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Dernière modif. : 10/05/2008

Le C.V.C.I. présente

René Rémond

©2003 Librairie Gaïa
Photo Librairie Gaïa

    René Rémond, professeur des universités, Président de la Fondation Nationale des Sciences Politiques, élu en 1998 à l'Académie française au siège de François Furet, préside depuis 1988 le Conseil supérieur des archives. Il a contribué au renouveau de l'histoire politique et participé à celui de l'histoire religieuse. Il commente régulièrement l'actualité politique dans la presse et les médias.

Conférence du 25 octobre 2003   -  Conférence du 1er octobre 2005  -  Bibliographie 

 


 

 

 

BIBLIOGRAPHIE

 

"Le christianisme en accusation"   Albin Michel

Après des siècles d'histoire, le christianisme fait souvent figure d'accusé. À côté des manifestations de curiosité ou d'intérêt historique, il est de bon ton de faire de lui une sorte de bouc émissaire, tenu pour responsable de certains blocages de la société l'un conspuera la " morale judéo-chrétienne ", l'autre dénoncera les pesanteurs d'une société marquée par des siècles de catholicisme, un troisième flétrira une religion qui exalte la passivité ou la faiblesse... Comment comprendre cette mise en accusation, ce discrédit, à un moment où le christianisme paraît affaibli ? Faut-il les rapporter à des causes plus anciennes ou à un destin inéluctable ? Doit-on y voir aussi les conséquences d'une spiritualité chrétienne souvent obsédée par le péché et la mort ? Enfin, le christianisme est-il à même de laisser des traces, des valeurs clés dans l'histoire ? René Rémond et Marc Leboucher analysent ce rejet et s'interrogent sur l'avenir d'une tradition qui, sans doute, n'a pas dit son dernier mot.

 

"La vie politique en France (1789-1848)"  Pocket Agora

" Le présent ouvrage se propose de décrire l'évolution des conditions et des caractéristiques de la vie politique française depuis la Révolution. L'expression "vie politique" est une approximation : nous y recourons, faute d'une appellation dont la précision soit plus satisfaisante. Plutôt que d'une définition abstraite, le dessein de l'ouvrage se dégagera d'une évocation de l'état d'esprit dont il procède et de l'énumération des composantes principales de cette vie politique. " René Rémond, de l'Académie française. Dans ce volume sont abordées la naissance de la vie politique et les innovations de la Révolution (1787-1815), ainsi que la naissance du gouvernement d'opinion sous la monarchie constitutionnelle (1814-1848).

 

"Histoire de France Tome 6 : Le siècle dernier"   Ed. Fayard 

Un Français né au début du XXe siècle aura connu deux guerres mondiales d'une durée jamais atteinte depuis celles de la Révolution et de l'Empire, ainsi qu'une série de conflits coloniaux. Surtout, il aura vécu un désastre auquel seuls les lointains souvenirs de la guerre de Cent Ans peuvent être comparés : la défaite de 40 et les drames qui ont suivi... Il aura subi au moins deux crises économiques majeures qui ont remis en cause des acquis qu'il croyait définitifs. Il aura vu se succéder quatre systèmes politiques (dont l'un supprima la démocratie), aura assisté à deux, sinon à trois crises de régime, à cinq ou six alternances avec la mise en chantier de vastes programmes de réformes, il aura été le témoin de constantes divisions et de guerres civiles larvées. Faut-il enfin souligner combien son niveau et son mode de vie ont évolué, combien ses repères culturels et affectifs se sont altérés et transformés ? Le XXe siècle est bien celui du changement. 
Du changement accepté d'abord, du changement souhaité ensuite parce que perçu comme nécessité : pour la première fois dans l'Histoire, le désir de modernité l'a emporté en France sur l'attachement aux valeurs permanentes. Il ne suffit pourtant point d'énoncer ces évidences, encore faut-il - et c'est là le privilège de l'historien - savoir distinguer la lame de fond de l'écume et donner un sens à ce que la nation a vécu mais que les Français n'ont pas tous, loin de là, perçu de la même façon.

 

"Histoire des États-Unis"  Que sais-je ?

