|
MENU
Accueil
Chercher
un livre
Réserver un livre
Archives
Dossiers
thématiques
Livres d'enfants
Scolaire
Provence
Bibliothèques
Expositions
Revues


Copyright 2000-2008
Librairie Gaïa
Tous droits réservés
Dernière modif. : 10/05/2008
| |
Cycle des conférences du C.V.C.I.
Jacques Rigaud

Photo Librairie Gaïa
Ancien directeur du cabinet de Jacques Duhamel, ministre des Affaires
culturelles de Georges Pompidou, ancien PDG de RTL et président de
l'Association des centres culturels de rencontres
a donné une conférence le 5 mai 2007 au Domaine des Gueules Cassées à La Valette du Var
"L'éloge du Machiavélisme"
Résumé de la
conférence
|
Le Prince au miroir des médias. Machiavel
1513-2007" Éditions Arléa |
 |
"
Machiavélisme ", " machiavélique " : depuis près de cinq
siècles, ces termes n'ont cessé d'être employés, et dans un sens
souvent polémique et critique.
Étrange fortune posthume du secrétaire florentin, dédaigné par les Médicis,
mais dont l'œuvre a inspiré beaucoup de ceux qui ont tout fait pour
conquérir et conserver le pouvoir. Quel est le sens du machiavélisme en
ce début du XXIè siècle ? C'est la question que pose Jacques Rigaud, après
un long parcours alterné entre les cercles du pouvoir et les médias. En
un temps où les médias se prennent volontiers pour un pouvoir et le
pouvoir pour un média, une lecture machiavélienne de la politique, du général
de Gaulle à Chirac et Sarkozy, et de Mitterrand à Ségolène Royal, est
riche d'enseignements.
Du machiavélisme au petit pied de la politique-spectacle, au machiavélisme
" modéré " que prônait Raymond Aron pour dissuader les
gouvernants d'un angélisme et d'un cynisme également périlleux,
l'auteur du Prince et des Discours sur la première décade de Tite-Live
offre une grille de lecture pertinente et d'une étonnante actualité. |
|
|
"Vivre à propos" Grasset |
 |
Après
l'hymne à la vie du Bénéfice de l'âge (Grasset, 1993) écrit par
Jacques Rigaud à l'approche de la soixantaine, l'autofiction romanesque
et mélancolique d'Un balcon sur le temps (Grasset, 1999), voici le
dernier volet d'une forme originale de trilogie autobiographique : "
Passé le cap des 70 ans, la tête pleine de projets et la curiosité
toujours en éveil, j'ai voulu vérifier que je n'avais pas épuisé le bénéfice
(capital et dividendes) de l'âge, et qu'en position un peu plus élevée
sur mon "balcon", j'avais une vue plus ample et plus dégagée
sur la vie, sur mon temps et sur mes contemporains.
Mêlant des réflexions sur le siècle qui s'est achevé et sur la France
qui vient à des témoignages sur la paternité, l'amitié, la foi,
l'amour des mots, la "retraite" qui n'en est pas une, ce livre
est un acte de reconnaissance envers des maîtres de vie et un message
pour des cadets. A la lumière de Montaigne auquel ce livre n'emprunte pas
que son titre, une manière de m'inscrire dans la continuité d'une
transmission de mémoire et de valeurs. |
|
|
"Les deniers du rêve. Essai sur l'avenir des
politiques culturelles" Grasset |
|
A
la lumière de plus de trente années d'engagements culturels, Jacques
Rigaud s'interroge ici sur l'avenir des politiques culturelles en France.
