|
MENU
Accueil
Chercher un livre
Réserver un livre
Archives
Dossiers
thématiques
Livres d'enfants
Scolaire
Provence
Bibliothèques
Expositions
Revues
Liens
Copyright 2000-2010
Librairie Gaïa
Tous droits réservés
Dernière modif. : 28/01/2010
| |
le CML, le Collège
Méditerranéen des Libertés, propose dans le cadre de son cycle de
conférences 2007-2008


Jean Lacouture
a donné une conférence
à la Fac de Droit
le mardi 8 janvier 2008
"Germaine Tillon, Albert Camus
: comment résister à l'air du temps"
|
En collaboration avec Bernard Guetta : " Le monde est
mon métier : conversations" Grasset |
 |
Deux journalistes, deux générations,
deux expériences… Lacouture ? Il fut le grand contemporain de la décolonisation
d’Extrême-Orient et d’Afrique du Nord. Correspondant à Saïgon, interlocuteur
de Giap et d’Ho-Chi-Minh, témoin des évènements égyptiens de 1956, mendésiste,
il a longuement médité, en tant que « journaliste engagé » sur les droits et
les devoirs de sa profession – sur ses éventuels égarements, aussi. Guetta ? Sa
grande affaire, ce fut la « décommunisation » de l’Est, les débuts de
Gorbatchev, la Pologne de « Solidarnosc » - complété par un rôle de «
correspondant permanent » aux Etats-Unis sous Reagan. Face-à-face, ces deux hommes
dialoguent donc ici, confrontent leurs expériences, leurs enthousiasmes, leurs déceptions.
Peut-on « tout » dire ? Choisir la vérité ou la « tamiser » ? Quelle est la
place des convictions dans le devoir d’informer ? Ces questions – qui pourraient
n’être que des questions de cours – sont ici traitées à partir d’expériences
fortes, captivantes, profondément sincères et généreuses. On apprendra une foule
de choses, au passage : sur Nasser, Norodom Sihanouk, Reagan, les Khmers Rouges,
Walesa, Gorbatchev et tant d’autres. Le Monde et Le Nouvel Observateur sont, bien
entendu, au centre de cette autobiographie croisée : n’importe quel journaliste débutant
apprendra son métier en lisant ce livre frémissant. |
|
|
|
"Alexandre Dumas à la conquête de Paris
(1822-1831)" Éd. Complexe |
 |
Vingt
ans avant Les Trois Mousquetaires et Le Comte de Monte-Cristo qui nous ont tant émus,
Alexandre Dumas - fort de sa jeunesse et de sa soif de vivre - entre à Paris, la
ville aux mille promesses.
Prêt à conquérir la capitale, ce petit-fils d'une esclave noire, fils d'un général
brutalement disgracié par Napoléon, rêve de théâtre, de littérature, de
reconnaissance. Ivre d'histoire, romanesque en diable, avide de savoir, travailleur
acharné, amant fougueux, il se jette à corps perdu dans d'écriture, dans l'amour,
dans la vie. Sept ans plus tard, il fait jouer sa pièce Henri III et sa cour. C'est
un triomphe! Quelques mois avant le Hernani de Hugo, la bataille romantique est lancée.
A moins de trente ans, le jeune provincial est devenu la coqueluche du Tout-Paris. Révolutionnaire
à la scène, il l'est tout autant dans la vie emporté dans le tourbillon des journées
de juillet 1530, il en sera un acteur énergique, combattant sur les barricades au
service de la liberté. |
C'est
avec une âme de mousquetaire et une évidente jubilation que Jean Lacouture nous
invite à la poursuite (au galop bien sûr !) d'un Alexandre Dumas téméraire et généreux.
Chevauchant la même monture, mêlant sa plume à celle de l'écrivain, revisitant
les Mémoires. - les rectifiant au passage -, il nous fait entrer dans le cercle
enchanté de ce qu'on pourrait nommer l'" Alexandrie ". " Ce récit
ne saisit Alexandre Dumas que dans son audacieux bond en avant, des forêts du
Valons aux fièvres parisiennes de 1830-1831. Si peu banale que fut plus tard la vie
du créateur de Monte-Cristo, du citoyen du monde, du mangeur de vie absolu, ce
Dumas qui met Paris à ses pieds en une nuit, celle du 10 février 1829, nous paraît
bien le petit-fils de d'Artagnan, capable de recréer le climat magique du "un
pour tous, tous pour un" " Jean Lacouture |
|
"Algérie 1962, la guerre est finie" Éd. Complexe |
 |
"
En moins de 200 Pages, Jean Lacouture réussit le tour de force d'exposer clairement
les négociations qui, partant de "l'offre de paix des braves" ont conduit
l'Algérie et la France à la signature des accords d'Évian.
