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Copyright 2000-2010
Librairie Gaïa
Tous droits réservés
Dernière modif. : 25/08/2010

Le CML (Collège Méditerranéen des Libertés),  vous propose dans le cadre de son cycle de conférences

"Les passeurs de liberté"

Jean-François Kahn

©2004 Librairie Gaïa
Photo Librairie Gaïa

Deux conférences :

Le 30 mars 2004 : "La guerre en Irak, un an après"

Le 11 octobre 2005 : "Y a-t-il une dictature médiatique ?"

 

Biographie   |   Bibliographie   |   Fête du Livre 2004

 

Biographie
Créateur et directeur de l'hebdomadaire Marianne, Jean-François Kahn n'est pas seulement un journaliste de combat, qui débuta sa carrière pendant la guerre d'Algérie, il est aussi un polémiste vif.

 

 

Bibliographie

 

"Les bullocrates. Enfermés dans leur bulle, les décideurs coulent et ils disent que la France coule !"  Fayard

   "La France coule ", décrètent-ils. Quand, au contraire, elle bouillonne, s'ébroue et rejaillit. Pourquoi reprennent-ils en chœur le même refrain " décliniste"? Parce qu'ils coulent, eux. Parce qu'enfermés dans leur " bulle " étanche, complètement coupés des réalités du pays, incapables de prendre conscience de leur décrépitude, ils projettent sur le pays tout entier l'évidence de leur propre chute. La France ne coule pas. Elle renaît. Elle est à la veille de submerger ces " bullocrates" confits dans leur archaïsme, protégés qu'ils sont dans le cocon auto-justificateur que tissent pour eux et autour d'eux les maîtres de la parole et de la propagande. Ce livre subversif ne se contente pas de désigner et de décrire, en appelant un chat un chat, un monde condamné, en radicale décadence, comme celui qui quitta la scène historique en 1789 (au risque évidemment de susciter sa hargne). Il entend également souligner les extraordinaires ressources d'une population qui n'a jamais été aussi riche en capacités créatives, innovantes, dynamiques et, en définitive, salvatrices! C'est pourquoi du " chacun pour soi ", encouragé par les bullocrates, nous devons passer au " tous ensemble ". Car il faudra, quand la bulle explosera - et elle explosera de toute façon -, que la France soit prête à repenser une révolution humaniste pour le meilleur... afin d'éviter une révolution de revanche, pour le pire.

 

"Tout change parce que rien ne change. Introduction à une théorie de l'évolution sociale." Fayard

Au cœur de cet essai, un constat : il est impossible de comprendre les ressorts de l'évolution des sociétés humaines si l'on s'attache uniquement à ce qui change. Il faut d'abord porter son attention sur ce qui ne change pas, les structures invariantes. C'est en effet le non-changement qui permet au changement de radicaliser son expression. Soumettant l'histoire des hommes en société à la problématique générale de l'évolution dont cette histoire n'est qu'un moment, Jean-François Kahn repère et démonte, exemples concrets à l'appui, le moteur du développement social. Les événements qui bouleversent notre fin de siècle - la " résurgence " des particularismes, le " retour " du religieux, l'" affirmation " identitaire, le " racisme ", etc. - apparaissent sous cette lumière nouvelle comme autant de manifestations des structures sociales tendanciellement invariantes que sont le féodalisme, l'esclavagisme, le capitalisme, le tribalisme, l'aspiration au socialisme. Mais l'incessante recomposition de ces invariances ouvre un champ immense aux changements souhaitables et possibles. Cet ouvrage fera débat et suscitera peut-être la polémique. A cela, un certain nombre de raisons : il se veut théorie sociale de substitution au socialisme et au libéralisme théoriques ; il propose de reconsidérer chez l'homme le rapport entre l'inné et l'acquis, le naturel et le culturel ; il récuse radicalement toute vision et appréhension métaphysique ;.
 il aborde de front le problème de la " race " et celui des soubassements biologiques des comportements sociaux ; il franchit la barrière qui sépare le vivant de la matière inanimée en proposant une interprétation thermodynamique des mouvements de masse. Et, ce faisant, il ouvre un espace illimité à la réalisation autocréatrice de la liberté humaine. 