Des évolutions irréversibles remettent en cause le rôle central de l'État
tel qu'il est défini depuis les débuts de la Ve République : la
mondialisation et le primat de l'économie de marché, la décentralisation,
les nouvelles technologies, la construction européenne. En l'absence de
volonté politique et d'engagement personnel au plus haut niveau de l'État,
nous continuerons d'assister à la fois à une fonctionnarisation
croissante de la vie culturelle et à son abandon au marché - bref, à
une disparition progressive de " l'exception française ". Car
ce qui nous différencie des autres pays et donne tout son sens à notre
pacte républicain, c'est précisément une certaine idée de la culture
comme chose publique, c'est-à-dire comme patrimoine et comme projet
communs.. |
| Prenons garde que sa superbe " inutilité " électorale
et marchande ne nous fasse oublier la culture elle-même. Car si l'on
n'a jamais défilé dans la rue pour réclamer un musée, un orchestre ou
une bibliothèque, leur disparition tarirait la source même du lien
social et de l'identité nationale. La culture ne cesse de se réinventer
: osons repenser nos politiques culturelles. Les Deniers du rêve mêle
aux analyses critiques et aux propositions (approche culturelle de
l'exclusion, mécénat d'entreprise, etc.), des témoignages personnels,
des souvenirs et des portraits qui donnent à cet acte de foi le charme de
mémoires vagabonds. |
|
"Place de la culture. Le relais culturel
d'Aix-en-Provence 1970-1976" Gut & Mac |
|
1970.
Au lendemain de Mai 68, la culture déborde de ses " Maisons "
et se cherche une nouvelle liberté. Charles Nugue, qui vient de diriger
pendant trois ans la Maison des arts et loisirs du Creusot qu'il a fondée,
arrive à Aix pour relancer une action culturelle en déshérence : le
Centre dramatique national du Sud-Est s'est installé à Marseille, le
Festival se sclérose... Soutenu par une municipalité qui lui laisse
carte blanche, constituant autour de lui une équipe enthousiaste, il crée
le Relais Culturel qui, pendant sept ans, va irriguer la ville tout entière,
ses nouveaux quartiers, les localités voisines... Musiques dans la rue,
Sous couleurs de..., Les Saltimbanques et Artistes de rue, Aix-Pop, cent
autres manifestations amèneront dans la capitale historique de la
Provence un flot continu de créateurs, comédiens, musiciens, peintres,
clowns, urbanistes, physiciens... célèbres ou qui le deviendront : Jérôme
Savary, Emmanuel Krivine, Pignon-Ernest, Bofill, Leprince-Ringuet... |
| C'est
cette aventure vécue avec passion que l'auteur nous fait partager au fil
de pages écrites en toute liberté d'humeur et de ton. |
|
"Un balcon sur le temps" Grasset |
|
Un
homme, au faite de sa carrière, décide de rompre pour un temps avec la
vie qui fut la sienne et s'installe dans une " chartreuse ",
loin de tous et de toutes, loin de ses préoccupations jusqu'alors
quotidiennes, du monde de la communication et de la culture, loin de tout
ce qui fit son quotidien - et son miel - des années durant. Sans
nouvelles du monde, lui qui ne pouvait entamer une journée sans se gaver
d'informations, il va découvrir une nouvelle vie, faite de silence et de
méditation. Dans un détachement qui tend au monacal, notre homme fait le
bilan, met au jour bien des sentiments et des dispositions qu'il ne se
connaissait guère. A propos de la musique, de la lecture, mais surtout de
son rapport aux autres, et de la foi. Un jour, pourtant, il lui faudra
bien refaire surface avant que de replonger dans la vraie vie... Jacques
Rigaud nous livre, là, son premier roman. Mais un roman paradoxal, si
personnel, si lourd de la présence de l'auteur qu'on se demande immédiatement
s'il ne s'agit pas de mémoires, ou plutôt, d'anti-mémoires. |
| Fausse
autobiographie mais vraie présence. Tout est vrai, sauf l'imaginaire. Le
résultat est un livre écrit d'une main alerte. Un étonnant regard sur
l'inconscient, non plus seulement d'un homme singulier, mais d'une époque
tout entière. La nôtre. |
|
J. Rigaud & P. Gourrier : "J'ai choisi d'être
prêtre. Un autre regard sur le monde" Grasset |
|
"
Devenir prêtre au troisième millénaire peut sembler anachronique.
Pourtant, c'est à cet appel que j'ai répondu le 2 juillet 2000 étant
ordonné à quarante ans, après plusieurs années de vie professionnelle.
Le Christ a bouleversé mon existence, m'entraînant sur un chemin où au
début je ne désirais pas aller, et où j'ai pourtant trouvé Le bonheur.
" Tout au Long de cet entretien avec Jacques Rigaud, le père Patrice
Gourrier présente avec pudeur et simplicité le parcours qui l'a amené
à devenir prêtre. Mais La joie, le bonheur d'avoir répondu à cet appel
n'effacent pas Les questions qu'il se pose sur l'Église et La société.