L'auteur a suivi au jour le jour pour Le Monde les avancées et les reculs de cette
partie d'échec dont dépendait l'issue du drame algérien. L'ouvrage bénéficie
aussi de sa connaissance intime du général de Gaulle. Tout cet acquis l'autorise
à dégager avec sûreté et en peu de mots la ligne directrice, les enjeux ainsi
que l'état d'esprit des deux camps. À recommander à tous ceux qui veulent
s'initier au dernier épisode de la décolonisation, restitué avec une sereine
objectivité.
" Revue française des sciences politiques " L'auteur a "vu naître",
au Caire, le FLN. Il a "couvert" pour Le Monde, au cours de sept années,
la guerre d'Algérie, puis la négociation. [...] C'est cette histoire, de
l'insurrection de 1954 aux accords d'Évian, à leur "sabotage" et à ce
qu'il en subsiste de "plaies" seulement "en voie de
cicatrisation", qu'écrit un témoin privilégié. lucide et impartial. |
| "
Le Monde diplomatique " La personnalité de l'auteur, qui fut témoin et
chroniqueur sympathisant de la décolonisation [...], donne à ce petit livre une
saveur particulière de "choses vues", et entendues. [...] La vivacité du
style et la pertinence générale de l'analyse méritent d'être signalées, bien
qu'elles aillent de soi de la part d'un grand journaliste. " Historiens et géographes |
|
"Champolion. Une vie de lumières" Livre de Poche |
 |
Pour
l'Histoire, Jean-François Champollion restera l'homme qui perça le mystère des hiéroglyphes,
ajoutant quelques millénaires à la mémoire du monde. Mais il y a bien d'autres
facettes, moins connues, dans cette riche personnalité : révolutionnaire au tempérament
romantique, amoureux d'une poétesse toscane, fervent de Bonaparte et adversaire de
Napoléon, Champollion fut un homme passionné, aventureux, et un authentique héritier
de la philosophie des Lumières. C'est ce personnage digne de Stendhal que
ressuscite, avec une éblouissante érudition et un enthousiasme communicatif, le
biographe de Malraux, de Léon Blum et du général de Gaulle. |
|
|
"De Gaulle. Tome 1 : Le rebelle (1890-1944)"
Seuil / Points |
 |
" Une biographie exemplaire " Claude Mauriac, Sud-Ouest. " C'est un
livre superbe. Jamais en France le talent du biographe n'a été porté si haut.
" René Rémond, l'Express. " J'en jurerais. Pour quelque vingt ou trente
ans, l'étudiant qui s'informera auprès de son professeur : et sur de Gaulle, quoi
de fondamental ? s'entendra forcément répondre : sur de Gaulle, voyez Lacouture.
" Henri Guillemin, Le Monde. |
|
|
"De Gaulle. Tome 2 : Le politique (1944-1959) Seuil /
Points |
 |
Le politique (1944-1959) " Une somme à ce jour inégalée. " Alain
Peyrefitte, Le Figaro " Lacouturé aura conquis ses galons de meilleur
biographe français. " Fred Kupferman, L'Express " Magistral ! "
Henri Guillemin, Le Monde " Un monument de la biographie. " Yves Florenne,
Le Monde diplomatique |
|
|
"De Gaulle. Tome 3 : Le souverain (1959-1970)
Seuil / Points |
 |
"
Etait-il encore possible de faire œuvre originale en écrivant une biographie de
Charles de Gaulle ? Tant de livres lui ont été consacrés qu'il y avait de fortes
raisons de douter qu'on puisse apporter du neuf sur une existence dont il semble
qu'aucun chapitre n'a résisté aux témoignages des proches, aux confidences des mémorialistes,
aux investigations des historiens. (...) Que la chose fût encore possible, Jean
Lacouture en apporte une éclatante démonstration.
Qu'elle le reste encore après lui, la question se pose : si le terme de définitif
a quelque sens pour une étude, il s'applique assurément au livre qu'il publie sur
De Gaulle. (...) Le " Lacouture " restera l'ouvrage de référence. "
René Rémond |
|
|
"De Gaulle raconté à Benjamin : Éloge de la politique ?
Réponses à un jeune homme de 17 ans " Éditions Indigène |
 |
On
croyait que Jean Lacouture avait tout dit sur le personnage.
