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Librairie Gaïa
Tous droits réservés
Dernière modif. : 04/03/2012
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Cycle des conférences du C.V.C.I.
Guillaume de Monfreid
Architecte, écrivain, illustrateur et peintre

Photo Librairie Gaïa
a donné une conférence le 20
janvier 2007 à l'U.P.V. (Place de la Liberté - Toulon)
"Sur les pas d'Henry de Monfreid"
Bibliographie
d'Henry de Monfreid Bibliographie
de Guillaume de Monfreid
Conférence du
20 janvier
Livre
disponible sur la vie d'Henry de Monfreid
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Daniel Grandclément : "L'incroyable Henry de
Monfreid" Grasset |
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Sa
vie, Henry de Monfreid l'a contée au fil de ses quelque soixante-treize
romans.
Mais, prudence ou pudeur, la fiction se révèle pâlotte au regard de la
vérité d'une incroyable existence. A l'aide d'une correspondance
monumentale (plus de deux mille lettres), des témoignages des survivants,
en épluchant les fiches des diverses polices qui se sont, un jour ou
l'autre, intéressées à lui, et, bien sûr, en analysant son oeuvre,
Daniel Grandclément nous donne à voir un personnage époustouflant et méconnu,
à mille coudées au-dessus de l'image du pirate qu'il avait lui-même
accréditée. Le lecteur des Secrets de la mer Rouge n'ignore rien des
ruses de Monfreid pour camoufler des cargaisons de haschich.
Il ne savait pas que ce gentleman - trafiquant avait le père Teilhard de
Chardin pour ami, et Daniel Grandclément lui apprendra comment le bon jésuite
entreprit de convaincre Paul Vaillant-Couturier d'aider son protégé à
se rendre au Turkestan où il devait trouver meilleure
"marchandise"... |
Fascinant
aventurier qui, à soixante-dix ans, approvisionne toujours quelques
salons parisiens en substances vénéneuses et dont le nom même est le résultat
d'un petit trafic, monté par une grand-mère intrépide...
Daniel Grandclément nous restitue en vraie grandeur dans sa vie
familiale, dans ses petites turpitudes, dans ses grands desseins et dans
tout son talent cet "écrivain - corsaire" qui, encouragé par
Kessel, a composé une oeuvre digne de la meilleure littérature. |
Bibliographie de Guillaume de Monfreid
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"Henry de Monfreid, aventurier et
photographe" Gallimard |
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"
Ces images sont Monfreid.
A ceux qui les découvrent en ayant lu son œuvre, elles apporteront de
troublantes réminiscences. Aux autres, elles serviront, je l'espère, de
clefs pour entrer dans son univers et en éprouver les délices "
(Jean-Christophe Rufin). Aventurier, écrivain, peintre, Henry de Monfreid
se révèle être aussi photographe. En 1911, quand il quitte l'Europe
pour les rives de la mer Rouge, il emporte avec lui un appareil
photographique, des plaques de verre vierges et tout le matériel pour
faire ses propres développements. |
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Emerveillé par l'Abyssinie et complètement immergé dans la vie indigène,
Henry envoie à sa famille de nombreuses lettres et photos. Celles-ci
forment aujourd'hui une importante collection de près de 500 clichés de
vues stéréoscopiques (en relief). .
Ses caravanes de cuirs et café dans les hauts plateaux éthiopiens, son
commerce de perles, d'armes et de haschisch en mer Rouge, la vie à bord
de ses boutres, ses femmes africaines et sa famille européenne...
surgissent de ces images et nous font vivre le début d'une aventure qui
se traduira vingt ans plus tard par les plus beaux récits et romans : Les
Secrets de la mer Ronge, La Croisière du hachich, La Poursuite du "
Kaïpan "... Les photographies de cet ouvrage, la plupart inédites,
ont été imprimées à partir des plaques de verre originales, elles en
gardent les traces du temps |
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En collaboration avec Alice de Monfreid (Photographe) :
"Normandie extrême. Voyage à la pointe de la Hague"
Isoète |
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Son grand-père, Henry, pensait, rêvait Mer Rouge.
