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Copyright 2000-2008
Librairie Gaïa
Tous droits réservés
Dernière modif. : 08/12/2008
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le CML, le Collège
Méditerranéen des Libertés, propose dans le cadre de son cycle de
conférences
"Territoires ignorés 2008-2009"
Denis Salas et Philippe Pédrot
Denis Salas est Maître de Conférence à l'École
Nationale et la Magistrature
Philippe Pédrot est Professeur de Droit à l'Université de Bretagne
donneront une conférence à la Fac de Droit de Toulon le mercredi
12 novembre 2008 à 18H30
Le juge est-il gardien des
valeurs ?
Denis Salas
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En collaboration avec Andrea Carstoiu : " La
Justice" Le Cavalier Bleu |
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Issues de la tradition ou de
l'air du temps, mêlant souvent vrai et faux, les idées reçues sont dans
toutes les têtes.
Les auteurs les prennent pour point de départ et apportent ici un éclairage
distancié et approfondi sur ce que l'on sait ou croit savoir. |
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En collaboration avec Antoine Garapon : "Imaginer
la loi. Le droit dans la littérature" Michalon |
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Cet ouvrage, qui restitue les
travaux d'un colloque organisé à la Cour de Cassation par l'Institut des
hautes Etudes sur la justice, l'Association Française pour l'histoire de
la justice et l'Ecole nationale de la Magistrature vient prolonger le
rapprochement du droit et de la littérature initié par la collection
" Le Bien Commun ". |
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En collaboration avec Antoine Garapon : "Les
nouvelles sorcières de Salem. Leçons d'Outreau" Seuil |
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En 1692, dans le village de
Salem (Massachusetts), vingt-cinq notables sont exécutés pour
sorcellerie sur la foi du témoignage de fillettes qui se prétendent possédées.
Quelques années plus tard, les autorités reconnaissent leur erreur.
Commence alors un long cycle de repentante et d'excuses. En dépit de tout
ce qui les sépare, l'affaire des " sorcières de Salem " a de
nombreux points communs avec celle qui fascina la France entière voici
quelques mois : l'affaire d'Outreau. Dans les deux cas, les mécanismes de
la panique morale jettent une lumière crue sur les croyances et les
" grandes peurs " du temps.
Antoine Garapon et Denis Salas dressent ici le portrait d'une époque
travaillée par l'obsession de la pédophilie, la foi naïve dans la
parole des enfants, une quête sans fin de sécurité, la défiance à l'égard
des institutions, le culte des victimes et une culture inquisitoire sans
cesse renaissante. |
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"La volonté de punir. Essai sur le populisme
pénal" Hachette |
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Défi
du terrorisme, montée du sentiment d'insécurité, augmentation des
condamnations pour crimes sexuels, durcissement du Code pénal notre société
et son système judiciaire s'engagent toujours plus dans la voie de la répression.
Mais à trop vouloir prévenir les risques, ne sommes-nous pas en train de
rompre avec notre conception humaniste et individualisée de la peine?
