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Copyright 2000-2008
Librairie Gaïa
Tous droits réservés
Dernière modif. : 10/05/2008
| |
Le C.V.C.I.
présente
René Rémond

Photo Librairie Gaïa
René Rémond, professeur des universités, Président
de la Fondation Nationale des Sciences Politiques, élu en 1998 à l'Académie française au siège de François
Furet, préside depuis 1988 le Conseil supérieur des archives. Il a contribué
au renouveau de l'histoire politique et participé à celui de l'histoire
religieuse. Il commente régulièrement l'actualité politique dans la presse et
les médias.
Conférence du 25 octobre 2003 -
Conférence du 1er octobre 2005
- Bibliographie
BIBLIOGRAPHIE
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"Le christianisme en accusation"
Albin Michel |
 |
Après
des siècles d'histoire, le christianisme fait souvent figure d'accusé.
À côté des manifestations de curiosité ou d'intérêt historique, il
est de bon ton de faire de lui une sorte de bouc émissaire, tenu pour
responsable de certains blocages de la société l'un conspuera la "
morale judéo-chrétienne ", l'autre dénoncera les pesanteurs d'une
société marquée par des siècles de catholicisme, un troisième flétrira
une religion qui exalte la passivité ou la faiblesse... Comment
comprendre cette mise en accusation, ce discrédit, à un moment où le
christianisme paraît affaibli ? Faut-il les rapporter à des causes plus
anciennes ou à un destin inéluctable ? Doit-on y voir aussi les conséquences
d'une spiritualité chrétienne souvent obsédée par le péché et la
mort ? Enfin, le christianisme est-il à même de laisser des traces, des
valeurs clés dans l'histoire ? René Rémond et Marc Leboucher analysent
ce rejet et s'interrogent sur l'avenir d'une tradition qui, sans doute,
n'a pas dit son dernier mot. |
|
"La vie politique en France (1789-1848)"
Pocket Agora |
 |
"
Le présent ouvrage se propose de décrire l'évolution des conditions et
des caractéristiques de la vie politique française depuis la Révolution.
L'expression "vie politique" est une approximation : nous y
recourons, faute d'une appellation dont la précision soit plus
satisfaisante. Plutôt que d'une définition abstraite, le dessein de
l'ouvrage se dégagera d'une évocation de l'état d'esprit dont il procède
et de l'énumération des composantes principales de cette vie politique.
" René Rémond, de l'Académie française. Dans ce volume sont abordées
la naissance de la vie politique et les innovations de la Révolution
(1787-1815), ainsi que la naissance du gouvernement d'opinion sous la
monarchie constitutionnelle (1814-1848). |
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"Histoire de France Tome 6 : Le siècle
dernier" Ed. Fayard |
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Un
Français né au début du XXe siècle aura connu deux guerres mondiales
d'une durée jamais atteinte depuis celles de la Révolution et de
l'Empire, ainsi qu'une série de conflits coloniaux. Surtout, il aura vécu
un désastre auquel seuls les lointains souvenirs de la guerre de Cent Ans
peuvent être comparés : la défaite de 40 et les drames qui ont suivi...
