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Copyright 2000-2011
Librairie Gaïa
Tous droits réservés
Dernière modif. : 13/05/2011

Cycle des conférences du C.V.C.I.

Jean-Hervé Lorenzi

Président du Cercle des économistes, docteur en sciences économiques, agrégé des facultés de droit et de sciences économiques, ancien-conseiller économique du Premier ministre et professeur à l'université de Paris-Dauphine.

 

a donné une conférence

vendredi 28 mai 2010

 "La crise économique : suite ou fin ?"

Notes sur la conférence

 

J.H. Lorenzi et P. Dockès : "Le choc des populations : guerre ou paix"   Fayard

" 1950 : 9,5 millions de retraités ; 66 ans d'espérance de vie en France.
2010:16 millions et 81 ans. 2030: 21 millions de retraités. " La publicité est parfois le meilleur révélateur de la réalité des problèmes que soulève la démographie, de leurs causes et de l'urgence qu'il y a à les traiter. Sauf que la France n'est qu'une minuscule partie du problème et que les défis d'aujourd'hui ont à la fois changé d'ampleur et se sont compliqués. Il n'y aura pas de véritable explosion ni de famine mondiale due à la surpopulation, ni de migrations de type invasif.
Mais l'inégalité dans le temps, la répartition et l'espace atteint des niveaux presque insupportables. Avec le souci d'objectivité et de clarté qui a fait le succès de leurs précédents ouvrages, notamment La Guerre des capitalismes et Un monde de ressources rares, le Cercle des économistes dresse l'état des lieux et des scénarios. Sous la direction de Pierre Dockès et Jean-Hervé Lorenzi, il dessine le paysage paradoxal du monde à venir, écartelé entre la nécessité d'une meilleure répartition des ressources énergétiques et de l'épargne, l'inépuisable besoin en ressources humaines et les risques présentés par les transhumances sud/sud ou sud/nord.

 

En collaboration avec Alain Villemeur : "L'innovation au coeur de la nouvelle croissance"   Economica

Une crise, d'abord et avant tout financière, ayant engendré une récession mondiale, telle serait la crise d'aujourd'hui. Jean-Hervé Lorenzi et Alain Villemeur posent un diagnostic différent, celui d'une crise aux racines profondes, qui est aussi celle d'une inadéquation majeure de l'innovation. Tandis que la mondialisation incitait à la mise en oeuvre d'innovations financières incontrôlées, l'innovation en faveur des technologies propres, et notamment économes en matières premières, en était la grande sacrifiée. Face à la crise et aux périls écologiques, l'innovation technologique doit retrouver sa suprématie, comme ce fut le cas lors des précédentes révolutions industrielles, afin d'être une source majeure de la croissance à venir. Ce livre s'engage dans un travail intellectuel sur la vision d'une nouvelle croissance concrétisant la vraie sortie de crise ainsi que sur les conditions du succès. La relance par la seule demande est vouée à l'échec si elle n'est pas conjuguée avec la relance par l'innovation.
 La transition réussie vers une nouvelle croissance doit grandement reposer sur un Système d'Innovation bien orienté et sur la diffusion de nouveaux produits, dans le cadre d'une nouvelle convention de croissance porteuse de gains de productivité. Face à cette nouvelle croissance, la France dispose, par son histoire et sa tradition scientifique et technologique, de nombreux atouts. Ces derniers invitent prioritairement à réformer les institutions de son Système d'Innovation, à mettre les pôles de compétitivité au centre de la nouvelle croissance et à mener une politique ambitieuse d'investissements d'avenir.

