisses, qu'il s'agisse des efforts de l'ambassade de France pour libérer les otages, de l'équipée du député Didier Julia, de la vie quotidienne à Bagdad... Des événements qui lui rappellent sa propre histoire, sa détention à Beyrouth en 1987, ou encore le rôle du négociateur Jean-Charles Marchiani au Liban. Réputé pour son indépendance d'esprit, Roger Auque livre ici sa conception du métier de reporter de guerre, et traite sans indulgence du rôle des médias dans ce conflit.

 

Samir Kassir : "Histoire de Beyrouth"  Fayard

Entre le chatoiement d'une ville ouverte, à la fois orientale et occidentalisée, moderne mais profondément ancrée dans une Histoire qui a vu passer Pompée, Saladin, Jazzar et Ibrahim Pacha, et les cauchemars d'un lieu dévolu à la guerre, Beyrouth et ses habitants venus de partout, Beyrouth avec ses femmes et ses hommes, ses écrivains et ses artistes, son urbanisme et son architecture aura entretenu les fantasmes les plus contraires.
Comment se composent ces images ? De quoi se nourrissent elles ? De quelle ville réelle sont-elles les masques alternés ? Tout en restituant à Beyrouth son histoire plurielle et la diversité de ses visages, ce livre inspiré se concentre sur ce qui a fait de cette ville, depuis le XIXe siècle, l'un des premiers espaces de la modernité en terre arabe. Sans en ignorer les crises, il explore avec un souffle à la Braudel le particularisme d'une métropole régionale cosmopolite qui, par-delà la modestie de sa géographie, a nourri un immense imaginaire et anticipé l'hybridité des grandes villes de notre temps.

 

Astrid Gateau, Olivier Dalle, Frédéric Soreau : "Regards sur Beyrouth"  Romain Pages

Beyrouth est cette cité vibrante et frénétique, âgée de près de six millénaires dont il ne reste presque aucun vestige, tout à la fois anxieuse et festive, inconfortablement assise sur un site merveilleux.
Prise entre la mer des civilisations antiques et la chaîne de montagnes abrupte du Mont-Liban, elle oscille entre traditions ancestrales et ouverture vers les pays et les continents situés de l'autre côté des vastes mers. Foyer de prédilection des poètes et des écrivains du monde arabe, symbole de réflexion, de sagesse dans tout le Proche-Orient, elle perdit la raison et sombra, quinze années durant, dans l'absurdité d'une guerre civile meurtrière à l'extrême...
On vit aujourd'hui, dans la ville encore meurtrie par les combats de la décennie passée, inquiète, on vit beaucoup retiré parmi ses semblables, ses frères, se tenant autant que possible, à l'écart du Musulman si l'on est Chrétien, du Chrétien si l'on est Musulman. Nous avons cherché à Beyrouth, à comprendre, à savoir comment cette ville unique sera capable, ou non, de retrouver pleinement sa spécificité culturelle et son rôle politique dans une région minée par le conflit israélo-palestinien.
Pour cela, nous avons beaucoup erré et beaucoup écouté, au hasard des rues et des quartiers de Beyrouth, sommes partis à la rencontre de toutes ces communautés qui forment la source vive et l'histoire de la capitale libanaise, Druzes, Maronites, Arméniens, Sunnites, Chiites, et cette centaine d'autres micro-communautés qui, chacune, se réfèrent à une histoire qui leur est propre. Surtout, nous avons interrogé les écrivains de la ville, ceux qui y vivent ou y ont vécu, y travaillent, ceux qui ont écrit sur Beyrouth, qui l'ont connue, cosmopolite et prospère, et furent témoins de sa chute violente et de sa lente décomposition.
Qui mieux que des romanciers, des poètes, sauraient nous parler de leur ville et nous livrer l'intuition de son secret et de celui de son avenir ?

