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Librairie Gaïa
Tous droits réservés
Dernière modif. : 04/03/2012
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Cycle des conférences du C.V.C.I.

Jean-Hervé Lorenzi
Président du Cercle des économistes, docteur en sciences économiques,
agrégé des facultés de droit et de sciences économiques, ancien-conseiller
économique du Premier ministre et professeur à l'université de Paris-Dauphine.
a donné une conférence
samedi 12 novembre 2011
"La crise
économique : suite ..."
Notes sur la conférence
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Sous la direction de J.H. Lorenzi : "Fiscalité et
croissance" PUF |
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La fiscalité, longtemps cantonnée aux discussions
d'experts, est devenue un sujet de débat démocratique qui s'articule
autour de deux grandes questions : est-elle juste et est-elle
suffisante pour combler les déficits abyssaux que les Etats des pays
dits riches ont accumulés en quelques années ? Mais il ne faut pas
oublier que l'objectif premier d'une fiscalité c'est d'abord d'être
"rentable", de donner les moyens à l'Etat de mener sa
politique.
Une grande partie de la croissance des Trente Glorieuses a été fondée
sur une politique industrielle ambitieuse. Il est désormais temps d'y
ajouter une politique fiscale tout aussi ambitieuse pour favoriser la
création de richesse plutôt que de simplement la taxer. Quelle
fiscalité pour encourager la croissance ? Cette question est la clé
de voûte des finances publiques françaises et d'un grand nombre d'Etats
européens.
Il n'existe pas de réponse univoque mais une pluralité de chemins à
explorer. Ce cahier n'a d'autre ambition que d'en dégager
quelques-uns.
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J.H. Lorenzi : "Le fabuleux destin d'une puissance
intermédiaire" Grasset |
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Pendant quinze ans, nous avons vécu le déclinisme.
Puis la crise est passée par là. Et si aujourd'hui, les mots
"dynamisme économique, confiance, imagination, rebond"
caractérisaient la France ?C'est la conviction de Jean-Hervé
Lorenzi, Président du Cercle des économistes, qui, preuve à
l'appui, nous montre que tous les espoirs sont permis, si...
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J.H. Lorenzi : "A la recherche d'une nouvelle
croissance" PUF |
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J.H. Lorenzi en collaboration : "Les nouveaux
équilibres agroalimentaires mondiaux" PUF |
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Depuis bientôt trois ans, les problèmes alimentaires
mondiaux amènent à remettre en question les processus actuels de
production et de distribution à l'échelle mondiale.
Volatilité, politiques économiques, financiarisation, innovations
technologiques, changements d'habitudes de consommation, guerre des
changes, sécurité alimentaire, tout ce qui pose problème à l'économie
mondiale pousse à remettre l'agriculture et l'alimentation au coeur
des préoccupations. Des millions d'hectares de terres arables passent
dans des mains nouvelles, des émeutes de la faim éclatent à de
nombreux endroits dans le monde, des affrontements idéologiques
opposent toujours les tenants d'une globalisation définitive des
marchés agroalimentaires à ceux qui considèrent que la
mondialisation est synonyme de disparition des cultures vivrières.
Ce cahier fournit un ensemble d'informations et de réflexions pour éclairer
ces différentes problématiques : marchés agricoles et
agroalimentaires, instabilité agricole et réponses à y apporter, rôle
de la finance et du progrès technique, place de l'agriculture dans le
développement, rôle et évolution des politiques agricoles,
notamment la Politique agricole commune. Ces éléments permettront à
chacun de s'approprier un thème incontournable.
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J.H. Lorenzi et P. Dockès : "Le choc des
populations : guerre ou paix" Fayard |
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" 1950 : 9,5 millions de retraités ; 66
ans d'espérance de vie en France.
