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Dernière modif. : 10/05/2008

Cycle des conférences du C.V.C.I.

Luc Ferry

 

donnera une conférence le samedi 15 juin 2008 au Domaine des Gueules Cassées à La Valette

 

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BIBLIOGRAPHIE 

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"Le nouvel ordre écologique. L'arbre, l'animal et l'homme."   Livre de Poche

Utopie ou réalisme, archaïsme ou grand dessein novateur ? L'écologie s'est imposée comme un problème de civilisation et un enjeu politique capital.
L'auteur d'Homo Aestheticus nous entraîne dans une passionnante exploration des origines philosophiques et historiques de l'écologie. Elle peut être une science indispensable à l'homme, mais dérive parfois vers des idéologies redoutables, qui plongent leurs racines les plus profondes dans cet idéal de pureté qui anima les grandes législations nazies (1933-1935) sur la protection de la nature et des animaux.
Cette réflexion, riche en surprises, couronnée par le prix Médicis de l'essai, ne plaide pas contre une éthique de l'environnement, mais bien pour son alliance avec la démocratie.

 

En collaboration avec Jean-Didier Vincent : " Qu'est-ce que l'homme ? Sur les fondamentaux de la biologie et de la philosophie."  Odile Jacob

     " Les découvertes accomplies par les sciences de la vie depuis quelques années ne peuvent laisser indifférent.
Aucun philosophe ne saurait désormais s'enfermer dans une tour d'ivoire et ignorer les résultats des sciences ; aucun biologiste ne peut se désintéresser des enjeux philosophiques que soulève presque chaque jour son travail. D'où le pari de cet ouvrage : nous initier l'un à l'autre, et par là même le lecteur, aux éléments fondamentaux de nos deux disciplines et approcher l'une des questions les plus cruciales de la pensée moderne, celle du statut de l'humain au sein du règne de la nature.
"

 

En collaboration avec Alain Renaut : "Heidegger et les modernes"  Livre de Poche

Ici, la vraie question ne sera plus de savoir si Martin Heidegger fut, ou ne fut pas, le complice philosophique des nazis.
Il y a, sur ce point, des faits et des preuves dont chacun devra bien, un jour ou l'autre, prendre acte... Ne serait-il pas plus raisonnable, dès lors, de se demander pourquoi et comment les intellectuels français n'ont pas osé, depuis trente ans, désacraliser une pensée si fermement enracinée dans son refus de la culture démocratique ? Plus encore : Heidegger fut-il, pour nos Modernes anti-modernes, l'ultime caution disponible après l'effondrement des marxismes ? Et ses principales thèses n'ont-elles pas fourni, à l'insu de tous, la matrice dans laquelle des intellectuels en mal de référence ont voulu forger leurs slogans et leurs aversions d'époque ? Tel est donc l'objet de ce livre : refaire, à partir d'une œuvre désormais suspecte, le chemin d'une histoire de l'esprit français et de ses aveuglements. Sur ce chemin, les auteurs rencontreront, bien sûr, la plupart des débats contemporains - du refus de la modernité à la critique soixante-huitarde de nos sociétés, de la haine de la technique à l'anti-humanisme obsessionnel de certains maîtres penseurs.
On aura compris que, par-delà le philosophe de Être et Temps, et par-delà ce qu'il appela lui-même sa " grosse bêtise ", ce livre analyse d'abord les singulières naïvetés des intelligentsias qui n'ont jamais pu résister au plaisir de s'égarer.

 