 

Collectif : "Beyrouth. La brûlure des rêves"  Autrement

Sept fois détruite et sept fois reconstruite, Beyrouth se réveille chaque matin comme si elle venait de naître.
Une résistance sourde, organique, semble s'opposer à toute tentative d'ordonnancement. Ville insouciante, échevelée, avec ses nuits blanches, ses couleurs criardes, sa boulimie. Ville irresponsable, où se croisent sans se voir les rescapés des utopies d'hier, les nostalgiques de l'islam, les nouveaux riches et les miliciens devenus hommes d'affaires. Au milieu d'un décor délavé, on s'y égare à la recherche de mythes dont on ne retrouve plus les signes : représentations lyriques d'un éden d'avant-guerre ou images macabres de la violence déchaînée.
Tout semble avoir été dit sur Beyrouth. Alors, c'est la tête vide et le cœur grand ouvert qu'il faut aller à sa rencontre. Et soudain, dans cette ville qui ne ressemble plus à rien à force de s'être brûlée à l'imaginaire des autres, se révèle un des défis de cette fin de siècle : inventer, avant qu'il ne soit trop tard, des espaces ouverts à la pluralité des appartenances, où l'expression des différences ne remette pas, à chaque fois par terre, les bases de la convivialité.

 

Fouad-C Debbas : "Des photographes à Beyrouth. 1840-1918"  Marval

Ville fascinante, saisie en pleine mutation, Beyrouth surgit étonnamment vivante au fil des photographies.
Un minaret voisine avec un clocher conventuel, un dôme byzantin avec un mausolée coranique, une institution française avec une université américaine, une mission laïque avec un collège religieux. Saisis sur le vif, les Beyrouthins attestent de ce caractère unique qui fit de la cité libanaise, cette Echelle principale du Levant, l'un des lieux privilégiés de l'interaction entre l'Orient et l'Occident.

 

Iskandar Habache et Michel Bousquet : "Avoir 20 ans à Beyrouth"  Alternatives

Avoir vingt ans à Beyrouth, c'est vivre les prolongations d'une guerre terminée, qui se déroule encore dans le sud du Liban contre Israël et se lit dans la présence quotidienne de l'armée syrienne.
C'est avoir une identité en miettes, des voisins étrangers et des frères à l'autre bout du monde... Et c'est, comme toujours, croire en un avenir malgré l'incertain, vouloir oublier pour ne pas être victime - aussi - de la mémoire, s'amuser pour ne pas penser que c'est mieux ailleurs. Peu à peu, Beyrouth retrouve ses traits de métropole orientale où l'on vient s'éclater - si le terme n'est pas indécent.

 

Nina Jidejian : "Beyrouth à travers les âges"  Dar-el-Machreq

Dans Beyrouth à travers les âges, Nina Jidéjian nous offre un rapide survol de l'histoire de Beyrouth depuis la première agglomération, à l'âge de la Pierre, de l'homme préhistorique jusqu'à la cité cananéenne entourée de murailles du roi Ammunira de Birûta.
Suit une période d'obscurité, puis l'histoire de Beyrouth est reprise depuis les temps où la ville était la colonie préférée de Rome en Orient jusqu'à la fin du XIXe siècle. Tout au long de son histoire, Beyrouth subit " Les guerres des autres " : Pharaons et Hittites, Séleucides et Ptolémées, Byzantins et Arabes, Seljouks, Croisés, Mamlouks, Ottomans et au XIXe siècle l'intervention des grandes puissances européennes.
La ville est défaite, envahie puis démolie mais toujours renaît de ses cendres. Basé sur l'examen minutieux des textes classiques et médiévaux, aussi bien que sur les plus récentes découvertes, cet ouvrage rassemble toute l'information connue sur Beyrouth et présente un exposé mis à jour qui s'adresse autant au savant qu'au profane.

 

Nadia Khouri-Dagher : "Beyrouth au cœur"  L'Harmattan

" Devant ce néant je reste hallucinée, les souks, les souks antiques, le souk Tawilé, le souk el Franj, le souk Sursok, les cinémas, la place, les autobus, la rue des putains dont on me disait petite fille que c'était celle des couturières car je m'étonnais de n'y voir que des enseignes portant des prénoms féminins, les souks de bijoux aux vitrines remplies d'or, les changeurs assis sur les trottoirs, les cireurs de chaussures aux mains crasseuses et serviles, les marchands ambulants de citronnade qui faisaient tinter leurs gobelets pour attirer les passants, les marchands de tissus, le marché aux légumes, tout cela tout ce qui constitue l'âme même d'une ville on a décidé de le raser, de l'anéantir ". Entre reportage et récit de