2010:16 millions et 81 ans. 2030: 21 millions de retraités. " La
publicité est parfois le meilleur révélateur de la réalité des problèmes
que soulève la démographie, de leurs causes et de l'urgence qu'il y a à
les traiter. Sauf que la France n'est qu'une minuscule partie du problème
et que les défis d'aujourd'hui ont à la fois changé d'ampleur et se
sont compliqués. Il n'y aura pas de véritable explosion ni de famine
mondiale due à la surpopulation, ni de migrations de type invasif.
Mais l'inégalité dans le temps, la répartition et l'espace atteint des
niveaux presque insupportables. Avec le souci d'objectivité et de clarté
qui a fait le succès de leurs précédents ouvrages, notamment La Guerre
des capitalismes et Un monde de ressources rares, le Cercle des économistes
dresse l'état des lieux et des scénarios. Sous la direction de Pierre
Dockès et Jean-Hervé Lorenzi, il dessine le paysage paradoxal du monde
à venir, écartelé entre la nécessité d'une meilleure répartition des
ressources énergétiques et de l'épargne, l'inépuisable besoin en
ressources humaines et les risques présentés par les transhumances
sud/sud ou sud/nord. |
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J.H. Lorenzi en collaboration avec Alain Villemeur :
"L'innovation au coeur de la nouvelle croissance"
Economica |
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Une crise, d'abord et avant tout financière,
ayant engendré une récession mondiale, telle serait la crise
d'aujourd'hui. Jean-Hervé Lorenzi et Alain Villemeur posent un diagnostic
différent, celui d'une crise aux racines profondes, qui est aussi celle
d'une inadéquation majeure de l'innovation. Tandis que la mondialisation
incitait à la mise en oeuvre d'innovations financières incontrôlées,
l'innovation en faveur des technologies propres, et notamment économes en
matières premières, en était la grande sacrifiée. Face à la crise et
aux périls écologiques, l'innovation technologique doit retrouver sa
suprématie, comme ce fut le cas lors des précédentes révolutions
industrielles, afin d'être une source majeure de la croissance à venir.
Ce livre s'engage dans un travail intellectuel sur la vision d'une
nouvelle croissance concrétisant la vraie sortie de crise ainsi que sur
les conditions du succès. La relance par la seule demande est vouée à
l'échec si elle n'est pas conjuguée avec la relance par l'innovation. |
| La transition réussie
vers une nouvelle croissance doit grandement reposer sur un Système
d'Innovation bien orienté et sur la diffusion de nouveaux produits, dans
le cadre d'une nouvelle convention de croissance porteuse de gains de
productivité. Face à cette nouvelle croissance, la France dispose, par
son histoire et sa tradition scientifique et technologique, de nombreux
atouts. Ces derniers invitent prioritairement à réformer les
institutions de son Système d'Innovation, à mettre les pôles de compétitivité
au centre de la nouvelle croissance et à mener une politique ambitieuse
d'investissements d'avenir. |
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J.H. Lorenzi en collaboration avec Pierre Dockès : "Fin de
monde ou sortie de crise ?" Perrin |
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La vérité ne rêve jamais, dit la sagesse
orientale.
C'est pourquoi nous avons tant de mal à la regarder en face et encore
plus à l'admettre. Voilà bientôt deux ans que la réalité d'une crise
économique sans précédent contrarie les rêves d'une croissance
mondiale harmonieuse. Il était urgent de prendre la mesure de ce qui se
joue. Fidèle à sa mission pédagogique et prospective, le Cercle des économistes
procède à une analyse rigoureuse des deux lectures que nous pouvons
faire de la crise : sommes-nous dans un cycle classique qui ne fait que
passer, ou bien sommes-nous en train de vivre une crise profonde de
civilisation qui donnera naissance à un nouvel ordre économique ? La
question est essentielle.
