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Cycle des conférences du C.V.C.I. Jean-François Coustillière
a donné une conférence le 7 mars 2009 "L'Union pour la Méditerrannée, utopie ou réalité ?" au Domaine des Gueules Cassées à La Valette du Var
En février 2007, quand le candidat Sarkozy s'est exprimé à Toulon autour de l'Union pour la Méditerranée, il existait des initiatives différentes : celle de Bush qui concernait un Grand Moyen-Orient (qui allait de Casablanca à Karachi qui a été plombée par le conflit irakien ; celle de l'Union Européenne avec un partenariat Euro-méditerranéen et une Politique d'Euro voisinage. Pour Nicolas Sarkozy, les déclarations excessives veulent démontrer que ces processus sont des échecs. A Lisbonne, les Européens ont affirmé que cette condamnation était injustifiée. La présidence britannique de l'Union Européenne a voulu privilégier l'est européen au détriment du sud méditerranéen. Le discours du candidat Sarkozy insistait essentiellement sur le choc des civilisations, la globalisation de l'économie et l'échec du processus de Barcelone. Les pays cités dans sa déclaration n'avaient pas été consultés, certains avaient été littéralement oubliés. Cette déclaration s'adressait exclusivement aux pays riverains de la Méditerranée. Cette Union se trouvait en marge de l'Union Européenne. Elle avait pour but d'aider à la résolution de la paix au Proche-Orient. En mai 2007, Nicolas Sarkozy, une fois élu, on pu voir évoluer ses différents discours où l'Union Européenne remettait la main sur cette initiative. Cependant, au Sommet de Paris en juillet 2007, les choses restaient peu claires. Le Président avait réuni 43 pays ainsi que des ONG dont certaines posaient problèmes comme la Ligue des États Arabes. Si cette rencontre fut un succès indéniable compte tenu du nombre de participants, on a pu remarquer l'absence de deux grands : le colonel Khadafi et le Roi du Maroc. Le processus de Barcelone revenait ainsi au premier plan. On ne voulait pas ostraciser le partenariat Euro-méditerranéen. Une volonté d'ouverture avec la société civile était mise en avant et ceci était une véritable nouveauté avec l'APEM qui n'est pas un représentation gouvernementale. Les représentations de
l'UPM doit relancer la coopération multilatérale et le partage des
responsabilités sans oublier de s'appuyer sur le processus de Barcelone. Il y a même la mise en place de 5 secretariats adjoints, le secrétariat général n'étant toujours pas nommé. Le projet est semblable, on y a rajouté la notion de sécurité maritime. L'UPM a pour succès d'avoir remis la Méditerranée sur le devant de la scène et à relancer le processus de Barcelone afin de l'amener au bout de ses projets et des dossiers en cours comme les ressources en eau, la sécurité maritime... Les Européens se sont du coup réappropriés le dossier. Une valorisation d'actions concrètes et visibles s'éloignent un peu du simple discours politicien. Cette UPM ne recueille pas l'adhésion du Sud qui n'y voit pas pour eux une priorité. L'UPM a été gelée depuis novembre à cause entre autre de l'agression d'Israël dans la bande de Gaza. Au Sud, la personnalité de Nicolas Sarkozy est mal ressentie par les États du Sud car trop proche des israéliens. Les problèmes sociaux du Sud tels que le chômage, surtout compte tenu de la crise, ne sont pas suffisamment pris en compte par le Nord alors que le risque, y compris pour les Européens, est important. On ne pourra rien faire si on ne prend pas en considération les besoins des pays du Sud. Il ne reste pas grand chose du discours du candidat Sarkozy, mais de nombreuses choses ont été revitalisées. Il ne faut pas condamner ce processus alors qu'il en est à ses balbutiements. |