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Copyright 2000-2008
Librairie Gaïa
Tous droits réservés
Dernière modif. : 01/12/2008

Cycle des conférences du C.V.C.I.

Jean-Louis Pautrat

a donné une conférence

(Cliquez ici pour le résumé)

Vendredi 14 novembre 2008

"Le monde des nanotechnologies : progrès et questions"

 

 

"Des puces, des cerveaux et des hommes"   Fayard

Les neurosciences et les technologies de la microélectronique et de l'informatique ont accompli récemment des progrès considérables.
Le dialogue entre cerveau et électronique est en train de devenir réalité. Ainsi, en recueillant l'influx nerveux de quelques neurones, on sait interpréter les ordres cérébraux et fabriquer des interfaces cerveau-machine efficaces. On peut aussi envoyer des signaux électriques au cerveau en y implantant des électrodes : on a montré qu'il était possible par ce moyen de prendre le contrôle d'un animal (un rat en l'occurrence) pour le faire cheminer à sa guise.
Ces avancées ouvrent des possibilités thérapeutiques inattendues. Grâce à elles, on pourrait redonner de l'autonomie à des personnes complètement paralysées, appareiller des personnes ayant perdu des membres, ou encore soigner des patients, notamment atteints de la maladie de Parkinson, qui ne peuvent plus être soulagés par l'arsenal médicamenteux habituel. Mais elles soulèvent également de nombreuses interrogations éthiques.
Car, lorsqu'il s'agit de fabriquer un détecteur de mensonge, d'orienter des études de marketing, de déceler les addictions ou encore de repérer les sujets à "fort potentiel", la frontière est ténue entre la visée médicale et des objectifs de contrôle ou de normalisation des individus. Enfin, que penser des multiples tentatives pour augmenter l'humain, souvent évoquées dans le cadre de recherches militaires futuristes ?.

 

"Demain le nanomonde. Voyage au cœur du minuscule"  Fayard

Faire toujours plus petit pour être plus rapide et moins cher : voilà ce qui, depuis quarante ans, motive la course à la miniaturisation.
Les nanotechnologies en sont l'aboutissement. Nées de la possibilité de construire des transistors dont les dimensions s'approchent du nanomètre (un milliardième de mètre), elles portent en germe une révolution des techniques et, au-delà, une véritable transformation de la société. En effet, les biopuces, microlaboratoires d'analyse et autres microsystèmes électromécaniques qu'elles permettent de réaliser sont appelés à connaître des applications impressionnantes dans les domaines de la santé, de l'environnement ou de la protection civile.
Notre rapport à la nature, à notre corps, à la douleur en sera-t-il bouleversé ? Les relations sociales en seront-elles transformées ? Devenu de par le monde une préoccupation majeure des décideurs, le développement des nanotechnologies est à la fois enthousiasmant et inquiétant. Les dérives possibles - technologie omniprésente, risque d'une soumission du vivant à l'électronique, généralisation de la " cyberfilature " - que nous voyons poindre doivent nous inciter à la vigilance.
En nous invitant à l'exploration du nanomonde en train de se bâtir sous nos yeux, Jean-Louis Pautrat nous rappelle que sa construction ne doit pas être abandonnée aux seuls spécialistes.

 

Conférence

 

"Le monde des nanotechnologies : progrès et questions"

 

Le microprocesseur d’un ordinateur comprend 50 millions de transistors par cm2. Il est en silicium pur. Son miracle est la puissance, la miniaturisation et la capacité à être fabriqué en très grande quantité. C’est le nombre de transistors qui régulièrement explosé. Il a été régulièrement multiplié par quatre tous les trois ans. En 2012, on aura atteint la taille minimum : la dimension atomique.

On cherche le remplaçant au silicium.

La miniaturisation va pénétrer de nombreux domaines tant des éléments immatériels concernant, par exemple, l’information, les mesures, la communication, que des quantités de matières très faibles.

Les nanotubes de carbone sont un excellent conducteur électrique. Ils ont une très bonne résistance mécanique bien qu’étant très léger. On peut en faire des écrans plats de télévision, des peintures anti-graffitis, des tissus anti-tâches.

Les nanoparticules aux fonctionnalités complexes servent de vecteurs médicaux qui permettent, par exemple, de délivrer des médicaments directement dans des endroits du corps, précis et désignés à l’avance. Ils permettent de suivre une thérapie.

Des microsystèmes pour la santé tels que des appareils miniatures tels que des caméras peuvent être introduits directement dans le corps afin de récupérer des données, des photos…

Des électrodes implantés dans le cortex du cerveau permettent de prélever des signaux émis par quelques neurones. Cela permet des interfaces homme/machine.

On va disposer de plus en plus d’outils d’analyse qui permettent d’effectuer directement des analyses médicales chez soi ou chez son médecin.

Les RFID qui sont des étiquettes à radiofréquence qui sont toutes constituées selon le même principe : un circuit intégré, une antenne, un packaging. Elles permettent d’obtenir une très grande précision grâce à un numéro d’immatriculation unique qui autorise un grand suivi.

Par contre il existe un certain nombre de dangers comme le suivi d’un client à son insu, des atteintes aux liberté par l’association d’un produit à une personne en l’absence de tout contrôle.