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Librairie Gaïa
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Dernière modif. : 28/01/2010

Contes des milles et une nuits

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OUVRAGES GENERAUX

 
Jamel Eddine Bencheikh : "Les mille et une nuits ou la parole prisonnière" Gallimard
Qu'est-ce qui fait des Nuits un trésor de la culture mondiale, le lieu rêvé où parler et vivre ne sont que les moments d'une même vérité ?
Shahrâzâd raconte des histoires à un roi pour le distraire du funeste projet qu'il a conçu d'épouser chaque soir une vierge et de la faire exécuter à l'aube. Mais comme, conte après conte, elle est toujours vivante et comme le roi reste si peu présent, on ne pense plus qu'à écouter l'aventure sans s'apercevoir que se mime l'affrontement d'un désir et d'une loi. Le véritable événement précède la montée sur scène de la conteuse et dicte son langage : il s'agit du meurtre de deux reines.
  Ce livre entreprend d'analyser la composition des contes et la génération des récits, de découvrir les rouages d'une machinerie, d'étudier la fonction des opérateurs, de mettre au jour l'organisation profonde d'un conte apparemment banal ou trompeur, de comprendre la stratégie subtile de ses significations.
  Car les Mille et Une Nuits ne sont pas qu'une collection de récits distrayants. Leur texte profond nous renvoie à un temps où la magie réglait encore les secrets de l'univers, de l'au-delà, de l'amour et de la mort. Elles ravivent une mémoire très ancienne dont nul mieux que Jamel Eddine Bencheikh, écrivain et linguiste à la double culture, n'était aujourd'hui armé pour déchiffrer la trace encore présente et délivrer la « parole prisonnière ».

 

Malek Chebel : "La féminisation du Monde" Payot
Alors le roi Schahriar s'écria : "Ô Schahrazade, que cette histoire est splendide ! Oh ! qu'elle est admirable ! Tu m'as instruit, ô docte et diserte... Et, en vérité, voici que, de t'avoir écoutée durant ces mille nuits et une nuit, je sors avec une âme profondément changée et joyeuse, et imbibée du bonheur de vivre. Aussi, gloire à qui t'a octroyé, ô fille bénie de mon vizir, tant de dons choisis, et a parfumé ta bouche, et mis l'éloquence sur ta langue, et, sous ton front, l'intelligence !" Ainsi donc, il a fallu aux femmes réinventer le monde à leur mesure pour le maîtriser : cloîtrées dans leur harem, en proie à l'ennui et à l'intransigeance du sérail, elles racontent des histoires dont elles sont les acteurs principaux. Sous leur inspiration, Les Mille et Une Nuits deviennent une initiation aux mystères de la chair. Malek Chebel décrypte l'oeuvre au travers de ses thèmes (désir, ruse, merveilleux, transgressions sexuelles, orgie paradisiaque, jeunesse...) et surtout de son système de valeurs (les péchés, les vertus, la violence...). Il porte un regard nouveau sur la jouissance et la féminité - et su les hommes aussi, qui ne sont certes pas absents de ces pages !

 
Jean-Louis Laveille : "Le thème du voyage dans les "Mille et une Nuits" Harmattan
Les Mille et une Nuits ont enchanté des générations d'auditeurs arabes avant d'acquérir une renommée mondiale au début du XVIIIe siècle grâce à la traduction française d'Antoine Galland. Traduction ou plutôt adaptation qui a amené au XIXe siècle la publication des Nuits en arabe à Calcutta, et qui est sans doute aussi responsable de la vision que nous avons en général de ces histoires : des contes amusants et un peu lestes, dénués de tout rapport avec quelque réalité que ce soit. Sans dénier aux Mille et une Nuits cet aspect divertissant, qui est tout de même leur première raison d'être et la cause essentielle de leur succès à travers les âges, cet ouvrage veut montrer, grâce au thème du voyage, que ces contes étaient cependant ancrés à la réalité ; ou plus exactement à des réalités multiples, puisqu'ils ont traversé les temps et les lieux en incorporant à chaque étape de leur voyage spatio-temporel de nouvelles histoires et en adaptant le contenu des précédents à d'autres mentalités, en particuliers sociales et religieuses. Les Mille et une Nuits, contes réputés arabes, sont en fait un fabuleux creuset où se sont mêlés des éléments grecs, chinois, indiens et persans, réunis sur le tard par un liant arabe ; œuvre exemplaire et rare donc, puisque le produit au fil du temps, de manière collective, de la moitié de l'Humanité.

 

Malek Chebel : "Psychanalyse des Mille et Une Nuits" Payot
Il a fallu aux femmes réinventer le monde à leur mesure pour le maîtriser : cloîtrées dans leur harem, en proie à l'ennui et à l'intransigeance du sérail, elles racontent des histoires dont elles sont les acteurs principaux. Sous leur inspiration, Les Mille et Une Nuits deviennent une initiation aux mystères de la chair. Malek Chebel décrypte l'œuvre au travers de ses thèmes (désir, ruse, merveilleux, transgressions sexuelles, orgie paradisiaque, jeunesse, etc.), mais aussi de son système de valeurs (péchés, vertus, violence, etc.). Il porte un regard nouveau sur la jouissance et la féminité - et sur les hommes aussi, qui ne sont certes pas absents de ces pages !

