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Copyright 2000-2008
Librairie Gaïa
Tous droits réservés
Dernière modif. : 10/05/2008
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le CML, le Collège
Méditerranéen des Libertés, propose dans le cadre de son cycle de
conférences
"Où allons-nous ?"
Denis Salas

Photo Librairie Gaïa
a donné une conférence à la Fac de Droit
le mardi 10 mai 2005
"Le rôle du juge dans la société
démocratique"
Denis
Salas est magistrat. Après avoir exercé dans différents tribunaux, il est
actuellement chargé de formation et de recherche à l'École nationale de la
magistrature et secrétaire général de l'Association pour l'histoire de la
justice.
Notes sur la conférence
BIBLIOGRAPHIE
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"La volonté de punir. Essai sur le populisme
pénal" Hachette |
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Défi
du terrorisme, montée du sentiment d'insécurité, augmentation des
condamnations pour crimes sexuels, durcissement du Code pénal notre société
et son système judiciaire s'engagent toujours plus dans la voie de la répression.
Mais à trop vouloir prévenir les risques, ne sommes-nous pas en train de
rompre avec notre conception humaniste et individualisée de la peine?
Dans La Volonté de punir, Denis Salas montre comment le souci légitime
de réparation des victimes est devenu la préoccupation majeure de notre
culture judiciaire. Il décrit les modifications de la justice pénale qui
ont accompagné cette évolution et les dangers qu'elles font peser sur
notre démocratie. A la différence des États-Unis, cette transformation
est aujourd'hui toujours réversible en France. Encore faut-il que
l'exigence de justice ne cède pas devant le populisme pénal et qu'elle
sache se faire entendre dans un débat public dominé par l'inquiétude et
la peur. |
| "Victimes
de guerre en quête de justice. Faire entendre leur voix et les
pérenniser dans l'histoire." Harmattan |
 |
Longtemps
les victimes de guerre n'ont eu ni voix, ni parole propre. L'héroïsation
des vainqueurs et le silence des vaincus sont le seul épilogue des
conflits armés. La culture de guerre nourrie de patriotisme ne laisse
place qu'au culte des combattants morts au front. Mais, au milieu du XXe
siècle, les guerres changent de nature. Les victimes civiles deviennent
massives, dépassent en nombre les combattants. Dans certains conflits
contemporains, comme lors de la " purification ethnique " de
l'ex-Yougoslavie (1991-1999), les massacres génocidaires sont seuls sur
le champ de bataille. Comment la justice d'après guerre. s'est adaptée
à ces victimisations de masse ? Quels types de ressources ont-ils été
mobilisés pour juger leurs auteurs, faire le récit de ces violences extrêmes
et reconstruire un avenir commun ? |
| Quel acte refondateur peut assumer
cette tâche quand la communauté politique est brisée : amnistie, réparations,
tribunal ad hoc, cour permanente ou commission vérité et réconciliation
? Telles sont les questions que se sont posées les intervenants du séminaire
" Œuvre de justice et victimes " dirigé par Robert Cario et
Denis Salas et organisé par l'École nationale de magistrature en 2001 et
2002. Le présent ouvrage en est le troisième volume. |
| "L'éthique
du juge : une approche européenne et internationale"
Dalloz-Sirey |
 |
Rarement
au cours de son histoire le juge aura été autant exposé au regard de
l'opinion publique. Les critiques contre ses " erreurs d'appréciation
", ses fautes plus ou moins graves et les dysfonctionnements de la
justice se multiplient. Or, rien dans notre tradition judiciaire, à
l'inverse d'autre professions, ne permet de prévenir les écarts de
comportement. Nul dispositif ne permet d'aider les juges en difficulté ou
simplement en questionnement. Aucune culture sur l'éthique et la déontologie
ne s'intercale entre la morale individuelle et la sanction
professionnelle. Cet ouvrage voudrait révéler au public français les
principales conceptions de l'éthique et de la déontologie des magistrats
dans les grandes démocraties. Les pays de Common law, où la figure du
juge est prestigieuse, sont partagés entre les codes de déontologie et
l'affirmation des principes fondamentaux. |
| Dans les autres pays européens,
le débat sur l'éthique judiciaire reste encore embryonnaire. Partout où
il se manifeste, il traduit le déclin d'une relation de dépendance vis-à-vis
du politique et la construction d'un pacte de confiance avec le public. |
| "Barbie,
Touvier, Papon... Des procès pour la mémoire." Autrement |
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 |
Barbie,
Touvier, Papon : ces trois noms évoquent une rencontre majeure entre
justice et histoire au cours des deux dernières décennies. Rarement
l'histoire judiciaire nous a donné l'occasion de vivre un tel événement.
