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Librairie Gaïa
Tous droits réservés
Dernière modif. : 11/07/2010
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Cycle des
Conférences du
C.V.C.I.
Jean Hervé Lorenzi

Photo Librairie Gaïa
Jean-Hervé Lorenzi est docteur en sciences économiques,
agrégé des facultés de droit et de sciences économiques, ancien-conseiller
économique du Premier ministre et professeur à l'université de Paris-Dauphine.
a
donné une conférence le 21 février 2009
"La crise financière mondiale"
Résumé
de la conférence
Il
avait donné une conférence
le 14 janvier 2006 sur "Croissance et développement mondial"
BIBLIOGRAPHIE
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En collaboration : "Private equity et capitalisme
français" Documentation Française |
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Le " private equity "
ou capital d'investissement se définit comme l'ensemble des
participations détenues par des investisseurs et gérées par des fonds
spécialisés dans les sociétés non cotées.
Il regroupe le capital-risque et le capital-développement (venture
capital) pour financer des entreprises en devenir et le
capital-transmission (buyout) qui permet d'acquérir des entreprises mûres.
Les auteurs estiment que ce type de financement est particulièrement
adapté à l'économie française : des milliers d'entreprises moyennes
n'ont pas aujourd'hui, et n'auront encore moins demain, d'autres sources
de financement que celles du capital-investissement.
Ce rapport est à la fois : un diagnostic, non le capital-investissement
n'a pas de résultats financiers exceptionnels ; une analyse, oui, le
capital-investissement a une efficacité très forte dans la relation
actionnaire-management ; une force de propositions pour accélérer le développement
de cette classe d'actifs en France. Ce rapport du Conseil d'analyse économique
offre ainsi une analyse unifiée et cohérente d'une industrie complexe. |
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"La guerre des capitalismes aura
lieu" Perrin |
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L'intrusion des fonds souverains
dans le capital des grandes banques est un signe qui ne trompe pas :
Russes, Chinois, Saoudiens sont lancés à l'assaut des places fortes américaines,
anglaises et bientôt européennes tout entières.
Au lieu du capitalisme mondial pacifié que l'on nous promettait après la
chute du mur de Berlin et de l'URSS, la guerre des capitalismes est notre
horizon de court terme. Dans l'esprit et la manière qui ont fait le succès
de leurs précédentes publications, notamment Un monde de ressources
rares, Le Cercle des économistes a entrepris de décortiquer les menaces,
les formes et les enjeux de ce conflit.
Pas par goût du catastrophisme, mais parce que la concurrence des modèles,
leur confrontation sont autant une chance qu'un risque majeur pour la planète. |
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Écrit en collaboration : "Économie politique de
la LOLF" Documentation Française |
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La " loi organique sur les
lois de finances " (LOLF), votée en 2001 a acquis le statut de texte
refondateur du budget de l'État.
Pour autant cette loi reste en souffrance d'une réelle analyse économique.
Le rapport " Économie politique de la LOLF " ambitionne de
progresser dans la réponse à ces questions. Les auteurs procèdent à un
examen systématique d'un texte qui vise à " à substituer un
fonctionnement managérial à un fonctionnement juridique ".
S'agissant de l'amélioration de la gestion, la LOLF prévoit une budgétisation
au premier euro et des dépenses regroupées par missions ou programmes
recouvrant l'ensemble des politiques de l'État, placées sous l'autorité
politique d'un ministre et l'autorité managériale d'un responsable de
programme.