Il aura subi au moins deux crises économiques majeures qui ont remis en
cause des acquis qu'il croyait définitifs. Il aura vu se succéder quatre
systèmes politiques (dont l'un supprima la démocratie), aura assisté à
deux, sinon à trois crises de régime, à cinq ou six alternances avec la
mise en chantier de vastes programmes de réformes, il aura été le témoin
de constantes divisions et de guerres civiles larvées. Faut-il enfin
souligner combien son niveau et son mode de vie ont évolué, combien ses
repères culturels et affectifs se sont altérés et transformés ? Le XXe
siècle est bien celui du changement. |
| Du
changement accepté d'abord, du changement souhaité ensuite parce que perçu
comme nécessité : pour la première fois dans l'Histoire, le désir de
modernité l'a emporté en France sur l'attachement aux valeurs
permanentes. Il ne suffit pourtant point d'énoncer ces évidences, encore
faut-il - et c'est là le privilège de l'historien - savoir distinguer la
lame de fond de l'écume et donner un sens à ce que la nation a vécu
mais que les Français n'ont pas tous, loin de là, perçu de la même façon. |
|
"Histoire des États-Unis" Que sais-je ? |
 |
De
la fondation de Jamestown, le plus ancien établissement anglo-saxon du
Nouveau Monde, au 11 septembre 2001 en passant par la déclaration d'Indépendance,
le massacre des Indiens, la conquête de l'Ouest, l'esclavage et la guerre
de Sécession, l'industrialisation, la crise de 1929, le New Deal, la
guerre du Viêt-nam, etc., cet ouvrage retrace l'histoire sur cinq cents
ans de la naissance et du développement d'une société originale, fille
de l'Europe, devenue aujourd'hui la première puissance du monde. |
|
"Une mémoire française" Desclée de
Brouwer |
 |
Comment
se forgent la mémoire et l'identité françaises, à un moment où l'on
parle tant de la mondialisation, de la construction européenne, où
certains extrêmes se réclament aussi d'une conception étroite de la
nation ? Comment les événements du XXe siècle en particulier ont-ils
constitué la spécificité de ce que nous appelons " la France
" ? Tout en mêlant ses souvenirs personnels à sa compétence
d'historien et de pédagogue, familier à la fois des amphithéâtres et
des plateaux de télévision, René Rémond, interrogé par Marc Leboucher,
part à la recherche de cette mémoire collective. Après une réflexion générale
sur les liens entre mémoire et histoire, il évoque la guerre de
1914-1918 et la montée des périls, l'Occupation et son propre engagement
dans la Résistance, le concept de totalitarisme, l'après-guerre et les
mutations de l'Eglise catholique avant le Concile... |
| Analysant
les crises de société comme des événements fondateurs, en particulier
mai 1958 et mai 1968, vécu de près à l'université de Nanterre, il
s'interroge sur le destin de la politique au cours des années 1980-1990,
marquées par la montée de l'individualisme et la crise du collectif. Il
revient enfin sur le débat lancé par Le christianisme en accusation et
sur les liens que notre société entretient avec le fait religieux.
Traversant les grandes étapes de l'histoire contemporaine, de 1918 à nos
jours, René Rémond nous offre à la fois un grand livre de mémoire et
une réflexion sur notre histoire |
|
"Introduction à l'histoire de notre temps. Tome 3
: Le XXè siècle de 1914 à nos jours" Points Seuil |
 |
Comprendre
son temps est impossible à qui ignore tout du passé ; être un
contemporain, c'est aussi avoir conscience des héritages, consentis ou
contestés. Etudier hier en fonction d'aujourd'hui - et même de demain -
tel est précisément le propos de ce livre, qui sort en droite ligne d'un
cours professé à l'Institut d'études politiques (année préparatoire).
Quelle est l'importance de la guerre de 1914 ? Qu'est-ce que le fascisme ?
Quels sont les éléments caractéristiques du monde communiste ? Quelles
sont les origines de la guerre froide ? Qu'est devenue l'Europe au XXe siècle
? A ces questions et à cent autres, ce troisième volume apporte des réponses
claires et rigoureuses. Sans préoccupation érudite, cet ouvrage
permettra à chacun de réviser des notions demeurées imprécises et
d'acquérir les bases historiques indispensables à l'intelligence de
notre époque. |
|
"Du mur de Berlin aux tours de New York. 12 ans
pour changer de siècle" Bayard |
 |
"
9 novembre 1989 : le mur de Berlin dressé pour séparer deux peuples et
perpétuer la domination d'un système totalitaire, cède sous la pression
irrésistible de l'aspiration à la liberté. 11 septembre 2001, une
action terroriste sans précédent rappelle qu'il n'y a pas pour notre
civilisation de parade assurée contre les desseins criminels d'une poignée
de fanatiques. 2001 annule-t-il le message de 1989 ? Devons-nous faire
notre deuil des espérances immenses que 1989 avait suscitées de l'avènement
d'un ordre démocratique international qui exclurait la violence ? De la réponse
