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Librairie Gaïa
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Dernière modif. : 29/03/2013
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Cycle des conférences du C.V.C.I.
Colloque
"L’Histoire épique des pionniers et
découvreurs de la France en Amérique du Nord"
C
O U V E N T
R O Y
A
L D E S A I N T M A
X I M I N
Vendredi 15 juin 2007
Philippe Haudrère
Conférence
: "Une présentation de la Nouvelle France"
Bibliographie
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"Les Compagnies des Indes
Orientales" Desjonquères |
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Le 20 mai 1498, trois vaisseaux
portugais, après avoir doublé le cap de Bonne-Espérance, atteignent les
côtes des Indes orientales.
Cet événement majeur dans l'histoire du monde inaugure une longue période
d'échanges entre Occidentaux et Orientaux. Chaque grande nation européenne,
désireuse de disposer de sa propre Compagnie des Indes, met en place de
puissantes institutions qui bénéficient du monopole des relations
commerciales et maritimes. Le développement de leurs flottes transforme
cette aventure en épopée maritime. La demande croissante de produits
d'Asie conduit les Compagnies à rivaliser pour la conquête de nouveaux
marchés.
Installées peu à peu dans toutes les Indes orientales, elles deviennent
de formidables machines de pouvoir, élément essentiel du processus de
conquête du monde par les Européens. Le présent ouvrage est la première
approche comparative consacrée aux différentes Compagnies des Indes. |
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"Les Compagnies des Indes" Ouest-France |
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Ce
livre sur les Compagnies des Indes constitue une première par son texte
original et sa très riche iconographie.
Avec le souci de faire comprendre l'organisation et le fonctionnement des
compagnies qui avaient le monopole du commerce de l'Océan indien, les
auteurs proposent aux lecteurs de découvrir toutes les étapes d'un
voyage au long cours, depuis la construction des navires et leur armement
à Lorient, la traversée de l'Atlantique et de l'Océan indien vers les
comptoirs jusqu'au retour et aux ventes de soies, cotons, thés, cas,
poivres et porcelaines à Nantes puis à Lorient.
Ce commerce de l'Océan Indien est à l'origine de la fortune de Lorient.
Ville-entreprise, à l'avenir incertain, elle vit au rythme des pulsations
du commerce colonial, des départs, des retours, des ventes. Véritable
sas dans lequel s'engouffrent les gens de mer, les négociants, les
marchandises, les millions de livres, elle offre une société originale où
la vie culturelle et les formes de sociabilité ont pu s'épanouir |
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"Les Français dans l'océan indien au XVIIIè
siècle" Les Indes Savantes |
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La
Bourdonnais a fortement marqué de sa personnalité et de son action la présence
française dans l'océan Indien au XVIIIe siècle : qu'il s'agisse de
combattre les Anglais, de développer l'Ile de France (aujourd'hui Ile
Maurice) ou de faire du commerce avec l'Inde, le marin breton a été
partout présent.
Son biographe, Philippe Haudrère, publie ici un texte inédit de La
Bourdonnais sur le commerce des Français dans l'océan indien, et
particulièrement avec l'Inde : il y est question des réseaux
commerciaux, des produits à acheter ou vendre, des particularités des
différentes régions, des espoirs et des possibilités des commerçants
français. Le plus grand fait d'arme de La Bourdonnais reste la prise de
Madras, alors capitale des possessions anglaises en Inde.
Cette campagne navale victorieuse fait l'objet du " Journal du Voyage
fait aux Indes " de Rostaing. |
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"De l'esclave au citoyen"
Découvertes Texto Gallimard |
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1716 : la France, puissance coloniale, s'engage dans le commerce des
esclaves.