La fongibilité des enveloppes à l'intérieur d'un même programme permet
aux responsables une liberté de gestion dans la mise en œuvre des
politiques dont ils ont la charge afin d'atteindre les objectifs qui sont
annoncés et mesurés par des indicateurs chiffrés. La LOLF constitue une
avancée majeure : elle relève d'un mécanisme de révélation des préférences
étatiques puisque, votés au premier euro, les crédits donnent une
information directe du poids qui est attribué par le Parlement à la
politique considérée. |
| Les implications de
la LOLF pour la gestion publique sont importantes : pratique de la
performance, pression à la réorganisation administrative et
transformation de la responsabilité des managers publics. Enfin, une série
de dix-neuf propositions sont faites qui visent à améliorer le
fonctionnement du dispositif. |
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Collectif avec la participation de J.H. Lorenzi :
" L'épargne mondiale : frein ou moteur de la croissance"
Éd. Descartes |
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Taux
d'intérêt à long terme très bas, abondance de liquidités, bulles
immobilières... Le tableau est sans équivoque : l'économie mondiale
qui, hier encore, redoutait de manquer d'épargne, présente aujourd'hui
tous les symptômes d'une situation où celle-ci est en excès. Toutefois,
les systèmes financiers comme les politiques publiques sont loin d'être
également capables d'en favoriser la mobilisation. Du coup, l'épargne
circule d'un bout à l'autre de la planète pour n'être utilisée que là
où l'on peut et veut l'emprunter. Pourrait-on mieux tirer parti de cet
effort d'épargne et faire de celle-ci un moteur de la croissance et de
l'innovation, plutôt qu'un frein au progrès de l'activité, comme c'est
actuellement le cas en Europe ? Cette question constitue le dossier
central de cet ouvrage qui présente également la synthèse des thèmes
qui ont fait l'actualité de cette année, synthèse tirée des chroniques
quotidiennes du Cercle des économistes sur Radio Classique. |
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Collectif : "Désindustralisation,
délocalisations" Doc. Française |
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Les
auteurs s'attachent à montrer que la désindustrialisation, entendue
comme une diminution de la part de l'emploi industriel, est un phénomène
assez naturel, dans lequel les délocalisations n'auraient qu'une
responsabilité réduite elle s'expliquerait par des gains de productivité
industriels qui restent importants (et sans doute stimulés par
l'apparition de nouveaux compétiteurs au Sud) alors que l'élasticité-revenu
de la demande de biens industriels est inférieure à 1. Au-delà de ces
considérations, les stratégies d'entreprises fournissent aussi des
explications à la localisation des unités de production. Plus qu'à une
délocalisation systématique on assiste surtout à des réorganisations
globales des entreprises : les activités se localisant non plus sur une
base sectorielle mais en exploitant au mieux les avantages (coûts,
fiscalité, proximité des marchés, etc.) constatés. La réorganisation
des processus productifs a donc tendance à spécialiser " le Nord
" dans les segments de la chaîne de valeur les plus intensifs en
main-d'œuvre qualifiée, les phases plus intensives en main-d'œuvre non
qualifiée étant plutôt localisées " au Sud ". |
| D'après
les études référencées dans le rapport, l'ensemble de ces effets paraît
avoir un effet global sur l'emploi limité en termes macroéconomiques
(qui peuvent néanmoins prendre beaucoup d'importance localement) mais, en
revanche, l'impact en est clairement négatif pour les travailleurs non
qualifiés. Quels sont donc les véritables enjeux de la désindustrialisation
? Il s'agit de savoir si le système productif a modifié sa spécialisation
productive et sectorielle vers les segments les plus dynamiques de la
demande, si la " montée en gamme ", reflet des efforts de R
& D, est effective et permet de résister à la concurrence par les
prix qu'imposent les pays du Sud. C'est donc bien le déclin dans les
positions exportatrices françaises sur les segments géographiques ou
sectoriels de la demande qui apparaît le plus préoccupant. Une
constatation avérée dans le cas français qui conduit les auteurs à émettre
quelques propositions de politiques économiques. |
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Collectif : "Les normes comtables et le monde post-Enron"
Doc. Française |
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Que
révèlent les scandales financiers récents (Enron, Worldcom...) ? Les
failles des normes comptables, l'imbrication trop forte de certains métiers
(par exemple, l'audit et le conseil), l'insuffisance de la corporate
governance et plus généralement des modes de régulation ? Comment
retrouver la confiance dans un monde post-Enron ? Telles sont les