à cette question dépend le jugement sur le statut de ces douze années
au regard de l'histoire : temps vide, retour en arrière ou étape
positive ? " |
|
"La République souveraine. La vie politique en
France, 1879-1939" Fayard |
 |
"
Sous la pression de l'histoire qui continue de se faire, et qui revendique
sa place dans l'enseignement, la IIIe République ne cesse de céder du
terrain devant les périodes plus récentes et l'irruption des
civilisations étrangères. En l'absence d'un enseignement raisonné, le
sentiment, le préjugé envahissent le champ de la conscience et peuplent
la mémoire. Quelques épisodes surnagent du naufrage et prennent une
dimension mythique : l'affaire Dreyfus, à laquelle l'intensité des
controverses actuelles sur l'antisémitisme confère une importance
disproportionnée, le 6 Février, le Front populaire... Quelques noms
demeurent : Léon Gambetta, Jules Ferry, Jean Jaurès, Léon Blum, Georges
Clemenceau, Raymond Poincaré... Et pourtant ces soixante ans de République
méritent infiniment mieux que l'oubli, l'indifférence, le discrédit ou
cette histoire qui retourne à la friche. |
| Non
seulement son intérêt propre est grand : c'est une leçon de choses qui
n'a pas perdu toutes ses vertus. Mais nous en restons tributaires : elle
nous lègue tout un héritage dont nous devons faire l'inventaire ; nous
tenons d'elle des idées, des pratiques, des habitudes, des traditions
sans lesquelles notre vie politique aujourd'hui ne serait pas ce quelle
est. On comprendrait mal ce que celle-ci est présentement en ignorant la
IIIe République. En inventorier l'héritage, retrouver les traces de ses
apports, tel est le propos de ce livre, et telle est l'une de ses raisons
d'être. " R.R. |
|
"Histoire de la France religieuse. Tome 3 : Du roi
Très Chrétien à la laïcité républicaine, XVIIIè - XIXè
siècle" Points Seuil |
 |
Entre
1715 et 1880, la France religieuse connaît un renversement de situation.
Religion du royaume au début du XVIIIe siècle, le catholicisme, à la
fin du siècle suivant, est sur la sellette. Il n'est plus qu'une
confession parmi d'autres. Comprendre ce bouleversement est l'objectif que
se sont fixés les auteurs de ce volume. Pluralisme religieux avec le
renouveau du protestantisme et du judaïsme, laïcisation avancée de la
société après la Révolution, religiosité romantique post-chrétienne,
religions de remplacement civiles ou savantes, le catholicisme se bat sur
tous les fronts, éducation, culture, politique, pour tenter de freiner un
mouvement de déchristianisation qui, s'il ne signifie pas la fin des
croyances religieuses, indique leur mutation sans précédent. |
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"Une entreprise publique dans la guerre : la SNCF,
1939-1945" PUF |
 |
Si
le rôle militaire et économique des transports par fer en Europe pendant
la Deuxième Guerre mondiale a été privilégié par l'histoire comme par
la mémoire de cette période, l'histoire de la SNCF, entreprise publique
créée en 1938 qui a été immédiatement confrontée à la guerre, à
l'Occupation, aux combats de la Libération, reste un champ ouvert à la
recherche. Après les travaux de Paul Durand et le rapport documentaire La
SNCF sous l'Occupation, 1939-1945, remis en 1996 à la SNCF par Christian
Bachelier, et dans le cadre tracé par l'historiographie récente des
entreprises françaises pendant l'Occupation, l'Association pour
l'histoire des chemins de fer en France a consacré en juin 2000 à Une
entreprise publique dans la guerre : la SNCF 1939-1945 un colloque dont
voici les Actes. |
| Considérant
la SNCF comme un cas dont l'étude justifie les contributions conjointes
de l'histoire des entreprises et des administrations, de l'histoire
sociale et de celle de la Deuxième Guerre mondiale, il encourage les
comparaisons avec les autres entreprises et administrations françaises et
avec les réseaux de chemins de fer étrangers. |
|
"Religion et Société en Europe. La
sécularisation aux XIXè et XXè siècles, 1780-2000" Points
Seuil |
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Les
rapports entre religion et société constituent un chapitre essentiel de
l'histoire européenne : peu de questions ont tenu pareille place dans les
controverses idéologiques et les affrontements politiques. C'est aussi un
domaine où les changements ont été radicaux avec le passage de sociétés
sacrales à la sécularisation. Ce livre retrace cette évolution sur deux
siècles et à l'échelle de l'Europe. De s'inscrire dans la longue durée
et sur tout le continent, cette histoire révèle des convergences insoupçonnées,
comme si s'ébauchait un modèle propre à l'Europe des relations entre
religion et société. |
|
"Regard sur le siècle." Presses de
Sciences Po. |
 |
Ce
siècle touche à sa fin. C'est le moment de jeter sur lui un regard en
arrière et de tenter d'apprécier ce qu'il a apporté à notre humanité.