A aucun autre moment peut-être depuis la Libération, notre pays a été
confronté d'une telle façon à l'histoire de ses années sombres et aux
blessures de sa mémoire, au carrefour des vérités historiques et
judiciaires, des responsabilités individuelles et collectives. En dépit
des nombreux livres, des témoignages recueillis et commentés, aucun
bilan global n'avait été tenté avec les acteurs eux-mêmes. Tel est le
pari de ce livre. Avocats, magistrats, journalistes et historiens échangent
librement à partir de ces temps forts de leur vie professionnelle. Pour
la première fois, un ouvrage remet en perspective commune ces trois
grands procès - ainsi que celui qui n'a pas eu lieu, Bousquet -, avec
ceux qui les ont vécus et les meilleurs spécialistes. |
|
Mais s'ils achèvent
une période historique, les procès de Barbie, de Touvier et de Papon
sont aussi essentiels pour juger les crimes de demain. Ces débats
nourrissent aussi la réflexion contemporaine sur la place que peut désormais
tenir la justice sur la scène internationale en matière de crimes contre
l'humanité, à propos des événements d'Algérie, des Balkans, ou des
attentats du 11 septembre 2001. |
| "Albert
Camus. La juste révolte" Michalon |
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Albert
Camus entretient un rapport paradoxal à la justice selon qu'il y voit un
idéal d'équité ou une machine destructrice d'innocence. Depuis ses
premières expériences comme chroniqueur judiciaire à Alger jusqu'à ses
écrits contre la peine de mort, l'oscillation est constante. Comme
institution, la justice est captive des idéologies ou des passions, mais
comme quête morale elle incarne une " juste révolte " contre
l'injustice. Sous le masque de Caligula, elle est source d'une ivresse
barbare et démesurée. Mais sous les traits apolliniens de Nemesis, déesse
de la mesure, elle est lumière. Camus pense inlassablement la justice
contre elle-même. Il combat ses dérives justicières autant qu'il lui
rappelle sa vocation à fonder une cité juste. Ses fictions sont des
masques autobiographiques qui creusent en profondeur le sillon de cette
tension. |
| "Oeuvre
de justice et victimes. Volume 1" Harmattan |
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L'irruption
des victimes dans les sociétés contemporaines a des racines profondes.
Longtemps oubliées du procès pénal, elles tentent aujourd'hui de
reconquérir leur place d'acteur dans la régulation du conflit cristallisé
par l'infraction commise. Mais les victimes ne recherchent pas seulement,
dans l'œuvre de justice, la sanction de l'infracteur. Elles réclament
surtout que la vérité soit affirmée dans sa complexité et, davantage
encore, que leurs droits à la reconnaissance, à l'accompagnement et à
la réparation globale des traumatismes subis soient effectivement
garantis. L'émergence de la Justice restaurative, dans la droite ligne
des justices vindicatoires primitives, offre de réelles possibilités de
restauration du lien social meurtri par l'acte criminel. Mais cette
justice doit combiner la dimension rétributive avec le respect de la
dignité des personnes impliquées dans le conflit intersubjectif. Tel est
le paradoxe autour duquel gravitent les contributions présentées dans ce
premier volume. |
| "La
justice, une révolution démocratique" Desclée de Brouwer |
 |
En
1789, la Révolution française se fit contre les juges, dont elle scella
la défaite historique. Deux siècles après, une seconde révolution démocratique
redécouvre spectaculairement le pouvoir judiciaire. Non que cette émergence
traduise une " revanche " des juges contre un passé de
soumission. Comme le montre la première partie de cet ouvrage, l'avancée
politique de la justice est d'abord celle d'une société qui plaide pour
une meilleure reconnaissance d'elle-même, de ses inquiétudes, de ses mœurs,
de sa mémoire. Il en résulte un ébranlement de l'architecture de notre
démocratie, dont les textes présentés dans la seconde partie soulignent
l'ampleur. Les acteurs de la justice pensent désormais leur destin à
distance du " corps " unifié de l'État, dont ils étaient les
premiers protecteurs. Les mêmes armes qui défendaient le souverain
deviennent aujourd'hui l'instrument de sa contestation. |
| L'ancienne justice
était une puissance captive dans l'État ; la nouvelle cherche sa place
entre une société plus autonome et un État moins englobant. Dans ce
sillage, elle remue profondément notre histoire sans cesser de
questionner son avenir. Les textes rassemblés dans ce recueil sont tirés
du fonds de la revue Esprit. |
| "Le tiers
pouvoir. Vers une autre justice" Pluriel Hachette |
 |
La
justice française vit aujourd'hui un tournant historique. Prenant à
revers toute la tradition républicaine, elle cesse en effet de dépendre
de l'exécutif pour tendre à devenir, avec l'aide des médias, un véritable
" tiers pouvoir " entre le peuple et ses représentants. Denis
Salas met au jour les causes de cette mue décisive : un changement
affecte de l'intérieur le statut de la justice tandis qu'un renouveau de
la société civile lui donne une place qu'elle n'a jamais eue. Les hommes
politiques ne peuvent plus prétendre se juger eux-mêmes ou n'être
justiciables que devant leurs électeurs. Ainsi renaît une instance
impartiale, indispensable à l'équilibre de la démocratie représentative.
