MENU

.....................

Accueil
Chercher un livre
Commander un livre
Archives
Dossiers thématiques
Livres d'enfants
Scolaire
Provence
Bibliothèques
Expositions
Revues
Liens

 

Copyright 2000-2013
Librairie Gaïa
Tous droits réservés
Dernière modif. : 03/02/2014

Cycle des conférences du C.V.C.I.

Colloque

"L’Histoire épique des pionniers et découvreurs de la France en Amérique du Nord"

C O U V E N T    R O Y A L    D E     S A I N T    M A X I M I N  

Vendredi 15 juin 2007 

Les conférenciers
Accueil du Colloque
Philippe Haudrère

Gilles Havard

Raymonde Litalien
 

Antonine Maillet

Philippe Haudrère

Conférence : "Une présentation de la Nouvelle France"

Bibliographie

"Les Compagnies des Indes Orientales"   Desjonquères

Le 20 mai 1498, trois vaisseaux portugais, après avoir doublé le cap de Bonne-Espérance, atteignent les côtes des Indes orientales.
Cet événement majeur dans l'histoire du monde inaugure une longue période d'échanges entre Occidentaux et Orientaux. Chaque grande nation européenne, désireuse de disposer de sa propre Compagnie des Indes, met en place de puissantes institutions qui bénéficient du monopole des relations commerciales et maritimes. Le développement de leurs flottes transforme cette aventure en épopée maritime. La demande croissante de produits d'Asie conduit les Compagnies à rivaliser pour la conquête de nouveaux marchés.
Installées peu à peu dans toutes les Indes orientales, elles deviennent de formidables machines de pouvoir, élément essentiel du processus de conquête du monde par les Européens. Le présent ouvrage est la première approche comparative consacrée aux différentes Compagnies des Indes.

 

"Les Compagnies des Indes"  Ouest-France

Ce livre sur les Compagnies des Indes constitue une première par son texte original et sa très riche iconographie.
Avec le souci de faire comprendre l'organisation et le fonctionnement des compagnies qui avaient le monopole du commerce de l'Océan indien, les auteurs proposent aux lecteurs de découvrir toutes les étapes d'un voyage au long cours, depuis la construction des navires et leur armement à Lorient, la traversée de l'Atlantique et de l'Océan indien vers les comptoirs jusqu'au retour et aux ventes de soies, cotons, thés, cas, poivres et porcelaines à Nantes puis à Lorient.
Ce commerce de l'Océan Indien est à l'origine de la fortune de Lorient. Ville-entreprise, à l'avenir incertain, elle vit au rythme des pulsations du commerce colonial, des départs, des retours, des ventes. Véritable sas dans lequel s'engouffrent les gens de mer, les négociants, les marchandises, les millions de livres, elle offre une société originale où la vie culturelle et les formes de sociabilité ont pu s'épanouir

 

"Les Français dans l'océan indien au XVIIIè siècle"    Les Indes Savantes

La Bourdonnais a fortement marqué de sa personnalité et de son action la présence française dans l'océan Indien au XVIIIe siècle : qu'il s'agisse de combattre les Anglais, de développer l'Ile de France (aujourd'hui Ile Maurice) ou de faire du commerce avec l'Inde, le marin breton a été partout présent.
Son biographe, Philippe Haudrère, publie ici un texte inédit de La Bourdonnais sur le commerce des Français dans l'océan indien, et particulièrement avec l'Inde : il y est question des réseaux commerciaux, des produits à acheter ou vendre, des particularités des différentes régions, des espoirs et des possibilités des commerçants français. Le plus grand fait d'arme de La Bourdonnais reste la prise de Madras, alors capitale des possessions anglaises en Inde.
Cette campagne navale victorieuse fait l'objet du " Journal du Voyage fait aux Indes " de Rostaing.