 

En collaboration avec Pierre Dockès : "Fin de monde ou sortie de crise ?"   Perrin

  La vérité ne rêve jamais, dit la sagesse orientale.
C'est pourquoi nous avons tant de mal à la regarder en face et encore plus à l'admettre. Voilà bientôt deux ans que la réalité d'une crise économique sans précédent contrarie les rêves d'une croissance mondiale harmonieuse. Il était urgent de prendre la mesure de ce qui se joue. Fidèle à sa mission pédagogique et prospective, le Cercle des économistes procède à une analyse rigoureuse des deux lectures que nous pouvons faire de la crise : sommes-nous dans un cycle classique qui ne fait que passer, ou bien sommes-nous en train de vivre une crise profonde de civilisation qui donnera naissance à un nouvel ordre économique ? La question est essentielle.
Des réponses qui lui seront données dépend le sort de millions d'êtres humains qui prennent aujourd'hui de plein fouet les conséquences des dérèglements financiers et bancaires. Les membres du Cercle des économistes ont voulu dresser, à l'intention du public et des politiques qui nous gouvernent, un tableau cohérent des deux analyses possibles pour contribuer à la pertinence et à l'efficacité des mesures à prendre.

 

En collaboration : "Private equity et capitalisme français"  Documentation Française

Le " private equity " ou capital d'investissement se définit comme l'ensemble des participations détenues par des investisseurs et gérées par des fonds spécialisés dans les sociétés non cotées.
Il regroupe le capital-risque et le capital-développement (venture capital) pour financer des entreprises en devenir et le capital-transmission (buyout) qui permet d'acquérir des entreprises mûres. Les auteurs estiment que ce type de financement est particulièrement adapté à l'économie française : des milliers d'entreprises moyennes n'ont pas aujourd'hui, et n'auront encore moins demain, d'autres sources de financement que celles du capital-investissement.
Ce rapport est à la fois : un diagnostic, non le capital-investissement n'a pas de résultats financiers exceptionnels ; une analyse, oui, le capital-investissement a une efficacité très forte dans la relation actionnaire-management ; une force de propositions pour accélérer le développement de cette classe d'actifs en France. Ce rapport du Conseil d'analyse économique offre ainsi une analyse unifiée et cohérente d'une industrie complexe.

 

"La guerre des capitalismes aura lieu"   Perrin

  L'intrusion des fonds souverains dans le capital des grandes banques est un signe qui ne trompe pas : Russes, Chinois, Saoudiens sont lancés à l'assaut des places fortes américaines, anglaises et bientôt européennes tout entières.
Au lieu du capitalisme mondial pacifié que l'on nous promettait après la chute du mur de Berlin et de l'URSS, la guerre des capitalismes est notre horizon de court terme. Dans l'esprit et la manière qui ont fait le succès de leurs précédentes publications, notamment Un monde de ressources rares, Le Cercle des économistes a entrepris de décortiquer les menaces, les formes et les enjeux de ce conflit.
Pas par goût du catastrophisme, mais parce que la concurrence des modèles, leur confrontation sont autant une chance qu'un risque majeur pour la planète.

 

Écrit en collaboration : "Économie politique de la LOLF"  Documentation Française

La " loi organique sur les lois de finances " (LOLF), votée en 2001 a acquis le statut de texte refondateur du budget de l'État.
Pour autant cette loi reste en souffrance d'une réelle analyse économique. Le rapport " Économie politique de la LOLF " ambitionne de progresser dans la réponse à ces questions. Les auteurs procèdent à un examen systématique d'un texte qui vise à " à substituer un fonctionnement managérial à un fonctionnement juridique ". S'agissant de l'amélioration de la gestion, la LOLF prévoit une budgétisation au premier euro et des dépenses regroupées par missions ou programmes recouvrant l'ensemble des politiques de l'État, placées sous l'autorité politique d'un ministre et l'autorité managériale d'un responsable de programme.
La fongibilité des enveloppes à l'intérieur d'un même programme permet aux responsables une liberté de gestion dans la mise en œuvre des politiques dont ils ont la charge afin d'atteindre les objectifs qui sont annoncés et mesurés par des indicateurs chiffrés. La LOLF constitue une avancée majeure : elle relève d'un mécanisme de révélation des préférences étatiques puisque, votés au premier euro, les crédits donnent une information directe du poids qui est attribué par le Parlement à la politique considérée.
Les implications de la LOLF pour la gestion publique sont importantes : pratique de la performance, pression à la réorganisation administrative et transformation de la responsabilité des managers publics. Enfin, une série de dix-neuf propositions sont faites qui visent à améliorer le fonctionnement du dispositif.

