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Copyright 2000-2008
Librairie Gaïa
Tous droits réservés
Dernière modif. : 10/05/2008
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Le CML (Collège
Méditerranéen des Libertés), vous propose dans le cadre de son cycle de
conférences
"Les passeurs de liberté"
Jean-François Kahn

Photo Librairie Gaïa
Deux conférences :
Le 30 mars 2004 :
"La guerre en Irak, un an après"
Le 11
octobre 2005 : "Y a-t-il une dictature médiatique ?"
Biographie
| Bibliographie
| Fête
du Livre 2004
Biographie
Créateur
et directeur de l'hebdomadaire Marianne, Jean-François Kahn n'est pas seulement
un journaliste de combat, qui débuta sa carrière pendant la guerre d'Algérie,
il est aussi un polémiste vif.

Bibliographie
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"Les bullocrates. Enfermés dans leur bulle, les
décideurs coulent et ils disent que la France coule !" Fayard |
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"La France
coule ", décrètent-ils. Quand, au contraire, elle bouillonne, s'ébroue
et rejaillit. Pourquoi reprennent-ils en chœur le même refrain " décliniste"?
Parce qu'ils coulent, eux. Parce qu'enfermés dans leur " bulle
" étanche, complètement coupés des réalités du pays, incapables
de prendre conscience de leur décrépitude, ils projettent sur le pays
tout entier l'évidence de leur propre chute. La France ne coule pas. Elle
renaît. Elle est à la veille de submerger ces " bullocrates"
confits dans leur archaïsme, protégés qu'ils sont dans le cocon
auto-justificateur que tissent pour eux et autour d'eux les maîtres de la
parole et de la propagande. Ce livre subversif ne se contente pas de désigner
et de décrire, en appelant un chat un chat, un monde condamné, en
radicale décadence, comme celui qui quitta la scène historique en 1789
(au risque évidemment de susciter sa hargne). Il entend également
souligner les extraordinaires ressources d'une population qui n'a jamais
été aussi riche en capacités créatives, innovantes, dynamiques et, en
définitive, salvatrices! C'est pourquoi du " chacun pour soi ",
encouragé par les bullocrates, nous devons passer au " tous ensemble
". Car il faudra, quand la bulle explosera - et elle explosera de
toute façon -, que la France soit prête à repenser une révolution
humaniste pour le meilleur... afin d'éviter une révolution de revanche,
pour le pire. |
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"Tout change parce que rien ne change. Introduction
à une théorie de l'évolution sociale." Fayard |
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Au cœur de cet essai, un
constat : il est impossible de comprendre les ressorts de l'évolution des
sociétés humaines si l'on s'attache uniquement à ce qui change. Il faut
d'abord porter son attention sur ce qui ne change pas, les structures
invariantes. C'est en effet le non-changement qui permet au changement de
radicaliser son expression. Soumettant l'histoire des hommes en société
à la problématique générale de l'évolution dont cette histoire n'est
qu'un moment, Jean-François Kahn repère et démonte, exemples concrets
à l'appui, le moteur du développement social. Les événements qui
bouleversent notre fin de siècle - la " résurgence " des
particularismes, le " retour " du religieux, l'"
affirmation " identitaire, le " racisme ", etc. -
apparaissent sous cette lumière nouvelle comme autant de manifestations
des structures sociales tendanciellement invariantes que sont le
féodalisme, l'esclavagisme, le capitalisme, le tribalisme, l'aspiration
au socialisme. Mais l'incessante recomposition de ces invariances ouvre un
champ immense aux changements souhaitables et possibles. Cet ouvrage fera
débat et suscitera peut-être la polémique. A cela, un certain nombre de
raisons : il se veut théorie sociale de substitution au socialisme et au
libéralisme théoriques ; il propose de reconsidérer chez l'homme le
rapport entre l'inné et l'acquis, le naturel et le culturel ; il récuse
radicalement toute vision et appréhension métaphysique ;. |
| il aborde de
front le problème de la " race " et celui des soubassements
biologiques des comportements sociaux ; il franchit la barrière qui
sépare le vivant de la matière inanimée en proposant une
interprétation thermodynamique des mouvements de masse. Et, ce faisant,
il ouvre un espace illimité à la réalisation autocréatrice de la
liberté humaine. |
|
"Dictionnaire incorrect" Plon |
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Comment mener un combat en utilisant toutes
les armes à la fois ? La forme de dictionnaire qu'adopte ce livre est une
réponse. L'auteur pourrait reprendre à son compte, au fond, la dernière
tirade du Cyrano d'Edmond Rostand quand, rapière au poing, le bretteur défie
ses éternels ennemis : la bêtise, le mensonge, la lâcheté, la
courtisanerie. On y ajoutera la bienpensance et les nouveaux conformismes.