Dans La Volonté de punir, Denis Salas montre comment le souci légitime
de réparation des victimes est devenu la préoccupation majeure de notre
culture judiciaire. Il décrit les modifications de la justice pénale qui
ont accompagné cette évolution et les dangers qu'elles font peser sur
notre démocratie. A la différence des États-Unis, cette transformation
est aujourd'hui toujours réversible en France. Encore faut-il que
l'exigence de justice ne cède pas devant le populisme pénal et qu'elle
sache se faire entendre dans un débat public dominé par l'inquiétude et
la peur. |
| "Victimes
de guerre en quête de justice. Faire entendre leur voix et les
pérenniser dans l'histoire." Harmattan |
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Longtemps
les victimes de guerre n'ont eu ni voix, ni parole propre. L'héroïsation
des vainqueurs et le silence des vaincus sont le seul épilogue des
conflits armés. La culture de guerre nourrie de patriotisme ne laisse
place qu'au culte des combattants morts au front. Mais, au milieu du XXe
siècle, les guerres changent de nature. Les victimes civiles deviennent
massives, dépassent en nombre les combattants. Dans certains conflits
contemporains, comme lors de la " purification ethnique " de
l'ex-Yougoslavie (1991-1999), les massacres génocidaires sont seuls sur
le champ de bataille. Comment la justice d'après guerre. s'est adaptée
à ces victimisations de masse ? Quels types de ressources ont-ils été
mobilisés pour juger leurs auteurs, faire le récit de ces violences extrêmes
et reconstruire un avenir commun ? |
| Quel acte refondateur peut assumer
cette tâche quand la communauté politique est brisée : amnistie, réparations,
tribunal ad hoc, cour permanente ou commission vérité et réconciliation
? Telles sont les questions que se sont posées les intervenants du séminaire
" Œuvre de justice et victimes " dirigé par Robert Cario et
Denis Salas et organisé par l'École nationale de magistrature en 2001 et
2002. Le présent ouvrage en est le troisième volume. |
| "L'éthique
du juge : une approche européenne et internationale"
Dalloz-Sirey |
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Rarement
au cours de son histoire le juge aura été autant exposé au regard de
l'opinion publique. Les critiques contre ses " erreurs d'appréciation
", ses fautes plus ou moins graves et les dysfonctionnements de la
justice se multiplient. Or, rien dans notre tradition judiciaire, à
l'inverse d'autre professions, ne permet de prévenir les écarts de
comportement. Nul dispositif ne permet d'aider les juges en difficulté ou
simplement en questionnement. Aucune culture sur l'éthique et la déontologie
ne s'intercale entre la morale individuelle et la sanction
professionnelle. Cet ouvrage voudrait révéler au public français les
principales conceptions de l'éthique et de la déontologie des magistrats
dans les grandes démocraties. Les pays de Common law, où la figure du
juge est prestigieuse, sont partagés entre les codes de déontologie et
l'affirmation des principes fondamentaux. |
| Dans les autres pays européens,
le débat sur l'éthique judiciaire reste encore embryonnaire. Partout où
il se manifeste, il traduit le déclin d'une relation de dépendance vis-à-vis
du politique et la construction d'un pacte de confiance avec le public. |
| "Barbie,
Touvier, Papon... Des procès pour la mémoire." Autrement |
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Barbie,
Touvier, Papon : ces trois noms évoquent une rencontre majeure entre
justice et histoire au cours des deux dernières décennies. Rarement
l'histoire judiciaire nous a donné l'occasion de vivre un tel événement.
A aucun autre moment peut-être depuis la Libération, notre pays a été
confronté d'une telle façon à l'histoire de ses années sombres et aux
blessures de sa mémoire, au carrefour des vérités historiques et
judiciaires, des responsabilités individuelles et collectives. En dépit
des nombreux livres, des témoignages recueillis et commentés, aucun
bilan global n'avait été tenté avec les acteurs eux-mêmes. Tel est le
pari de ce livre. Avocats, magistrats, journalistes et historiens échangent
librement à partir de ces temps forts de leur vie professionnelle. Pour
la première fois, un ouvrage remet en perspective commune ces trois
grands procès - ainsi que celui qui n'a pas eu lieu, Bousquet -, avec
ceux qui les ont vécus et les meilleurs spécialistes. |
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Mais s'ils achèvent
une période historique, les procès de Barbie, de Touvier et de Papon
sont aussi essentiels pour juger les crimes de demain. Ces débats
nourrissent aussi la réflexion contemporaine sur la place que peut désormais
tenir la justice sur la scène internationale en matière de crimes contre
l'humanité, à propos des événements d'Algérie, des Balkans, ou des
attentats du 11 septembre 2001. |
| "Albert
Camus. La juste révolte" Michalon |
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Albert
Camus entretient un rapport paradoxal à la justice selon qu'il y voit un
idéal d'équité ou une machine destructrice d'innocence. Depuis ses
premières expériences comme chroniqueur judiciaire à Alger jusqu'à ses
écrits contre la peine de mort, l'oscillation est constante. Comme
institution, la justice est captive des idéologies ou des passions, mais
comme quête morale elle incarne une " juste révolte " contre
l'injustice. Sous le masque de Caligula, elle est source d'une ivresse
barbare et démesurée. Mais sous les traits apolliniens de Nemesis, déesse
de la mesure, elle est lumière. Camus pense inlassablement la justice
contre elle-même. Il combat ses dérives justicières autant qu'il lui
rappelle sa vocation à fonder une cité juste. Ses fictions sont des
masques autobiographiques qui creusent en profondeur le sillon de cette
tension. |
| "Oeuvre
de justice et victimes. Volume 1" Harmattan |
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L'irruption
des victimes dans les sociétés contemporaines a des racines profondes.