 

  Collectif avec la participation de J.H. Lorenzi : " L'épargne mondiale : frein ou moteur de la croissance"  Éd. Descartes

Brender Anton , Theodore Jean-François , Lorenzi Jean-Hervé - Chroniques économiques. L'épargne mondiale : frein ou moteur de la croissance ? Edition 2005 Taux d'intérêt à long terme très bas, abondance de liquidités, bulles immobilières... Le tableau est sans équivoque : l'économie mondiale qui, hier encore, redoutait de manquer d'épargne, présente aujourd'hui tous les symptômes d'une situation où celle-ci est en excès. Toutefois, les systèmes financiers comme les politiques publiques sont loin d'être également capables d'en favoriser la mobilisation. Du coup, l'épargne circule d'un bout à l'autre de la planète pour n'être utilisée que là où l'on peut et veut l'emprunter. Pourrait-on mieux tirer parti de cet effort d'épargne et faire de celle-ci un moteur de la croissance et de l'innovation, plutôt qu'un frein au progrès de l'activité, comme c'est actuellement le cas en Europe ? Cette question constitue le dossier central de cet ouvrage qui présente également la synthèse des thèmes qui ont fait l'actualité de cette année, synthèse tirée des chroniques quotidiennes du Cercle des économistes sur Radio Classique.

 

  Collectif : "Désindustralisation, délocalisations"  Doc. Française

Fontagné Lionel , Lorenzi Jean-Hervé , Artus Patrick , Fayolle Jacky - Désindustrialisation, délocalisations Les auteurs s'attachent à montrer que la désindustrialisation, entendue comme une diminution de la part de l'emploi industriel, est un phénomène assez naturel, dans lequel les délocalisations n'auraient qu'une responsabilité réduite elle s'expliquerait par des gains de productivité industriels qui restent importants (et sans doute stimulés par l'apparition de nouveaux compétiteurs au Sud) alors que l'élasticité-revenu de la demande de biens industriels est inférieure à 1. Au-delà de ces considérations, les stratégies d'entreprises fournissent aussi des explications à la localisation des unités de production. Plus qu'à une délocalisation systématique on assiste surtout à des réorganisations globales des entreprises : les activités se localisant non plus sur une base sectorielle mais en exploitant au mieux les avantages (coûts, fiscalité, proximité des marchés, etc.) constatés. La réorganisation des processus productifs a donc tendance à spécialiser " le Nord " dans les segments de la chaîne de valeur les plus intensifs en main-d'œuvre qualifiée, les phases plus intensives en main-d'œuvre non qualifiée étant plutôt localisées " au Sud ". 
D'après les études référencées dans le rapport, l'ensemble de ces effets paraît avoir un effet global sur l'emploi limité en termes macroéconomiques (qui peuvent néanmoins prendre beaucoup d'importance localement) mais, en revanche, l'impact en est clairement négatif pour les travailleurs non qualifiés. Quels sont donc les véritables enjeux de la désindustrialisation ? Il s'agit de savoir si le système productif a modifié sa spécialisation productive et sectorielle vers les segments les plus dynamiques de la demande, si la " montée en gamme ", reflet des efforts de R & D, est effective et permet de résister à la concurrence par les prix qu'imposent les pays du Sud. C'est donc bien le déclin dans les positions exportatrices françaises sur les segments géographiques ou sectoriels de la demande qui apparaît le plus préoccupant. Une constatation avérée dans le cas français qui conduit les auteurs à émettre quelques propositions de politiques économiques.