"Le sens du beau. Aux origines de la culture contemporaine"  Livre de Poche

Comment vivre bien sans la beauté, sans la multiplicité des symboles et des significations qu'elle offre à nos méditations, à nos conversations ? "Des goûts et des couleurs on ne discute pas", prétend la sagesse des nations...
Et pourtant ajoutait Nietzsche, on ne fait que cela ! Sans doute, mais cependant pas depuis toujours... Dans l'Antiquité, la question des critères du Beau ne se posait guère. L'œuvre d'art possédait une certaine objectivité, définie par sa capacité d'incarner à notre échelle les propriétés harmonieuses de l'Ordre du monde, du grand Tout cosmique. Elle s'imposait donc aux hommes comme un "microcosme", doué de qualités incontestables.
Le Moyen Age reconduira cette conviction que l'art a pour fonction de mettre en œuvre dans un matériau sensible une vérité supérieure et extérieure à l'humanité, celle de la splendeur des attributs divins. Il faut attendre le XVIIe siècle pour qu'advienne la "Révolution du goût" : l'idée qu'il existe au plus intime du cœur humain un sens du beau et que l'œuvre a pour vocation, non plus d'incarner une vérité, cosmique ou divine, mais de plaire à la sensibilité des êtres humains.
Et c'est au XVIIIe siècle, sur fond de cette première laïcisation de la culture, que la philosophie de l'art prendra la forme d'une théorie de la sensibilité, d'une esthétique. L'œuvre n'apparaît plus comme le reflet d'un univers transcendant, mais comme une création de part en part réalisée par et pour les êtres humains. L'auteur et le spectateur, le génie et son réceptacle, deviennent ainsi les deux visages inséparables de cette subjectivisation de la beauté.
C'est de cette singulière mutation, à l'origine de toute la culture moderne, que le présent livre tente de retracer l'histoire et de dégager les enjeux. Plus largement, il vise à éclairer nos débats actuels en les situant dans la perspective globale de la sécularisation du monde, de "l'humanisation du divin".

 

En collaboration avec André Comte-Sponville : "La sagesse des modernes. Dix questions pour notre temps."   Robert Laffont

"Comment vivre ? C'est la question principale, puisqu'elle contient toutes les autres.
Comment vivre d'une façon plus heureuse, plus sensée, plus libre ? Dans le monde tel qu'il est, puisqu'on n'a pas le choix à l'époque qui est la nôtre, puisque tous les choix en dépendent. Pour transformer le monde ? Pour se transformer soi ? L'un et l'autre. Le maximum de bonheur dans le maximum de lucidité : c'est ce que les Anciens appellent 'sagesse', qui donnait sens à leur philosophie, à leur vie.
Dans un monde et une société qui ne sont plus les mêmes, nous cherchons une spiritualité pour notre temps : une sagesse pour les Modernes. Il s'agit de savoir si la vie vaut la peine d'être vécue, et comment. Nous ne sommes sûrs, ni l'un ni l'autre, de nos réponses. Mais nous sommes certains de la pertinence de la question." André Comte-Sponville, Luc Ferry

 

"L'homme-dieu ou le sens de la vie"  Livre de poche

      Le recul des religions révélées, la laïcisation de la société, l'émergence, avec le marxisme, la psychanalyse et le structuralisme, d'une nouvelle philosophie de l'homme, ont-ils renvoyé la question du sens de la vie à la sphère privée, au libre choix - ou au désarroi - de chacun de nous ? Rien n'est moins sûr, affirme ici l'auteur du Nouvel Ordre écologique, qui envisage deux processus modernes, enracinés dans le XVIIIe siècle : l'humanisation du divin, marquée par le rejet des dogmes et l'exigence d'adaptation du message religieux au temps présent ; et la divinisation de l'humain, dont témoignent l'invocation accrue des droits de l'homme, le choix affectif posé comme fondement de la famille, la réflexion sur la bioéthique... Dans ce mouvement, qu'il juge porteur d'universalité, Luc Ferry voit les sources possibles d'un nouvel humanisme et d'une spiritualité pour demain, dont il tente ici de définir les contours.

 

En collaboration avec C. Germe : "Des animaux et des hommes. Anthologie des textes remarquables, écrits sur le sujet, du XVème siècle à nos jours."  Livre de Poche

Prenant argument de l'animal, de la manière dont les hommes l'ont consacré au fil du temps, Luc Ferry et Claudine Germé nous convient à une très étonnante promenade à travers les textes de la pensée occidentale, du XVè siècle jusqu'au début du XXè siècle.
Où l'on découvre des procès d'étrange facture, dont une truie et un pourceau sont les grands accusés, des traités savants sur le caractère " machinique " des bêtes, mais aussi, pour la première fois, la traduction de lois nazies, qui assuraient aux animaux une meilleure protection qu'aux hommes. Un ensemble édifiant, pour contribuer à la réflexion engagée sur le statut de la nature dans le monde d'aujourd'hui.