Mais les questions de Benjamin, un garçon de dix-sept ans, ont ranimé la verve du
biographe chevronné. Pour lui, il extrait l'essence de de Gaulle : un " grand
aventurier ", un " pittoresque homme de scène ", " géant par
le physique mais plus encore par la force mentale et le verbe ", un "
rebelle opposé au pouvoir de l'argent ", " inclassable ", un "
citoyen du monde ", " non-étasunien ", " si on l'avait pressé
comme un citron, il en serait sorti de la littérature "...
" Un grand rappeur ! " lâche Benjamin. |
|
|
avec Hugues Le Paige : "Éloge du
secret" Labor |
 |
"
Une société pourrit d'un excès d'ombre, une société peut pourrir aussi d'une
surexposition, de rage panoptique.
C'est le péril où conduit d'abord un journalisme qui prétend se substituer à la
police et à la justice, et qui de ses proies, fait un spectacle. Un monde se définit
par la qualité de secrets qu'il est capable de préserver sans porter atteinte à
la liberté " : ainsi s'exprime Jean Lacouture dans cet Eloge du secret. Un éloge
qui va résolument à contre-courant des pratiques journalistiques ou éditoriales
dominantes, un éloge qui étonnera certains, en choquera peut-être d'autres et
suscitera certainement un nécessaire débat.
Pendant plus d'un demi-siècle, Jean Lacouture a porté un regard singulier sur le
monde, comme journaliste puis comme biographe. Journaliste de l'anticolonialisme,
biographe des grandes destinées intellectuelles et politiques, il a toujours
conditionné l'exercice du dévoilement et de la dénonciation à ce qu'il nomme
" l'intérêt général " et au respect de l'individu. Dans ce dialogue
entamé de longue date avec Hugues Le Paige, Jean Lacouture interroge ici le concept
même de vérité, en mettant en cause un certain journalisme d'inquisition.
Il refuse tout net le " tout dire, tout de suite, tout le temps " qui est
aujourd'hui la règle commune de l'information, qui finit par oublier sa fonction de
médiation. |
"
On ne prétend pas ici jouer les redresseurs de torts, écrit Jean Lacouture.
Seulement mettre en garde contre un système en pleine croissance qui, sous couleur
de veiller à la protection de la vertu et de la vérité, instaure un nouveau type
de police.
Universelle, omniprésente. Omnisciente. L'œil énorme, innombrable, implacable,
qui vous regarde, nu. " |
|
|
 |
"François Mauriac. Tome 1 : Le sondeur d'abîme,
1885-1933" Points Seuil
"François
Mauriac. Tome 2 : le citoyen du siècle, 1933-1970" Points Seuil
|
|
|
"Gamal Abdel Nasser" Bayard |
 |
"
Il se trouve que j'ai rencontré Gamal Abdel Nasser à diverses reprises, observé
de près son action pendant trois ou quatre ans, de plus loin - mais avec attention
- pendant les quinze années qui ont suivi.
Si on me demande de reconnaître en lui les vertus qui font un grand homme d'État,
ma réponse est d'abord négative, sur le long terme, et m'impose de le ranger plutôt
dans une autre catégorie, qui est celle des " héros " - dans un sens
positif et négatif à la fois. L'homme d'État instaure. Le héros entraîne.
L'homme d'État régule. Le héros demeure dans un autre espace, celui de
l'inspiration et de l'imaginaire.
Ce qui fait l'extraordinaire intérêt du personnage et de la carrière de Nasser,
c'est que, à l'inverse de précédents fameux, chez lui la démarche d'homme d'État
a précédé l'élan héroïque. Qu'en lui Cavour a précédé Garibaldi... "
Jean Lacouture |
|
|
Conférence du 8 janvier 2008
"Germaine Tillon, Albert Camus
: comment résister à l'air du temps"
Germaine Tillon est centenaire depuis
le 30 mai dernier. C'est un personnage historique après avoir traversé un siècle
tempétueux. Il y a en elle un modèle humain.
Germaine Tillon, ethnographe française née en 1907, a traversé deux
épisodes clés : la Résistance et la Guerre d'Algérie. Elle est auvergnate. Elle est un
véritable produit de la province profonde. Sa mère collabore aux Guides Bleus,
son père est magistrat. Germaine Tillon choisit une science peu connue : l'ethnographie.
Elle ne sait pas elle-même pourquoi ! Marcel Maus autour duquel se sont agrégés un
certain nombre d'étudiants dont Germaine Tillon. Il deviendra un véritable maître.