Sauf que ce livre est, justement, à l'image de la guerre qu'il mène :
c'est-à-dire que les longues offensives y côtoient les rapides coups de
main, les actions de commando les manœuvres d'encerclement, les
pilonnages d'artillerie les opérations de guérilla, mais s'y intègrent
également - car la guerre c'est aussi cela - les permissions, les théâtres
aux armées, les fiestas arrosées à la caserne, les sorties en ville,
les parties de belote et les distractions plus libertines. |
| Quatre armes sont ici utilisées
: la satire chansonnière, dérision blagueuse et farce drolatique d'abord
; puis le fouet du pamphlet politico-social, ensuite la méthode encyclopédiste
- au sens XVIIIe siècle du terme - qui consiste à démystifier en
parlant de tout et donc à travers toutes les approches possibles ; et
enfin, le dictionnaire philosophique voltairien qui permet de passer au
crible, de façon iconoclaste, les idéologies dont nous continuons à être
les héritiers ou les victimes. Feu sur le quartier général ! Cet
ouvrage (d'autant qu'il n'épargne pas le pouvoir intello-médiatique),
fera grincer des dents. Fortement. C'est fait pour. |
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Le camps de la guerre. Critique de la déraison pure |
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Un
an après l'invasion et l'occupation de l'Irak, après une guerre
juridiquement indéfendable, moralement injustifiable, politiquement ingérable,
où en sommes-nous ? Aucune trace d'armes de destruction massive, des élections
libres ajournées, des attentats quasi quotidiens... Catastrophe en un
mot, dont nous aurons du mal à nous remettre. Hier encore, la cause démocratique
restait vierge. Aujourd'hui, le fascisme, sous sa forme intégriste, prétend
prendre en charge la révolte des humiliés, pendant que les nouveaux maîtres
du monde, les tenants du " camp de la guerre ", sont parvenus,
au nom de la démocratie, à asseoir un pouvoir impérialiste et
oppresseur. Oppression démocratique contre résistance antidémocratique
: imagine-t-on le choc qu'induit une telle inversion ? |
| Jean-François Kahn
analyse ici la dérive intellectuelle et idéologique qui a conduit à
cette guerre absurde, soumet à l'épreuve des faits les discours
extravagants qui l'ont justifiée, prend la mesure du naufrage de nos
valeurs et du raz-de-marée qu'elle a provoqué. Et montre comment un
certain discours néo-conservateur d'aujourd'hui n'est plus que le
retournement d'un certain discours stalinien d'hier. |
|
Ce que Marianne en pense |
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" Cela claqua comme un
ordre intérieur : ce devait être fait. Jamais, pourtant, la vie ne m'était
apparue plus douce qu'au cours de ces deux ans de liberté magique qui séparèrent
mon départ de L'Evénement du jeudi de la décision, prise avec Maurice
Szafran et Robert Assaraf, de créer Marianne. C'était en septembre 1996.
[...] N'empêche : quel que fût ce à quoi nous nous attendions, ce fut
pire. " Premier numéro d'un nouvel hebdomadaire. C'est le début de
l'histoire d'un journal qui, en rupture avec un discours médiatique
tendanciellement univoque, décide de faire entendre une autre musique.
Nul sans doute n'imagine à quel obstacle se heurte une telle prétention.
