Librairie Gaïa, votre libraire

179 Place de la Liberté - 83000 Toulon

         


MENU

.....................

Accueil
Chercher un livre
Réserver un livre
Archives
Dossiers thématiques
Livres d'enfants
Scolaire
Provence
Bibliothèques
Expositions
Revues

 

Envoyer un mail à la Librairie Gaïa

Copyright 2000-2008
Librairie Gaïa
Tous droits réservés
Dernière modif. : 10/05/2008

le CML, le Collège Méditerranéen des Libertés,  propose dans le cadre de son cycle de conférences

"Les Passeurs de Liberté"

Maria Nowak


Photo Librairie Gaïa

a donné une conférence le 28 février 2006 :

La révolution du micro-crédit.

Maria Nowak est la présidente fondatrice de l'ADIE (Association pour le droit à l'initiative économique) et préside aussi le Réseau européen du microcrédit.

"On ne prête (pas) qu'aux riches. La révolution du micro-crédit"  Jean-Claude Lattès

L'affirmation " on ne prête qu'aux riches " a fait son temps. Le succès du microcrédit le prouve. Dans le monde, 60 millions de personnes sont sorties de l'exclusion et de la misère grâce au microcrédit. En France, des milliers d'entreprises ont été créées grâce à des prêts qui ne dépassent pas 5 000 euros. Quand on prête de l'argent aux exclus du système bancaire, non seulement ceux-ci retrouvent le goût de l'initiative et la confiance en eux-mêmes, mais ils remboursent mieux que les autres. Prêter aux démunis ne relève plus de la charité publique mais de l'activité financière. Pour y arriver, les militants de la microfinance ont dû briser d'extraordinaires préjugés. Aujourd'hui, cette nouvelle perspective - et sa réussite - permet de sortir du débat sans issue opposant un État providence, qui n'est pas en mesure de protéger tout le monde, à la logique brutale du capitalisme.

 

"La place des invisibles

Anne Hirsch et Maria Nowak ont voulu raconter le combat des exclus pour reconquérir une vie normale, et expliquer les obstacles qu'ils auront à surmonter. Il y a Rosa, vingt-cinq ans, ancienne d'HEC, qui par son association de microcrédit, " la banque des pauvres ", veut financer les projets des plus démunis; Mme Bichette, couturière jour et nuit, qui rêve de monter une boutique de sousvêtements féminins; Djamila qui se bat pour ouvrir le premier cabinet d'avocat de la cité... et bien d'autres encore. Sur la Place des invisibles, Rosa affronte l'administration, la rigidité du droit, les extrémistes qui s'opposent au travail des femmes... la peur, la solitude. Et de cette lutte peut naître l'espoir, puis le succès. Anne Hirsch a su transformer l'histoire de ces " invisibles " en un roman d'aventures, vif, drôle, sensible. Les commentaires de Maria Nowak ponctuent les chapitres et apportent un éclairage plus général, à la manière du Professeur Henri Laborit dans Mon oncle d'Amérique.

 

"La banquière de l'espoir. Celle qui prête aux exclus"   Albin Michel

En 1988, Maria Nowak a créé l'Association pour le Droit à l'Initiative Economique, la banque des défavorisés, des exclus. Ses clients ? Les chômeurs, les RMlstes, les ex-détenus, les immigrés, tous ceux qui souffrent de la violence du pouvoir et de l'argent.
L'injustice, le dénuement, la souffrance, Maria Nowak connaît. Elle a 4 ans en 1943, en Pologne, quand l'armée nazie fusille ou déporte sa famille. Par fidélité à ceux qu'elle a vus mourir, elle donnera un sens de solidarité à chacune de ses actions. En Afrique, elle fait à 20 ans ses débuts d'exploratrice de la misère. La leçon est vite apprise : il faut rendre aux plus démunis le droit de créer leur emploi en leur ouvrant un crédit. Elle trouve l'inspiration dans l'expérience de la Grameen Bank au Bangladesh : prêts minuscules pour paysans sans terre. 
En Albanie, degré zéro des sans-le-sou, elle instaure le prêt d'animaux. E n France, ce sera l'ADIE, reconnue depuis 1991 par la Banque de France.
Parce qu'il y a 50 millions de pauvres en Europe et qu'aucune politique sociale ne peut résoudre un problème de cette dimension. Parce qu'elle n'oublie jamais les principes fondamentaux de notre société, Liberté, Égalité, Fraternité, Maria Nowak réhabilite le sens premier du mot "crédit" : faire confiance.

 

haut de la page