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Copyright 2000-2008
Librairie Gaïa
Tous droits réservés
Dernière modif. : 10/05/2008
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le CML, le Collège
Méditerranéen des Libertés, propose dans le cadre de son cycle de
conférences
"Les Passeurs de Liberté"
ont participé à un colloque le samedi 2 juin 2007 à la Faculté de Droit
"Le traumatisme des enfants de la
guerre"
MANAL AL TAMINI
Photo Librairie Gaïa
"LA CONFRONTATION A L'ENNEMI PAR DES
MÉTHODES NON-VIOLENTES"
Est-ce que cette confrontation dans le contexte
palestinien peut elle être constructive ? LE CONTEXTE
Le fait de vivre sous occupation militaire israélienne laisse une trace
psychologique profonde dans la population palestinienne. Plus de 30 % des
adolescents souffrent de traumas.
L'occupation est un traumatisme quotidien, notamment à Naplouse.
Fermetures, barrages, incursions, couvre-feux, humiliations (Le couvre-feux le
plus long dura plus de six mois)... Les soldats israéliens sont partout.
L'ennemi a un visage. Il est très difficile à un psychothérapeute d'offrir un
espace sécurisant.
La toute puissance de l'occupation israélienne est telle que les
adolescents peuvent percevoir que leurs parents sont incapables de les
protéger. C'est une situation trangénérationnelle. Le contexte n'est pas
seulement contraire à son environnement personnel, mais aussi à celui de ses
parents voire de ses grands-parents. L'avenir n'existe plus pour les ados.
Il y a très peu de recherche sur l'efficacité des moyens en
thérapie et des moyens d'intervention. Cette inefficacité s'explique dans la défiance
de répondre à leurs différents besoins.
Les adolescents qui lancent des pierres contre les israéliens
souhaitent satisfaire leur besoin de se confronter aux adultes et à cet ennemi.
La psychothérapeute a proposé d'expliquer directement aux israéliens ce
qu'ils voulaient transmettre lorsqu'ils lançaient des pierres. Cela a permis de
redonner confiance aux adolescents dans leur psychothérapeute.
Les stratégies actives sont salutaires.
Les enfants qui avaient participé activement à la première
Intifada ont moins souffert que ceux qui n'y avait pas participé pendant la
période relativement calme qui avait suivi les accords d'Oslo.
A cette époque, le grand optimisme s'est montré prématuré bien
que des associations ont organisé des rencontres israélo-palestiniennes.
Des rencontres ont été organisées dans le Maine aux États-Unis
selon un modèle humaniste, un modèle conflictuel, un modèle de conte
d'histoires.
C'est quelque chose d'unique dans la mesure où certaines histoires
ont été racontées par les victimes devant les responsables israéliens de
leurs traumatismes. Ils viennent changer l'autre et ne pas être changés. Ces
rencontres sont bien évidemment très critiquées en Palestine et deviennent
culpabilisatrices pour les participants palestiniens.
En sympathisant avec l'ennemi, les palestiniens vont générer un
sentiment de culpabilité intolérable. Ils choisiront de dénier l'amitié
naissante avec les israéliens avec une radicalisation forte et négative pour
atténuer le sentiment de trahison.
Cette méthode de confrontation non-violente pour les adolescents
reste la plus adaptée à ce contexte. 
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