questions que les deux rapports, celui de Jacques Mistral et celui de
Christian de Boissieu et de Jean-Hervé Lorenzi, abordent. Après avoir
mis en lumière les principales lacunes des normes comptables - l'évaluation
des revenus et des charges, la réévaluation du bilan, les engagements
hors bilan et le mode de divulgation des informations matérielles -, le
rapport de Jacques Mistral présente les deux approches de réformes des
normes comptables en cours - l'IAS/IFRS à l'échelle internationale et l'US
GAAP aux États-Unis - ; la première se fonde sur des principes, la
seconde sur des règles. |
| Le
rapport s'interroge sur leurs possibilités de convergence et discute la
pertinence du projet d'évaluation des actifs à la full fair value du
normalisateur international. Il explore enfin les nouveaux horizons de la
communication financière, l'information extra-comptable et l'utilisation
d'Internet. Le rapport de Christian de Boissieu et de Jean-Hervé Lorenzi
donne une description détaillée de la filière du chiffre : ses métiers,
ses structures de marché... Il constate qu'un certain nombre de sujets
post-Enron sont intimement liés - les normes comptables, la transparence
de l'information, l'amélioration du gouvernement d'entreprise, ou encore
l'atténuation des conflits d'intérêt par séparation de métiers trop
imbriqués (l'audit et le conseil, l'analyse financière et l'activité de
banque d'investissement...) - et dépassent largement l'organisation de
l'industrie du chiffre. Le rapport s'interroge ensuite sur les équilibres
essentiels à trouver ou à respecter entre la réglementation, les codes
de bonne conduite, l'autorégulation, ou encore le renforcement de l'éthique
des affaires et les futures étapes de l'intégration financière européenne
et fait à ce titre différentes recommandations. Les deux rapports sont
commentés par Élie Cohen et Dominique Plihon. Ils sont accompagnés de
deux compléments. Le premier s'interroge sur la gouvernance du
normalisateur international l'IASB, organisme professionnel privé indépendant
des États et des entreprises, auquel l'Union européenne a confié la
charge technique d'établir des normes comptables harmonisées. Il estime
que le principal moyen pour l'Europe de retrouver une certaine souveraineté
dans le domaine des normes comptables serait de se doter d'une autorité
forte de régulation des marchés des capitaux. Le second complément
s'intéresse à la diversité des langages comptables européens. |
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J.H. Lorenzi & J.J. Payan :
"L'université maltraitée" Plon |
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Jamais
la faillite de notre système d'enseignement supérieur n'est apparue
aussi forte qu'aujourd'hui, qu'il s'agisse des universités, des grandes
écoles ou de la recherche. A l'heure où la compétition entre les pays
s'aiguise chaque jour davantage, notre enseignement supérieur reste passéiste
; sclérosé, laissant délibérément des générations de lycéens
s'engager dans des formations sans issue professionnelle. Pourtant,
l'université française est peut-être à la veille d'une profonde réforme.
Une réforme qui, si elle aboutit, s'imposera comme une incontestable révolution
du savoir : en effet, l'Europe, en unifiant les diplômes universitaires
à l'échelle du vieux continent, donne aujourd'hui la possibilité à nos
établissements d'acquérir une véritable reconnaissance
internationale. |
| Parce
qu'il propose de bâtir une nouvelle université, ce livre écrit par deux
acteurs du monde universitaire, est une contribution à ce mouvement de réforme
: préconisant de faire entrer notre enseignement supérieur dans l'ère
de l'entreprise, il veut faire de celui-ci le principal moteur de la
recherche française ; revendiquant la mise en compétition des universités,
avec le droit de recruter leurs étudiants et leur personnel, il demande
que celles-ci deviennent des établissements indépendants, jugés à
l'aune de leurs résultats. Exigeants, visionnaires, en proposant aux
universités de devenir enfin responsables de l'avenir de toute une
jeunesse, les auteurs ouvrent la voie d'une renaissance indispensable si
l'on souhaite que la France reste un pays dynamique et, avant tout, une
société de la connaissance... |
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Collectif : "Politiques industrielles de
l'Europe" Doc. Française |
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Quelle
est aujourd'hui la situation de l'Union européenne, par comparaison
notamment avec les États-Unis, en matière de politique industrielle et
d'innovation, tout particulièrement dans les technologies en plein développement
de l'information, de la communication et de la biologie ? Quelles sont les
politiques menées en la matière et les instruments utilisés, au niveau
communautaire et à celui des États-membres ? Quel diagnostic et préconisations
