|
MENU
Accueil
Chercher
un livre
Réserver un livre
Archives
Dossiers
thématiques
Livres d'enfants
Scolaire
Provence
Bibliothèques
Expositions
Revues


Copyright 2000-2008
Librairie Gaïa
Tous droits réservés
Dernière modif. : 10/05/2008
| |
2004 :
Année de la Chine

Accueil | Littérature
| Civilisation | Bibliographie
| Guides de voyage | Méthodes
de langue | Dictionnaires
| Conférence
Littérature
|
Dai Sijie : Balzac et la Petite Tailleuse chinoise |
 |
"Nous nous approchâmes
de la valise. Elle était ficelée par une grosse corde de paille tressée,
nouée en croix. Nous la débarrassâmes de ses liens, et l'ouvrîmes
silencieusement. A l'intérieur, des piles de livres s'illuminèrent sous
notre torche électrique; les grands écrivains occidentaux nous
accueillirent à bras ouverts: à leur tête, se tenait notre vieil ami
Balzac, avec cinq ou six romans, suivi de Victor Hugo, Stendhal, Dumas,
Flaubert, Baudelaire, Romain Rolland, Rousseau, Tolstoï, Gogol, Dostoïevski,
et quelques Anglais: Dickens, Kipling, Emily Brontë... Quel éblouissement!
Il referma la valise et, posant une main dessus, comme un chrétien prêtant
serment, il me déclara: avec ces livres, je vais transformer la Petite
Tailleuse. Elle ne sera plus jamais une simple montagnarde." |
|
|
Shan Sa : La joueuse de go |
|
 |
Depuis 1931, le dernier
empereur de Chine règne sans pouvoir sur la Mandchourie occupée par
l'armée japonaise. Alors que l'aristocratie tente d'oublier dans de
vaines distractions la guerre et ses cruautés, une lycéenne de seize ans
joue au go. Place des Mille Vents, ses mains infaillibles manipulent les
pions. Mélancolique mais fiévreuse, elle rêve d'un autre destin. "
Le bonheur est un combat d'encerclement. " Sur le damier, elle bat
tous ses prétendants. Mais la joueuse ignore encore son adversaire de
demain : un officier japonais dur comme le métal, à peine plus âgé
qu'elle, dévoué à l'utopie impérialiste. Ils s'affrontent, ils
s'aiment, sans un geste, jusqu'au bout, tandis que la Chine vacille sous
les coups de l'envahisseur qui tue, pille, torture. |
|
|
Pa Kin : Le jardin du repos |
|
 |
Ayant accepté l'invitation
de son ancien condisciple Yao à résider dans le pavillon du jardin du
repos de sa propriété, un écrivain renommé, mais pauvre, découvre peu
à peu, sous l'apparente entente harmonieuse de ses hôtes, leurs
difficultés, leurs souffrances et, même, le secret déchirant d'un
enfant. Le jardin du repos est un roman où, sur un fond de poétique
tristesse, se mêlent fraîcheur et tendresse. Le grand écrivain chinois
Pa Kin nous présente l'étude d'une famille fortunée mais décadente,
avec son petit monde de serviteurs et, une fois de plus, il nous laisse
entrevoir son amour des humbles. |
|
|
 |
Chine du Sud. Les pluies ont
détruit les rizières. Wulong, au terme d'un douloureux exil, débarque
affamé dans une petite ville portuaire. II est bientôt embauché dans la
boutique de Feng où le riz s'achète et se vend. Au fil des mois, ces
grains éclatants attisent les désirs de Wulong dans lesquels se
confondent faim, sexualité et gain. Violent et fougueux, Riz décrypte
sans états d'âme la vertigineuse ascension de Wulong vers la cruauté et
la corruption. Captant les dernières lueurs du féodalisme et de la Chine
décadente, Su Tong marque sa modernité par sa formidable acuité à
sonder l'étrangeté de l'âme humaine, capable de commettre et
d'engendrer le crime dans le même temps que la vie. |
|
|
Wang Meng : Les sourires du sage |
|
 |
C'est, du propre aveu de son
auteur, celui de ses livres à l'égard duquel il éprouve le plus de
tendresse, accompagnée d'une juvénile jubilation. Wang Meng, qui sait être
grave, confère une valeur philosophique à la légèreté : on peut rire
de presque tout, dit-il, et il n'est pas de meilleure hygiène que de rire
de soi-même. De là sont nées ces petites histoires, qui ne sont pas
sans rappeler celles d'un certain Bertolt Brecht, et en même temps les
contes zen, où la signification de l'apologue appartient au lecteur. Wang
Meng glane, dans sa vie privée, des anecdotes pleines de drôlerie
(ainsi, son vieillissement le fait rire), dans sa vie d'ancien ministre
(de la Culture !), il trouve matière à rire et à réfléchir, verbes
qui, chez lui, ne s'excluent pas l'un l'autre ; enfin, dans sa vie de
citoyen chinois, témoin à l'esprit critique des bouleversements qui s'opèrent
dans la société au nom de la modernité, il n'a de cesse de repérer les
boiteries de l'Histoire et ne se prive pas de brocarder les lourdauds qui
du passé veulent faire table rase, au nom d'un aveugle progrès.
|
|
|
Chae Mansik : Sous le ciel la paix |
|
 |
Paysan enrichi, le vieux maître
Yun a quitté sa province arriérée pour s'établir à Séoul, y exercer
l'usure et jouir de quelques plaisirs bien mérités. Hélas, pour un
homme de son appétit, qui pratique comme une philosophie l'art de
resquiller et d'économiser, les gourmandises de la table et les
chatteries des jeunes "lycéennes" sont un réconfort
horriblement dispendieux. Tourmenté jusqu'aux larmes, il devine que
toutes et tous n'en veulent qu'à son argent... à commencer par ses
propres fils et petit-fils, fainéants et ingrats, auxquels il est prêt
à acheter une situation - la corruption va bon train -, mais qui
dilapident en beuveries et en luxure les pots-de-vin qu'il leur confie
pour graisser les pattes en haut lieu. Roman de l'accumulation obsessive,
ce livre très populaire en Corée a été écrit dans les années trente,
en pleine occupation japonaise. Sous ses dehors de comédie cruelle et
joyeuse, il recèle une dénonciation sévère de tous ceux qui surent
s'accommoder de la "collaboration".
|

|