Longtemps oubliées du procès pénal, elles tentent aujourd'hui de
reconquérir leur place d'acteur dans la régulation du conflit cristallisé
par l'infraction commise. Mais les victimes ne recherchent pas seulement,
dans l'œuvre de justice, la sanction de l'infracteur. Elles réclament
surtout que la vérité soit affirmée dans sa complexité et, davantage
encore, que leurs droits à la reconnaissance, à l'accompagnement et à
la réparation globale des traumatismes subis soient effectivement
garantis. L'émergence de la Justice restaurative, dans la droite ligne
des justices vindicatoires primitives, offre de réelles possibilités de
restauration du lien social meurtri par l'acte criminel. Mais cette
justice doit combiner la dimension rétributive avec le respect de la
dignité des personnes impliquées dans le conflit intersubjectif. Tel est
le paradoxe autour duquel gravitent les contributions présentées dans ce
premier volume. |
| "La
justice, une révolution démocratique" Desclée de Brouwer |
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En
1789, la Révolution française se fit contre les juges, dont elle scella
la défaite historique. Deux siècles après, une seconde révolution démocratique
redécouvre spectaculairement le pouvoir judiciaire. Non que cette émergence
traduise une " revanche " des juges contre un passé de
soumission. Comme le montre la première partie de cet ouvrage, l'avancée
politique de la justice est d'abord celle d'une société qui plaide pour
une meilleure reconnaissance d'elle-même, de ses inquiétudes, de ses mœurs,
de sa mémoire. Il en résulte un ébranlement de l'architecture de notre
démocratie, dont les textes présentés dans la seconde partie soulignent
l'ampleur. Les acteurs de la justice pensent désormais leur destin à
distance du " corps " unifié de l'État, dont ils étaient les
premiers protecteurs. Les mêmes armes qui défendaient le souverain
deviennent aujourd'hui l'instrument de sa contestation. |
| L'ancienne justice
était une puissance captive dans l'État ; la nouvelle cherche sa place
entre une société plus autonome et un État moins englobant. Dans ce
sillage, elle remue profondément notre histoire sans cesser de
questionner son avenir. Les textes rassemblés dans ce recueil sont tirés
du fonds de la revue Esprit. |
| "Le tiers
pouvoir. Vers une autre justice" Pluriel Hachette |
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La
justice française vit aujourd'hui un tournant historique. Prenant à
revers toute la tradition républicaine, elle cesse en effet de dépendre
de l'exécutif pour tendre à devenir, avec l'aide des médias, un véritable
" tiers pouvoir " entre le peuple et ses représentants. Denis
Salas met au jour les causes de cette mue décisive : un changement
affecte de l'intérieur le statut de la justice tandis qu'un renouveau de
la société civile lui donne une place qu'elle n'a jamais eue. Les hommes
politiques ne peuvent plus prétendre se juger eux-mêmes ou n'être
justiciables que devant leurs électeurs. Ainsi renaît une instance
impartiale, indispensable à l'équilibre de la démocratie représentative.