peut-on tirer de ce constat ? Le rapport d'Élie Cohen et Jean-Hervé
Lorenzi fait le point sur les aspects conceptuels, historiques, théoriques
et normatifs des politiques industrielles en Europe. Il met en évidence
un décrochage de l'Europe par rapport aux États-Unis, en termes de spécialisation
industrielle, de recherche-développement, d'innovation et de brevets, de
renouvellement du tissu industriel. |
| Distinguant
trois scénarios de convergence canalisée, de politiques horizontales de
compétitivité ou d'action volontariste, les auteurs montrent les limites
des deux premiers et les enjeux du troisième. Ce rapport est discuté par
Michel Didier et François Morin. Il s'appuie sur quinze compléments qui
passent au crible les différents éléments contribuant à l'innovation
et au développement technologique : relations entre politiques
concurrentielle, commerciale et technologique ; dispositif et financement
d'appui à la recherche développement ; propriété intellectuelle et
brevets ; investissements internationaux et stratégie de localisation des
grandes firmes ; situation dans les technologies de l'information et dans
les biotechnologies ; politique industrielle en France ; apports de la géographie
économique. |
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Collectif : "Retraites et épargne"
Documentation Française |
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L'allongement de l'espérance de
vie et la baisse de la natalité intervenue depuis le milieu des années
soixante se traduiront à partir de 2005 par une diminution continue du
rapport des cotisants aux retraités. Alors qu'aujourd'hui ce rapport est
un peu supérieur à 2, il s'établira entre 1,2 et 1,3 en 2040. Quelles
sont les conséquences du déséquilibre démographique sur le système de
retraite ? Comment adapter les régimes de retraites à ces évolutions ?
Faut-il augmenter l'épargne, allonger à terme la durée de la vie active
... ? Quels sont les rendements et les risques respectifs des régimes de
répartition et de capitalisation ? Telles sont quelques-unes des
questions évoquées dans les rapports sur le thème " Retraites et
épargne ". Le rapport d'Olivier Davanne met en avant les avantages
de la "répartition provisionnée ", c'est-à-dire de la
constitution de réserves au sein des régimes de répartition. |
| Elle
permettrait de combiner les rendements plus élevés des marchés
financiers avec la mutualisation des risques et des propriétés
redistributives des régimes de répartition. Le rapport de Jean-Hervé
Lorenzi analyse la diversité des dispositifs, d'épargne-retraite organisés
dans le cadre professionnel et insiste sur l'introduction d'un troisième
étage des régimes de retraite recourant à la capitalisation. Le rapport
de François Morin étudie l'incidence de la part croissante des fonds de
pension anglo-saxons dans le capital des entreprises françaises et la réponse
que pourrait constituer la création de fonds d'épargne salariale français.
Ces trois rapports sont discutés par Béatrice Majnoni d'Intignano et
Jean-Michel Charpin et complétés par des contributions de Didier
Blanchet sur le débat répartition-capitalisation, et de Peter Diamond
sur la réforme du régime public des retraites aux États-Unis. |
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"Le choc du progrès
technique" Économica |
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La
peur du progrès technique n'a pas d'âge. Depuis toujours, il incarne le
bouleversement des marchés, l'instabilité, le chômage. Ce livre,
optimiste et rigoureux, a une double ambition : décrire aussi précisément
que possible tout ce qui, de sa naissance jusqu'à sa diffusion la plus
large, favorise l'épanouissement du progrès technique. Mais il s'agit également
d'appréhender tous ses effets, notamment sur l'emploi, afin de préconiser
une approche macroéconomique qui permette d'éloigner les impacts
ravageurs du chômage technologique. Après avoir reconstruit
historiquement ce que furent les systèmes techno-industriels qui se sont
succédé depuis deux siècles, sont exposées la plupart des représentations
tant macroéconomiques que microéconomiques du progrès technique et de
ses conséquences. |
| C'est
alors qu'est construite puis présentée une modélisation intégrant
l'impact du progrès technique sur les processus de production ainsi que
sur les transformations du travail et de la consommation. L'objectif est
de définir les principes d'une politique économique ramenant le système
à un équilibre de plein emploi. Des résultats clairs et opérationnels
concluent cet ouvrage. |
CONFÉRENCE DU 21
FÉVRIER 2009 "La crise financière mondiale"
Si le G20 n'arrivait pas à résoudre les
problèmes de l'économie, cette dernière aurait le plus de mal à redémarrer.
Or il n'y a pas encore en vue une seule réunion technique préparatoire. On ne
peut être qu'anxieux tant sur l'économie mondiale que sur l'économie
française.