Son exotisme à lui, Guillaume de Monfreid, c'est la Hague et
ses " indigènes ". Car autant qu'aux rivages légendaires,
l'auteur s'attache, comme l'ethnographe, à relever l'originalité des
hommes, hommes de terre et de mer, chaussés ici de bottes vertes - non
pas bleues, comme chez les Bretons ou même les Parisiens en week-end -
gens au langage elliptique bien souvent teinté d'un humour ravageur à
peine discernable, et campés sur leur quant à soi.
Et qui sait ?, le Normand extrême - il appelle ainsi le
Haguard - aurait peut-être une parenté avec l'indigène de la Corne de
l'Afrique ? Celui que fréquenta le grand-père.
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S'il vit sur une frontière maritime où les eaux sont parfois azurées
comme celles des tropiques, où les palmiers détonnent dans des paysages
de montagne, où des micro-déserts sableux et lunaires parsèment le
littoral, ce Normand extrême garde la dignité de l'Homme bleu, comme lui
scruteur d'un autre océan, d'autres rivages, sauveur de vies surprises
par les éléments déchaînés, dans un désintéressement total.
Le voyage à la pointe de la Hague et au bout du Cotentin est
une ode au pays bien sûr, mais surtout à ses " indigènes "
encore si peu imprégnés d'un modernisme matériel et culturel de mauvais
aloi. Mais attention ! Ne passe pas ici l'ombre d'un sentiment passéiste.
Hormis quelques scènes de naufrages apocalyptiques, l'écriture et le
dessin sont vifs et enjoués, ouverts, loin de toute dépression
nostalgique pour répondre à cette lancinante question : que signifie
donc être Normand ? |
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En collaboration avec A.L. Lafay : "Peintres dans
la ville. Tirana Gallerie" Michalon |
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C'est
un pays de guingois.
Là-bas, l'air est pollué, l'ambiance chaotique mais les gens gais,
habiles, inventifs. Sortie KO des années communistes, Tirana, capitale du
pays des Aigles, est grise, lépreuse. C'est une rencontre hasardeuse.
Architecte-urbaniste, Guillaume de Monfreid part restaurer des églises
dans un petit coin d'Albanie, avec en tête les émissions de Radio-Tirana,
écoutées des années plus tôt, et ces intonations qu'il a gardées dans
les oreilles.
C'est son cinquième ou sixième voyage là-bas. Mais, cette fois-ci quand
il débarque à Tirana, il est saisi : ces couleurs, ce culot. Et il tombe
sur Anne-Laure Lafay, elle est photographe. Ils s'associent, poivre et sel
et petite brune. |
Et
vient le désir de happer la ville, galerie grandeur nature, natures
vivantes, lancées par le nouveau maire de la ville, peintre de métier.
Edi Rama, avant d'entamer les chantiers de fond, se met en quête de
rhabiller la ville, l'habit faisant le moine.
Il a l'idée utopique et courageuse de balayer le passé d'un grand coup
de peinture sur le décor. Une table rase esthétique pour sortir de la
neurasthénie. Et la ville, toile immense, devint la proie du peintre.
Bleu de Prusse, vert amande, magenta, orangé : assemblage bruyant et
touffu de chromatismes pétaradants. La lumière revint. C'est cette
fresque que raconte le livre de Guillaume de Monfreid et Anne-Laure Lafay
: celle d'une métropole émouvante en polychromie. |
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"Trésors de la Hague. Coffret de 2
volumes" Isoète |
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Glaneur d'images des terres et
des grèves, Guillaume de Monfreid, architecte de métier, arpenteur par
plaisir, croque sur ses carnets de voyage la moindre découverte.
Et quelle moisson dans ce pays, la pointe de la Hague Finistère normand où
se côtoient la rigueur des vents, des marées et l'harmonie colorée des
rivages marins alliés à des parcelles d'Irlande. Plus de cinq cent
cinquante dessins et relevés pour un lieu qu'il connaît fort bien.