 

 

"Dictionnaire incorrect"  Plon

Comment mener un combat en utilisant toutes les armes à la fois ? La forme de dictionnaire qu'adopte ce livre est une réponse. L'auteur pourrait reprendre à son compte, au fond, la dernière tirade du Cyrano d'Edmond Rostand quand, rapière au poing, le bretteur défie ses éternels ennemis : la bêtise, le mensonge, la lâcheté, la courtisanerie. On y ajoutera la bienpensance et les nouveaux conformismes. Sauf que ce livre est, justement, à l'image de la guerre qu'il mène : c'est-à-dire que les longues offensives y côtoient les rapides coups de main, les actions de commando les manœuvres d'encerclement, les pilonnages d'artillerie les opérations de guérilla, mais s'y intègrent également - car la guerre c'est aussi cela - les permissions, les théâtres aux armées, les fiestas arrosées à la caserne, les sorties en ville, les parties de belote et les distractions plus libertines. 
Quatre armes sont ici utilisées : la satire chansonnière, dérision blagueuse et farce drolatique d'abord ; puis le fouet du pamphlet politico-social, ensuite la méthode encyclopédiste - au sens XVIIIe siècle du terme - qui consiste à démystifier en parlant de tout et donc à travers toutes les approches possibles ; et enfin, le dictionnaire philosophique voltairien qui permet de passer au crible, de façon iconoclaste, les idéologies dont nous continuons à être les héritiers ou les victimes. Feu sur le quartier général ! Cet ouvrage (d'autant qu'il n'épargne pas le pouvoir intello-médiatique), fera grincer des dents. Fortement. C'est fait pour.

 

Le camps de la guerre. Critique de la déraison pure

Un an après l'invasion et l'occupation de l'Irak, après une guerre juridiquement indéfendable, moralement injustifiable, politiquement ingérable, où en sommes-nous ? Aucune trace d'armes de destruction massive, des élections libres ajournées, des attentats quasi quotidiens... Catastrophe en un mot, dont nous aurons du mal à nous remettre. Hier encore, la cause démocratique restait vierge. Aujourd'hui, le fascisme, sous sa forme intégriste, prétend prendre en charge la révolte des humiliés, pendant que les nouveaux maîtres du monde, les tenants du " camp de la guerre ", sont parvenus, au nom de la démocratie, à asseoir un pouvoir impérialiste et oppresseur. Oppression démocratique contre résistance antidémocratique : imagine-t-on le choc qu'induit une telle inversion ?
 Jean-François Kahn analyse ici la dérive intellectuelle et idéologique qui a conduit à cette guerre absurde, soumet à l'épreuve des faits les discours extravagants qui l'ont justifiée, prend la mesure du naufrage de nos valeurs et du raz-de-marée qu'elle a provoqué. Et montre comment un certain discours néo-conservateur d'aujourd'hui n'est plus que le retournement d'un certain discours stalinien d'hier.

 

Ce que Marianne en pense

" Cela claqua comme un ordre intérieur : ce devait être fait. Jamais, pourtant, la vie ne m'était apparue plus douce qu'au cours de ces deux ans de liberté magique qui séparèrent mon départ de L'Evénement du jeudi de la décision, prise avec Maurice Szafran et Robert Assaraf, de créer Marianne. C'était en septembre 1996. [...] N'empêche : quel que fût ce à quoi nous nous attendions, ce fut pire. " Premier numéro d'un nouvel hebdomadaire. C'est le début de l'histoire d'un journal qui, en rupture avec un discours médiatique tendanciellement univoque, décide de faire entendre une autre musique. Nul sans doute n'imagine à quel obstacle se heurte une telle prétention. En l'occurrence, les grosses-caisses du pouvoir financier battant au même rythme que l'orchestre de la bien-pensance. Ce livre, raconte par le menu tous les dessous d'un combat qui était jugé perdu d'avance. Jean-François Kahn reprend les grandes batailles idéologiques menées par le journal et les analyses iconoclastes qui rendirent cette expérience apparemment sulfureuse.