Lorsque les
deux générations qui nous suivront tenteront de comprendre l'année 2008,
paradoxalement elles ne traiteront pas de la crise financière mais plutôt du
cycle de Doha (Cycle de négociations commerciales multilatérales) où se sont
réunis les Grands qui dirigent la planète avec les pays émergents. Or ce
cycle va échouer sur un point de détail. Cela n'irait pas plus loin. La
globalisation est une bonne chose, mais personne n'est d'accord pour en
discuter. Il y avait un accord sur le prix du Brent, du moins sur une plage de
variation de son prix. Or le prix du pétrole est passé en quelques semaines de
1 à 4. Cette évolution aussi rapide des prix est incompatible avec la gestion
d'une entreprise ou la direction d'un état.
Les fonds
souverains dont la propriété est celle d'un état ont voulu investir dans les
pays de l'OCDE. Ces derniers ont refusé ces investissements s'il n'y avait pas
de réciprocité.
La
difficulté vient des organisations qui avaient été créées après guerre.
Ces organisations sont en partie obsolètes.
Le G20
pourrait se rapprocher des accords de Bretton Woods qui avait réorganisé le
système monétaire mondial après la deuxième guerre mondiale notamment autour
du dollar américain. Il faudrait trouver des accords sur l'ensemble de
l'économie des liquidités qui ont augmenté d'une manière extraordinaire
alors que la valeur de la production ne l'a pas fait dans les mêmes
proportions. Le déficit américain est très important et balance en faveur des
chinois. Ces derniers peuvent stériliser l'argent ou acheter des titres
américains ce qui créera un grand désordre mondial.
En achetant
des titres publics américains les taux d'intérêts vont baisser ; l'argent
américain avait été prêté sur des valeurs non fiables. Cela fait baisser
les prix ce qui risque de lancer un cycle déflationniste. Les banquiers ont
titrisé ces dettes « pourries » dans des quantités considérables.
Les banques centrales injectent des liquidités alors qu'il y en a déjà
beaucoup. Il faut tout faire pour éviter une déflation.
Le premier
plan de relance de 162 milliards de dollars initié par Bush n'a servi à rien.
Au cours de l'été 2008, les carnets de commandes sont vides. Le plan Paulson
(Plan TARP) a été une erreur intellectuelle : il faut garantir le système
bancaire américain , si on y arrive, on relancera ainsi l'économie américaine
puis l'économie mondiale. Il se heurte à deux difficultés : le fait
d'exonérer les banques de leur responsabilité et le fait de sortir les
produits toxiques sont inacceptables pour l'opinion politique américaine et
d'autre part on ne sait pas évaluer correctement ces produits.
Gordon Brown
trouve la solution en garantissant les prêts interbancaires. Une
nationalisation du système bancaire par recapitalisation devient vraisemblable.
Les allemands
ont établi un plan de 80 milliards de dollars avec une connotation d'aide au
pouvoir d'achat (Les allemands s'étaient serrés la ceinture depuis quelques
années.). Ils n'ont pas fini de régler leurs problèmes avec les banques.
En France, on
a mis sur la table seulement 15 milliards or il en faudrait au moins le double
pour atteindre la barre nécessaire pour obtenir une véritable efficacité de
ce plan. D'autre part les modes de financement sont contestables.
Les
problèmes macro-économiques sont graves mais pas dramatiques. La France a
perdu en compétitivité (baisse des exportations dans la zone Euro), dans
l'innovation et la technologie... On a très peu investi dans des secteurs
d'avenir. Investir dans les ronds points est peu efficace pour l'économie. On a
également produit beaucoup d'exclusion sociale.
Un plan très
positif serait de mettre le paquet sur la recherche et le développement (5
milliards au lieu des 500 millions actuellement). Les américains, eux, ont
touché à tous les secteurs fondamentaux : les banques, la consommation, la
santé, la formation... cela donne un sens, un contenu à leur plan, à leur
réforme.
Avec une
hypothèse optimiste, la France pourrait redémarrer dès 2011.
CONFÉRENCE DU 14
JANVIER 2006 "Croissance et développement
mondial"
| On peut constater que le
diagnostic que l'on peut voir pour la France est assez pessimiste, mais
cela peut être résolu si l'on fait une analyse juste de ce qui se passe. |
Photo Librairie Gaïa |
Le Monde connaît une situation
économique exceptionnelle telle que nous n'en avons jamais connue depuis
la fin de la deuxième guerre mondiale. L'Europe est confrontée à la
montée en puissance de pays qui nous amènent à avoir la plus grande
difficulté à prévoir ce qui va se passer.
