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Dernière modif. : 10/05/2008

le CML, le Collège Méditerranéen des Libertés,  propose dans le cadre de son cycle de conférences 2007-2008


Jean Lacouture

a donné une conférence à la Fac de Droit le mardi 8 janvier 2008 

"Germaine Tillon, Albert Camus : comment résister à l'air du temps"

BIBLIOGRAPHIE

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"Greta Garbo. La dame aux caméras"  Liana Lévi

" C'était un jour de septembre 1951, vers la fin de la matinée.
Sur le trottoir de la rue de Rivoli, le long des arcades entre le Louvre et la Concorde, je vis s'avancer à ma rencontre deux femmes de haute taille. Le visage de l'une, soudain, happa mon regard. Ce visage ? Mais oui : c'était bien elle! Pas de lunettes, pas de chapeau protecteur, les cheveux sur les épaules, en grandes mèches claires, un regard marin. Déjà, je devais me retourner pour la voir. Et moi qui n'ai jamais osé suivre une femme dans la rue, enviant l'audace des héros de Morand et de Drieu, je lui emboîtai le pas le long des allées des Tuileries...
" Il m'aura fallu un demi-siècle pour oser l'interpeller, comme je le fais ici... J. L.  

 

"Jésuites. Une multibiographie, tome 1 : les conquérants"   Points Seuil

  De la fondation de l'ordre par Ignace de Loyola en 1540 à sa suppression en 1773 par le pape Clément XIV, Jean Lacouture propose ici, avec Les Conquérants, le premier volet d'un diptyque multicolore que complétera l'évocation des Revenants de 1814 à nos jours.
En quatorze séquences, il retrace les principaux épisodes de cette histoire prodigieuse et fait surtout revivre les acteurs d'une croisade inlassablement recommencée " pour une plus grande gloire de Dieu ".

 

"Jésuites. Une multibiographie, tome 2 : les revenants"   Points Seuil

Avec Les Revenants, deuxième volet des Jésuites, Jean Lacouture poursuit la multibiographie de ces " hommes en noir ", compagnons et continuateurs d'Ignace de Loyola.
Supprimée en 1773, la Compagnie de Jésus renaît en 1874. Après avoir été pendant plus d'un demi-siècle les " grenadiers " d'une Eglise immobile, les Jésuites se sont portés à l'avant-garde, et leurs audaces marquent de nouveau, en profondeur, l'histoire de notre civilisation.  

 

"J.F. Kennedy"   Nathan - Photos poche

Deux années de présidence auront suffi à construire une légende.
John Fitzgerald Kennedy est assassiné le 22 novembre 1963. Mais s'il subsistait un doute quant au rôle de la photographie dans l'édification d'un mythe, la couverture médiatique de la disparition de John John confirme l'évidence : l'image d'une famille - le clan Kennedy - appartient tout entière au patrimoine iconographique du siècle. Le parcours du jeune et séduisant sénateur est un sujet de choix dans cette bataille des images orchestrée comme une stratégie.
La photographie s'empare d'une personne publique dont le charme personnel constitue un atout supplémentaire et documente jusqu'à satiété l'espace de sa vie privée. Femmes, enfants, loisirs, animaux domestiques, deviennent les acteurs à part entière de l'iconographie du pouvoir dont ce Photo Poche donne un rapide résumé.  

 

Avec M.C. d'Aragon : "Julie de Lespinasse. Mourir d'amour"  Éd. Complexe

Bâtarde, sans beauté, sans fortune, domestique à seize ans des enfants de son père, puis obscure dame de compagnie de la femme la plus illustre de Paris, Julie de Lespinasse aurait pu passer dans son siècle comme une ombre.
Mais elle était le charme même : on n'approchait pas d'elle sans se sentir attiré. Elle ouvre un salon et c'est le succès : d'Alembert, Condorcet, Marmontel, Turgot, La Harpe, Grimm, le Tout Paris des lettres et des arts vient y refaire le monde. Elle est la muse de l'Encyclopédie ; celle qu'il faut séduire pour entrer à l'Académie française ; elle a la gloire, le pouvoir. D'Alembert est à ses pieds.
Mais elle est folle du marquis de Mora, trop beau, trop jeune, trop parfait. Elle le trahit pour le comte de Guibert, trop volage, trop séduisant, qui en aime une autre et en épouse une troisième. Elle l'aime " comme il faut aimer : avec excès, avec folie, transport et désespoir ". 
Et elle lui écrira des milliers de lettres, un torrent de lave, dont les pages brûlent encore. Mais ces mots s'adressent aussi à Mora...
Car le cœur le plus brûlant de tout le XVIIIe siècle ne sait plus pour qui il bat. Une seule issue : la mort. Cette biographie passionnée est suivie d'un choix des plus belles lettres de Julie de Lespinasse.  