De la fondation de Jamestown, le plus ancien établissement anglo-saxon du Nouveau Monde, au 11 septembre 2001 en passant par la déclaration d'Indépendance, le massacre des Indiens, la conquête de l'Ouest, l'esclavage et la guerre de Sécession, l'industrialisation, la crise de 1929, le New Deal, la guerre du Viêt-nam, etc., cet ouvrage retrace l'histoire sur cinq cents ans de la naissance et du développement d'une société originale, fille de l'Europe, devenue aujourd'hui la première puissance du monde.

 

"Une mémoire française"  Desclée de Brouwer

Comment se forgent la mémoire et l'identité françaises, à un moment où l'on parle tant de la mondialisation, de la construction européenne, où certains extrêmes se réclament aussi d'une conception étroite de la nation ? Comment les événements du XXe siècle en particulier ont-ils constitué la spécificité de ce que nous appelons " la France " ? Tout en mêlant ses souvenirs personnels à sa compétence d'historien et de pédagogue, familier à la fois des amphithéâtres et des plateaux de télévision, René Rémond, interrogé par Marc Leboucher, part à la recherche de cette mémoire collective. Après une réflexion générale sur les liens entre mémoire et histoire, il évoque la guerre de 1914-1918 et la montée des périls, l'Occupation et son propre engagement dans la Résistance, le concept de totalitarisme, l'après-guerre et les mutations de l'Eglise catholique avant le Concile...
Analysant les crises de société comme des événements fondateurs, en particulier mai 1958 et mai 1968, vécu de près à l'université de Nanterre, il s'interroge sur le destin de la politique au cours des années 1980-1990, marquées par la montée de l'individualisme et la crise du collectif. Il revient enfin sur le débat lancé par Le christianisme en accusation et sur les liens que notre société entretient avec le fait religieux. Traversant les grandes étapes de l'histoire contemporaine, de 1918 à nos jours, René Rémond nous offre à la fois un grand livre de mémoire et une réflexion sur notre histoire

 

"Introduction à l'histoire de notre temps. Tome 3 : Le XXè siècle de 1914 à nos jours"  Points Seuil

Comprendre son temps est impossible à qui ignore tout du passé ; être un contemporain, c'est aussi avoir conscience des héritages, consentis ou contestés. Etudier hier en fonction d'aujourd'hui - et même de demain - tel est précisément le propos de ce livre, qui sort en droite ligne d'un cours professé à l'Institut d'études politiques (année préparatoire). Quelle est l'importance de la guerre de 1914 ? Qu'est-ce que le fascisme ? Quels sont les éléments caractéristiques du monde communiste ? Quelles sont les origines de la guerre froide ? Qu'est devenue l'Europe au XXe siècle ? A ces questions et à cent autres, ce troisième volume apporte des réponses claires et rigoureuses. Sans préoccupation érudite, cet ouvrage permettra à chacun de réviser des notions demeurées imprécises et d'acquérir les bases historiques indispensables à l'intelligence de notre époque.

 

"Du mur de Berlin aux tours de New York. 12 ans pour changer de siècle"  Bayard

" 9 novembre 1989 : le mur de Berlin dressé pour séparer deux peuples et perpétuer la domination d'un système totalitaire, cède sous la pression irrésistible de l'aspiration à la liberté. 11 septembre 2001, une action terroriste sans précédent rappelle qu'il n'y a pas pour notre civilisation de parade assurée contre les desseins criminels d'une poignée de fanatiques. 2001 annule-t-il le message de 1989 ? Devons-nous faire notre deuil des espérances immenses que 1989 avait suscitées de l'avènement d'un ordre démocratique international qui exclurait la violence ? De la réponse à cette question dépend le jugement sur le statut de ces douze années au regard de l'histoire : temps vide, retour en arrière ou étape positive ? "

 