 

Victor Hugo, un révolutionnaire suivi de L'extraordinaire métamorphose

Victor Hugo est un intempestif. Il a tempêté contre son temps, et aussi le nôtre, au point qu'à l'heure actuelle ses colères ont encore du mal à être entendues. Car il y a bien dans l'œuvre de Victor Hugo une puissance de subversion dont on n'a pas pris la juste mesure. L'aurait-on bâillonné, celui qui, alors que nombre d'écrivains vilipendaient la Commune - même George Sand, même Émile Zola -, écrivit : " Il n'y a entre l'avenir et vous que l'épaisseur de quelques cadavres, utiles à la prospérité publique " ? L'aurait-on oublié, celui qui écrivit aussi : " Jésus disait aimer ; l'Église dit : payer / Le ciel est à qui peut acquitter le loyer " ? Dans Victor Hugo. Un révolutionnaire, Jean-François Kahn nous fait (re)découvrir cet Hugo-là, celui qui s'est érigé contre tous les conformismes et tous les conforts de la pensée, partisan d'une Europe fédérale et patriote fervent, libéral et anticapitaliste, anticlérical et mystique, pacifiste et défenseur de luttes armées dont celle menée par le Mexique contre Maximilien...
 Mais comment en était-il arrivé là, ce révolutionnaire ? La tradition veut que l'on soit progressiste à vingt ans et réactionnaire l'âge venant. Victor Hugo, qui, décidément, ne fait rien comme les autres, parcourt le chemin inverse. 
De 1847 à 1851, on assiste à l'" extraordinaire métamorphose " d'un vicomte, pair de France, monarchiste, député de Paris élu sur des listes de l'union de la droite, devenant l'homme des Misérables, livrant bataille contre la peine de mort, s'élevant contre le travail des enfants. C'est cette transformation que Jean-François Kahn sonde dans L'Extraordinaire métamorphose, d'abord paru en 1984, et qui fait suite dans le présent ouvrage à Victor Hugo. Un révolutionnaire, texte inédit. L'un et l'autre prennent tout leur sens aujourd'hui : il n'y a pas d'âge pour la révolution.

 

Moi, l'autre et le loup

A quelles conditions les individus qui composent un corps social décident-ils (ou continuent-ils) de vivre ensemble plutôt que de s'entre-déchirer ? Telle est la grande question que s'attache à résoudre la philosophie politique. Jean-François Kahn y répond dans cet essai à partir du constat suivant : 1) seule la reconnaissance de l'autre permet la connaissance de soi ; 2) seule la connaissance de soi permet l'acceptation de l'autre ; 3) seule l'acceptation de l'autre permet d'assurer la coexistence sociale, et donc l'organisation de la société politique. Mais si la logique de cette démonstration est imparable, tout se complique lorsque l'on sait que la condition de la connaissance de soi qu'est l'autre est rendue bien incertaine par le fait que l'autre restera toujours pour moi un mystère - ne serait-ce que parce que 
je ne connaîtrai jamais la connaissance qu'il a de lui-même. Et c'est de ce mystère, de cette irréductible différence que surgit l'exclusion - la méfiance d'abord, la réduction de l'autre à sa fonction sociale, à la couleur de sa peau ou à quelque autre différence ensuite, la persécution pour finir. Le loup, c'est précisément la figure du persécuteur tapie en chacun de nous. Dans ces conditions, la " bonne politique " consistera à reconnaître la différence sans jamais perdre de vue l'universalité de la condition humaine. Et cet essai vise précisément à définir le type d'actions économiques, sociales et culturelles qu'implique tout processus pacificateur et générateur du rapport d'altérité. Ce dont notre société, nous le savons, a bien besoin.