 

Avec J.M. Pei, É. Biasini : "L'invention du Grand Louvre"  Odile Jacob

En l'espace de quelques années, le Louvre est devenu lu plus grand, peut-être le plus beau musée du monde. A l'origine de cette transformation, François Mitterrand qui confie à Emile Biasini la responsabilité de l'entreprise et qui choisit I-M Pei, l'architecte sud-américain, pour en être le maître d'œuvre.
A la lumière de leurs expériences croisées ou superposées, ils nous livrent ici leur témoignage sur la dernière métamorphose de ce lieu unique, témoin du passé et objet d'enjeux mémorables. Plus distancié, Jean Lacouture apporte un autre regard, rappelant les grandes étapes qui ont marqué l'histoire du Louvre. Voici donc, à trois voix, et avec une totale liberté de ton, le récit dus " enfances " de ce qu'on appelle désormais le Grand Louvre et dont l'histoire, cascade de métamorphoses, se confond depuis huit siècles, pour le meilleur et pour le pire, avec celle de la France.  

 

"La rumeur d'Aquitaine. De Montaigne à Mauriac, de Théophile à Gaétan Picon"  Points Seuil

     " Jean Lacouture s'abandonne au plaisir " des eaux, des arbres et des mots ", pour célébrer le génie littéraire de sa province natale.
Il y a dans sa Rumeur d'Aquitaine des odeurs de terre mouillée, fécondée par l'onde, le murmure du vent dans les feuilles des châtaigniers, des lagunes et des vignes, des champs de tabac, et au milieu de tout cela, à flanc de coteaux, quelques stèles où le Bordelais célèbre des gens du livre qui furent poètes plutôt que pamphlétaires, doux prosateurs plutôt qu'inventeurs de monde. C'est le livre d'un cadet de Gascogne qui revient sur ses terres.

 

"La rumeur d'Aquitaine. Des eaux, des arbres et puis des mots"   Stock

  " D'Aquitaine sourd depuis des siècles une persistante rumeur de mots, de choses écrites, lues ou déclamées avec un art spécifique.
Le signaler n'est pas soutenir une thèse ou amorcer un plaidoyer. C'est s'attacher à mettre en lumière la vocation d'une région à donner naissance à des gens du livre dont le trait commun est qu'ils ne furent ni prophètes, ni inventeurs de mondes, ni lanceurs d'anathèmes, mais plutôt maîtres de sagesse, médiateurs, avocats de la liberté, plus enclins à la conciliation qu'à l'affrontement. On ne saurait faire ici l'économie d'une référence à Montaigne, appliquant à sa terre natale la formule par laquelle il définit l'homme, "ondoyant et divers": voilà qui décrit assez bien notre province mouillée, ruisselante de toutes parts, propice au mouvement, aux départs, à l'échange, et dont les natifs sont inspirés par le génie des eaux plutôt que par celui du feu.
" De jaufré Rudel à Gaétan Picon, en passant par Marguerite deNavarre, Montaigne, le père Surin, Maine de Biran ou Mauriac, Jean Lacouture brosse ici, en treize portraits d'écrivains, une histoire flâneuse et personnelle de la littérature d'Aquitaine où son exceptionnel talent à faire vivre les personnages qu'il peint se double de l'empathie propre à l'" indigène " qu'il est.

 

"Le Front populaire"   Actes Sud - Photos poche

Si le Front populaire, dont on célèbre le 70e anniversaire, est inscrit dans la mémoire collective française, c'est bien qu'en sus des acquis sociaux majeurs qu'il engendra sa représentation iconographique a marqué durablement les consciences de plusieurs générations.
Foules populaires en liesse, meetings, manifestations, tribunes politiques et syndicales côtoient dans l'imagerie de cette période les premières photographies de vacances familiales à la mer ou à la campagne, illustrations concrètes de l'irruption des congés payés. Si on connaît la photographie de la petite fille endormie, le poing levé, sur les épaules de son père, prise par David Seymour (un des fondateurs de l'agence Magnum) ou les portraits saisissants de Léon Blum, on découvre en parcourant cet ouvrage un aspect essentiel de ces documents, subtilement mis en exergue par Jean Lacouture dans son introduction : le Front populaire fut quasiment exempt de violence.
Peut-être doit-on également rechercher dans ce trait singulier les raisons de la postérité de ces images ?  
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