Quelle sera sa figure dans la succession des siècles qui découpent
l'histoire ? Que nous a-t-il appris sur l'homme. Au moment de basculer irréversiblement
dans un passé définitivement révolu, il laisse l'impression d'un siècle
de fer où l'horreur a atteint par moments des proportions inouïes : deux
conflits mondiaux qui ont fait des dizaines de millions de morts,
l'extermination de populations entières, le génocide du peuple juif,
l'univers du Goulag, le discrédit des idéologies qui avaient la prétention
de détenir la vérité, de nous expliquer le monde et de nous révéler
le sens de l'histoire, la prolifération des régimes totalitaires et la
faillite de systèmes qui, pour vouloir faire le bonheur de l'humanité,
ont fait le malheur des peuples. Mais ce siècle se réduit-il à cette énumération
accablante de crimes et d'atrocités ? Il est aussi le siècle où l'homme
a conquis l'espace, découvert les secrets de la matière, exploré le génome,
allongé la durée de la vie. |
| Il
s'achève sur le triomphe de la démocratie qui l'a emporté sur les régimes
adverses et dont les principes paraissent bénéficier, désormais, d'un
consentement presque universel. A l'échelle de la planète, dans les
relations entre Etats, le sentiment de la responsabilité de la communauté
mondiale tend à l'emporter sur la souveraineté des Etats. La conscience
morale, devenue plus exigeante, condamne aujourd'hui ce qu'elle tolérait
hier et légitimait avant hier. Peut-être est-ce une raison pour laquelle
notre jugement est si sévère sur le siècle qui s'achève. |
|
"L'anticléricalisme en France"
Fayard |
 |
Bien
qu'il ne repose pas sur un véritable corps de doctrine, l'anticléricalisme
est bien une idéologie politique et sa permanence dans la vie politique
française depuis deux siècles au moins montre sa vitalité. Il vit son
âge d'or durant la Révolution française, rebondit sous la Restauration
et la Monarchie de juillet en réaction aux excès cléricaux, revient sur
le devant de la scène sous la IIIe République et connaît jusqu'à nos
jours des poussées dont certaines sont inattendues (dans les années
1990, l'opposition au foulard islamique a partie liée avec lui) et
d'autres plus classiques, comme le rejet de l'abrogation de la loi Falloux
ou la dénonciation du voyage du pape à Reims en 1996 par le réseau
Voltaire. Composante inséparable de l'histoire des idées, au début du
XIXe siècle et à la fin du XXe siècle, l'histoire de l'anticléricalisme
en France est aussi celle de la culture, de la religion et du pouvoir. |
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"La politique est-elle intelligible ?"
Complexe |
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Président
de la Fondation nationale des Sciences politiques depuis 1981, René Rémond,
qui a présidé l'Institut d'histoire du temps présent de 1979 à 1990,
n'a cessé d'écrire depuis plus de quarante ans sur l'actualité
politique. Ses enseignements, ses livres et ses interventions dans les médias
ont toujours procédé d'une conviction : il est possible de déchiffrer
les énigmes de la vie politique, et de la rendre intelligible à tous.
Pour compliquée qu'elle soit, la politique n'est pas réfractaire à
l'intelligibilité. Le déchiffrement des situations, l'explication des
comportements, qui passent par la distinction entre des données stables
et des éléments changeants qui font la couleur du temps, nécessitent
simplement la double intervention de la science politique et de
l'histoire. |
| Vingt-cinq
articles parus dans des publications très diverses sont ici réunis, qui
illustrent cette conviction. Traitant de sujets fort différents, ils relèvent
de deux types. Les uns sont des analyses de situations circonstantielles
ou commentent des événements d'actualité ; les autres sont des études
plus distanciées de phénomènes durables et qui ouvrent à la réflexion
des directions souvent neuves. Plusieurs de ces articles tournent autour
de la notion et de la pratique de la démocratie ou s'attachent à élucider
le sens de la division gauche/droite. |
|
"L'histoire politique du XXè siècle
autorise-t-elle un certain optimisme ou bien justifie-t-elle quelque
catastrophisme ?" Pleins Feux |
 |
Tenter
de faire le bilan du XXe siècle, c'est se demander si l'homme politique
est capable de maîtriser le cours des événements et si, au fond, une
liberté collective est possible. Quand la réflexion de l'historien, René
Rémond, croise le questionnement philosophique sur l'action politique |
|