 

Les rebelles. Celles et ceux qui ont dit non

Hommes ou femmes, ils ont tous, un jour, refusé l'oppression, la régression ou le dogme. Si certains ont payé ce courage de leur vie, leur dissidence a souvent permis le triomphe de la liberté et de la justice, parfois même changé le cours de l'histoire. Leur " non " est clair, carré, sombre et lumineux à la fois, porteur d'un sens qui a fini par imprégner l'histoire de l'humanité. Tels furent le " non " de De Gaulle, le 18 juin 1940, d'Emile Zola lançant son " J'accuse ", de Lazare Carnot refusant l'Empire, de Victor Hugo préférant l'exil à toute caution donnée au coup d'Etat de Badinguet, de Voltaire proclamant l'innocence de Calas, de Bolivar abolissant le colonialisme espagnol, de l'abbé Grégoire ou de Victor Schoelcher à l'esclavage... Mais aussi le " non " de Galilée à la tyrannie de l'apparence, de Spinoza au terrorisme du dogme, de Rousseau à l'inégalité sociale, de Jules Ferry à l'emprise cléricale.
 Cette aventure - celle de ces hommes ou de ces femmes qui ont un jour refusé l'oppression - Jean-François Kahn a voulu nous la raconter. Parce qu'aucun film ne réunira jamais une telle affiche, parce qu'aucun roman ne brassera autant d'extraordinaires destins personnels, parce que nous devons tout à ces rebelles, et que l'Histoire officielle, avec beaucoup d'entre eux, n'a pas toujours été équitable.

 

Tout était faux

Le communisme fut un extravagant mensonge qui engendra une immense tragédie.
Que nous entendons dévoiler ici, c'est que tout en définitive était faux : la parole communiste bien sûr, mais aussi la polyphonie des musiques qui se projetèrent sur le communisme ou se déployèrent face à lui. Autrement dit, était fallacieuse la presque totalité des discours et des contre discours qu'inspira le communisme à ceux qui se déterminèrent par rapport à lui ou contre lui.
Faux, tout était faux. Doit-on s interdire d'en faire le constat ? De dresser le catalogue de cette gigantesque tromperie ? De se demander pourquoi, à partir d'un crime originel - le grand massacre de 14-18 - et d'un mensonge fondateur - le communisme -, le siècle qui se termine enroula son terrible destin autour d'une telle succession d'escroqueries et de foutaises intellectuelles ?

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Conférence du 30 mars 2004

"La guerre en Irak, un an après"

   Cette guerre est un évènement considérable. Si en Afghanistan est  né l'internationalisme islamisme, la guerre d'Irak en a démultiplié les conséquences.

   Habituellement, dans l'Histoire, ce sont les ouvriers, les opprimés qui se révoltent contre le pouvoir en place ; or ce qui se passe actuellement est l'inverse. Les "agresseurs" veulent rétablir une démocratie contre un peuple qui défend sa nation, fut-elle une sanglante dictature. On retrouve historiquement une situation relativement semblable quand, en 1870, les Prussiens sont à Paris. S'il rétablissent la République, la population parisienne n'a certainement pas accueilli ces "libérateurs" avec enthousiasme.

   Les relations que les pays occidentaux ont eues avec Saddam Hussein ne sont pas des plus claires. Les États-Unis et la France, entre autres, ont fourni des armes, y compris de destructions massives, à l'Irak tant pour l'aider à lutter contre un Iran qui basculait dans une révolution islamiste, que pour s'assurer dans la région d'un "domino" suffisamment stable pendant cette période de fin de guerre froide.

   L'agression du Koweït par Saddam Hussein fut certainement l'une des erreurs les plus graves du dictateur.

   Les conséquences sont graves : envahissement du pays, embargo, appauvrissement, renversement du régime et les troubles d'après la guerre.

   C'est la droite millénariste américaine qui pense avoir une vue universelle du bonheur qui a créé cette situation. Il est curieux, après la guerre froide, de voir les États-Unis reprendre la dialectique marxiste en l'inversant ipso facto : comme les communistes, les américains sont prêts à tout, y compris dans leurs méthodes, photos montages, emprisonnements arbitraires,... pour mettre en œuvre leur point de vue.