Des réponses qui lui seront données dépend le sort de millions d'êtres
humains qui prennent aujourd'hui de plein fouet les conséquences des dérèglements
financiers et bancaires. Les membres du Cercle des économistes ont voulu
dresser, à l'intention du public et des politiques qui nous gouvernent,
un tableau cohérent des deux analyses possibles pour contribuer à la
pertinence et à l'efficacité des mesures à prendre. |
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J.H. Lorenzi en collaboration : "Private equity et capitalisme
français" Documentation Française |
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Le " private equity "
ou capital d'investissement se définit comme l'ensemble des
participations détenues par des investisseurs et gérées par des fonds
spécialisés dans les sociétés non cotées.
Il regroupe le capital-risque et le capital-développement (venture
capital) pour financer des entreprises en devenir et le
capital-transmission (buyout) qui permet d'acquérir des entreprises mûres.
Les auteurs estiment que ce type de financement est particulièrement
adapté à l'économie française : des milliers d'entreprises moyennes
n'ont pas aujourd'hui, et n'auront encore moins demain, d'autres sources
de financement que celles du capital-investissement.
Ce rapport est à la fois : un diagnostic, non le capital-investissement
n'a pas de résultats financiers exceptionnels ; une analyse, oui, le
capital-investissement a une efficacité très forte dans la relation
actionnaire-management ; une force de propositions pour accélérer le développement
de cette classe d'actifs en France. Ce rapport du Conseil d'analyse économique
offre ainsi une analyse unifiée et cohérente d'une industrie complexe. |
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J.H. Lorenzi : "La guerre des capitalismes aura
lieu" Perrin |
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L'intrusion des fonds souverains
dans le capital des grandes banques est un signe qui ne trompe pas :
Russes, Chinois, Saoudiens sont lancés à l'assaut des places fortes américaines,
anglaises et bientôt européennes tout entières.
Au lieu du capitalisme mondial pacifié que l'on nous promettait après la
chute du mur de Berlin et de l'URSS, la guerre des capitalismes est notre
horizon de court terme. Dans l'esprit et la manière qui ont fait le succès
de leurs précédentes publications, notamment Un monde de ressources
rares, Le Cercle des économistes a entrepris de décortiquer les menaces,
les formes et les enjeux de ce conflit.
Pas par goût du catastrophisme, mais parce que la concurrence des modèles,
leur confrontation sont autant une chance qu'un risque majeur pour la planète. |
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J.H. Lorenzi en collaboration : "Économie politique de
la LOLF" Documentation Française |
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La " loi organique sur les
lois de finances " (LOLF), votée en 2001 a acquis le statut de texte
refondateur du budget de l'État.
Pour autant cette loi reste en souffrance d'une réelle analyse économique.
Le rapport " Économie politique de la LOLF " ambitionne de
progresser dans la réponse à ces questions. Les auteurs procèdent à un
examen systématique d'un texte qui vise à " à substituer un
fonctionnement managérial à un fonctionnement juridique ".
S'agissant de l'amélioration de la gestion, la LOLF prévoit une budgétisation
au premier euro et des dépenses regroupées par missions ou programmes
recouvrant l'ensemble des politiques de l'État, placées sous l'autorité
politique d'un ministre et l'autorité managériale d'un responsable de
programme.