Les négociants du royaume sont autorisés à faire le " commerce des
Nègres " - 1790 : premier débat à l'Assemblée sur l'esclavage. Le
mouvement abolitionniste voit le jour - 1848, année du " printemps
des peuples ". Dans les colonies françaises, des centaines de
milliers d'individus sont esclaves - La République ne saurait admettre ce
déni du droit et de la raison. Le 27 avril, le gouvernement abolit
l'esclavage - 1946 : les Colonies deviennent départements français -
Philippe Haudrère et Françoise Vergès décrivent ce long cheminement
qui, de l'esclave au citoyen, éclaire l'histoire de la démocratie. |
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CONFÉRENCE "Une
présentation de la Nouvelle France"
La pêche à la morue est l'une des raisons
principales qui a permis aux Français, dès le XVIè siècle de découvrir
l'Amérique. Grâce aux "Grandes découvertes", la navigation en haute
mer va devenir relativement plus facile.
Verrazano, un florentin, va sous la pression de François 1er
découvrir et reconnaître les territoires américains et notamment l'embouchure
de l'Hudson.
Le Vatican avait donné l'exclusivité des recherches vers les
Amériques essentiellement aux Espagnols pour des questions religieuses
évidentes. François 1er a du négocier sur le plan diplomatique la
possibilité de redécouvrir de nouveaux territoires.
De 1543 à 1543, Jacques Cartier va se lancer dans la
reconnaissance (1er voyage), une tentative d'installation (2è voyage) et enfin
l'installation permanente lors du 3è voyage dans l'embouchure du Saint Laurent.
Jacques Cartier publiera un récit de son deuxième voyage qui sera réellement
diffusé en Europe.
Mais les Français semblent déçus. Ils n'ont pas découvert les
métaux précieux qu'ils espéraient tant à l'instar des Espagnols. Avec
l'amiral Coligny, il y aura même une tentative d'installation au Brésil qui
finira en échec.
A la fin du XVIè siècle, la présence française est donc très
limitée.
Cependant cette présence continuera à se faire sentir par la
poursuite de la pêche à la morue au large de Terre Neuve, une pêche qui n'a
en réalité jamais cessée.
Il y a deux grands types de pêche à la morue :
- La pêche à la morue verte qui est directement préparée
à bord des navires. La morue est salée et peut ainsi être directement vendue
lors du retour en France. La conservation ne peut cependant dépasser les six
mois.
- La pêche à la morue séchée est elle ramenée à terre pour
être séchée sur des claies. Cette pêche est plutôt destinée au marché
méditerranéen.
Les pêcheurs français vont donc être en contact fréquent avec
les populations locales. Dès la fin du XVIè, par ce moyen les français vont
être directement en relation avec le marché de la fourrure.
Henri IV, en 1598, va faire insérer dans la traité de Verdun la
possibilité de s'installer en Amérique du Nord qui est revendiquée par les
Espagnols. Le monopole du commerce de la fourrure sera accordé contre
l'obligation de l'installation permanente d'une communauté qui aura lieu dès
1608 par Champlain. Samuel Champlain sera le fondateur de Québec. Cette
installation sera précipitée afin d'éviter que les Anglais ou les Hollandais
prennent possession de ces territoires.
L'idée prédominante est l'exploration vers l'intérieur des
terres pour rejoindre le Pacifique et d'atteindre la Chine et ses richesses,
même si les raisons d'évangélisation des populations rencontrées ne sont pas
absentes.
Les missionnaires sont souvent des jésuites. Ils vont faire
l'effort d'apprendre la langue des amérindiens pour mieux communiquer avec eux
et pour les convertir. Cela crée malgré tout de vives tensions entre les
tribus. En 1609, Champlain décide d'aider les Hurons contre les Iroquois. Les
Mohicans du célèbre roman de Fenimore Cooper seront les victimes de ces
combats.
En 1665, environ 15OO hommes, un administrateur royal va être
installé au Québec sur le même modèle qu'une province française de
l'époque. Les soldats qui auront fini leur temps militaire vont rester et vont
s'installer sur place. Il faudra bien évidemment faire venir des filles de
France. On complètera cette colonisation par le développement naturel avec une
politique nataliste. En effet, il était à l'époque impossible de faire venir
des jeunes gens de France, Louis XIV en faisait déjà une ponction importante
pour le recrutement de sa propre armée qu'il voulait forte.
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