Ensemble, ils abordent des thèmes aussi divers que La solitude, la
mondialisation, La crise des vocations, L'importance du corps dans la
spiritualité, l'écoute de l'autre, l'estime de soi, L'écologie, et
s'interrogent sur le rôle que pourrait jouer le prêtre de demain dans
notre société.
Biographie
De
formation juridique, Patrice Gourrier est titulaire d'une maîtrise de théologie
et d'une licence de droit canon. Vicaire en paroisse, il est aumônier d'étudiants
et fondateur de l'association Talitha Koum. Il a publié des ouvrages de
spiritualité aux éditions DDB, notamment Talitha Koum ! et 40 jours pour
faire fondre nos " graisses spirituelles ". |
Résumé de la
conférence
L'ÉLOGE DU MACHIAVÉLISME

Photo Librairie Gaïa
Il y a une relecture de Machiavel que l'on peut
faire à l'aune de notre de temps au moment des élections de 2007.
Machiavel est un florentin de la deuxième moitié du XVè siècle.
L'Italie était morcelée politiquement en une multitude de républiques et
autres principautés. Seule l'unité géographique entre Méditerranée,
Adriatique et chaîne alpine semblait exister. Un territoire sans cesse envahi.
Cependant il y avait quelques liens de prospérité avec Gênes, Venise et
Florence.
Machiavel n'est ni un prince ni un aristocrate, c'est un
fonctionnaire, un bureaucrate, un diplomate, mais c'est surtout un humaniste,
c'est à dire un homme de culture, un homme de recherche. La République Romaine
reste un exemple pour lui. Il est un intrigant auprès des Médicis. Il leur
fait parvenir "Le Prince", ouvrage sur l'art de conquérir le pouvoir
et de le conserver, publié après sa mort comme tout le reste de son œuvre. Il
n'aura rien publié de son vivant ! Cependant, il a une extraordinaire fortune
car tout le monde s'est emparé de son œuvre pour la critiquer ou la louer.
Rares sont les mots comme le machiavélisme qui ont quasiment une
impression toujours très négative. Seul peut être le sadisme a rejoint cette
impression.
Machiavel inspire le fascisme. Mussolini préfacera l'ouvrage et
l'enverra à Hitler.
Il existe en réalité deux Machiavel. Le cynisme du "Prince"
où l'homme va au mal et doit être traité sans ménagement. Il y a un autre
Machiavel beaucoup plus modéré. Il est l'inventeur de la science politique où
il s'agit de raisonner sur l'État et plus sur les princes. La réflexion
politique s'émancipe du sacré. Il recherche une rationalité dans la
politique. Ce n'est pas un hasard car il a été très impressionné par la
France qui a déjà constitué un véritable État depuis des siècles,
contrairement à l'Italie qui devra attendre le XIXè siècle.
Les moyens pour accéder au pouvoir dans les partis politiques ne sont ni
moraux ni transparents. Seul le Parti Socialiste a montré des pratiques
relativement transparentes lors du choix de sa candidate pour l'élection
présidentielle de 2007. Pour les autres partis, la désignation de leur
candidat est proche d'un certain machiavélisme. Le refus de la fatalité, la
force vitale, la volonté sont, pour Machiavel, les leviers les plus forts de
l'art de la politique contre la fatalité.
Machiavel est-il dépassé ? Certainement pas. A ce niveau, le Pouvoir
doit être une passion et ceci est une permanence ("De l'absolu du
pouvoir, vous ignorez l'ivresse !"). Le pouvoir actuel est d'une
épouvantable complexité. La marge d'initiative et de choix des gouvernants
d'aujourd'hui est plus réduite qu'elle ne l'a jamais été.
Ce pouvoir est complexe doit être fait à l'échelon du court terme,
fait pour le Journal télévisé de 20 heures.
Les recettes de Machiavel sont renforcées par la réduction des choix et
par le système médiatique.
Il n'y a plus de pouvoir propre. On ne peut pas faire de politique sans
se salir les mains. Cependant on voit apparaître une certaine exigence de
vouloir moraliser la politique.

|