La fongibilité des enveloppes à l'intérieur d'un même programme permet
aux responsables une liberté de gestion dans la mise en œuvre des
politiques dont ils ont la charge afin d'atteindre les objectifs qui sont
annoncés et mesurés par des indicateurs chiffrés. La LOLF constitue une
avancée majeure : elle relève d'un mécanisme de révélation des préférences
étatiques puisque, votés au premier euro, les crédits donnent une
information directe du poids qui est attribué par le Parlement à la
politique considérée. |
| Les implications de
la LOLF pour la gestion publique sont importantes : pratique de la
performance, pression à la réorganisation administrative et
transformation de la responsabilité des managers publics. Enfin, une série
de dix-neuf propositions sont faites qui visent à améliorer le
fonctionnement du dispositif. |
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Collectif avec la participation de J.H. Lorenzi :
" L'épargne mondiale : frein ou moteur de la croissance"
Éd. Descartes |
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Taux
d'intérêt à long terme très bas, abondance de liquidités, bulles
immobilières... Le tableau est sans équivoque : l'économie mondiale
qui, hier encore, redoutait de manquer d'épargne, présente aujourd'hui
tous les symptômes d'une situation où celle-ci est en excès. Toutefois,
les systèmes financiers comme les politiques publiques sont loin d'être
également capables d'en favoriser la mobilisation. Du coup, l'épargne
circule d'un bout à l'autre de la planète pour n'être utilisée que là
où l'on peut et veut l'emprunter. Pourrait-on mieux tirer parti de cet
effort d'épargne et faire de celle-ci un moteur de la croissance et de
l'innovation, plutôt qu'un frein au progrès de l'activité, comme c'est
actuellement le cas en Europe ? Cette question constitue le dossier
central de cet ouvrage qui présente également la synthèse des thèmes
qui ont fait l'actualité de cette année, synthèse tirée des chroniques
quotidiennes du Cercle des économistes sur Radio Classique. |
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Collectif : "Désindustrialisation,
délocalisations" Doc. Française |
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Les
auteurs s'attachent à montrer que la désindustrialisation, entendue
comme une diminution de la part de l'emploi industriel, est un phénomène
assez naturel, dans lequel les délocalisations n'auraient qu'une
responsabilité réduite elle s'expliquerait par des gains de productivité
industriels qui restent importants (et sans doute stimulés par
l'apparition de nouveaux compétiteurs au Sud) alors que l'élasticité-revenu
de la demande de biens industriels est inférieure à 1. Au-delà de ces
considérations, les stratégies d'entreprises fournissent aussi des
explications à la localisation des unités de production. Plus qu'à une
délocalisation systématique on assiste surtout à des réorganisations
globales des entreprises : les activités se localisant non plus sur une
base sectorielle mais en exploitant au mieux les avantages (coûts,
fiscalité, proximité des marchés, etc.) constatés. La réorganisation
des processus productifs a donc tendance à spécialiser " le Nord
" dans les segments de la chaîne de valeur les plus intensifs en
main-d'œuvre qualifiée, les phases plus intensives en main-d'œuvre non
qualifiée étant plutôt localisées " au Sud ". |
| D'après
les études référencées dans le rapport, l'ensemble de ces effets paraît
avoir un effet global sur l'emploi limité en termes macroéconomiques
(qui peuvent néanmoins prendre beaucoup d'importance localement) mais, en
revanche, l'impact en est clairement négatif pour les travailleurs non
qualifiés. Quels sont donc les véritables enjeux de la désindustrialisation
? Il s'agit de savoir si le système productif a modifié sa spécialisation
productive et sectorielle vers les segments les plus dynamiques de la
demande, si la " montée en gamme ", reflet des efforts de R
& D, est effective et permet de résister à la concurrence par les
prix qu'imposent les pays du Sud. C'est donc bien le déclin dans les
positions exportatrices françaises sur les segments géographiques ou
sectoriels de la demande qui apparaît le plus préoccupant. Une
constatation avérée dans le cas français qui conduit les auteurs à émettre
quelques propositions de politiques économiques. |
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Collectif : "Les normes comtables et le monde post-Enron"
Doc. Française |
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Que
révèlent les scandales financiers récents (Enron, Worldcom...) ? Les
failles des normes comptables, l'imbrication trop forte de certains métiers
(par exemple, l'audit et le conseil), l'insuffisance de la corporate
governance et plus généralement des modes de régulation ? Comment