En l'occurrence, les grosses-caisses du pouvoir financier battant au même
rythme que l'orchestre de la bien-pensance. Ce livre, raconte par le menu
tous les dessous d'un combat qui était jugé perdu d'avance. Jean-François
Kahn reprend les grandes batailles idéologiques menées par le journal et
les analyses iconoclastes qui rendirent cette expérience apparemment
sulfureuse. |
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Victor Hugo, un révolutionnaire
suivi de L'extraordinaire métamorphose |
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Victor Hugo est un
intempestif. Il a tempêté contre son temps, et aussi le nôtre, au point
qu'à l'heure actuelle ses colères ont encore du mal à être entendues.
Car il y a bien dans l'œuvre de Victor Hugo une puissance de subversion
dont on n'a pas pris la juste mesure. L'aurait-on bâillonné, celui qui,
alors que nombre d'écrivains vilipendaient la Commune - même George
Sand, même Émile Zola -, écrivit : " Il n'y a entre l'avenir et
vous que l'épaisseur de quelques cadavres, utiles à la prospérité
publique " ? L'aurait-on oublié, celui qui écrivit aussi : " Jésus
disait aimer ; l'Église dit : payer / Le ciel est à qui peut acquitter
le loyer " ? Dans Victor Hugo. Un révolutionnaire, Jean-François
Kahn nous fait (re)découvrir cet Hugo-là, celui qui s'est érigé contre
tous les conformismes et tous les conforts de la pensée, partisan d'une
Europe fédérale et patriote fervent, libéral et anticapitaliste, anticlérical
et mystique, pacifiste et défenseur de luttes armées dont celle menée
par le Mexique contre Maximilien... |
Mais comment en était-il arrivé là,
ce révolutionnaire ? La tradition veut que l'on soit progressiste à
vingt ans et réactionnaire l'âge venant. Victor Hugo, qui, décidément,
ne fait rien comme les autres, parcourt le chemin inverse.
De 1847 à
1851, on assiste à l'" extraordinaire métamorphose " d'un
vicomte, pair de France, monarchiste, député de Paris élu sur des
listes de l'union de la droite, devenant l'homme des Misérables, livrant
bataille contre la peine de mort, s'élevant contre le travail des
enfants. C'est cette transformation que Jean-François Kahn sonde dans L'Extraordinaire
métamorphose, d'abord paru en 1984, et qui fait suite dans le présent
ouvrage à Victor Hugo. Un révolutionnaire, texte inédit. L'un et
l'autre prennent tout leur sens aujourd'hui : il n'y a pas d'âge pour la
révolution. |
|
Moi, l'autre et le loup |
 |
A quelles conditions les
individus qui composent un corps social décident-ils (ou continuent-ils)
de vivre ensemble plutôt que de s'entre-déchirer ? Telle est la grande
question que s'attache à résoudre la philosophie politique. Jean-François
Kahn y répond dans cet essai à partir du constat suivant : 1) seule la
reconnaissance de l'autre permet la connaissance de soi ; 2) seule la
connaissance de soi permet l'acceptation de l'autre ; 3) seule
l'acceptation de l'autre permet d'assurer la coexistence sociale, et donc
l'organisation de la société politique. Mais si la logique de cette démonstration
est imparable, tout se complique lorsque l'on sait que la condition de la
connaissance de soi qu'est l'autre est rendue bien incertaine par le fait
que l'autre restera toujours pour moi un mystère - ne serait-ce que parce
que |
| je ne connaîtrai jamais la connaissance qu'il a de lui-même. Et
c'est de ce mystère, de cette irréductible différence que surgit
l'exclusion - la méfiance d'abord, la réduction de l'autre à sa
fonction sociale, à la couleur de sa peau ou à quelque autre différence
ensuite, la persécution pour finir. Le loup, c'est précisément la
figure du persécuteur tapie en chacun de nous. Dans ces conditions, la
" bonne politique " consistera à reconnaître la différence
sans jamais perdre de vue l'universalité de la condition humaine. Et cet
essai vise précisément à définir le type d'actions économiques,