Ceci est lié à plusieurs événements. L'accélération de
la communication et de la technologie ; la manière dont on produit les
objets avec la substitution de l'homme par la machine ; la totale
maîtrise de cette évolution par les États-Unis.
A partir de 1992, la politique monétaire et économique des
américains est extrêmement laxiste avec un développement important de
la masse monétaire : les américains vivent à crédit. |
Ceci va bouleverser
les règles du jeu en mettant l'Europe à la marge de ce qui se passe dans
le monde. Malgré la hausse des taux d'intérêt à court terme, ceux à
long terme ne suivront pas cette tendance, en ne bougeant pas. Les
économistes ne comprennent pas pourquoi cette "Loi" ne
fonctionne pas !
Nous sommes dans une situation extraordinaire : une
croissance très forte pour l'ensemble de la planète. Les États-Unis
avec la croissance et leur maîtrise géostratégique, technologique et
économique. Même la zone Extrême-Orient, après une période
économique difficile, à réussi à recoller avec la croissance. Seule
l'Europe semble à la traîne et est attaquée. La faiblesse des dépenses
de recherche et le différentiel du coût de la main d'œuvre avec les
pays ateliers. Les deux grands blocs, États-Unis / Asie, ont un intérêt
commun au maintien de la croissance.
Si les États-Unis ont une croissance monétaire forte avec
une épargne nulle, les américains achètent beaucoup de biens, de
services et de produits chinois. La réalité voudrait que le déséquilibre
de la balance ferait baisser le dollar. Or la Banque Centrale Chinoise
achète des dollars, et avec ces derniers se procurent des Bons du Trésor
américain. Cela permet un maintien des taux d'intérêt faibles et de
régler le problème du déséquilibre américain. Il est vraisemblable
que ce dispositif puisse tenir encore 4 ou 5 ans.
Le Monde a changé.
Aux pays développés étaient destinés les investissements
lourds et le travail qualifié ; aux pays sous-développés, le travail
non qualifié.
Ces règles ont été modifiées. Il n'y a plus de règle sur
laquelle la Chine ne fournirait que du travail non qualifié et ne serait
pas possesseur de technologies. Or la Chine lorsqu'elle achète des
biens, se procure en même temps leur technologie.
Il n'y a plus de réellement de frontières entre pays du
nord et pays du sud. Le monde sera un monde de partage des technologies.
Il nous faut repenser le mode de fonctionnement de la
recherche. Nous sommes le seul pays développé qui a diminué son effort
de recherche. Si le PIB américain équivaut au PIB européen,
l'investissement des États-Unis est supérieur de plus US 700 Milliards
de $ US par an, ce qui est une somme considérable, à celui de l'Europe.
Si l'on parle beaucoup de mondialisation, il faut malgré
tout relativiser son influence sur notre pays. Seuls 20 % des achats sont
importés. Parmi ces derniers, 80 % des importations sont effectuées dans
l'Union Européenne même. Les importations chinoises ne représentant
qu'une infime partie de notre consommation ! Parmi les délocalisations à
venir, 70 % des métiers de services et de back office vont l'être.
L'Europe a pris conscience de ces difficultés et tente d'y
remédier d'une manière différente selon les pays. Si l'Allemagne
réagit d'une façon plutôt brutale et maladroite, la France est plutôt
brouillonne, l'Italie inexistante, la Grande-Bretagne a bout de souffle
après les efforts accomplis par Madame Thatcher et Tony Blair.
La France doit faire un effort très important dans la
recherche. Le coût du travail (retraite, santé, retraite) doit baisser
en tenant compte qu'il est le moteur fondamental de toute croissance. La
flexibilité doit être revue en prenant comme exemple celle mise en place
au Danemark (Licenciement facile, sécurité et suivi du chômage - 1
rendez-vous par semaine au lieu de deux rendez-vous par an et France avec
une complexité administrative toute française) ainsi qu'une réforme de
la politique industrielle avec une plus grande mixité entre Industrie,
recherche et université. |
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