Louis Massinion, islamologue, sera son deuxième maître.
Le Congrès d'ethnographie qui se déroule à Londres lui accorde une bourse
pour faire une étude sur une population du sud des Aurès en Algérie, une zone présaharienne.
Elle va passer quatre ans dans ce pays qui est à des journées de cheval de Constantine.
Il y a en tout 14 français dans le canton. Elle y étudiera essentiellement la parenté
dans cette tribu qui sont des semi-nomades.
C'est le 9 juin 1940 qu'elle entend à la radio le Maréchal Pétain annoncer
qu'il fait don de sa personne à la France... Elle sait immédiatement qu'elle dira non à
ce gouvernement. Dans la décision qu'elle prend c'est le mot honneur qu'elle aura appris
de sa tribu des Aurès qui reste fondamental pour elle et justifie toute son action. Elle
rentre à Paris le 20 juin et cherche immédiatement ce qu'elle pourrait faire pour lutter
contre l'envahisseur. Elle va très vite rencontrer les gens du Musée de l'Homme avec
lesquels elle va créer le Groupe du Musée de l'Homme. Ce réseau est littéralement
décapité 18 mois plus tard. Elle échappera à son arrestation et continuera à
organiser des évasions, du renseignement et participera à un journal : Résistance.
Le rôle essentiel sera de donner le sentiment qu'il est toujours
possible de faire quelque chose.
Un jour d'août 42, Germaine Tillon se fait arrêtée, incarcérée puis
déportée à Ravensbrück. Dans cette épreuve, elle va montrer son incapacité à
effectuer des tâches matérielles. Ce qui lui permettra, curieusement, de n'effectuer que
des tâches physiquement légères et de se sortir de cet enfer. Elle réussit à se faire
oublier en restant enfermée dans une caisse de bois où elle écrira une sociologie du
camp, et plus étrange encore, une opérette sur une musique d'Offenbach ! Fin 44, elle
voit arriver dans le camp sa propre mère qui est gazée dès son arrivée.
A la fin de la guerre, Heinrich Himmler a cru qu'il pouvait faire rallier
l'Allemagne dans le camp des alliés pour lutter contre le Bolchevisme. Pour ce faire, il
va essayer de rencontrer les américains par l'intermédiaire du suèdois de Bernadotte.
Ce dernier accepte cette mission à laquelle il ne croit pas un seul instant à condition
qu'Himmler fasse libérer les survivantes du camp de Ravensbrück. C'est ainsi que
Germaine Tillon sera libérée. Dès sa libération, elle va écrire sa dramatique
expérience dans son livre Ravensbrück. Elle essaiera de "récupérer" en
poursuivant l'écriture de sa thèse.
En 1954 survient le soulèvement algérien plus précisément dans les
Aurès. Elle reçoit la visite de Louis Massinion qui lui rappelle qu'elle est
spécialiste de cette région. Il lui demande d'aller voir ce qui se passe sur ce site.
Elle passera alors 3 mois dans les Aurès. Lors d'une visite dans un hôpital, le
médecin-chef lui explique que les patients souffrent essentiellement de la faim ce qui la
choque profondément, elle qui a directement souffert de la faim lors de sa déportation.
Elle rencontre à Alger Jacques Soustelle, Gouverneur Général à Alger et
membre du groupe de Résistance du Musée de l'Homme, qui va lui confier une mission. Elle
va tenter de peser sur les conditions de vie des Algériens. Elle écrit un petit livre, L'Algérie
en 1957, qui attirer l'attention d'Hubert Beuve Méry. Même Albert Camus trouvera que
c'est le seul ouvrage sur l'Algérie digne d'intérêt.
Elle écrira également un autre livre, Les ennemis complémentaires,
quelques années plus tard mas avant les Accords d'Évian.
Elle avait été déportée à Ravensbrück avec la nièce du Général de
Gaulle : Geneviève Anthonioz-de Gaulle qui lui permettra de rencontrer le Général. Elle
pourra ainsi lui communiquer quelques unes de ses idées, de ses vues.
Il n'y aura aucune retombée politique pour elle malgré son rôle dans la
Résistance et dans la Guerre d'Algérie. Cette discrétion reste surprenante. Elle
restera donc dans son rôle d'universitaire.
Son livre Le harem et les cousins, difficile à lire, a une grande
influence.
Elle est présidente d'une association contre l'esclavage moderne. Tout un
symbole.

|