Comment une telle révolution a-t-elle été possible et quels sont les
points forts de cette transformation ? La situation française se
distingue-t-elle de celle de nos voisins européens ? Vers quoi nous
conduit-elle ? A l'heure où la France est engagée dans une vaste réforme
de sa justice, ce livre tente de répondre à ces questions. |
| "La
justice et le mal" Odile Jacob |
 |
Nos
démocraties se montrent aujourd'hui très sourcilleuses en matière de
morale publique. Celle-ci a en effet opéré son retour sous la pire des
formes : le scandale. Affaires de corruption, malversations financières,
faits divers sordides... Parfois, les trois sont réunis, comme en
Belgique dernièrement, et l'on ne tarde pas à suspecter l'ensemble de la
classe politique. La justice - sans doute la dernière instance
d'identification du mal - est fortement mise à contribution et finit par
sortir de son rôle : chaque jour, on lui demande davantage de trancher
des conflits moraux. Mais par quoi nos concitoyens sont-ils tant fascinés
? Par la justice en elle-même ou par sa matière : le crime ? Pour le
savoir, les participants au séminaire de philosophie du droit de
l'Institut des hautes études sur la justice ont choisi d'appuyer leur réflexion
sur des cas extrêmes - tueurs en série, délinquants sexuels, détenus
dangereux-, montrant notamment que le mal ne peut pas plus se réduire au
" traitement " des criminels qu'à des statistiques : la
question qu'il pose est de nature profondément politique... |
| "La
république pénalisée." Hachette |
 |
*
Le point sur la " pénalisation " de la République et ce
qu'elle sous-entend : une extension de la justice pénale à des personnes
jusque-là protégées ; le traitement des méfaits du libéralisme, par
un recours massif à la prison ; le nouveau langage à travers lequel les
individus traduisent aujourd'hui leurs relations. * Une recherche des
causes de ce " tournant pénal " : l'importance prise par les
victimes et les médias, qui trouvent dans les associations et l'opinion
un relais puissant : l'autonomie des magistrats, qui tendent à s'émanciper
de la tutelle de l'État ; un développement interne à la société démocratique,
qui, face à l'insécurité, accentue l'individualisme peureux. * Des
propositions pour lutter contre les ravages possibles d'un tel mouvement :
rapatrier le droit pénal sur quelques délits essentiels ; imaginer
d'autres manières de signifier la réprobation sociale ; substituer à la
logique répressive la protection des individus fragiles qu'engendrent nos
sociétés. |
| "Sujet de
chair et sujet de droit : la justice face au transsexualime"
PUF |
 |
Qui
aurait pu croire que nos sociétés puissent un jour permettre de "
changer " de sexe ? Aujourd'hui des individus considérés comme
transsexuels peuvent obtenir du juge une modification de la mention de
leur sexe figurant à l'état civil. Au terme d'un long débat, la Cour
européenne des droits de l'homme et, à sa suite, la Cour de cassation
viennent de leur donner satisfaction au nom du droit à la vie privée. A
partir d'une étude de jurisprudence, ce livre s'interroge sur cette évolution
qui peut conduire à fonder l'état des personnes moins sur des valeurs
communes que sur un désir individuel légitimé par des motifs thérapeutiques.