sociales et culturelles qu'implique tout processus pacificateur et générateur
du rapport d'altérité. Ce dont notre société, nous le savons, a bien
besoin. |
|
Les rebelles. Celles et ceux qui ont
dit non
|
 |
Hommes ou femmes, ils ont
tous, un jour, refusé l'oppression, la régression ou le dogme. Si
certains ont payé ce courage de leur vie, leur dissidence a souvent
permis le triomphe de la liberté et de la justice, parfois même changé
le cours de l'histoire. Leur " non " est clair, carré, sombre
et lumineux à la fois, porteur d'un sens qui a fini par imprégner
l'histoire de l'humanité. Tels furent le " non " de De Gaulle,
le 18 juin 1940, d'Emile Zola lançant son " J'accuse ", de
Lazare Carnot refusant l'Empire, de Victor Hugo préférant l'exil à
toute caution donnée au coup d'Etat de Badinguet, de Voltaire proclamant
l'innocence de Calas, de Bolivar abolissant le colonialisme espagnol, de
l'abbé Grégoire ou de Victor Schoelcher à l'esclavage... Mais aussi le
" non " de Galilée à la tyrannie de l'apparence, de Spinoza au
terrorisme du dogme, de Rousseau à l'inégalité sociale, de Jules Ferry
à l'emprise cléricale. |
| Cette aventure - celle de ces hommes ou de ces
femmes qui ont un jour refusé l'oppression - Jean-François Kahn a voulu
nous la raconter. Parce qu'aucun film ne réunira jamais une telle
affiche, parce qu'aucun roman ne brassera autant d'extraordinaires destins
personnels, parce que nous devons tout à ces rebelles, et que l'Histoire
officielle, avec beaucoup d'entre eux, n'a pas toujours été équitable. |
|
Tout
était faux |
 |
Le
communisme fut un extravagant mensonge qui engendra une immense tragédie.
Que nous entendons dévoiler ici, c'est que tout en définitive était
faux : la parole communiste bien sûr, mais aussi la polyphonie des
musiques qui se projetèrent sur le communisme ou se déployèrent face à
lui. Autrement dit, était fallacieuse la presque totalité des discours
et des contre discours qu'inspira le communisme à ceux qui se déterminèrent
par rapport à lui ou contre lui.
Faux, tout était faux. Doit-on s interdire d'en faire le constat ? De
dresser le catalogue de cette gigantesque tromperie ? De se demander
pourquoi, à partir d'un crime originel - le grand massacre de 14-18 - et
d'un mensonge fondateur - le communisme -, le siècle qui se termine
enroula son terrible destin autour d'une telle succession d'escroqueries
et de foutaises intellectuelles ? |
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de la page
Conférence
du 30 mars 2004 "La
guerre en Irak, un an après"
Cette guerre est un évènement considérable. Si en Afghanistan est né
l'internationalisme islamisme, la guerre d'Irak en a démultiplié les
conséquences. Habituellement, dans
l'Histoire, ce sont les ouvriers, les opprimés qui se révoltent contre le
pouvoir en place ; or ce qui se passe actuellement est l'inverse. Les
"agresseurs" veulent rétablir une démocratie contre un peuple qui
défend sa nation, fut-elle une sanglante dictature. On retrouve historiquement
une situation relativement semblable quand, en 1870, les Prussiens sont à
Paris. S'il rétablissent la République, la population parisienne n'a
certainement pas accueilli ces "libérateurs" avec enthousiasme.
Les relations que les pays occidentaux ont eues avec Saddam Hussein ne sont pas
des plus claires. Les États-Unis et la France, entre autres, ont fourni des
armes, y compris de destructions massives, à l'Irak tant pour l'aider à lutter
contre un Iran qui basculait dans une révolution islamiste, que pour s'assurer
dans la région d'un "domino" suffisamment stable pendant cette
période de fin de guerre froide.
L'agression du Koweït par Saddam Hussein fut certainement l'une des erreurs les
plus graves du dictateur. Les conséquences
sont graves : envahissement du pays, embargo, appauvrissement, renversement du
régime et les troubles d'après la guerre.