Comment une telle révolution a-t-elle été possible et quels sont les
points forts de cette transformation ? La situation française se
distingue-t-elle de celle de nos voisins européens ? Vers quoi nous
conduit-elle ? A l'heure où la France est engagée dans une vaste réforme
de sa justice, ce livre tente de répondre à ces questions. |
| "La
justice et le mal" Odile Jacob |
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Nos
démocraties se montrent aujourd'hui très sourcilleuses en matière de
morale publique. Celle-ci a en effet opéré son retour sous la pire des
formes : le scandale. Affaires de corruption, malversations financières,
faits divers sordides... Parfois, les trois sont réunis, comme en
Belgique dernièrement, et l'on ne tarde pas à suspecter l'ensemble de la
classe politique. La justice - sans doute la dernière instance
d'identification du mal - est fortement mise à contribution et finit par
sortir de son rôle : chaque jour, on lui demande davantage de trancher
des conflits moraux. Mais par quoi nos concitoyens sont-ils tant fascinés
? Par la justice en elle-même ou par sa matière : le crime ? Pour le
savoir, les participants au séminaire de philosophie du droit de
l'Institut des hautes études sur la justice ont choisi d'appuyer leur réflexion
sur des cas extrêmes - tueurs en série, délinquants sexuels, détenus
dangereux-, montrant notamment que le mal ne peut pas plus se réduire au
" traitement " des criminels qu'à des statistiques : la
question qu'il pose est de nature profondément politique... |
| "La
république pénalisée." Hachette |
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*
Le point sur la " pénalisation " de la République et ce
qu'elle sous-entend : une extension de la justice pénale à des personnes
jusque-là protégées ; le traitement des méfaits du libéralisme, par
un recours massif à la prison ; le nouveau langage à travers lequel les
individus traduisent aujourd'hui leurs relations. * Une recherche des
causes de ce " tournant pénal " : l'importance prise par les
victimes et les médias, qui trouvent dans les associations et l'opinion
un relais puissant : l'autonomie des magistrats, qui tendent à s'émanciper
de la tutelle de l'État ; un développement interne à la société démocratique,
qui, face à l'insécurité, accentue l'individualisme peureux. * Des
propositions pour lutter contre les ravages possibles d'un tel mouvement :
rapatrier le droit pénal sur quelques délits essentiels ; imaginer
d'autres manières de signifier la réprobation sociale ; substituer à la
logique répressive la protection des individus fragiles qu'engendrent nos
sociétés. |
| "Sujet de
chair et sujet de droit : la justice face au transsexualime"
PUF |
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Qui
aurait pu croire que nos sociétés puissent un jour permettre de "
changer " de sexe ? Aujourd'hui des individus considérés comme
transsexuels peuvent obtenir du juge une modification de la mention de
leur sexe figurant à l'état civil. Au terme d'un long débat, la Cour
européenne des droits de l'homme et, à sa suite, la Cour de cassation
viennent de leur donner satisfaction au nom du droit à la vie privée. A
partir d'une étude de jurisprudence, ce livre s'interroge sur cette évolution
qui peut conduire à fonder l'état des personnes moins sur des valeurs
communes que sur un désir individuel légitimé par des motifs thérapeutiques.
Pour répondre à cette interrogation, l'auteur pense ce nouveau droit non
sous la forme d'une créance unilatérale mais d'un endettement mutuel :
si notre dette, eu égard au trouble identitaire des transsexuels, est de
leur aménager un statut, ils doivent de leur côté accepter les devoirs
inhérents aux liens d'alliance et de filiation. |
| "Du
procès pénal" PUF |
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Au
moment où partout, en Europe et en France, le procès pénal est mis en
question, il peut être utile de prendre un peu de recul pour mieux
mesurer les enjeux du débat actuel. Cet essai cherche le sens de la
trajectoire historique du procès dans notre civilisation. Dans toutes les
sociétés, il paraît issu d'une pratique séculaire de médiation des
conflits fondée sur l'oralité. Mais dès qu'il s'impose dans les pays
européens, l'État forge un instrument - le procès pénal - à l'image de
sa souveraineté. Plus tard, la volonté de reconnaître à tout homme le
droit à un procès équitable cherchera à rompre avec la figure tutélaire
de l'inquisition... En réalité, l'identité du procès pénal ne cesse
d'osciller entre les pôles de son historicité. Même dans la forme du
procès équitable où la plupart des démocraties le reconnaissent
aujourd'hui, il continue, en pratique, de se définir entre médiation et
inquisition. |
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