retrouver la confiance dans un monde post-Enron ? Telles sont les
questions que les deux rapports, celui de Jacques Mistral et celui de
Christian de Boissieu et de Jean-Hervé Lorenzi, abordent. Après avoir
mis en lumière les principales lacunes des normes comptables - l'évaluation
des revenus et des charges, la réévaluation du bilan, les engagements
hors bilan et le mode de divulgation des informations matérielles -, le
rapport de Jacques Mistral présente les deux approches de réformes des
normes comptables en cours - l'IAS/IFRS à l'échelle internationale et l'US
GAAP aux États-Unis - ; la première se fonde sur des principes, la
seconde sur des règles. |
| Le
rapport s'interroge sur leurs possibilités de convergence et discute la
pertinence du projet d'évaluation des actifs à la full fair value du
normalisateur international. Il explore enfin les nouveaux horizons de la
communication financière, l'information extra-comptable et l'utilisation
d'Internet. Le rapport de Christian de Boissieu et de Jean-Hervé Lorenzi
donne une description détaillée de la filière du chiffre : ses métiers,
ses structures de marché... Il constate qu'un certain nombre de sujets
post-Enron sont intimement liés - les normes comptables, la transparence
de l'information, l'amélioration du gouvernement d'entreprise, ou encore
l'atténuation des conflits d'intérêt par séparation de métiers trop
imbriqués (l'audit et le conseil, l'analyse financière et l'activité de
banque d'investissement...) - et dépassent largement l'organisation de
l'industrie du chiffre. Le rapport s'interroge ensuite sur les équilibres
essentiels à trouver ou à respecter entre la réglementation, les codes
de bonne conduite, l'autorégulation, ou encore le renforcement de l'éthique
des affaires et les futures étapes de l'intégration financière européenne
et fait à ce titre différentes recommandations. Les deux rapports sont
commentés par Élie Cohen et Dominique Plihon. Ils sont accompagnés de
deux compléments. Le premier s'interroge sur la gouvernance du
normalisateur international l'IASB, organisme professionnel privé indépendant
des États et des entreprises, auquel l'Union européenne a confié la
charge technique d'établir des normes comptables harmonisées. Il estime
que le principal moyen pour l'Europe de retrouver une certaine souveraineté
dans le domaine des normes comptables serait de se doter d'une autorité
forte de régulation des marchés des capitaux. Le second complément
s'intéresse à la diversité des langages comptables européens. |
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J.H. Lorenzi & J.J. Payan :
"L'université maltraitée" Plon |
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Jamais
la faillite de notre système d'enseignement supérieur n'est apparue
aussi forte qu'aujourd'hui, qu'il s'agisse des universités, des grandes
écoles ou de la recherche. A l'heure où la compétition entre les pays
s'aiguise chaque jour davantage, notre enseignement supérieur reste passéiste
; sclérosé, laissant délibérément des générations de lycéens
s'engager dans des formations sans issue professionnelle. Pourtant,
l'université française est peut-être à la veille d'une profonde réforme.
Une réforme qui, si elle aboutit, s'imposera comme une incontestable révolution
du savoir : en effet, l'Europe, en unifiant les diplômes universitaires
à l'échelle du vieux continent, donne aujourd'hui la possibilité à nos
établissements d'acquérir une véritable reconnaissance
internationale. |
| Parce
qu'il propose de bâtir une nouvelle université, ce livre écrit par deux
acteurs du monde universitaire, est une contribution à ce mouvement de réforme
: préconisant de faire entrer notre enseignement supérieur dans l'ère
de l'entreprise, il veut faire de celui-ci le principal moteur de la
recherche française ; revendiquant la mise en compétition des universités,
avec le droit de recruter leurs étudiants et leur personnel, il demande
que celles-ci deviennent des établissements indépendants, jugés à
l'aune de leurs résultats. Exigeants, visionnaires, en proposant aux
universités de devenir enfin responsables de l'avenir de toute une
jeunesse, les auteurs ouvrent la voie d'une renaissance indispensable si
l'on souhaite que la France reste un pays dynamique et, avant tout, une
société de la connaissance... |
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Collectif : "Politiques industrielles de
l'Europe" Doc. Française |
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Quelle
est aujourd'hui la situation de l'Union européenne, par comparaison
notamment avec les États-Unis, en matière de politique industrielle et
d'innovation, tout particulièrement dans les technologies en plein développement
de l'information, de la communication et de la biologie ? Quelles sont les