"Une laïcité pour tous" Textuel |
 |
René
Rémond plaide pour une nouvelle laïcité. Il découvre dans son histoire
des ressources qui pourront relever ce défi : combattre les conceptions
asséchées de la laïcité qui construiraient à l'enfermement pour
ouvrir l'espace public au dialogue avec les religions. Entraînée sur une
voie archaïque, la laïcité s'exposerait au risque de devenir une irréligion
et ne répondrait pas à l'évolution de nombreux croyants. Il faut donc définir
les frontières sensibles de la foi et de l'Etat. Imaginer ce que l'on
peut changer en droit français et en droit européen pour mieux délimiter
les champs d'application de la laïcité : lieux de culte, école,
formation aux religions... Quelles sont les limites de la réglementation
du religieux établie par le juridique et par l'Etat ? Comment définir
aujourd'hui le religieux ? |
| La
laïcité demeure-t-elle une culture nationale ? Est-elle toujours une
exception française ? Telles sont les questions que pose Jean Lebrun à
René Rémond qui, par le texte et l'image, analyse les valeurs, les
symboles, les représentations de la laïcité au travers de ses différentes
expériences nationales. |
|
"Les crises du catholicisme en France dans les
années 30" Points Seuil |
 |
Les
crises du catholicisme en France dans les années trente. Les catholiques
français furent divisés devant les conséquences de la crise économique
mondiale, devant le nazisme, le Front populaire, la guerre d'Espagne, la
" main tendue " des communistes, etc. C'est l'histoire de ces
clivages que propose René Rémond à travers une lecture de leur écho
dans la presse. Une première édition de cet ouvrage a paru en 1960 sous
le titre Les Catholiques, le Communisme et les Crises chez Armand Colin
(collection " Kiosque "). Une réédition, enrichie et mise à
jour, a paru en 1979 sous le titre Les Catholiques dans la France des années
trente aux Editions Cana (collection " L'Histoire à la Une ").
C'est cette dernière édition, relue et augmentée d'une bibliographie,
qui est présentée ici. |
|
"Introduction à l'histoire de notre temps. Tome 1
: l'Ancien Régime et la Révolution, 1750-1815" Points Seuil |
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Comprendre
son temps est impossible à qui ignore tout du passé ; être un
contemporain c'est aussi avoir conscience des héritages, consentis ou
contestés. Etudier hier en fonction d'aujourd'hui - et même de demain -
tel est précisément le propos de ce livre, qui sort en droite ligne d'un
cours professé à l'Institut d'études politiques (année préparatoire).
Qu'est-ce que la société féodale ? Quelle est la définition du
despotisme éclairé ? Quelles sont les causes de la Révolution française
? Que doit-on retenir de cette période dramatique qui, de 1789 à
Waterloo, a changé la face du monde ? A ces questions et à cent autres,
ce premier volume apporte des réponses claires et rigoureuses. Sans préoccupation
érudite, cet ouvrage permettra à chacun de réviser des notions demeurées
imprécises et d'acquérir les bases historiques indispensables à
l'intelligence de notre époque. |
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"Introduction à l'histoire de notre temps. Tome 2
: Le XIXè siècle, 1815-1914" Points Seuil |
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Etudier
hier en fonction d'aujourd'hui - et même de demain - tel est précisément
le propos de ce livre, qui sort en droite ligne d'un cours professé à
l'Institut d'études politiques (première année). Qu'est-ce que le libéralisme
? Comment peut-on définir la démocratie ? D'où vient le socialisme ?
Qu'est-ce que le nationalisme ? Quel est l'apport du XIXème siècle à la
connaissance du monde ? A ces questions et à cent autres, ce deuxième
volume apporte des réponses claires et rigoureuses. Sans préoccupation
érudite, cet ouvrage permettra à chacun de réviser des notions demeurées
imprécises et d'acquérir les bases historiques indispensables à
l'intelligence de notre époque. |

Conférence du 1er
octobre 2005
"Où en est la construction européenne
après le référendum ? Quel avenir pour l'Europe ?"
L'histoire de la
construction de l'Europe n'a pas commencé avec la Convention.
L'événement du "Non" projette un nouvel éclairage sur cette
construction. Il faut remonter à l'immédiat après-guerre pour
préconiser de manière sérieuse à la construction de l'Europe. Dès les
années 30, le projet de construction aurait eu un avenir s'il n'y avait
pas eu la grande dépression de 29 ni la Seconde Guerre Mondiale.