"La République souveraine. La vie politique en France, 1879-1939"   Fayard

" Sous la pression de l'histoire qui continue de se faire, et qui revendique sa place dans l'enseignement, la IIIe République ne cesse de céder du terrain devant les périodes plus récentes et l'irruption des civilisations étrangères. En l'absence d'un enseignement raisonné, le sentiment, le préjugé envahissent le champ de la conscience et peuplent la mémoire. Quelques épisodes surnagent du naufrage et prennent une dimension mythique : l'affaire Dreyfus, à laquelle l'intensité des controverses actuelles sur l'antisémitisme confère une importance disproportionnée, le 6 Février, le Front populaire... Quelques noms demeurent : Léon Gambetta, Jules Ferry, Jean Jaurès, Léon Blum, Georges Clemenceau, Raymond Poincaré... Et pourtant ces soixante ans de République méritent infiniment mieux que l'oubli, l'indifférence, le discrédit ou cette histoire qui retourne à la friche.
 Non seulement son intérêt propre est grand : c'est une leçon de choses qui n'a pas perdu toutes ses vertus. Mais nous en restons tributaires : elle nous lègue tout un héritage dont nous devons faire l'inventaire ; nous tenons d'elle des idées, des pratiques, des habitudes, des traditions sans lesquelles notre vie politique aujourd'hui ne serait pas ce quelle est. On comprendrait mal ce que celle-ci est présentement en ignorant la IIIe République. En inventorier l'héritage, retrouver les traces de ses apports, tel est le propos de ce livre, et telle est l'une de ses raisons d'être. " R.R.

 

"Histoire de la France religieuse. Tome 3 : Du roi Très Chrétien à la laïcité républicaine, XVIIIè - XIXè siècle"  Points Seuil

Entre 1715 et 1880, la France religieuse connaît un renversement de situation. Religion du royaume au début du XVIIIe siècle, le catholicisme, à la fin du siècle suivant, est sur la sellette. Il n'est plus qu'une confession parmi d'autres. Comprendre ce bouleversement est l'objectif que se sont fixés les auteurs de ce volume. Pluralisme religieux avec le renouveau du protestantisme et du judaïsme, laïcisation avancée de la société après la Révolution, religiosité romantique post-chrétienne, religions de remplacement civiles ou savantes, le catholicisme se bat sur tous les fronts, éducation, culture, politique, pour tenter de freiner un mouvement de déchristianisation qui, s'il ne signifie pas la fin des croyances religieuses, indique leur mutation sans précédent.

 

"Une entreprise publique dans la guerre : la SNCF, 1939-1945"  PUF

Si le rôle militaire et économique des transports par fer en Europe pendant la Deuxième Guerre mondiale a été privilégié par l'histoire comme par la mémoire de cette période, l'histoire de la SNCF, entreprise publique créée en 1938 qui a été immédiatement confrontée à la guerre, à l'Occupation, aux combats de la Libération, reste un champ ouvert à la recherche. Après les travaux de Paul Durand et le rapport documentaire La SNCF sous l'Occupation, 1939-1945, remis en 1996 à la SNCF par Christian Bachelier, et dans le cadre tracé par l'historiographie récente des entreprises françaises pendant l'Occupation, l'Association pour l'histoire des chemins de fer en France a consacré en juin 2000 à Une entreprise publique dans la guerre : la SNCF 1939-1945 un colloque dont voici les Actes.
Considérant la SNCF comme un cas dont l'étude justifie les contributions conjointes de l'histoire des entreprises et des administrations, de l'histoire sociale et de celle de la Deuxième Guerre mondiale, il encourage les comparaisons avec les autres entreprises et administrations françaises et avec les réseaux de chemins de fer étrangers.

 

"Religion et Société en Europe. La sécularisation aux XIXè et XXè siècles, 1780-2000"  Points Seuil

Les rapports entre religion et société constituent un chapitre essentiel de l'histoire européenne : peu de questions ont tenu pareille place dans les controverses idéologiques et les affrontements politiques. C'est aussi un domaine où les changements ont été radicaux avec le passage de sociétés sacrales à la sécularisation. Ce livre retrace cette évolution sur deux siècles et à l'échelle de l'Europe. De s'inscrire dans la longue durée et sur tout le continent, cette histoire révèle des convergences insoupçonnées, comme si s'ébauchait un modèle propre à l'Europe des relations entre religion et société.

 

"Regard sur le siècle."  Presses de Sciences Po.