 

Collectif : "Les normes comtables et le monde post-Enron"  Doc. Française  

Conseil D'analyse Economique , Boissieu Christian de , Lorenzi Jean-Hervé , Mistral Jacques , Collectif - Les normes comptables et le monde post-Enron Que révèlent les scandales financiers récents (Enron, Worldcom...) ? Les failles des normes comptables, l'imbrication trop forte de certains métiers (par exemple, l'audit et le conseil), l'insuffisance de la corporate governance et plus généralement des modes de régulation ? Comment retrouver la confiance dans un monde post-Enron ? Telles sont les questions que les deux rapports, celui de Jacques Mistral et celui de Christian de Boissieu et de Jean-Hervé Lorenzi, abordent. Après avoir mis en lumière les principales lacunes des normes comptables - l'évaluation des revenus et des charges, la réévaluation du bilan, les engagements hors bilan et le mode de divulgation des informations matérielles -, le rapport de Jacques Mistral présente les deux approches de réformes des normes comptables en cours - l'IAS/IFRS à l'échelle internationale et l'US GAAP aux États-Unis - ; la première se fonde sur des principes, la seconde sur des règles. 
Le rapport s'interroge sur leurs possibilités de convergence et discute la pertinence du projet d'évaluation des actifs à la full fair value du normalisateur international. Il explore enfin les nouveaux horizons de la communication financière, l'information extra-comptable et l'utilisation d'Internet. Le rapport de Christian de Boissieu et de Jean-Hervé Lorenzi donne une description détaillée de la filière du chiffre : ses métiers, ses structures de marché... Il constate qu'un certain nombre de sujets post-Enron sont intimement liés - les normes comptables, la transparence de l'information, l'amélioration du gouvernement d'entreprise, ou encore l'atténuation des conflits d'intérêt par séparation de métiers trop imbriqués (l'audit et le conseil, l'analyse financière et l'activité de banque d'investissement...) - et dépassent largement l'organisation de l'industrie du chiffre. Le rapport s'interroge ensuite sur les équilibres essentiels à trouver ou à respecter entre la réglementation, les codes de bonne conduite, l'autorégulation, ou encore le renforcement de l'éthique des affaires et les futures étapes de l'intégration financière européenne et fait à ce titre différentes recommandations. Les deux rapports sont commentés par Élie Cohen et Dominique Plihon. Ils sont accompagnés de deux compléments. Le premier s'interroge sur la gouvernance du normalisateur international l'IASB, organisme professionnel privé indépendant des États et des entreprises, auquel l'Union européenne a confié la charge technique d'établir des normes comptables harmonisées. Il estime que le principal moyen pour l'Europe de retrouver une certaine souveraineté dans le domaine des normes comptables serait de se doter d'une autorité forte de régulation des marchés des capitaux. Le second complément s'intéresse à la diversité des langages comptables européens.

 

  J.H. Lorenzi & J.J. Payan : "L'université maltraitée" Plon

Lorenzi Jean-Hervé , Payan Jean-Jacques - L'université maltraitée. Pour sauver notre enseignement supérieur : universités, grandes écoles et recherche Jamais la faillite de notre système d'enseignement supérieur n'est apparue aussi forte qu'aujourd'hui, qu'il s'agisse des universités, des grandes écoles ou de la recherche. A l'heure où la compétition entre les pays s'aiguise chaque jour davantage, notre enseignement supérieur reste passéiste ; sclérosé, laissant délibérément des générations de lycéens s'engager dans des formations sans issue professionnelle. Pourtant, l'université française est peut-être à la veille d'une profonde réforme. Une réforme qui, si elle aboutit, s'imposera comme une incontestable révolution du savoir : en effet, l'Europe, en unifiant les diplômes universitaires à l'échelle du vieux continent, donne aujourd'hui la possibilité à nos établissements d'acquérir une véritable reconnaissance internationale. 
Parce qu'il propose de bâtir une nouvelle université, ce livre écrit par deux acteurs du monde universitaire, est une contribution à ce mouvement de réforme : préconisant de faire entrer notre enseignement supérieur dans l'ère de l'entreprise, il veut faire de celui-ci le principal moteur de la recherche française ; revendiquant la mise en compétition des universités, avec le droit de recruter leurs étudiants et leur personnel, il demande que celles-ci deviennent des établissements indépendants, jugés à l'aune de leurs résultats. Exigeants, visionnaires, en proposant aux universités de devenir enfin responsables de l'avenir de toute une jeunesse, les auteurs ouvrent la voie d'une renaissance indispensable si l'on souhaite que la France reste un pays dynamique et, avant tout, une société de la connaissance...