 

Conférence du 11 octobre 2005 

"Y a-t-il une dictature médiatique ?"

 

Photo Librairie Gaïa
Il s'est passé ces derniers mois quelque chose de significatif : le Non au référendum sur la Constitution Européenne. Oui ou Non, ces deux options étaient légitimes et devaient pouvoir s'exprimer. Jean-François Kahn a pris position pour le Oui. 

   98 % de la presse se prononçait pour le Oui, et certains avec une passion non dissimulée !

  Comment se fait-il que personne ne se soit positionné sur le Non ? Tout ceci étant très soviétique ! Une seule opinion, c'est même les partisans du Oui qui auraient du protester.

  En opposition à cette information officielle, il y a eu une pensée dissidente propagée par Internet. Ce fait peut rappeler les mécanismes totalitaires. L'histoire du plombier polonais : c'est qu'une personne puisse être payée au même niveau que son pays d'origine au lieu d'être payée au même niveau que dans le pays d'accueil. Il est choquant que les gens qui ont voté Non ont souvent été traités de xénophobes, racistes... puisqu'ils rejetaient le symbolique plombier.

  Le fait que 55 % des français aient voté Non démontre une véritable fracture entre l'opinion et les médias. Ce n'est pas la première fois : on l'a vu lors de l'élection présidentielle où tout le monde voyait Jospin présent au second tour !

   L'effondrement des ventes de la presse d'information quotidienne, en termes de volume mais aussi dans l'augmentation de leur déficit. Il n'existe plus de quotidiens bénéficiaires ! Si l'on appliquait la dure loi économique, tous devraient fermer !

  Si la presse est aussi unanimiste, il existe peut-être une explication par delà la fermeture des kiosques, les prix trop élevés, de la diffusion des gratuits. Aucun journal n'a ouvert de débat sur ce sujet. Pourquoi ce refus de débat ? Il y a un autisme total des directions. Comme une caste qui refuserait de voir la réalité. Quand Genestat, rédacteur en chef de Paris-Match, indiquait qu'un journaliste ne devait pas critiquer ses confrères, il confirmait cette idée. Quand Bernard Arnaud, l'homme d'affaires richissime, avait marié sa fille dans une débauche de luxe, alors qu'en même temps il licenciait sans vergogne. Les journalistes invités à la réception, ont complaisamment rendu compte de la cérémonie. La population a senti une collusion entre la France d'en haut et les journalistes. Elle a eu le sentiment d'un discours unique et peu critique. 

   Comment en est-on arrivé là ? Une explication marxiste des choses plait plutôt aux français (Le pétrole comme véritable raison économique à la guerre américaine en Irak). Les couples Presse-Industrie (Lagardère avec Hachette et Matra ; Dassault avec la presse écrite et les avions ; Bouygues avec TF1, le téléphone et le bâtiment...) montre clairement qu'il y a une collusion d'intérêts entre l'État et la presse. Murdoc aux États-Unis ou Berlusconi en Italie ne le démentiront pas.

  Cependant jamais les journalistes n'ont été "autant"  indépendants. En toute liberté et en toute indépendance, les journalistes finissent par penser la même chose. Ils ont la même information... Tous leurs systèmes de valeur se sont effondrés, leurs revenus se sont développés (les cadres et les directeurs)... Comme tous se connaissent, vivent ensemble depuis longtemps, ont eu la même formation, les mêmes aventures soixante-huitardes... ils ont la même pensée juste et ceux sont les autres qui pensent "mal". Or l'opinion publique va à l'inverse de leur propre opinion. Ils se sauvent en diabolisant le peuple !

  Actuellement il n'y a pas de réceptacle aux mécontentements actuels.

"Nous ne sommes pas des consommateurs d'informations. Achetez des journaux et intervenez en leur écrivant !"