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Copyright 2000-2008
Librairie Gaïa
Tous droits réservés
Dernière modif. : 18/07/2008

le CML, le Collège Méditerranéen des Libertés,  propose dans le cadre de son cycle de conférences

"Où allons-nous ?"

Marc-Olivier Padis

©2005 Librairie Gaïa
Photo Librairie Gaïa

a donné une conférence à la Fac de Droit
mardi 5 avril 2005

Éléments de la conférenceBibliographie

 

"Les nouvelles formes d'engagement des jeunes"

Marc-olivier Padis, ancien élève de l'École Normale Supérieure, agrégé de Lettres Modernes, enseigne la littérature à l'université de Caen. Il est rédacteur en chef de la revue Esprit.

 

 

BIBLIOGRAPHIE

Outre les nombreux articles qu'il a écrit, on doit à Marc-Olivier Padis les ouvrages suivants :

"Les multinationales du cœur. Les ONG, la politique et le marché"  Seuil
Les grandes organisations non gouvernementales (ONG) comme Greenpeace, MSF ou Oxfam ne forment pas un monde à part à l'abri du pouvoir et des eaux glacées du marché. Au contraire, elles s'inscrivent bien souvent dans un large réseau de relations avec les États, les institutions internationales et les grandes entreprises. Autrement dit, les lignes de démarcation d'hier sont devenues des espaces mitoyens où les " multinationales du cœur " nouent volontiers des collaborations avec leurs nouveaux voisins. Cette face cachée de leur travail est le laboratoire d'une vaste redistribution des rôles entre les acteurs publics, la sphère marchande et la société civile. À l'écart des oppositions routinières et des procès faciles, cet essai tente de penser la complexité et la fécondité de ces relations. Car les grandes ONG y œuvrent de concert à la redéfinition des stratégies d'action publique, à la recherche d'une légitimité internationale et à l'expérimentation de nouvelles régulations du capitalisme. Un jeu où les adversaires supposés sont parfois les meilleurs alliés. Et inversement.

 

"Marcel Gauchet. La genèse de la démocratie" Michalon
A la lumière de l'histoire des religions, de la Révolution française, mais aussi de l'ethnologie et de la psychiatrie, Marcel Gauchet repense le passage d'un monde enchanté, dominé par la Loi divine à un monde désenchanté où l'individu se donne à lui-même sa propre Loi. Le travail de Marcel Gauchet consiste à saisir, tout en prenant un malin plaisir à transgresser les cloisonnements intellectuels, ce qui caractérise cet homme démocratique : ses origines, son histoire, ses doutes. En effet, par quels processus historiques et à quel prix avons-nous pu devenir nos propres législateurs ? D'autre part, individus souverains de l'ordre politique, sommes-nous pour autant maîtres de nous-mêmes ? Enfin, comment donner une définition de son identité, quand celle-ci n'est déterminée par aucun ordre extérieur ? LE parcours de l'œuvre de Marcel Gauchet est donc une traversée de l'histoire démocratique où la question centrale du droit, de la justice et de la Loi permet de comprendre " le mal démocratique ". Faire la genèse de la démocratie, c'est aussi retrouver notre propre généalogie.

Conférence

©2005 Librairie Gaïa 1986 est le début d'un cycle de mouvements lycéens sur l'école et l'université. C'est une mobilisation très forte qui dépasse les simples manifestations qui ont eu lieu jusqu'à celles contre le projet Fillon qui sera modifié avant d'être retiré.
  Il y a une très forte capacité de mobilisation et, simultanément, une méfiance vis à vis de la politique. Depuis 1986, il n'existe pas véritablement de travaux, d'études sur ces mouvements.
  Il y a de plus en plus de jeunes qui ont participé à des manifestations de rues (48 % des jeunes y ont participé).
  Il est difficulté de raconter ce qui s'est passé en 86, car on ne peut pas savoir où l'on va.
  Il y a une invisibilité de ces évènements.. Elle est représentative d'une dégradation des jeunes dans la société.
  Pour mieux comprendre la société française, il faut tenir compte de trois effets :

L'effet de période : on vit des expériences politiques en fonction de la période où elles se passent.
L'effet d'âge : quand on a 18 ans, on n'a pas la même expérience qu'à 50.
L'effet générationnel : est-ce qu'on a vécu un évènement fédérateur ?

  Le message qui passe est une grande demande a une participation "standard" à la vie active.

  Le calendrier de nos vies a changé : la jeunesse s'est allongée, la massification scolaire, l'accès aux études supérieures, l'installation d'un chômage de masse, la précarité du travail avec un étirement des transitions. On se marie et on a des enfants plus tard.

  L'engagement distancié : Le militant politique a disparu. On voit apparaître un militant distancié, méfiant vis à vis des manipulations, moins idéaliste, où le monde associatif correspondrait mieux à des jeunes.

  Les engagements associatifs peuvent-ils suppléer les syndicats et les partis ?

  Les syndicats ne doivent-ils pas changer leur offre ? Pourquoi le mouvement syndical étudiant n'a-t-il pas suivi la croissance du nombre d'étudiant ?