 

"De l'esclave au citoyen"   Découvertes Texto Gallimard

- 1716 : la France, puissance coloniale, s'engage dans le commerce des esclaves.
Les négociants du royaume sont autorisés à faire le " commerce des Nègres " - 1790 : premier débat à l'Assemblée sur l'esclavage. Le mouvement abolitionniste voit le jour - 1848, année du " printemps des peuples ". Dans les colonies françaises, des centaines de milliers d'individus sont esclaves - La République ne saurait admettre ce déni du droit et de la raison. Le 27 avril, le gouvernement abolit l'esclavage - 1946 : les Colonies deviennent départements français - Philippe Haudrère et Françoise Vergès décrivent ce long cheminement qui, de l'esclave au citoyen, éclaire l'histoire de la démocratie.

CONFÉRENCE

"Une présentation de la Nouvelle France"

   La pêche à la morue est l'une des raisons principales qui a permis aux Français, dès le XVIè siècle de découvrir l'Amérique. Grâce aux "Grandes découvertes", la navigation en haute mer va devenir relativement plus facile.
   Verrazano, un florentin, va sous la pression de François 1er découvrir et reconnaître les territoires américains et notamment l'embouchure de l'Hudson.
   Le Vatican avait donné l'exclusivité des recherches vers les Amériques essentiellement aux Espagnols pour des questions religieuses évidentes. François 1er a du négocier sur le plan diplomatique la possibilité de redécouvrir de nouveaux territoires.
   De 1543 à 1543, Jacques Cartier va se lancer dans la reconnaissance (1er voyage), une tentative d'installation (2è voyage) et enfin l'installation permanente lors du 3è voyage dans l'embouchure du Saint Laurent. Jacques Cartier publiera un récit de son deuxième voyage qui sera réellement diffusé en Europe.
   Mais les Français semblent déçus. Ils n'ont pas découvert les métaux précieux qu'ils espéraient tant à l'instar des Espagnols. Avec l'amiral Coligny, il y aura même une tentative d'installation au Brésil qui finira en échec.
   A la fin du XVIè siècle, la présence française est donc très limitée.
   Cependant cette présence continuera à se faire sentir par la poursuite de la pêche à la morue au large de Terre Neuve, une pêche qui n'a en réalité jamais cessée.
   Il y a deux grands types de pêche à la morue : 
   - La pêche à la morue verte qui est  directement préparée à bord des navires. La morue est salée et peut ainsi être directement vendue lors du retour en France. La conservation ne peut cependant dépasser les six mois.
   - La pêche à la morue séchée est elle ramenée à terre pour être séchée sur des claies. Cette pêche est plutôt destinée au marché méditerranéen.
   Les pêcheurs français vont donc être en contact fréquent avec les populations locales. Dès la fin du XVIè, par ce moyen les français vont être directement en relation avec le marché de la fourrure.
   Henri IV, en 1598, va faire insérer dans la traité de Verdun la possibilité de s'installer en Amérique du Nord qui est revendiquée par les Espagnols. Le monopole du commerce de la fourrure sera accordé contre l'obligation de l'installation permanente d'une communauté qui aura lieu dès 1608 par Champlain. Samuel Champlain sera le fondateur de Québec. Cette installation sera précipitée afin d'éviter que les Anglais ou les Hollandais prennent possession de ces territoires.
   L'idée prédominante est l'exploration vers l'intérieur des terres pour rejoindre le Pacifique et d'atteindre la Chine et ses richesses, même si les raisons d'évangélisation des populations rencontrées ne sont pas absentes.
   Les missionnaires sont souvent des jésuites. Ils vont faire l'effort d'apprendre la langue des amérindiens pour mieux communiquer avec eux et pour les convertir. Cela crée malgré tout de vives tensions entre les tribus. En 1609, Champlain décide d'aider les Hurons contre les Iroquois. Les Mohicans du célèbre roman de Fenimore Cooper seront les victimes de ces combats.
   En 1665, environ 15OO hommes, un administrateur royal va être installé au Québec sur le même modèle qu'une province française de l'époque. Les soldats qui auront fini leur temps militaire vont rester et vont s'installer sur place. Il faudra bien évidemment faire venir des filles de France. On complètera cette colonisation par le développement naturel avec une politique nataliste. En effet, il était à l'époque impossible de faire venir des jeunes gens de France, Louis XIV en faisait déjà une ponction importante pour le recrutement de sa propre armée qu'il voulait forte.