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Copyright 2000-2008
Librairie Gaïa
Tous droits réservés
Dernière modif. : 06/08/2008
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le CML, le Collège
Méditerranéen des Libertés, propose dans le cadre de son cycle de
conférences
"Où allons-nous ?"
Jean-Claude Ruano-Borbalan

Photo Librairie Gaïa
a donné une conférence à la Fac de Droit
mardi 8 mars 2005
"L'Amérique, un empire culturel
?"
Jean-Claude
Ruano-Borbalan, ancien directeur de publication de la revue Sciences Humaines et
Sylvain Allemand, journaliste pour cette revue, analysent ici les idées reçues
des détracteurs comme des défenseurs de la mondialisation pour mieux en
expliquer les tenants et les aboutissants dans les domaines économique,
politique mais aussi culturel et social.
| "Identité.
L'individu, le groupe, la société." Sciences humaines |
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En
l'espace de quelques décennies, l'identité s'est imposée comme une
notion majeure pour les sciences humaines mais également comme un enjeu
de société crucial. Comment se construit l'identité individuelle ?
Comment se fait l'intégration des Individus au sein d'un groupe, d'une
communauté ou d'une société ? Comment analyser les conflits ethniques
et religieux ? La mondialisation mène-t-elle à l'unification des
cultures ? Telles sont entre autres les questions auxquelles cette
nouvelle édition, très largement renouvelée, se propose de répondre,
à travers les contributions des meilleurs spécialistes, en appréhendant
l'Identité à ses différentes échelles, tant au niveau de l'Individu
que du groupe ou de la société. |
| "Transmettre
en éducation, formation et organisation" Démos |
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Chaque
année, le groupe Demos organise conjointement avec la revue Sciences
Humaines, un forum destiné à offrir des échanges entre universitaires,
sociologues et responsables au sein des entreprises. Les actes du forum de
juin 2002, consacré à la transmission du savoir, de la mémoire, de la
culture, des valeurs, sont publiés aujourd'hui dans cet ouvrage sous le
titre : Transmettre en éducation, formation et organisation. La question
de la transmission est d'actualité. Dans le domaine de l'éducation,
malgré la critique de la pédagogie traditionnelle, la question de savoir
quelles valeurs et quelles connaissances l'institution scolaire et les
organismes de formation doivent transmettre a gardé toute son acuité.
Cet ouvrage fournit un état de la réflexion des plus grands spécialistes
universitaires, chercheurs, sociologues de la transmission des savoirs,
qui s'interrogent sur des questions principales telles que : - la
transmission familiale, - la communication et ses biais, - la transmission
des savoirs en éducation et en formation, - la tradition ou les réinventions
culturelles et religieuses, - la constitution du patrimoine culturel, - la
fabrication des identités et la mémoire des groupes sociaux... |
| "Le
pouvoir. Des rapports individuels aux relations internationales."
Sciences humaines |
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Le
pouvoir a longtemps été conçu comme un bien, sacré ou non, que détenaient
les hiérarchies sociales. Il est aujourd'hui pensé comme une relation :
de domination, d'influence, d'autorité entre des individus. Autant
d'aspects que les sciences humaines et sociales ont largement explorés
depuis plusieurs décennies. Cet ouvrage donne des clefs pour appréhender
au mieux les différentes formes de pouvoir, des rapports entre individus
aux relations internationales. Il remonte aux sources du pouvoir (préhistoire,
imaginaire, culture), passe par les théories et les penseurs l'ayant étudié
(la sociologie, les relations internationales, la psychologie sociale,
Hannah Arendt, Michel Foucault...), rencontrant au passage les différents
acteurs intervenant dans les relations de pouvoir (individus, groupes,
institutions...). Ce livre se propose également de comprendre les
dynamiques à l'œuvre dans la société, à travers celles de ses différentes
institutions (Etat, famille, religion, organisations...) dans ses différentes
formes (hiérarchie, autonomie, gouvernance, réseaux...). |
| "La
mondialisation" Le cavalier bleu |
 |
"
La mondialisation, c'est le triomphe du libéralisme sauvage ".
" La mondialisation profite aux pays riches ". " Un citoyen
mondial est en train de naître ". " Les multinationales sont
les nouveaux maîtres du monde ". " La mondialisation détruit
l'environnement ". " La mondialisation favorise les crises et
les krachs "... |
| "Changement
et innovation en formation et organisation" Démos |
 |
L'idée
de changement s'est fortement ancrée dans les sociétés actuelles. Les
individus sont marqués par la volonté de réussir leur vie aux plans
familial, personnel ou professionnel : changer sa vie pour accomplir ses
projets et se former, travailler mieux... L'une des grandes questions pour
chacun est devenue la transformation de soi, la recherche identitaire ou
de reconnaissance. C'est l'un des problèmes clés en formation et
organisation où la nécessité d'apprendre, de changer, se heurte aux émotions,
aux affects et aux résistances identitaires. La question du changement,
au cœur de la réflexion sur les organisations, porte notamment sur les
innovations technologiques, les mutations managériales, l'apprentissage
organisationnel... La question se pose également au plan des relations de
travail : existence de contraintes fortes inhibant ou freinant le
changement organisationnel, croyances des acteurs, situations de menace,
procédures inadaptées et concurrentes, etc. Les contributions de ce
livre, œuvre des meilleurs spécialistes universitaires et de femmes ou
hommes d'organisations, nous montrent comment, au sein d'entreprises françaises
et étrangères, se vivent et se modifient le changement et l'innovation.
Les auteurs étudient particulièrement les organisations confrontées à
l'internationalisation, aux fusions et à un environnement de compétition
accru. Dans tous les cas, la formation constitue une dimension cruciale :
rechercher de nouvelles dynamiques, développer des aptitudes à manager
et fédérer les évolutions, motiver la recherche de solutions... |
| "Eduquer
et former. Les connaissances et les débats en éducation et
formation." Démos |
 |
Les
courants et les méthodes pédagogiques, les mécanismes de
l'apprentissage, les savoirs et compétences, l'usage des nouvelles
technologies, les analyses sociologiques de l'expérience scolaire, les
systèmes éducatifs... à travers ces questions clés, Eduquer et Former
propose un bilan complet des connaissances en éducation et en formation.
Rédigé dans un langage clair et accessible, cet ouvrage rassemble les
contributions des meilleurs spécialistes français et internationaux
(scientifiques et professionnels de l'éducation et de la formation),
parmi lesquels : Jerome Bruner, François Dubet, Howard Gardner, André
Giordan, Philippe Meirieu, Edgar Morin... Cette deuxième édition a été
entièrement refondue et actualisée. Elle rassemble 60 % de textes
nouveaux. Les textes de la première édition (1998), qui ont été
conservés, ont été revus et actualisés. L'appareillage pédagogique a
lui aussi été adapté et enrichi : bibliographie, statistiques, encadrés,
index... En offrant ainsi un panorama renouvelé et récent, Eduquer et
Former est l'outil de formation et de réflexion indispensable à toute
personne s'intéressant à l'éducation et à la formation (enseignants,
étudiants, élèves, formateurs, familles...). |
| "Savoirs
et compétences en éducation, formation et organisation"
Démos |
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Les
actes du séminaire dont cet ouvrage est issu dressent l'état des
recherches contemporaines et proposent des approches novatrices sur les
savoirs. Ils permettent la mise en évidence des rapports entre savoirs,
compétences et action. Grâce à la qualité des intervenants :
sociologues, historiens, enseignants, responsables d'entreprises,
chercheurs et formateurs, grâce aussi au style de ce livre qui reprend
exposés et débats, l'approche théorique devient plus progressive et
accessible. Ces interventions permettent d'aborder les grandes
interrogations actuelles notamment dans des situations de formation en
organisations : opposition entre compétence et qualification ; évaluation
des compétences et validation des acquis ; didactique et apprentissage en
formation ; autoformation et réappropriation des savoirs, etc. |
| "Courants
et débats, le métier d'historien" Sciences humaines |
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L'histoire
est en France une véritable Institution : pilier de la transmission des
valeurs nationales dans l'enseignement, elle fut longtemps une discipline
reine des sciences sociales. Elle a profondément renouvelé ses champs de
recherche et ses interrogations : après le règne de l'histoire économique
et sociale s'inscrivant dans la longue durée, les historiens reviennent
à l'histoire politique. Ils explorent aujourd'hui des interrogations
nouvelles : le récit, les individus et leur culture, les pratiques
ordinaires, l'imaginaire, la place des minorités dans l'histoire. etc.
Cet ouvrage n'est ni une encyclopédie sur l'histoire universelle, ni même
une présentation exhaustive de l'historiographie contemporaine. Il a pour
objectif de présenter les acquis, les débats et les tendances majeures
de l'histoire aujourd'hui. |