Pour répondre à cette interrogation, l'auteur pense ce nouveau droit non
sous la forme d'une créance unilatérale mais d'un endettement mutuel :
si notre dette, eu égard au trouble identitaire des transsexuels, est de
leur aménager un statut, ils doivent de leur côté accepter les devoirs
inhérents aux liens d'alliance et de filiation. |
| "Du
procès pénal" PUF |
 |
Au
moment où partout, en Europe et en France, le procès pénal est mis en
question, il peut être utile de prendre un peu de recul pour mieux
mesurer les enjeux du débat actuel. Cet essai cherche le sens de la
trajectoire historique du procès dans notre civilisation. Dans toutes les
sociétés, il paraît issu d'une pratique séculaire de médiation des
conflits fondée sur l'oralité. Mais dès qu'il s'impose dans les pays
européens, l'État forge un instrument - le procès pénal - à l'image de
sa souveraineté. Plus tard, la volonté de reconnaître à tout homme le
droit à un procès équitable cherchera à rompre avec la figure tutélaire
de l'inquisition... En réalité, l'identité du procès pénal ne cesse
d'osciller entre les pôles de son historicité. Même dans la forme du
procès équitable où la plupart des démocraties le reconnaissent
aujourd'hui, il continue, en pratique, de se définir entre médiation et
inquisition. |

Notes sur la conférence
Denis Salas a commencé sa conférence en indiquant
qu'au cours d'un de ses déplacements à Bruxelles, il y avait à l'entrée du
Palais de Justice une plaque commémorative rappelant le calvaire des enfants,
entre autre ceux de l'affaire d'Outreau. A ce cénotaphe, de nombreux graffitis
sont venus se rajouter demandant une très grande fermeté contre les crimes et
plus particulièrement la peine de mort pour les assassins d'enfants. Cette
introduction faite par le conférencier montre la tendance actuelle de nos
sociétés occidentales.
Le contexte général après le 11 septembre aux États-Unis,
le 21 avril en France, l'affaire Bonnal (Multirécidiviste libéré qui a commis
d'autres crimes) a durci la répression. La justice a de plus en plus recours à
la détention provisoire.
L'ouverture des marchés, la libre circulation des
personnes y compris des criminels, provoquent une situation d'insécurité. La
société a besoin d'être rassurée.
On entre dans un discours médiatique où les médias
rapportent ces évènements d'une manière très extrémiste.
L'affaire du bagagiste de Roissy avait été
accusé, à tort, d'être un terroriste (on a retrouvé dans son véhicule des armes et
des explosifs) alors qu'il avait été victime d'une machination familiale. Il
avait déjà été condamné, sans jugement contradictoire, par les médias. La
police avait fait son travail en enquêtant à charge et à décharge. On voit là le populisme pénal.
Dans le même genre, l'affaire de la jeune femme qui
avait accusé des jeunes de banlieue de l'avoir agressée dans un train sans
que personne ne viennent à son secours. Cette affaire avait pris très
rapidement une importance énorme devant le scandale provoqué par
l'antisémitisme de cet acte (des croix gammées auraient été dessinées sur
le ventre de la jeune femme) exécuté par des jeunes maghrébins issus des
quartiers. La condamnation était unanime, rapide, sans vérification des faits
rapportés par une presse déchaînée. Il s'avéra rapidement que la victime
avait menti ! La presse peut rapidement alimenter ce type d'action ; ces sujets
sont très
vendeurs !
Les États-Unis est le meilleur exemple de
l'exacerbation du populisme pénal. C'est apparu avec Ronald Reagan lorsqu'il
entreprit un combat contre la drogue.
Le fait que les juges, qui sont des élus, doivent démontrer leur
efficacité dans leur lutte contre le crime sont très tentés de durcir leurs réactions
vis à vis de la montée de la violence.
Une fillette avait été kidnappée et assassinée par
un multirécidiviste. L'émotion avait été telle que le texte sur la
récidive, très répressif, avait été adopté immédiatement après cette
affaire.
La peine de prison à perpétuité est prononcée automatiquement pour
tout délinquant qui a commis trois délits quelque en soit l'importance : le
voleur de pizzas, récidiviste, risque la même peine que l'assassin.
Ces différentes lois portent toujours le nom des
victimes.
En France, on observe une profonde évolution du
traitement de la délinquance. Si en 1945, la dimension éducative pour les
mineurs est prioritaire, pour les adultes l'amendement revêt une grande
importance. C'est la dimension politique du traitement.
Le débat judiciaire est déstabilisé entre
protection des libertés et sécurité. C'est un équilibre difficile à
trouver.
La parole des victimes est entrain d'émerger. Il faut
dire que cette parole était particulièrement oubliée, voire niée. C'est un
phénomène majeur.
Les porte-paroles des victimes instrumentalisent ce
discours victimaires pour faire monter en puissance le populisme.
Le temps de la prescription a tendance à s'allonger.
Dans l'affaire d'Outreau, pendant la phase
d'instruction (en période préélectorale), on avait le sentiment qu'on tenait
l'affaire du siècle. Elle est bouclée très vite. Il y a un consensus entre
l'instruction, l'accusation et les médias !
Dans l'affaire Patrice Alègre, à partir de faits
inconsistants, une accusation sans fondements de dirigeants politiques, s'est
déroulée quasiment exclusivement sur la scène des médias.
Il faut inciter les médias à sortir de la logique des
marchés, mais est-ce réaliste, vers une démarche plus citoyenne.
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