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Copyright 2000-2010
Librairie Gaïa
Tous droits réservés
Dernière modif. : 11/07/2010

Cycle des conférences du C.V.C.I.

Luc Richard

a donné une conférence

le vendredi 18 décembre 2008

"Quel avenir pour les minorités en Chine"

Résumé de la conférence

 

"Pékin 2008. Pourquoi la Chine à déjà gagné"  Mille et Une Nuits

Ils nous l'avaient juré : donner les Jeux olympiques a la Chine, c'était accompagner son " ouverture ", c'était l'engager plus avant vers la " démocratisation ".
Les partenaires commerciaux, les puissances occidentales et le Comité international olympique s'en étaient bruyamment félicités. La Chine tiendrait ses promesses. On nous avait déjà fait le coup : le " miracle chinois " aurait dû rimer avec " mondialisation heureuse " et. " droits de l'homme ", avant que l'on ne découvre la paupérisation, l'exploitation sans vergogne de la main-d'œuvre et la destruction de l'environnement.
Sept ans plus tard, le bilan est accablant, le rêve olympique en morceaux. Non seulement la dictature n'a pas desserré son emprise sur le pays mais, entre ses mains, les Jeux sont devenus une arme politique redoutable. Qu'a-t-il été fait dans le pays au nom des Jeux ? Pendant plus d'un an, Luc Richard a mené l'enquête sur leurs préparatifs.
 Il s'est rendu dans l'Himalaya, au Tibet, sur les gigantesques chantiers de la capitale et dans les fabriques à champions, au cœur du système sportif.
Le pouvoir chinois a cherché à organiser son triomphe. Réussira-t-il ? La répression des voix discordantes, en Chine même, s'est accentuée, et depuis la révolte de Lhassa, les campagnes de rééducation des Tibétains ont redoublé. L'opinion internationale gronde, mais la Chine est déjà sur le podium : elle a gagné son rang de puissance de tout premier ordre.

 

"Voyage à travers la Chine interdite" Presse de la Renaissance

La Chine de Luc Richard n'est pas celle du miracle économique et des golden boys.
Et s'il lui arrive de nous entraîner au c?ur des mégapoles rutilantes qui fascinent tant nos grands investisseurs, il le fait en empruntant des ruelles borgnes et mal éclairées. Pour nous y faire découvrir un monde étrange et saisissant, authentique et profond. La Chine de Luc Richard, c'est celle des routes défoncées et des semaines d'attente devant un pont tombé dans le précipice, celle des camionneurs hagards et des flics mystiques, celle des filles de joie de Lhassa et des islamistes de Kachgar, celle des nuits d'ivresse et de pêches miraculeuses ; celle aussi de l'amitié qui vous fait faire un détour de deux mille kilomètres pour répondre à une invitation et...
repartir aussitôt. Et on reste interdit devant cette vision tonique, fraternelle et un peu folle d'un pays si lointain et soudain si proche. Même si nous savons depuis toujours que, enrobée de mystère, la Chine séduit mais ne s'offre pas.

 

"La Chine sera-t-elle notre cauchemar ? Les dégâts du libéral-communisme en Chine et dans le monde"   Mille et Une Nuits

Un nouveau miracle chinois fascine les médias.
La Chine est célébrée à la fois comme le tout prochain leader des nations, l'atelier du monde et son plus grand marché. A travers des reportages et des témoignages saisissants, les auteurs démontent l'imposture de cette nouvelle mythologie. L'expansion chinoise détruit l'emploi dans le monde, mais aussi en Chine où le chômage touche des dizaines de millions de personnes. La compétitivité du pays repose sur la surexploitation de 200 millions de travailleurs migrants, les mingong, et sur l'absence de tout droit stable en matière de travail, mais aussi de commerce et d'environnement.
Nous fermons nos usines au profit exclusif d'une caste de bureaucrates corrompus. Ce libéral-communisme, maladie sénile ou stade suprême du capitalisme, s'accompagne ainsi d'une explosion des inégalités et de l'appauvrissement des campagnes encore habitées par deux Chinois sur trois. Il expose le pays et le monde à des catastrophes écologiques et sanitaires, surtout si les dirigeants occidentaux persistent à s'aplatir devant ce nouveau dragon.
 

CONFERENCE DU 18 DECEMBRE 2009

QUEL AVENIR POUR LES MINORITES EN CHINE

   La manière dont la Chine traite son Occident n'est pas indifférente au sujet de la conférence. L'occident de la Chine c'est le Turkmenistan oriental. C'est le Far-West chinois. Les habitants de ces régions ne parlent pas le chinois. Les Ouigours sont déplacés depuis leur villages ancestraux vers des barres d'immeubles. Les villes sont rasées sous des prétextes plus ou moins fallacieux.
   La Chine essaie de culpabiliser l'Occident en se justifiant par une revanche qu'ils ont à prendre. Ce discours est permanent. On peut le voir à l'occasion des conférences de Copenhague où la Chine demande une aide sous forme d'investissements pour les aider à moins polluer.

   Dens Tsiao Ping avait comme précepte d'observer fortement, se cacher de la lumière, préparer ses forces, ne jamais prendre la position de leader, agir... Ces principes énoncés après la mort de Mao sont toujours valables actuellement. Le virage de la diplomatie chinoise daterait du 11 septembre et peut-être même avant avec des propositions comme une main tendue vers la paix et une autre qui prépare sa défense.

   Comment les Etats-Unis ont-ils perçu l'évolution de la politique chinoise :  

Pour Bush père, en commerçant avec la Chine, cette dernière allait devenir une démocratie (Cette époque, il faut le rappeler, était celle de la Chute du Mur de Berlin, celle des événements de la Place Tien an Men...).

Sous Clinton, on pense que la Chine va devenir le pays n° 2 derrière les Etats-Unis.

Sous Obama enfin, on passe à une idée d'équilibre entre les deux puissances. On peut le voir au niveau de la gestion de la crise en Afghanistan où la Chine pourrait exploiter sans vergogne des mines de cuivre dont les réserves sont extrêmement importantes contre une petit aide contre les talibans.

   Cependant, le modèle chinois n'évolue pas : on a des pôles très performants face à un monde très pauvre. Il existe une immigration très importante, plusieurs dizaines de millions de personnes, qui vont des campagnes vers ces pôles.

   Le modèle économique chinois ne bouge donc pas contrairement à tous les discours qui affirment que la consommation intérieure va prendre le relais des exportations. Les salaires ne montent pas, bien au contraire, ils ont baissé de 20 % depuis les débuts de la crise.

   La Chine va maintenir une croissance très forte de 8 ou 9 % l'an, sans connaître le décrochage occidental. Il faut maintenir un Yuan très bas dans le même temps. L'amélioration du niveau de vie de la population chinoise n'est pas une priorité pour le gouvernement chinois vis à vis de sa volonté de maintenir une croissance économique forte ainsi que celle d'attirer les investissements étrangers. L'important pour la Chine reste de conserver ses sources d'approvisionnements, notamment en Afrique.

   Quelques problèmes de taille  vis à vis de la structure de la population comme la politique de l'enfant unique qui risque de poser de sérieux ennuis dans le rapport personnes actives/personnes agées. Un deuxième soucis existe également avec un déséquilibre dans la répartition dans la population des sexes avec une trop grande population d'hommes.