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Librairie Gaïa
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Dernière modif. : 13/05/2011
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Cinquantenaire de la mort de
Colette
Correspondance
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| Lettres à sa fille |
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Vingt ans après la mort de ma tante, Colette de
Jouvenel, unique enfant de Colette et de mon grand-père Henry de
Jouvenel, l'heure me paraît venue de publier la correspondance qu'elle échangea
avec sa mère. Elle me la laissa avec mission de le faire " le plus
tard possible ". En quelque sorte elle s'en libérait. Il me fallut
cependant une grande détermination. Les lettres ont pour moi un caractère
si intime que j'en étais retenue. Colette elle-même ne s'écrie-t-elle
pas à l'occasion de la vente d'une de ses lettres à Robert de
Montesquiou-Fezensac : " Une lettre est un objet sacré qu'aucune
vente ne doit profaner : c'est un scandale intolérable que de disperser
aux quatre vents des pensées, des impressions, connues seulement de deux
personnes. " Pendant longtemps aussi, j'ai reculé devant l'ardu
travail de chronologie (Colette ne datait presque jamais ses lettres) :
j'ouvrais les classeurs et les refermais comme un chirurgien au-dessus
d'un cas désespéré. |
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Si je me suis laissé convaincre d'ordonner les
quelque six cent cinquante pièces de ce puzzle, c'est pour montrer un
aspect de Colette inconnu et faire revivre la " Petite Colette "
qui repose à côté de sa mère, au cimetière du Père-Lachaise, à
Paris. A mon tour, je me délivrais du poids d'un héritage
exceptionnel... Ce que je ne pouvais imaginer, c'est que les originaux
allaient disparaître de chez moi, au moment même où le travail
s'achevait et partait pour l'imprimerie. Un vol ciblé puisque seul le
coffre qui les contenait a disparu. Cette correspondance, publiée dans
son intégralité, forme le seul témoignage du lien unique entre Colette
et sa fille, témoignage d'autant plus précieux aujourd'hui que les
lettres sont à présent dans des mains indélicates. Puisse le
cambrioleur se rappeler la phrase de Colette déjà citée plus haut... |
| Lettres à Tonton |
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Colette rencontre Gaston Baheux dit " Tonton de
Montmartre ", le génial animateur du cabaret Le Liberty's, par
l'intermédiaire de leur amie commune Marguerite Moreno, en 1942. C'est
aussitôt le début d'une " vraie amitié " et d'une
correspondance importante qui ne cessera qu'avec la mort de l'écrivain en
1954. À travers ces lettres inédites à son " parfait ami ",
Colette se fait plus intime et dévoile certaines de ses secrètes inquiétudes
durant les années de guerre, celles d'une femme généreuse, toute sa vie
hantée par la peur de manquer. |
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