 

  Collectif : "Politiques industrielles de l'Europe" Doc. Française

Cohen Elie , Lorenzi Jean-Hervé - Politiques industrielles de l'Europe Quelle est aujourd'hui la situation de l'Union européenne, par comparaison notamment avec les États-Unis, en matière de politique industrielle et d'innovation, tout particulièrement dans les technologies en plein développement de l'information, de la communication et de la biologie ? Quelles sont les politiques menées en la matière et les instruments utilisés, au niveau communautaire et à celui des États-membres ? Quel diagnostic et préconisations peut-on tirer de ce constat ? Le rapport d'Élie Cohen et Jean-Hervé Lorenzi fait le point sur les aspects conceptuels, historiques, théoriques et normatifs des politiques industrielles en Europe. Il met en évidence un décrochage de l'Europe par rapport aux États-Unis, en termes de spécialisation industrielle, de recherche-développement, d'innovation et de brevets, de renouvellement du tissu industriel. 
Distinguant trois scénarios de convergence canalisée, de politiques horizontales de compétitivité ou d'action volontariste, les auteurs montrent les limites des deux premiers et les enjeux du troisième. Ce rapport est discuté par Michel Didier et François Morin. Il s'appuie sur quinze compléments qui passent au crible les différents éléments contribuant à l'innovation et au développement technologique : relations entre politiques concurrentielle, commerciale et technologique ; dispositif et financement d'appui à la recherche développement ; propriété intellectuelle et brevets ; investissements internationaux et stratégie de localisation des grandes firmes ; situation dans les technologies de l'information et dans les biotechnologies ; politique industrielle en France ; apports de la géographie économique.

 

Collectif : "Retraites et épargne" Documentation Française  

Davanne Olivier , Morin François , Lorenzi Jean-Hervé , Collectif - Retraites et épargne L'allongement de l'espérance de vie et la baisse de la natalité intervenue depuis le milieu des années soixante se traduiront à partir de 2005 par une diminution continue du rapport des cotisants aux retraités. Alors qu'aujourd'hui ce rapport est un peu supérieur à 2, il s'établira entre 1,2 et 1,3 en 2040. Quelles sont les conséquences du déséquilibre démographique sur le système de retraite ? Comment adapter les régimes de retraites à ces évolutions ? Faut-il augmenter l'épargne, allonger à terme la durée de la vie active ... ? Quels sont les rendements et les risques respectifs des régimes de répartition et de capitalisation ? Telles sont quelques-unes des questions évoquées dans les rapports sur le thème " Retraites et épargne ". Le rapport d'Olivier Davanne met en avant les avantages de la "répartition provisionnée ", c'est-à-dire de la constitution de réserves au sein des régimes de répartition.
 Elle permettrait de combiner les rendements plus élevés des marchés financiers avec la mutualisation des risques et des propriétés redistributives des régimes de répartition. Le rapport de Jean-Hervé Lorenzi analyse la diversité des dispositifs, d'épargne-retraite organisés dans le cadre professionnel et insiste sur l'introduction d'un troisième étage des régimes de retraite recourant à la capitalisation. Le rapport de François Morin étudie l'incidence de la part croissante des fonds de pension anglo-saxons dans le capital des entreprises françaises et la réponse que pourrait constituer la création de fonds d'épargne salariale français. Ces trois rapports sont discutés par Béatrice Majnoni d'Intignano et Jean-Michel Charpin et complétés par des contributions de Didier Blanchet sur le débat répartition-capitalisation, et de Peter Diamond sur la réforme du régime public des retraites aux États-Unis.