 

 
Christiane Chaulet Achour : "Les 1001 Nuits et l'imaginaire du XXè siècle" Harmattan
Si Les 1001 nuits est un des grands classiques de la littérature universelle, en tant qu'écrit il est simultanément la résultante et la source d'autres textes. Point de rencontre entre l'Orient et l'Occident, tissu de multiples langues, riche métissage d'innombrables cultures, il est également ancrage et point de départ des écritures d'écrivains aux perspectives différentes et aux horizons divers. Dans cet ouvrage décisif et original, Christiane Chaulet-Achour a coordonné les recherches de plusieurs universitaires importants dont la problématique est d'analyser la dimension intertextuelle des 1001 nuits ainsi que les aspects essentiels de ses thématiques, ses modes narratifs, ses personnages et symboles, sa dimension politique, son érotisme ou la représentation des femmes qui est au centre de ce texte capital. Ce livre contribue à une meilleure connaissance des effets de cet espace de création sur les écrivains du XXe siècle et nous aide à comprendre la fascination qu'il continue d'exercer sur des générations de lecteurs d'horizons très différents.

 
C. Brémond, J.E. Bencheikh, A. Miquel : "Mille et un contes de la nuit" Gallimard
Les Mille et Une Nuits ou le paradoxe : elles sont, au moins par leur nom et quelques contes, sur toutes les lèvres et dans toutes les mémoires, alors même que le mystère continue, par pans entiers, de les envelopper. Si l'on ne peut, en un seul livre, prétendre épuiser la nuit, ni les Nuits, ces trois éclairages convergents en illuminent l'insondable richesse. André Miquel s'attache à l'énigme, moins de l'apparition du recueil que de son effacement dans le corpus général des lettres arabes classiques. Autres problèmes : le lien entre le conte et la société, et le rôle joué par les lieux du récit, par le cadre, dans l'histoire racontée. Claude Bremond s'attaque, lui, aux thèmes ou, plus justement, à certains, primordiaux. Comment les Nuits ont-elles recueilli, créé ou travaillé leur matériau. En quoi ce traitement permet-il de définir leurs contes comme arabes et musulmans ? Et dans la littérature universelle, entre l'Inde et l'épopée germanique, comment se situent les Nuits et les thèmes qu'elles véhiculent ? Jamel Eddine Bencheikh, enfin, voit le recueil sous l'angle de la créativité et de l'imaginaire. Le conte, cette impeccable machine à susciter le rêve, occupe une place singulière, parfois contestée et toujours forte, dans les lettres arabes. Par quels mécanismes, et sous quelles couleurs, répond-il à l'éternelle question de l'amour et de la mort ? Et quelle place affecte-t-il, dans cette réponse, à la parole ?

 
M. Nouri-Ortega, R. Farhâdi : "Le sens de l'amour chez Rimi"  Dervy
L'amour est l'axe autour duquel les poèmes de Mowlânâ Djalâl ud-Dîn Rumi dansent sur une musique céleste venue du firmament infini. C'est sur la musique de ces poèmes et au chant du ney que les derviches tournaient autour des colonnes de la grande salle, jusqu'à l'exaltation complète. Deux œuvres majeures de la littérature persane ou plutôt universelle nous restent de cette période (XIIIe siècle) : Divân-e Shams et Mathnavi. Dans le présent ouvrage, le lecteur sera touché au cœur par leur sens, et ravi par leur mélodie. Il y trouvera des fragments des Ghazals du Divân-e Shams, ainsi que les poèmes de Mathnavi illustrés par quelques frontispices des copies de manuscrits. Une traduction en français et une récitation par CD accompagnent la présentation de la vie du maître et ses œuvres.

 

Le Moyen-Orient à l'époque des Contes des Mille et une Nuits

Fattahi Nishapur : " Cœur et beauté ou le livres des amoureux" Dervy
Cœur et Beauté sont à la recherche de l'Eau de Jouvence. Amour et Raison découvrent leur fraternité. Dans ce conte allégorique en prose et en vers, l'auteur Fattâhi de Nishâpur, poète persan du XVe siècle, retrace une étonnante carte du tendre. Par-delà son enseignement mystique, ce récit nous replonge dans ce haut Moyen-Age où cultures orientale et occidentale entrelacent leurs branches. Avicenne (mort en 1037) et son traité mystique seraient à l'origine du " Roman de la Rose " de Guillaume de Lorris et la source d'inspiration du " Cœur d'Amour Epris " de René d'Anjou. Fattâhi nous en présente ici la version persane et soufi que nous connaissons en Occident sous le nom d'amour courtois. C'est la première fois que " Cœur et Beauté ", " Hosn-o Del ", est publié en persan et en français.