C'est la droite millénariste américaine qui pense avoir une vue universelle du
bonheur qui a créé cette situation. Il est curieux, après la guerre froide,
de voir les États-Unis reprendre la dialectique marxiste en l'inversant ipso
facto : comme les communistes, les américains sont prêts à tout, y compris
dans leurs méthodes, photos montages, emprisonnements arbitraires,... pour
mettre en œuvre leur point de vue. Conférence
du 11 octobre 2005 "Y
a-t-il une dictature médiatique ?"

Photo Librairie Gaïa |
Il s'est passé ces derniers mois quelque
chose de significatif : le Non au référendum sur la Constitution
Européenne. Oui ou Non, ces deux options étaient légitimes et devaient
pouvoir s'exprimer. Jean-François Kahn a pris position pour le Oui.
98 % de la presse se prononçait pour le
Oui, et certains avec une passion non dissimulée !
Comment se fait-il que personne ne se soit positionné sur le Non ? Tout
ceci étant très soviétique ! Une seule opinion, c'est même les
partisans du Oui qui auraient du protester.
En opposition à cette information officielle, il y a eu une pensée
dissidente propagée par Internet. Ce fait peut rappeler les mécanismes
totalitaires. L'histoire du plombier polonais : c'est qu'une personne
puisse être payée au même niveau que son pays d'origine au lieu d'être
payée au même niveau que dans le pays d'accueil. Il est choquant que les
gens qui ont voté Non ont souvent été traités de xénophobes,
racistes... puisqu'ils rejetaient le symbolique plombier.
Le fait que 55 % des français aient voté Non démontre une véritable
fracture entre l'opinion et les médias. Ce n'est pas la première fois :
on l'a vu lors de l'élection présidentielle où tout le monde voyait
Jospin présent au second tour ! |
| L'effondrement des
ventes de la presse d'information quotidienne, en termes de volume mais
aussi dans l'augmentation de leur déficit. Il n'existe plus de quotidiens
bénéficiaires ! Si l'on appliquait la dure loi économique, tous
devraient fermer !
Si la presse est aussi unanimiste, il existe
peut-être une explication par delà la fermeture des kiosques, les prix
trop élevés, de la diffusion des gratuits. Aucun journal n'a ouvert de
débat sur ce sujet. Pourquoi ce refus de débat ? Il y a un autisme total
des directions. Comme une caste qui refuserait de voir la réalité. Quand
Genestat, rédacteur en chef de Paris-Match, indiquait qu'un journaliste
ne devait pas critiquer ses confrères, il confirmait cette idée. Quand
Bernard Arnaud, l'homme d'affaires richissime, avait marié sa fille dans
une débauche de luxe, alors qu'en même temps il licenciait sans
vergogne. Les journalistes invités à la réception, ont complaisamment
rendu compte de la cérémonie. La population a senti une collusion entre
la France d'en haut et les journalistes. Elle a eu le sentiment d'un
discours unique et peu critique.
Comment en est-on arrivé là ? Une
explication marxiste des choses plait plutôt aux français (Le pétrole
comme véritable raison économique à la guerre américaine en Irak). Les
couples Presse-Industrie (Lagardère avec Hachette et Matra ; Dassault
avec la presse écrite et les avions ; Bouygues avec TF1, le téléphone
et le bâtiment...) montre clairement qu'il y a une collusion d'intérêts
entre l'État et la presse. Murdoc aux États-Unis ou Berlusconi en Italie
ne le démentiront pas.
Cependant jamais les journalistes n'ont été
"autant" indépendants. En toute liberté et en toute
indépendance, les journalistes finissent par penser la même chose. Ils
ont la même information... Tous leurs systèmes de valeur se sont
effondrés, leurs revenus se sont développés (les cadres et les
directeurs)... Comme tous se connaissent, vivent ensemble depuis
longtemps, ont eu la même formation, les mêmes aventures
soixante-huitardes... ils ont la même pensée juste et ceux sont les
autres qui pensent "mal". Or l'opinion publique va à l'inverse
de leur propre opinion. Ils se sauvent en diabolisant le peuple !
Actuellement il n'y a pas de réceptacle aux
mécontentements actuels.
"Nous ne sommes pas des consommateurs
d'informations. Achetez des journaux et intervenez en leur écrivant
!" |

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