 

"Le choc du progrès technique"    Économica

Bourles Janik , Lorenzi Jean-Hervé - LE CHOC DU PROGRES TECHNIQUE. Ses relations tumultueuses avec la croissance et l'Emploi La peur du progrès technique n'a pas d'âge. Depuis toujours, il incarne le bouleversement des marchés, l'instabilité, le chômage. Ce livre, optimiste et rigoureux, a une double ambition : décrire aussi précisément que possible tout ce qui, de sa naissance jusqu'à sa diffusion la plus large, favorise l'épanouissement du progrès technique. Mais il s'agit également d'appréhender tous ses effets, notamment sur l'emploi, afin de préconiser une approche macroéconomique qui permette d'éloigner les impacts ravageurs du chômage technologique. Après avoir reconstruit historiquement ce que furent les systèmes techno-industriels qui se sont succédé depuis deux siècles, sont exposées la plupart des représentations tant macroéconomiques que microéconomiques du progrès technique et de ses conséquences. 
C'est alors qu'est construite puis présentée une modélisation intégrant l'impact du progrès technique sur les processus de production ainsi que sur les transformations du travail et de la consommation. L'objectif est de définir les principes d'une politique économique ramenant le système à un équilibre de plein emploi. Des résultats clairs et opérationnels concluent cet ouvrage.

 

Conférence du 28 mai 2010

La crise économique : suite ou fin ?

 

   On a le sentiment que jamais le monde ne s'est trouvé dans une situation aussi difficile à comprendre et à maîtriser.

    Aujourd'hui les banques américaines ne prêtent plus d'argent aux banques européennes. Il n'y a jamais eu de situation analogue. L'ampleur de la crise en 2008 a été plus importante qu'en 1929.  Cette "Grande dépression" commence en 1929 et ne se terminera en 1943. En 31, les banques américaines sont peu habiles et distribuent le crédit avec parcimonie accentuant la crise. En 33, les Américains, les Anglais et les Français se réunissent à Londres sans trouver d'accord alors que les allemands se débattent avec les indemnités de la Grande Guerre. En 35, puis en 36, on assiste à une légère reprise et on pense qu'on est sorti de la crise. On est très attentif à la dépense publique et dès 38, il y a un effondrement de près de 40 % de la production industrielle.

   Aujourd'hui, il y a plus de danger encore qu'il y a un an.

   En août 2007, la crise démarre par une crise financière avec la mise en cause des subprimes pour 45 milliards* de dollars dont l'impact est passé fin 2007 à 700 milliards de $ et fin 2008, à la somme vertigineuse de 4000 milliards, soit 100 fois plus que les prévisions.  Cette erreur colossale d'appréciation va tellement freiner la consommation, que la production mondiale s'est pratiquement arrêtée !

   Le prix des matières premières a flambé : par exemple, le prix du baril de pétrole a triplé.

   Les CDS* sont passés de moins de  2 milliards en 2000 à ... 62000 milliards en 2008.

   En 2009, les Gouvernements et les Banques Centrales vont se substituer aux banques afin de remettre des liquidités sur le marché afin de tenter de rendre aux organismes financiers leur rôle traditionnel et de leur permettre de rendre plus fluides les crédits interbancaires et ainsi que ceux destinés aux ménages et aux entreprises. Mais actuellement, le système bancaire n'a toujours pas repris la main.

   La dette publique a été substituée à la dette privée, devant la peur des ménages et des entreprises. Les Chinois ont mis dans le pot 5 % de leur P.I.B.* sur deux ans, avec un décalage de six mois par rapport à l'Europe. Les Européens  ont mis peu d'argent à part les Allemands (3 %) et les Français (2 %).