 
Ferdowsi : "Le livre des rois"  Actes Sud
Cette épopée nationale persane est d'un genre sans doute unique au monde. Ce n'est pas l'histoire d'une brève crise, comme la colère d'Achille ou l'accrochage de Roncevaux, ni même d'une longue aventure. C'est celle de l'univers (ou de l'Iran, la distinction n'est pas toujours évidente) depuis la création jusqu'à la conquête arabe au milieu du VIIe siècle de notre ère. Très tôt Le Livre des Rois s'est imposé et a rejeté dans l'ombre les récits antérieurs. Depuis près de mille ans, on n'a cessé de le lire, de le réciter, de le copier; des manuscrits calligraphiés pour des princes ont été ornés des enluminures les plus somptueuses. Aujourd'hui encore, dans des cafés populaires, des récitateurs le racontent. Les Iraniens lisent Ferdowsi, poète du Xe siècle, comme nous lisons Ronsard ou Montaigne


Farid-ud-Din Attar : "La conférence des oiseaux"  Seuil
On ignore presque tout de ce que fut la vie de Farid-ud-Din Attar. On sait qu'il est né à Nichéãpur, en Perse, probablement en 1140, qu'il fut apothicaire, qu'il voyagea beaucoup, et qu'il mourut en 1230, dans sa quatre-vingt-dixième année. On sait surtout qu'il fut l'un des plus grands poètes mystiques de cette époque glorieuse du soufisme où la quête divine atteignit des sommets inégalés. Rûmi, Hallaj, Saadi furent ses pairs. Il écrivit beaucoup. Le Mémorial des saints, Le Livre divin sont de ses œuvres majeures. La Conférence des oiseaux est assurément la plus accomplie. Elle relate le voyage de la huppe et d'une trentaine de ses compagnons en quête de Simorgh, leur roi. D'innombrables contes, anecdotes, paroles de saints et de fous les accompagnent. " Lis ce livre, chercheur, tu sauras où aller, dit le poète. Savoure-le longtemps et tu seras nourri. Car il a de quoi t'étonner. Tu le lis une fois et tu crois le connaître, mais non ! Lis-le cent fois, cent merveilles nouvelles ébahiront ton œil. " Autant dire que La Conférence des oiseaux est de ces livres qui se savourent et se fréquentent comme des amis nourriciers.

 

A. Miquel & Al-Muqaffa Ibn : "De l'Orient des Mille et Une Nuits à la magie surréaliste" Harmattan
Les écrivains et les peintres de la fin du XIXème et du début du XXème siècle ont largement contribué à préparer le terrain et à mieux mettre en évidence l'impact des traductions successives des Mille et Une Nuits sur la scène littéraire française. Les Surréalistes ont reconnu ces contes arabes comme faisant partie des références préférées du groupe. C'est la guerre du Maroc en 1925 qui a poussé les Surréalistes à entreprendre d'inscrire l'Orient dans l'ordre des préoccupations majeures. L'Exposition Coloniale de 1931 canalisa les courants de contestation et de redéfinition du regard sur l'Orient. La littérature, la peinture et le cinéma ont contribué à faire revivre cet Orient dans la pensée française et européenne. Breton, Eluard, Mabille, Ernst, Dali, Picasso, ont servi cette cause. La femme représente le lien entre l'Occident et l'Orient. Incarnée par Shahrazâde, longtemps mise à l'écart, elle participe désormais au développement de la prise de position à son égard. Les Surréalistes l'ont défendue et l'ont intégrée dans leur lutte contre l'obscurantisme sous toutes ses formes. Elle devient muse et inspiratrice. Nous avons cherché à apprécier l'influence de l'Orient et des Nuits sur les Surréalistes. Cette perspective permet d'apprécier la position des Surréalistes. Ils sont à la fois héritiers des images antérieures et novateurs en ce qu'ils ne se sont pas contentés d'un exotisme de l'imaginaire : ils se sont engagés existentiellement dans la redéfinition de l'art et ils ont donné un sens politique à leur soutien aux peuples d'Orient.
 
Odile Godard, J.B. Naudin : "Saveurs des Mille et Une Nuits" Chêne
Les Mille et Une Nuits : un art de vivre merveilleux que notre époque rêve de retrouver. A travers des palais somptueux, de chambre nuptiale en pavillon de jardin, de terrasse en alcôve, de jardin clos en hammam, plats délicieux, parfums enivrants, douceurs exquises, fleurs suaves illustrent les propos de la conteuse Schéhérazade. Au fil de l'histoire, ce ne sont que banquets conviviaux ou soupers galants au cours desquels les mets rivalisent de raffinement et d'inventivité et concourent à la volupté et à la jubilation. Festins de paroles, saveurs douces et épicées de l'Orient, ravissement des yeux, SAVEURS DES MILLE ET UNE NUITS recrée pour nous cet univers de rêve et de faste d'un Orient mythique.