politiques menées en la matière et les instruments utilisés, au niveau
communautaire et à celui des États-membres ? Quel diagnostic et préconisations
peut-on tirer de ce constat ? Le rapport d'Élie Cohen et Jean-Hervé
Lorenzi fait le point sur les aspects conceptuels, historiques, théoriques
et normatifs des politiques industrielles en Europe. Il met en évidence
un décrochage de l'Europe par rapport aux États-Unis, en termes de spécialisation
industrielle, de recherche-développement, d'innovation et de brevets, de
renouvellement du tissu industriel. |
| Distinguant
trois scénarios de convergence canalisée, de politiques horizontales de
compétitivité ou d'action volontariste, les auteurs montrent les limites
des deux premiers et les enjeux du troisième. Ce rapport est discuté par
Michel Didier et François Morin. Il s'appuie sur quinze compléments qui
passent au crible les différents éléments contribuant à l'innovation
et au développement technologique : relations entre politiques
concurrentielle, commerciale et technologique ; dispositif et financement
d'appui à la recherche développement ; propriété intellectuelle et
brevets ; investissements internationaux et stratégie de localisation des
grandes firmes ; situation dans les technologies de l'information et dans
les biotechnologies ; politique industrielle en France ; apports de la géographie
économique. |
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Collectif : "Retraites et épargne"
Documentation Française |
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L'allongement de l'espérance de
vie et la baisse de la natalité intervenue depuis le milieu des années
soixante se traduiront à partir de 2005 par une diminution continue du
rapport des cotisants aux retraités. Alors qu'aujourd'hui ce rapport est
un peu supérieur à 2, il s'établira entre 1,2 et 1,3 en 2040. Quelles
sont les conséquences du déséquilibre démographique sur le système de
retraite ? Comment adapter les régimes de retraites à ces évolutions ?
Faut-il augmenter l'épargne, allonger à terme la durée de la vie active
... ? Quels sont les rendements et les risques respectifs des régimes de
répartition et de capitalisation ? Telles sont quelques-unes des
questions évoquées dans les rapports sur le thème " Retraites et
épargne ". Le rapport d'Olivier Davanne met en avant les avantages
de la "répartition provisionnée ", c'est-à-dire de la
constitution de réserves au sein des régimes de répartition. |
| Elle
permettrait de combiner les rendements plus élevés des marchés
financiers avec la mutualisation des risques et des propriétés
redistributives des régimes de répartition. Le rapport de Jean-Hervé
Lorenzi analyse la diversité des dispositifs, d'épargne-retraite organisés
dans le cadre professionnel et insiste sur l'introduction d'un troisième
étage des régimes de retraite recourant à la capitalisation. Le rapport
de François Morin étudie l'incidence de la part croissante des fonds de
pension anglo-saxons dans le capital des entreprises françaises et la réponse
que pourrait constituer la création de fonds d'épargne salariale français.
Ces trois rapports sont discutés par Béatrice Majnoni d'Intignano et
Jean-Michel Charpin et complétés par des contributions de Didier
Blanchet sur le débat répartition-capitalisation, et de Peter Diamond
sur la réforme du régime public des retraites aux États-Unis. |
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J.H. Lorenzi : "Le choc du progrès
technique" Économica |
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La
peur du progrès technique n'a pas d'âge. Depuis toujours, il incarne le
bouleversement des marchés, l'instabilité, le chômage. Ce livre,
optimiste et rigoureux, a une double ambition : décrire aussi précisément
que possible tout ce qui, de sa naissance jusqu'à sa diffusion la plus
large, favorise l'épanouissement du progrès technique. Mais il s'agit également
d'appréhender tous ses effets, notamment sur l'emploi, afin de préconiser
une approche macroéconomique qui permette d'éloigner les impacts
ravageurs du chômage technologique. Après avoir reconstruit
historiquement ce que furent les systèmes techno-industriels qui se sont
succédé depuis deux siècles, sont exposées la plupart des représentations
tant macroéconomiques que microéconomiques du progrès technique et de
ses conséquences. |
| C'est
alors qu'est construite puis présentée une modélisation intégrant
l'impact du progrès technique sur les processus de production ainsi que
sur les transformations du travail et de la consommation. L'objectif est
de définir les principes d'une politique économique ramenant le système
à un équilibre de plein emploi. Des résultats clairs et opérationnels
concluent cet ouvrage. |
Conférence
du 12 novembre 2011 La crise
économique : suite...