Ce siècle touche à sa fin. C'est le moment de jeter sur lui un regard en arrière et de tenter d'apprécier ce qu'il a apporté à notre humanité. Quelle sera sa figure dans la succession des siècles qui découpent l'histoire ? Que nous a-t-il appris sur l'homme. Au moment de basculer irréversiblement dans un passé définitivement révolu, il laisse l'impression d'un siècle de fer où l'horreur a atteint par moments des proportions inouïes : deux conflits mondiaux qui ont fait des dizaines de millions de morts, l'extermination de populations entières, le génocide du peuple juif, l'univers du Goulag, le discrédit des idéologies qui avaient la prétention de détenir la vérité, de nous expliquer le monde et de nous révéler le sens de l'histoire, la prolifération des régimes totalitaires et la faillite de systèmes qui, pour vouloir faire le bonheur de l'humanité, ont fait le malheur des peuples. Mais ce siècle se réduit-il à cette énumération accablante de crimes et d'atrocités ? Il est aussi le siècle où l'homme a conquis l'espace, découvert les secrets de la matière, exploré le génome, allongé la durée de la vie.
Il s'achève sur le triomphe de la démocratie qui l'a emporté sur les régimes adverses et dont les principes paraissent bénéficier, désormais, d'un consentement presque universel. A l'échelle de la planète, dans les relations entre Etats, le sentiment de la responsabilité de la communauté mondiale tend à l'emporter sur la souveraineté des Etats. La conscience morale, devenue plus exigeante, condamne aujourd'hui ce qu'elle tolérait hier et légitimait avant hier. Peut-être est-ce une raison pour laquelle notre jugement est si sévère sur le siècle qui s'achève.

 

"L'anticléricalisme en France"   Fayard

Bien qu'il ne repose pas sur un véritable corps de doctrine, l'anticléricalisme est bien une idéologie politique et sa permanence dans la vie politique française depuis deux siècles au moins montre sa vitalité. Il vit son âge d'or durant la Révolution française, rebondit sous la Restauration et la Monarchie de juillet en réaction aux excès cléricaux, revient sur le devant de la scène sous la IIIe République et connaît jusqu'à nos jours des poussées dont certaines sont inattendues (dans les années 1990, l'opposition au foulard islamique a partie liée avec lui) et d'autres plus classiques, comme le rejet de l'abrogation de la loi Falloux ou la dénonciation du voyage du pape à Reims en 1996 par le réseau Voltaire. Composante inséparable de l'histoire des idées, au début du XIXe siècle et à la fin du XXe siècle, l'histoire de l'anticléricalisme en France est aussi celle de la culture, de la religion et du pouvoir.

 

"La politique est-elle intelligible ?"  Complexe

Président de la Fondation nationale des Sciences politiques depuis 1981, René Rémond, qui a présidé l'Institut d'histoire du temps présent de 1979 à 1990, n'a cessé d'écrire depuis plus de quarante ans sur l'actualité politique. Ses enseignements, ses livres et ses interventions dans les médias ont toujours procédé d'une conviction : il est possible de déchiffrer les énigmes de la vie politique, et de la rendre intelligible à tous. Pour compliquée qu'elle soit, la politique n'est pas réfractaire à l'intelligibilité. Le déchiffrement des situations, l'explication des comportements, qui passent par la distinction entre des données stables et des éléments changeants qui font la couleur du temps, nécessitent simplement la double intervention de la science politique et de l'histoire.
Vingt-cinq articles parus dans des publications très diverses sont ici réunis, qui illustrent cette conviction. Traitant de sujets fort différents, ils relèvent de deux types. Les uns sont des analyses de situations circonstantielles ou commentent des événements d'actualité ; les autres sont des études plus distanciées de phénomènes durables et qui ouvrent à la réflexion des directions souvent neuves. Plusieurs de ces articles tournent autour de la notion et de la pratique de la démocratie ou s'attachent à élucider le sens de la division gauche/droite.

 

"L'histoire politique du XXè siècle autorise-t-elle un certain optimisme ou bien justifie-t-elle quelque catastrophisme ?"  Pleins Feux

Tenter de faire le bilan du XXe siècle, c'est se demander si l'homme politique est capable de maîtriser le cours des événements et si, au fond, une liberté collective est possible. Quand la réflexion de l'historien, René Rémond, croise le questionnement philosophique sur l'action politique

 

