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Copyright 2000-2008
Librairie Gaïa
Tous droits réservés
Dernière modif. : 10/05/2008
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le CML, le Collège
Méditerranéen des Libertés, propose dans le cadre de son cycle de
conférences
"Les Passeurs de Liberté"
ont participé à un colloque le samedi 2 juin 2007 à la Faculté de Droit
"Le traumatisme des enfants de la
guerre"
MYRNA GANNAGE
Photo Librairie Gaïa
Compte-rendu de la conférence en cours de rédaction... "LES
ENFANTS DE LA GUERRE DU LIBAN" C'est à la
suite d'un bombardement qui a causé la mort de dizaines d'enfants et de femmes
que l'on a créer des centres sur le modèle des IMP (Institut
Médico-Psychologique) français. Le bilan de la guerre est terrible : 1100
morts, 2700 blessés, plus d'un million de personnes déplacées, des
destructions massives.
Les symptômes observés chez l'enfant sont souvent des angoisses,
de l'irritabilité, du stress post-traumatique.
La prise en charge thérapeutique est difficile et doit être
aidée par la collectivité et les enseignants. Il faut favoriser le travail de
l'histoire pour opérer une mise en sens. L'une des techniques utilisées par
les enseignants se fera par le dessin où il est demandé aux enfants de
dessiner sur une feuille, en parallèle, deux souvenirs : un bon, un mauvais. La
parole est importante dans le processus de mentalisation et en complément des
danses, des jeux de scène. Certains jeux vont mettre en scène la guerre,
d'autres, certains moments de plaisir. Mais le trauma est presque toujours dans
le domaine de l'indicible. La honte est l'affect qui est lié au traumatisme,
beaucoup plus que la culpabilité.
Comment relancer un premier mouvement pour sortir de l'agonie
psychique ? Par l'art, il faut que l'enfant prenne conscience de son image
intérieure. Le geste créateur va solliciter la pensée, l'imaginaire qui vont
commencer à faire évoluer l'enfant. Il peut ainsi se surprendre lui-même par
quelque chose qu'il n'attendait pas.
Beaucoup d'enfants sont fiers d'avoir eu une maison détruite par
les israéliens, d'autre d'avoir une victime dans leur entourage proche. Que
peut offrir le thérapeute à ses patients quand la mort est plus importante,
plus valorisante que la vie !
La mort vécue comme un triomphe ne laisse pas la place à la
douleur pour s'exprimer et donc empêcher la mise en œuvre de réparation du
trauma. Les parents qui ne parlent pas, projettent sur leurs enfants leurs
propres traumas. Seule la mémoire collective peut permettre d'offrir les
instruments de base de la réparation.
Les lieux de mémoire tirent leur importante de la notion de perte.
Il s'agit de réorganiser des matériaux divers pour leur donner du sens.
Il ne peut y avoir de transformation du trauma sans travail de
mémoire. |