Humble habitation, ferme, manoir, phare, moulin, fort, château, port,
arbres dans le vent ou buisson de tamaris, rien n'échappe à son cil sélectif,
à sa main assurée et précise.
Véritable encyclopédie du bâti haguard, voilà un livre en deux présentations.
L'une, en album à lire chez soi, l'autre, en livret à compulser sur le
terrain. Ouvrage de "miniatures" détaillant les communes d'une
contrée peu ordinaire, il est à la gloire d'une sorte de pays d'Astérix
logé derrière un rempart antique, le Hague-Dick. |
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CONFÉRENCE
DU 20 JANVIER 2007
"Sur les pas d'Henry de Monfreid"
La conférence de Guillaume de Monfreid n'en
n'est pas une, ou plutôt c'est le récit un peu étrange d'un petit fils qui va
partager quelques moments intenses avec son grand-père, puis va retrouver sa
trace au cours de ses pérégrinations professionnelles en mettant ses pieds
dans les pas de l'aventurier pour y revoir les paysages, les odeurs, les
sensations de son aïeul. Récit presque parallèle où présent et passé
s'entremêle au point de ne plus savoir que le temps a passé. A chaque moment,
à chaque rencontre que Guillaume fait, c'est Henry qui surgit. Connu de tous,
il apparaît tantôt haï tantôt adulé. Personnage qui ne laisse personne
indifférent. Ce sont donc de nombreuses anecdotes et pensées que Guillaume
racontera devant une assemblée fascinée par ses récits.
Henry transmet à son petit fils les clés de son
aventure, parfois amusante, parfois triste sans jamais être désespérée,
rebondissant de succès en désenchantement.
Guillaume raconte les anecdotes, tel cette courte croisière avec fils et amis
entre la Réunion et l'île Maurice, une croisière de quelques miles nautiques,
sans dangers ni difficultés particulières, où endormi pendant la traversée,
Henry le navigateur va se perdre. Sans moyen de navigation moderne, son sens
marin aidant, il va rejoindre... Madagascar, car bien que n'ayant pas de carte
marine, il sait qu'en faisant route plein Est, il ne peut la rater. Cette petite
escapade qui devait durer 24 heures finira par devenir une semaine, inquiétant
toute la famille qui l'attendait et mettant en branle des recherches intensives.
Pendant dix ans Henry de Monfreid va faire de la
contrebande de hachich. S'approvisionnant en Grèce dans le Péloponnèse, il va
tenter de faire parvenir la marchandise illicite en Égypte. Très surveillée,
la côte nord de l'Égypte est pour Henry infranchissable. il va la faire passer
par le sud en franchissant le canal de Suez. La venue d'un bateau considéré
comme un navire de plaisance, chose peu courante à l'époque, va l'obliger à
trouver une "couverture" pour justifier ses déplacements. Dans un
premier temps, son voyage de noces remplira parfaitement cet office. Puis il
trouvera ensuite d'autres solutions. Ayant découvert qu'un autre aventurier se
livrait à la traite des esclaves, plus risquée encore que le trafic de drogue,
Henry le fit chanter : il lui demanda de fournir aux autorités britanniques sa
présence exacte et réelle... avec 24 heures de retard. Si tant et si bien
qu'il avait toujours une journée d'avance sur ses poursuivants.
Le grand-père partage de nombreuses passions
avec son petit-fils : la moto n'en est pas moins étonnante, comme sa technique
de l'aquarelle qu'Henry transmettra à Guillaume qui en fera un usage heureux.
Outre ses aventures contrebandières, Henry de
Monfreid touchera à beaucoup de domaines plus ou moins surprenant : de
l'architecture navale, de l'industrie à la fabrication artisanale de camembert
en plein Afrique - pour améliorer son ordinaire à un moment où il est
prisonnier des anglais pendant la guerre de 40 alors qu'il ne se sent pas
directement concerner par le conflit.
Bref une vie d'aventures racontée par un petit
fils fasciné par son aventurier de grand-père.

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