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Copyright 2000-2008
Librairie Gaïa
Tous droits réservés
Dernière modif. : 10/05/2008
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le CML, le Collège
Méditerranéen des Libertés, propose dans le cadre de son cycle de
conférences
"Où allons-nous ?"

Photo Librairie Gaïa
Yves Schwartz
a donné une conférence à la Fac de Droit le mardi 23
novembre 2004 :
Travail et vie sociale :
quel avenir ?
Biographie | Bibliographie
| Conférence
Biographie
Yves
Schwartz enseigne la philosophie à l'université de Provence. Il est membre de
l'Institut Universitaire de France. D'abord spécialiste en histoire des
sciences, des techniques, il a orienté ses recherches sur le travail, sur les
problèmes épistémologiques et éthiques posés par la connaissance des
activités industrieuses. Il dirige un centre d'enseignement et de recherche
(Analyse Pluridisciplinaire des Situations de Travail) associant de façon
originale chercheurs et acteurs de de la vie économique et sociale.
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Bibliographie
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"Figures du temps" Ed.
Parenthèses |
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Chacun
comprend la difficulté qu'il y a à parler du temps, à parler ce qui est
radicalement ineffable. La culture et la civilisation occidentales ont, délibérément,
souhaité abstraire le temps de ses mythes fondateurs et de ses dimensions
anthropologiques, pour reconstruire, en lieu et place, un autre type
d'artefact, un pur outil de mesure. Mais la figure du temps, bien
qu'indiscernable, reste entremêlée à toute notre conception du monde et
donc à toutes nos actions et nos manœuvres, dans le monde et dans la
société. Qu'est-ce que cela a signifié, qu'est-ce que cela signifie
pour nous ? Ce sont des tentatives de réponse à cette interrogation
qu'apportent les auteurs de ce volume. Des tentatives croisées,
partielles mais engagées où philosophie et physique fondamentale se répondent
sans oublier les aspects économique, politique, juridique et sociaux. |
|
Travail & Ergologie. Entretiens sur l'activité
humaine. Ed. Octarès |
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L'ergologie n'est pas une nouvelle discipline dans le champ des sciences
humaines mais une démarche qui vise à mieux connaître les situations de
travail et surtout à mieux intervenir sur celles-ci pour les transformer.
Au cœur de cette démarche, on trouve le concept d'activité comme opérateur
synthétique, élément dynamique qui noue tout ce que nos catégories
disciplinaires et professionnelles considèrent séparément. Impossible
par conséquent de cerner le concept d'activité de façon univoque et définitive.
Le projet des entretiens rassemblés dans cet ouvrage est de solliciter
des points de vue croisés sur l'activité humaine, en prenant l'ancrage
de questions concrètes posées par la modernité. Les nouvelles
organisations dans l'entreprise, les technologies de l'information et de
la communication, la formation et l'emploi, la mobilisation de la personne
et des collectifs au travail, le langage au travail: autant de thèmes qui
sont abordés ici avec un éclairage original grâce à une réflexion
commune sur l'activité. |
| Se dessinent alors des pistes pour aborder différemment
les évolutions du monde actuel, en maintenant un lien constant entre l'échelon
global et " macroscopique " de la vie sociale et celui qu'on
qualifierait de microscopique, l'activité quotidienne de celles et ceux
qui vivent et retravaillent en permanence les normes et valeurs en
circulation dans notre société.
