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Copyright 2000-2008
Librairie Gaïa
Tous droits réservés
Dernière modif. : 04/08/2008
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Algérie : la littérature au chevet de
l'histoire |
Accueil du Guide
| Présentation | De
la Préhistoire à 782 | De 782 à 1830 | La
colonisation française | Guerre
d'indépendance : les documents | Guerre
d'indépendance : la littérature | Algérie
contemporaine : les documents | Algérie
contemporaine : la littérature | le polar | la
cuisine | les arts | la
B.D. | Littérature jeunesse | Crédits
Le polar
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Chawki Amari : " De bonnes nouvelles
d'Algérie" Éd. Baleine |
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Douze nouvelles noires qui
toutes explorent la réalité de l'hécatombe contemporaine en Algérie.
Amari tente de se projeter dans la tête des bouchers, d'imaginer quelle
logique peut présider à cette nouvelle occurrence de la barbarie qui
consiste à nier l'humanité de l'autre, ou plutôt à s'attaquer aussi
radicalement à la figure humaine.
Il utilise la symbolique du conte ou
s'approche parfois de l'écriture fantastique, parce qu'il y a un point
au-delà duquel on ne peut aller avec l'arme de la plume sans frôler
dangereusement la perversion du bourreau. Et si tout ceci n'était qu'un
rêve ? semblent dire les personnages. Une belle écriture qui trouve sa
force en tenant la ligne de crête entre pudeur et reportage. |
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Abed Charef : "Au nom du fils" Éd.de
l'Aube |
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Dans une jolie rue d'Alger un
homme est assassiné. Impulsivement, Kamel se précipite pour aider la
victime ; mais s'il est trop tard pour elle, il l'est aussi pour rester en
dehors de cette affaire. Kamel le savait bien pourtant que dans l'Algérie
d'aujourd'hui, il ne vaut mieux ne jamais rien voir ! Le voila pris dans
le maëlstrom des arrestations, enlèvements et interrogatoires. En
réchappera-t-il ? Et si oui, ne serait-ce pas au détriment de ce
qu'il a de plus cher. |

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Abdel Hafed Benotman : "Les forcenés" et
"Éboueurs sur échafaud" Éd.Rivages |
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Deux recueils de brefs et
cinglants récits fortement autobiographiques d'un auteur né en France et
traitant de la question de l'immigration, vue du côté de la jeunesse. Particulièrement
affûté et décapant, une langue très originale, en création
permanente.
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Salah Guemriche : "L'homme de la première
phrase" Éd.Rivages |
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Youssef est un écrivain
algérien dont l'épouse, Selma, a été assassinée : il choisit l'exil
à Paris. il échappe d'abord à la mort lors d'une prise d'otages sur
l'aéroport de Marignane. Ensuite, une surprise désagréable l'attend
chez son éditeur : le contenu des trois disquettes de son roman s'est
effacé pour ne laisser que la première phrase... Puis Youssef est
victime d'une agression dans son immeuble. S'ensuit pendant six semaines,
une amnésie rétrograde sélective : tout souvenir de sa vie en Algérie
disparaît. Par l'intermédiaire du Minitel rose, Youssef entre en contact
avec Ysa, militante du Rassemblement pour la préférence nationale, dont
la mission est de transmettre le Sida aux arabes... |

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Yasmina Khadra : "Morituri" ; "Double
blanc" ; "L'automne des chimères" ; "Les agneaux du
seigneur" ; "A quoi rêvent les loups" - Éd. Baleine
& Julliard |


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Après la trilogie qui vit les
aventures du commissaire Llob, voici deux romans noirs de l'Algérie
contemporaine. Avec Les agneaux du seigneur, c'est en décrivant la
métamorphose d'un village passant d'une vie tranquille à la folie
meurtrière que Yasmina Khadra évoquait les malheurs d'une Algérie
déchirée entre le désir de paix et les déchaînements de la
violence.
Dans A quoi rêvent les loups, c'est avec
l'évolution de la pensée, puis du comportement d'un jeune garçon qu'est
décrit le passage à la cruauté. Une espèce de conversion du Bien au
Mal dont le converti est plus victime que bourreau pour ceci qu'il devient
le contraire de ce qu'il est, un tortionnaire, un assassin.
Walid, jeune algérois qui rêve d'être
vedette de cinéma, est chauffeur de la famille Raja. Il découvre des
univers que ne fréquente pas un fils de cheminot. Il découvre aussi la
nomenklatura algérienne, des richesses qu'il n'aurait pas imaginées, une
corruption de tous les instants. Il n'en profitera guère. Une adolescente
meurt d'overdose dans le lit du fils Raja. Malgré lui, Walid aide à la
défigurer, à l'enterrer. Cloîtré chez lui, il se confie à un ami qui
lui déconseille de dénoncer ses patrons : ils l'accuseraient du meurtre
et on les croirait. il se retrouve seul dans la ville. Traumatisé par le
souvenir de la morte, il va à vau-l'eau. Vulnérable, il n'est plus qu'un
de ces jeunes sans repères ni avenir, proies faciles des islamistes.
C'est l'engrenage de la violence dans un univers où il perd jusqu'au
respect de lui-même. Bête fauve n'ayant plus de raison, de références
tant soit peu humaines, il ira jusqu'à l'inconcevable. |

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"Alger, ville blanche sur fond noir" - Autrement |
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Cinq auteurs nous entraînent
dans les bas-fonds d'Alger : Vincent Colonna, Chawki Amari, Virginie Brac,
Rima Ghazil et Mohamed Kacimi.
"Alger, une myriade de bruits.
L'oreille tendue, on entend les bruissements de la Casbah, on attend l'eau
qui ne vient pas et dont l'absence crée un écho inquiétant dans les
canalisations qui courent sous la ville, de la poste centrale à la
Casbah, de Belcourt à Bab-el-Oued. Au crépuscule, des ombres passent,
furtives, comme jetées d'un passé douloureux vers un avenir incertain.
Combien de crimes impunis derrière les murs blanchis à la chaux ?
Combien de vengeances rêvées à l'abri des arcades byzantines ? Ce sont
ces mystères qui font d'Alger ce labyrinthe où chaque détail de la
grande mosaïque semble concourir au même but : qu'on s'y perde. Alger
est une ville théâtrale, uns scène de permanente dont les habitants
rejouent sans cesse, de la rue aux balcons, une comedia dell'arte
irrésistible. Autodérision des jeunes crâneurs aux lunettes noires
adossés aux murs, mammas exubérantes, femmes maîtresses, commerçants
en "import-import" aux fortunes hasardeuses, pieds-noirs
oubliés de l'histoire..."
(Thierry Leclère, Télérama) |

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