Conférence du 8 mars
L'Amérique, un empire culturel ?
Au début de la conférence, il a été rendu un
hommage à Madeleine Rébérioux qui vient de disparaître. Elle avait fait
plusieurs interventions remarquables au CML.
La France fait preuve traditionnellement d'un certain
anti-américanisme. Il faut donc être prudent quant à l'appréhension du mode
de pensée américain.
La diffusion des produits culturels est l'un des
vecteurs les plus significatifs de l'empire culturel américain. Le cinéma
américain représente 80 % du cinéma mondial. La musique n'est pas en reste.
Cet état de fait est assez ancien. C'est la création de structure de
récits mythiques qui a été formalisée pour le cinéma et qui s'est
standardisée. On peut faire le même constat pour la musique.
On a la création d'une idéologie de l'utopie de la
communication transparente.
L'aide du Plan Marshall n'a pu être accordée qu'à la
condition que les films américains puissent être librement diffusés en
France. La mise en place de la dérégulation d'un certain nombre de secteurs
notamment dans la communication dans les années 80.
Ceci a eu pour effet la fin d'un certain nombre de cinémas nationaux
comme celui de Hong Kong mais
a eu peu d'effets sur ceux d'Égypte ou du Brésil.
Il est plus facile d'amortir un produit culturel qui
coûte de plus en plus cher dans un pays qui "pèse" plus de 300
millions d'habitants par rapport à d'autres pays.
Il peut être plus facile de parler en anglais à un
italien alors que les deux langues sont très proches.
La comptabilité et le management est directement induite du Massachusetts.
Il y a de plus en plus de convergence avec les modèles les plus performants tel
qu'on le voit dans les grands organismes comme l'OCDE, l'UNESCO, etc.
Cette réalité s'est développée sur la peur de la
perte de l'identité culturelle. La grande critique qui est faite aux produits
américains est qu'il s'agit de sous-culture.
Il existe une industrie de l'anti-américanisme en
France. Notre vision française se prétend universelle, alors que les
américains "sont" universels.
Pour comprendre le rapport à la culture, il faut
appréhender la mise en place des Grandes Écoles par Napoléon. C'est un savoir
plutôt nobiliaire. La pondération de cette vue française a été faite
rapidement. La culture n'est pas substantielle, c'est plutôt de l'imaginaire.
La fin des états nations serait inéluctable avec le
développement de la mise en réseau tel Internet. On est dans une tension entre
unification et re-création culturelle.
Si on veut parler d'empire au niveau politique, il n'en
est pas vraiment question au niveau culturel.
Les religions, l'état-nation, l'enseignement, le passage de
l'agriculture à l'urbain sont les facteurs fondamentaux d'unification.

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