"Une laïcité pour tous"   Textuel

René Rémond plaide pour une nouvelle laïcité. Il découvre dans son histoire des ressources qui pourront relever ce défi : combattre les conceptions asséchées de la laïcité qui construiraient à l'enfermement pour ouvrir l'espace public au dialogue avec les religions. Entraînée sur une voie archaïque, la laïcité s'exposerait au risque de devenir une irréligion et ne répondrait pas à l'évolution de nombreux croyants. Il faut donc définir les frontières sensibles de la foi et de l'Etat. Imaginer ce que l'on peut changer en droit français et en droit européen pour mieux délimiter les champs d'application de la laïcité : lieux de culte, école, formation aux religions... Quelles sont les limites de la réglementation du religieux établie par le juridique et par l'Etat ? Comment définir aujourd'hui le religieux ?
La laïcité demeure-t-elle une culture nationale ? Est-elle toujours une exception française ? Telles sont les questions que pose Jean Lebrun à René Rémond qui, par le texte et l'image, analyse les valeurs, les symboles, les représentations de la laïcité au travers de ses différentes expériences nationales.

 

"Les crises du catholicisme en France dans les années 30"  Points Seuil

Les crises du catholicisme en France dans les années trente. Les catholiques français furent divisés devant les conséquences de la crise économique mondiale, devant le nazisme, le Front populaire, la guerre d'Espagne, la " main tendue " des communistes, etc. C'est l'histoire de ces clivages que propose René Rémond à travers une lecture de leur écho dans la presse. Une première édition de cet ouvrage a paru en 1960 sous le titre Les Catholiques, le Communisme et les Crises chez Armand Colin (collection " Kiosque "). Une réédition, enrichie et mise à jour, a paru en 1979 sous le titre Les Catholiques dans la France des années trente aux Editions Cana (collection " L'Histoire à la Une "). C'est cette dernière édition, relue et augmentée d'une bibliographie, qui est présentée ici.

 

"Introduction à l'histoire de notre temps. Tome 1 : l'Ancien Régime et la Révolution, 1750-1815"  Points Seuil

Comprendre son temps est impossible à qui ignore tout du passé ; être un contemporain c'est aussi avoir conscience des héritages, consentis ou contestés. Etudier hier en fonction d'aujourd'hui - et même de demain - tel est précisément le propos de ce livre, qui sort en droite ligne d'un cours professé à l'Institut d'études politiques (année préparatoire). Qu'est-ce que la société féodale ? Quelle est la définition du despotisme éclairé ? Quelles sont les causes de la Révolution française ? Que doit-on retenir de cette période dramatique qui, de 1789 à Waterloo, a changé la face du monde ? A ces questions et à cent autres, ce premier volume apporte des réponses claires et rigoureuses. Sans préoccupation érudite, cet ouvrage permettra à chacun de réviser des notions demeurées imprécises et d'acquérir les bases historiques indispensables à l'intelligence de notre époque.

 

"Introduction à l'histoire de notre temps. Tome 2 : Le XIXè siècle, 1815-1914"  Points Seuil

Etudier hier en fonction d'aujourd'hui - et même de demain - tel est précisément le propos de ce livre, qui sort en droite ligne d'un cours professé à l'Institut d'études politiques (première année). Qu'est-ce que le libéralisme ? Comment peut-on définir la démocratie ? D'où vient le socialisme ? Qu'est-ce que le nationalisme ? Quel est l'apport du XIXème siècle à la connaissance du monde ? A ces questions et à cent autres, ce deuxième volume apporte des réponses claires et rigoureuses. Sans préoccupation érudite, cet ouvrage permettra à chacun de réviser des notions demeurées imprécises et d'acquérir les bases historiques indispensables à l'intelligence de notre époque.

 