Le moment est venu de dépasser les nationalismes pour prévenir le
retour de la guerre. C'était la préoccupation explicite. |
 |
|
L'idée que nous pourrions recourir
à la guerre, au sein de l'Union Européenne, pour régler un différent
est tout bonnement impensable. Donc ces arguments on perdu leur pertinence
puisqu'ils ont été atteints. Et c'est bien la première fois !
François Mitterrand, lors du premier référendum, a utiliser
l'argument de la paix pour faire passer la monnaie unique.
Le véritable point de départ, c'est la déclaration de Jean
Monnet et de Robert Schumann qu'ils ont faite le 9 mai 1950 (cinq années,
jour pour jour, après la capitulation du IIIè Reich). C'est un texte
véritablement novateur et ambitieux : la France prend l'initiative de
proposer de gérer en commun des biens : le charbon et l'acier. Cet accord
mettra au monde la CECA, la Communauté Européenne du Charbon et de
l'Acier. Un quart de siècle plus tôt, en
1918, il s'agissait d'occuper la Ruhr afin de faire rendre gorge à
l'ennemi. Quel parcours a été effectué depuis ! Il fallait interrompre
le cours de l'histoire. |
Cette construction n'aura
pas été un long fleuve tranquille. Il s'agit d'un processus lent, qui ne
cesse d'avancer et d'évoluer. Ainsi, en 1958, malgré le Traité de Rome,
on pensait que l'arrivée de de Gaulle au pouvoir allait freiner ce
processus. Or il a pensé qu'au contraire, il fallait continuer.
La Politique Agricole Commune a été le responsable du dynamisme
du secteur agroalimentaire jusqu'à le faire devenir l'alter ego du
secteur américain.
Si Chirac était réservé (discours de Cochin) dès son élection,
il devient un fervent défenseur de l'Europe comme son prédécesseur
François Mitterrand.
L'Europe s'est faite autant par le droit que par l'économie. La
prééminence du droit européen sur ces droits nationaux est le coté le
plus important de cette constitution.
Le Conseil d'État doit dorénavant que le droit national est
compatible avec le droit européen.
Est-ce la perte de la souveraineté ? Les états ne transfèrent
pas leur souveraineté mais la gèrent collectivement. Il n'y a pas de
super-état. L'Europe a besoin d'États forts pour faire appliquer ses
directives.
Le septennat giscardien a organisé régulièrement des
"sommets" pour ne pas laisser les pleins pouvoirs à la
Commission. Le couple franco-allemand a toujours bien fonctionné même
lorsque les deux partenaires n'étaient pas du même bord politique.
L'empirisme de la construction l'a facilité mais elle a été peut
ordonnée et pas toujours cohérente. La Convention a été chargée de la
codification d'une charte européenne des droits fondamentaux.
Le Traité de Rome ne s'intéressait qu'aux produits. Or il fallait
faire de l'adhésion à ces valeurs un véritable projet commun.
L'harmonisation s'est faite par le haut et non par le bas ; il y avait, il
y a toujours l'obligation des États qui sont en retard de s'aligner sur
ceux qui sont les plus en avance.
La Convention est arrivée à un texte qui devait devenir un texte
constitutionnel.
La construction européenne ne sera pas réellement dans le
prolongement de ce qu'elle a été avant le non au référendum.
Deux points de vue s'opposent :
- Pour les grands-bretons, le commerce assure l'homogénéité
et garanti la paix.
- La constitution d'un sujet de droit international
impliquant à l'Europe une personnalité juridique.
La conception française de la politique l'avait
toujours emporté. Le Non entérine la conception britannique. Cependant
Tony Blair ne semble pas tirer les conséquences du Non français.
Actuellement, plus aucune initiative n'est prise
par la Commission. Rien n'empêche de croire que cette construction ne
reprendra pas. En votant Non, on a bradé notre droit d'aînesse !
Est-ce que les nouveaux membres ne vont-ils pas découvrir
l'importance de l'Union Européenne.
Les dirigeants de la France et de l'Allemagne sont trop
préoccupés par les élections pour émettre la moindre idée favorisant
un redémarrage de l'Europe.
Il est bien difficile de trouver des arguments
pertinents pour la construction en faveur des jeunes qui ont
majoritairement voté Non.
La construction peut repartir par la Défense ou
par la Recherche ; il n'y a pas de plan B. On ne pourra pas garantir un
avenir si la recherche n'a pas une puissance suffisante : quel avenir pour
une Europe qui n'utiliserait que des brevets sous licence américaine ! |
Septembre 2005 |