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|
"Reconnaissance du travail. pour une approche
ergologique." PUF |
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Les
changements, les " mutations " du travail, le chômage,
l'emploi, la flexibilité, la mondialisation de l'économie, l'exclusion,
la déréglementation... : la plupart des débats dits de socitété
tournent autour de la substance, la place, l'avenir, la valeur du travail
dans la société et ses équilibres. Mais de quoi parle-t-on ? De quel
droit s'autorise-t-on à dire que le travail a de la valeur ou n'en a
plus, qu'il doit être ceci ou cela ? La société ou la civilisation de
demain que l'on se plaît à dessiner ainsi ne prend guère en compte le
fait que les activités de travail, dans leur extrême diversité
aujourd'hui, sont un élément majeur de la situation, elles reconfigurent
nos possibles, nos valeurs, nos questions pertinentes. Si l'on veut faire
un diagnostic sur l'état actuel de la vie sociale, les potentialités créatrices
des populations, les risques possibles face aux choix stratégiques et
politiques actuels, on ne peut s'épargner le détour par ce qui se joue
maintenant dans les activités dites de travail ; et cela oblige à déplacer
partiellement les démarches de connaissances, les processus d'élaboration
des savoirs. |
| Tout choix de concept, de méthode en la matière est aussi
un choix éthique, la superposition d'un certain modèle d'humanité. Dans
la culture humaine, rien plus que ce que l'on appelle le travail ne
contraint à affronter une position d' " inconfort intellectuel
", à repenser les rapports de l'histoire et du savoir. C'est ce que
cet ouvrage appelle " la discipline ergologique " et qui motive
son insatisfaction sur les régimes les plus courants de production de
savoirs sur le travail humain. Il propose à la fois une réflexion épistémologique
et critique sur les sciences humaines ; une mise en synergie de savoirs
appartenant à de multiples disciplines autour de la connaissance du
travail ; des protocoles de " rencontres du travail " dites
aussi de " socratisme à double sens " associant pour la
formation, la recherche ou l'intervention sur des situations vivantes, les
interlocuteurs tous porteurs de culture et d'inculture spécifiques sur
l'univers des activités économiques en crise et en recherche de nouveaux
équilibres.
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Conférence
Quand est né le travail ?
- La fabrication des premiers outils va modifier la
relation de l'homme à son environnement.
- Le néolithique par l'introduction des premières
sociétés de production.
- La Révolution Industrielle où le travail prend un
sens très précis avec l'échange temps-travail contre de l'argent.
C'est cette dernière définition qui a le plus de poids dans les sociétés
actuelles. Dans la division
sociale du travail, la société vit par des métiers spécialisés. La vie
sociale bénéficie d'une certaine sérénité lorsque la division du travail se
déploie dans une certaine plénitude. Chacun occupe une "place"
nécessaire pour que la société couvre ses besoins. Cette place peut être
très différente selon les personnes et selon les besoins.
Émile Durkheim pensait que la division du travail produit de la vie sociale et
n'existe pas par une simple nécessité économique. Il y a donc une solidarité
qui est entrain de disparaître. Il faut donc un nouveau lien social sous forme
d'agrégat qui ne pourrait produire une société cohérente.
Pour Platon, la division du travail est nécessaire pour qu'il existe une Cité.
Ce n'est pas la complémentarité qui crée le lien social. La société ne se
justifie que si des hommes libres définissent un modèle idéal de la
société. La production de richesse n'est pas suffisante pour créer se lien
social. Au moyen âge, les places
sont prédéfinies de génération en génération peut devenir une nature. Il
n'y a pas de remise en question des places de travail. Les grandes violences
sont plutôt liées à la religion ou à la puissance et au pouvoir des élites
dirigeantes. Les corporations professionnelles démontrent les liens de
solidarité. Au XIXè, la
Révolution Industrielle va bouleverser cette topographie. Les solidarités
internes (syndicats...) va redéfinir de nouvelles places derrières de
nouvelles catégories socio-professionnelles qui vont être immédiatement
déchiffrables : fonctionnaires, cheminots...
Les luttes ont pour enjeu le repositionnement des places. Il y a
consensus sur la valeur de la société à construire ensemble.
L'instabilité de ces places est anthropolitique. La place serait déjà
normée, prédéfinie avant d'être occupée. Or cette stabilité est douteuse,
sinon il n'y aurait pas de notion d'histoire.
Tout poste de travail est toujours redéfini par ceux qui l'occupent. Ceci est
un coût. Il y a du travail dans le travail.
Dans le Taylorisme, il n'y a pas de redéfinition du travail, mais en réalité
il y a des modifications, des évolutions du travail vers une plus grande
productivité. Il faut voir l'évolution du travail, par exemple dans
l'industrie automobile entre le travail hyper spécialisé et un travail plus
suivi. S'il y a une bonne
visibilité de certaines places, professions, par exemple boulanger,
médecins.., d'autres sont beaucoup plus floues (guichetier, facteur...). Quelle
est l'utilité sociale de certaines places. Dans certains cas extrêmes, le
travail avec Internet et les téléphones portables va modifier les lieux, le
temps (heures ouvrables), le mode de travail que l'on peut faire chez soi...
Il y a un éloignement des lieux où l'on travaille, où l'on décide le travail
et celui où l'on finance de travail. Pour qui travaille-t-on ? l'actionnaire ou
le directeur ! Il y a une
invisibilité du travail vis à vis de soi-même et vis à vis des autres ? haut
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