Conférence du 1er octobre 2005

"Où en est la construction européenne après le référendum ? Quel avenir  pour l'Europe ?"
  L'histoire de la construction de l'Europe n'a pas commencé avec la Convention. L'événement du "Non" projette un nouvel éclairage sur cette construction. Il faut remonter à l'immédiat après-guerre pour préconiser de manière sérieuse à la construction de l'Europe. Dès les années 30, le projet de construction aurait eu un avenir s'il n'y avait pas eu la grande dépression de 29 ni la Seconde Guerre Mondiale.
  Le moment est venu de dépasser les nationalismes pour prévenir le retour de la guerre. C'était la préoccupation explicite. 
  L'idée que nous pourrions recourir à la guerre, au sein de l'Union Européenne, pour régler un différent est tout bonnement impensable. Donc ces arguments on perdu leur pertinence puisqu'ils ont été atteints. Et c'est bien la première fois !
  François Mitterrand, lors du premier référendum, a utiliser l'argument de la paix pour faire passer la monnaie unique.
  Le véritable point de départ, c'est la déclaration de Jean Monnet et de Robert Schumann qu'ils ont faite le 9 mai 1950 (cinq années, jour pour jour, après la capitulation du IIIè Reich). C'est un texte véritablement novateur et ambitieux : la France prend l'initiative de proposer de gérer en commun des biens : le charbon et l'acier. Cet accord mettra au monde la CECA, la Communauté Européenne du Charbon et de l'Acier.
  Un quart de siècle plus tôt, en 1918, il s'agissait d'occuper la Ruhr afin de faire rendre gorge à l'ennemi. Quel parcours a été effectué depuis ! Il fallait interrompre le cours de l'histoire.
 Cette construction n'aura pas été un long fleuve tranquille. Il s'agit d'un processus lent, qui ne cesse d'avancer et d'évoluer. Ainsi, en 1958, malgré le Traité de Rome, on pensait que l'arrivée de de Gaulle au pouvoir allait freiner ce processus. Or il a pensé qu'au contraire, il fallait continuer. 
  La Politique Agricole Commune a été le responsable du dynamisme du secteur agroalimentaire jusqu'à le faire devenir l'alter ego du secteur américain.
  Si Chirac était réservé (discours de Cochin) dès son élection, il devient un fervent défenseur de l'Europe comme son prédécesseur François Mitterrand.
  L'Europe s'est faite autant par le droit que par l'économie. La prééminence du droit européen sur ces droits nationaux est le coté le plus important de cette constitution.
  Le Conseil d'État doit dorénavant que le droit national est compatible avec le droit européen.
  Est-ce la perte de la souveraineté ? Les états ne transfèrent pas leur souveraineté mais la gèrent collectivement. Il n'y a pas de super-état. L'Europe a besoin d'États forts pour faire appliquer ses directives.
  Le septennat giscardien a organisé régulièrement des "sommets" pour ne pas laisser les pleins pouvoirs à la Commission. Le couple franco-allemand a toujours bien fonctionné même lorsque les deux partenaires n'étaient pas du même bord politique.
  L'empirisme de la construction l'a facilité mais elle a été peut ordonnée et pas toujours cohérente. La Convention a été chargée de la codification d'une charte européenne des droits fondamentaux.
  Le Traité de Rome ne s'intéressait qu'aux produits. Or il fallait faire de l'adhésion à ces valeurs un véritable projet commun. L'harmonisation s'est faite par le haut et non par le bas ; il y avait, il y a toujours l'obligation des États qui sont en retard de s'aligner sur ceux qui sont les plus en avance.
  La Convention est arrivée à un texte qui devait devenir un texte constitutionnel.
  La construction européenne ne sera pas réellement dans le prolongement de ce qu'elle a été avant le non au référendum.
  Deux points de vue s'opposent :
    - Pour les grands-bretons, le commerce assure l'homogénéité et garanti la paix.
    - La constitution d'un sujet de droit international impliquant à l'Europe une personnalité juridique.

  La conception française de la politique l'avait toujours emporté. Le Non entérine la conception britannique. Cependant Tony Blair ne semble pas tirer les conséquences du Non français.

  Actuellement, plus aucune initiative n'est prise par la Commission. Rien n'empêche de croire que cette construction ne reprendra pas. En votant Non, on a bradé notre droit d'aînesse !
  Est-ce que les nouveaux membres ne vont-ils pas découvrir l'importance de l'Union Européenne.
  Les dirigeants de la France et de l'Allemagne sont trop préoccupés par les élections pour émettre la moindre idée favorisant un redémarrage de l'Europe.

  Il est bien difficile de trouver des arguments pertinents pour la construction en faveur des jeunes qui ont majoritairement voté Non.

  La construction peut repartir par la Défense ou par la Recherche ; il n'y a pas de plan B. On ne pourra pas garantir un avenir si la recherche n'a pas une puissance suffisante : quel avenir pour une Europe qui n'utiliserait que des brevets sous licence américaine !

Septembre 2005