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Copyright 2000-2008
Librairie Gaïa
Tous droits réservés
Dernière modif. : 10/05/2008
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le CML, le Collège
Méditerranéen des Libertés, propose dans le cadre de son cycle de
conférences
"Les Passeurs de Liberté"
ont participé à un colloque le samedi 2 juin 2007 à la Faculté de Droit
"Le traumatisme des enfants de la
guerre"
BERNARD FELDMAN
Photo Librairie Gaïa
"LES ENFANTS DE LA GUERRE DANS LE PASSÉ
ET LE PRÉSENT" Les enfants victimes de
la guerre, c'est aussi, en France, les enfants que l'on a dû cacher pendant la
Shoah. Bernard Feldman voit toujours ces survivants, chaque semaine, pendant
trois ans.
Pour les familles en danger, il a fallu placer et cacher les
enfants dans un caractère d'urgence.
L'enfant qui est placé est traumatisé car il est enlevé à sa
mère et pense avoir été abandonné. Plus l'enfant est jeune, plus il va
souffrir. Beaucoup d'entre eux, lorsqu'ils étaient malades, ne furent pas
soignés de peur d'être dénoncés. Tous ont eu un sentiment d'agressivité
d'avoir été abandonnés. Il se sont sentis coupables.
Les parents nourriciers ont du aller aller à l'encontre de la
propagande antisémite, passer outre les risques très importants qu'ils
courraient et aussi, et ce n'était pas forcément le plus facile, se faire
adopter par ces enfants.
Pour ceux qui étaient placés en institution, les perturbations
étaient moindres, mais leur identité était remise en cause quand il fallait
changer d'habitudes, de religion voire de nom et de prénom.
Pour pouvoir parler, il faut un cadre pour témoigner. En se
réunissant sous forme d'association, ils vont pouvoir parler. Ils sont souvent
rejetés car ils sont prisonnier de leur propre histoire.
En Israël, les premiers juifs installés depuis le XIXè siècle,
n'ont pas bien accueilli les rescapés des camps à la fin de la guerre.
Le procès Eichman a permis de prendre conscience, pour ceux qui ne
l'avaient pas vécu, de la monstruosité de la Shoah. Israéliens
et Palestiniens sont deux peuples traumatisés. Lors
de l'Intifada II
|
Type de population (1293
personnes étudiées) |
Nb de
personnes |
|
Évènements
traumatisants |
|
Syndromes
post-trauma. |
| Centre de Jérusalem -Juifs |
165 |
|
2.8 |
|
14 |
| Gilo (Jérusalem face à Ber Djalah) - Juifs |
269 |
|
3.4 |
|
16 |
| Efrat (Cisjordanie) - Juifs |
135 |
|
8.5 |
|
27 |
| Katif (Bande de Gaza) - Juifs |
172 |
|
11.6 |
|
28 |
| Autorité Palestinienne (Arabes) |
245 |
|
10 |
|
70 |
| Arabes israéliens |
307 |
|
6.9 |
|
50 |
Tous les enfants choisis sont nés en 1987 (Ils n'ont tous connu
que la guerre). Les enfants juifs des territoires colonisés (Efrat et Katif)
sont relativement moins traumatisés car ils vivent dans une ambiance religieuse
et familiale plus rassurante. Le cumul des traumas augmente le stress
post-traumatique.
Le conflit dure depuis plus de 100 ans. Comment ces peuples
vont-ils pouvoir se réconcilier ?

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