L'année dernière, Jean-Hervé
Lorenzi avait proposé une conférence au CVCI dont le titre était : "La
crise économique : suite et fin ?". Il est plus sage de spécifier plutôt
"suite". Le conférencier se
veut indubitablement optimiste, car c'est dans l'optimisme que l'on pourra
trouver des solutions. Personne
n'a jamais connu une situation aussi complexe telle que le monde n'en a jamais
connue. En juillet 2011, trois chocs
sont venus perturber le monde. La crise est que nous vivons dans un paradigme
différent que celui que nous connaissions auparavant. Il
faut préciser que nous ne sommes pas (encore) en récession, qui est une
croissance négative (!), telle que nous l'avons connue en 2008 lors de la crise
des subprimes. Les Etats-Unis avaient
atteint le plafond de leur endettement public. Obama souhaitait un relèvement
de ce plafond alors que le Congrès préférait une réduction de la dette des
2/3 avec une augmentation des impôts d'1/3. Devant l'impossibilité d'obtenir
un accord, la note donnée par les agences de notation a été dégradée. Ce
qui théoriquement signifiait que le pays le plus riche du monde n'était pas
capable de rembourser sa dette. Symboliquement, c'est un évènement mondial. Le
rapport de force du pouvoir politique vis à vis des marchés financiers
et leurs agences de notation s'est notoirement détérioré. Dans
le climat d'incertitude qui est le nôtre actuellement, les prévisions
macro-économiques mondiales de croissance sont très inférieures à celles qui
étaient attendues. Ce taux de croissance moyen prévu est passé de 4 % à 2 %. Les
économistes se sont une nouvelle fois trompés comme en 2008. Ils ont
sous-estimé les prix des matières premières qui se sont envolés ce qui a eu
pour conséquence une baisse importante de la consommation et donc de la
croissance. Ils se sont également trompés sur l'impact des dettes
publiques et privées qui ont induit une hausse de l'épargne et donc accentué
cette baisse de la consommation. L'affaire grec peut être un leurre dans la
mesure où son poids économique est faible comparé à celui de l'Union
Européenne et de la zone Euro. Stigmatiser la Grèce permettait à tous de
diminuer ou pour le moins de relativiser les difficultés des autres pays
européens. Par contre, les problèmes liés aux PIIGS (Portugal, Irlande,
Italie, Grèce, Espagne) sont autrement plus lourds. Le problème du Portugal
est grave, mais comme pour la Grèce sont poids économique est relatif.
L'Irlande semble se sortir de la crise mais avec un coût social très
important. Avec l'Espagne et l'Italie, on arrive à de beaucoup plus
gros problèmes. L'Espagne a réussi à réduire les déséquilibres de sa
balance commerciale et de son déficit public, mais le coût social est immense
: le pays compte 25 % de chômeurs. Quant à l'Italie, son pouvoir politique
très faible a du mal à régler un montant de
dettes très importants bien que son budget soit maintenant équilibré. Il
faut rappeler que les taux d'intérêt des Etats emprunteurs sont fixés
au moment de la souscription de l'emprunt. Une dégradation de la note de ces
Etats par les agences de notation va faire augmenter les taux d'intérêt
auxquels seront soumis les seuls nouveaux emprunts. Ce taux ne devrait pas
dépasser les 3 % pour ne pas poser de problème de remboursement. Or pour
l'Italie, par exemple, elle ne pourrait emprunter actuellement qu'aux environs
de 7 % ce qui est pour elle pratiquement impossible.