   La faiblesse de la croissance européenne (env. 1%)  est du aux faits que l'on n'a pas mis suffisamment d'argent pour refaire partir la machine, que les banques n'ont toujours pas repris le relais, que les exportations n'ont pas suffisamment augmenté (L'Euro élevé par rapport au dollar ne facilitant pas les choses).

   La dette globale française (publique et privée) représente 200 % du PIB, ce qui est presque la même que celle des Allemands, alors que celle de la Grande Bretagne est de 465 % et celle des Etats-Unis de 350 % !

   Le pouvoir d'achat réel des Français (après impôts et transferts sociaux) s'est accru de 2 % l'an. Cependant, on ne retrouvera pas cette augmentation dans les dépenses de consommation.

   Il n'y aura pas de réévaluation de la monnaie chinoise. En contrepartie, les Chinois se sont engagés à conserver leur réserves monétaires en dollars.

   De nombreuses raisons laissent penser que la zone Euro est fragile :

  • Beaucoup d'américains n'ont jamais accepté qu'il puisse exister une autre monnaie que le dollar.
  • La zone Euro est hétérogène.
  • La sortie de la zone Euro de la Grèce et la dévaluation du Drachme qui s'en suivrait ne modifierait pas le montant de la dette grecque qui est toujours libellée en Euros.
  • Il n'existe pas de système d'aide aux pays en difficulté,
  • Il n'y a pas de politique monétaire réellement commune malgré la BCE*...

   Devant la crise et la fragilité du système, la réaction, en particulier sur la rigueur, ne devra pas être trop brutale, sous peine de réduire les chances de reprise.

   la France a perdu en compétitivité, elle a beaucoup d'exclus (des jeunes, des pré-retraités..). Il ne faut donc pas lancer de plan de rigueur aujourd'hui, le dire et tenir de vrais engagements.

   Il faut réformer l'Etat, le réorganiser, responsabiliser ses agents, lancer des plans pour les jeunes. Il faut accélérer la construction de logements.

   Ce qui menace en outre notre pays, serait que l'une des trois agences de notations décide de baisser la note de notre pays ce qui allourdirait les intérêts de notre dette et cette dernière par voie de conséquence. Il serait souhaitable de diversifier et multiplier ces agences de notation dont l'indépendance et le fonctionnement restent particulièrement opaques.

   Il faudrait interdire les CDS sur les dettes souveraines.

   Il faudrait un budget d'intervention pour aider les états avec un impôt commun telle une TVA sociale.

   On risque d'entrer dans une guerre des monnaies. Il serait judicieux de donner la responsabilité à la BCE de fixer le taux de change des monnaies.

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N.D.L.R.

Milliard : Pour beaucoup, un milliard d'Euros ou de dollars est une somme difficilement imaginable. Pour rendre plus concret ce que cela représente, on peut rappeler qu'un milliard c'est mille millions, soit par exemple la valeur de 4000 logements à 250 000 Euros chaque (le foncier privé d'une ville comme Sanary). Cela correspond, environ, au salaire annuel de 100 000 personnes payées au SMIC (net). Le "trou" laissé par Jérôme Kerviel à la Société Générale équivaudrait au salaire annuel de 500 000 personnes (Mais ce trou n'a pas été perdu pour tout le monde), presque une broutille par rapport aux pertes du Crédit Lyonnais (20 milliards d'Euros) qui sont l'équivalent du salaire annuel de 2 millions de personnes !

P.I.B. ou Production Intérieure Brute : C'est un indicateur économique qui mesure la production intérieure du pays et plus exactement sa valeur ajoutée (même principe que la TVA : on ne compte que le produit ou le service final, le montant intermédiaire étant déduit pour éviter de le comptabiliser deux fois).

CDS (Credit Default Swap), produits spéculatifs et très volatils valant assurances basées sur les risques de perte.

BCE : Banque Centrale Européenne, dirigée par Jean-Claude Trichet, qui maintient une politique dogmatique de lutte contre l'inflation. Elle a modifié ses vues avec la crise actuelle.