Des solutions ont été proposées, dans la zone Euro, pour tenter de surmonter
ce problème. La création d'un fonds de
stabilité financière semble actée à un montant de 440 milliards d'Euros (qui
serait en réalité de 220 milliards). Petit rappel : théoriquement, la Grèce
aurait besoin de 50 milliards, l'Italie de 300 milliards, la France de 200
milliards... Ces sommes sont colossales, surtout si elles sont cumulées. Il
y aurait plusieurs solutions. 1° Le
fonds de 440 milliards serait constitué en banque qui aurait le droit
d'emprunter à la BCE. L'Allemagne était d'accord sur le principe mais ne
voulait pas que la BCE devienne le sauveur des pays inconséquents. 2°
Les Allemands avaient proposé de mettre en place un rehausseur le crédit.
C'est à dire, que des assureurs se porteraient garants de la partie supérieure
des taux d'intéret. Par exemple, un pays emprunterait à 7 % au lieu de 3 %, le
fonds garantirait le prêteur pour la partie des intérêts située entre 3 et 7
%. 3° La solution du prêt de pays tels
que la Chine pour venir au secours de l'Europe est venue polluée les deux
premières solutions, mais semble a priori non acceptable. Si
le problème grec semble pour partie réglé, la difficulté pour l'Europe de se
mettre d'accord est certainement l'une des difficultés majeures : si les
marchés réagissent à la milli-seconde, un accord politique européen peut
mettre des mois pour se mettre en place. La
quadrature du cercle est de réduire les déficits et de conserver un minimum de
croissance. Limiter la puissance des
agences de notation n'est pas chose aisée. Il devrait être impossible de noter
un pays entrain d'être aidé et entrain de modifier sa politique budgétaire. Il
faudrait créer des Eurobonds (Obligations européennes) ce qui permettrait de
lisser les risques et autoriserait des emprunts à des taux raisonnables et
d'avoir une dette européenne globale en rapport avec une monnaie unique, faire
acheter ces Eurobonds à la place des bons américains. D'autre
part, il faudrait que la BCE puisse intervenir directement sur les marchés des
changes à l'instar de la Fed aux Etats-Unis qui peut, ne serait-ce que sur un
simple avis faire baisser le dollar vis à vis de l'Euro et favoriser ainsi ses
exportations et réduire sa dette.
______________________________________ N.D.L.R.
Milliard : Pour beaucoup, un
milliard d'Euros ou de dollars est une somme difficilement imaginable. Pour
rendre plus concret ce que cela représente, on peut rappeler qu'un milliard
c'est mille millions, soit par exemple la valeur de 4000 logements à 250 000
Euros chaque (soit l'équivalent du total du foncier privé d'une ville de 10000
habitants). Cela correspond,
environ, au salaire annuel de 100 000 personnes payées au SMIC (net). Le
"trou" laissé par Jérôme Kerviel à la Société Générale
équivaudrait au salaire annuel de 500 000 personnes, presque une broutille par rapport aux pertes du
Crédit Lyonnais (20 milliards d'Euros) qui sont l'équivalent du salaire annuel
de 2 millions de personnes ! P.I.B. ou Production
Intérieure Brute : C'est un indicateur économique qui mesure la
production intérieure du pays et plus exactement sa valeur ajoutée (même
principe que la TVA : on ne compte que le produit ou le service final, le
montant intermédiaire étant déduit pour éviter de le comptabiliser deux
fois). CDS (Credit Default Swap), produits
spéculatifs et très volatils valant assurances basées sur les risques de
perte. BCE : Banque Centrale Européenne,
dirigée par Jean-Claude Trichet jusqu'en juillet 2011, qui maintient une politique dogmatique de
lutte contre l'inflation. Elle a modifié ses vues avec la crise actuelle.
FED : Banque centrale Américaine
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