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Copyright 2000-2008
Librairie Gaïa
Tous droits réservés
Dernière modif. : 06/08/2008
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le CML, le Collège
Méditerranéen des Libertés, propose dans le cadre de son cycle de
conférences 2007-2008


D.R.
Jean Lacouture & Jean-Marie Guillon
donneront une conférence à la Fac de Droit
le mardi 8 janvier 2008 à 18H00
"Germaine Tillon, Albert Camus
: comment résister à l'air du temps"
BIBLIOGRAPHIE
DE JEAN LACOUTURE (Présent à la Fête du Livre de
Toulon)
BIBLIOGRAPHIE DE JEAN DANIEL
| "Avec
Camus. Comment résister à l'air du temps" Gallimard |
 |
·
Pourquoi
· La rencontre
·
Un journaliste comblé
·
Genèse d'une vocation
· L'homme de Combat
·
Contre l'argent
·
L'impromptu de l'Express
·
Face à la terreur
·
La rupture
·
Une héroïne camusienne
|
·
Purgatoire, enfer et bourgeoisie
·
La morale contre le moralisme
·
La grande illusion messianique
·
Sur Sartre et Aron
·
L'idiot et l'innocent
·
Le salut dans la dérision ?
·
Pas même le Christ
·
Une autre éthique
·
Cette " force obscure "
·
" Nous n'avons pas menti ! "
·
Retour
à l'air du temps |
| "Cet
étranger qui me ressemble. Entretiens avec Martine de Rabaudy" Folio |
 |
"
Lorsqu'on voit défiler sa vie, on se dit, devant certaines scènes :
comment ai je pu ? Et devant d'autres : qui est cet homme ?...
" Face à Martine de Rabaudy, Jean Daniel prend une distance nouvelle
à l'égard de ce qu'il a vécu de plus intime. Un écrivain regarde vivre
un journaliste. Il aperçoit sans indulgence, au cœur de cette histoire,
un étranger sûr de lui dans l'action et sceptique dans les idées, péremptoire
et désenchanté, esthète et engagé, laïc et mystique, gidien, camusien
et mendésiste. Il reste fidèle à une certaine idée de l'humanisme qui
tente de survivre à la mort des utopies et aux échecs de la décolonisation
tout en vérifiant que le bonheur et la vie sont ailleurs.
Cet étranger qui me ressemble revisite ainsi l'aventure d'un journaliste-écrivain
et, à travers lui, celle de l'hebdomadaire qu'il a fondé en 1964, Le
Nouvel Observateur, aux prises avec son siècle. |
|
| "La
prison juive. Humeurs et méditations d'un témoin" Odile
Jacob |
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Et
si les Juifs croyaient à leurs mythes autant qu'à leur histoire ? Et
s'ils découvraient qu'en Israël, comme en diaspora, le politique
relevait du théologique ? Et s'ils s'avisaient que Dieu ne réclame d'eux
que d'être des " prêtres et des témoins " et qu'ils s'en
sentaient incapables ? Comment être à la fois fidèle à l'élection,
c'est-à-dire mériter d'être élu, et fidèle à l'Alliance, c'est-à-dire
faire d'Israël une nation phare pour un peuple exemplaire ? Voici une méditation
sur les contradictions existentielles et spirituelles de l'homme juif, un
essai sur la condition juive. |
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| "La
Guerre et la Paix. Israël-Palestine (Chroniques 1956-2003)"
Odile Jacob |
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L'originalité
de ce livre, c'est d'abord son exceptionnel déploiement dans le temps.
Voici un demi-siècle non pas reconstitué par un historien à l'aide
d'archives mais enregistré par un témoin passionné. C'est la première
fois que l'on peut comparer, rapprocher, confronter les images, les
textes, les événements où se sont croisés le sionisme et l'arabisme,
la guerre froide et la décolonisation, les affrontements Est-Ouest et
Nord-Sud. C'est la première fois que l'on voit lentement et irrésistiblement
progresser les Etats-Unis, émerger l'Europe, tandis que le judaïsme et
l'islam réenchantaient leur monde réciproque dans les convulsions et la
tragédie.
Tel est ce recueil - dont l'involontaire cohérence en impose - de toutes
les chroniques, réflexions, et de tous les éditoriaux, entretiens,
commentaires et portraits que Jean Daniel a consacrés pendant une vie au
conflit israélo-palestinien. Journaliste et écrivain, Jean Daniel est
directeur-fondateur du Nouvel Observateur. |
|
| "Observateur
du siècle. Rencontre à la Bibliothèque nationale de France le 24 avril
2003" Saint-Simon |
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En
avril 2003, Jean Daniel, journaliste, écrivain, directeur-fondateur du
Nouvel Observateur, décidait de confier la plupart de ses manuscrits à
la Bibliothèque nationale de France.
Occasion pour Jean-Noël Jeanneney, président de la Grande Bibliothèque,
d'inviter les amis de Jean Daniel à se rassembler autour de lui. Loin
d'un exercice convenu et révérencieux, leurs témoignages, savoureux et
érudits, apportent leur lot d'analyses en profondeur, mais aussi
d'indiscrétions, sinon de révélations. Connaît-on assez, demande
notamment François Nourissier, le trio méditerranéen, intensément allègre,
seigneurial et pathétique, que Jean Daniel formait avec Albert Camus et
Jules Roy ? Ou sa fidélité au général de Gaulle, soulignée par jean
Lacouture et qui ira jusqu'à l'opposer, en 1958, à son maître Pierre
Mendès France ? Ce Français d'Algérie élevé parmi dix frères et sœurs
sous l'autorité d'un patriarche pieux, devenu une référence
intellectuelle de gauche, a choisi depuis longtemps d'affronter la
complexité de l'Histoire.
|
A
ses risques et périls, car, selon Pierre Nora, un grand témoin engagé,
pour peu qu'il ait été gidien dans son adolescence, sait accueillir et
épouser tous les contraires. Comme disait Gide, il n'abonde pas toujours
dans son sens. Quitte à se mettre en dissidence contre lui-même et son
camp. D'où l'intérêt de ses prises de position, jadis sur l'Algérie et
le Proche-Orient, aujourd'hui sur les Etats-Unis, l'Europe et l'Irak.
Comme sur te conflit permanent entre l'éthique de conviction et l'éthique
de responsabilité. A travers l'itinéraire multiple de Jean Daniel, on
croise tous les grands débats de notre société contemporaine et l'on fréquente
à nouveau Clavel, Sartre et Foucault. Et dans un monde que l'on dit en
manque de repères, sa démarche intéresse, qui recherche te salut non
pas par la foi, mais par la pratique assidue du " questionnement
". |
| "Lettres
de France après le 11 septembre" Saint-Simon |
 |
Dans ces Lettres de France
chacun reconnaîtra sans aucun doute le fil de la pensée critique de Jean
Daniel. A travers ces chroniques journalistiques, écrites au long des
semaines et pendant une année, le lecteur suivra pas à pas les résonances
politiques et l'impact planétaire des tragiques événements du 11
septembre 2001. Jean Daniel analyse les actes et interprète, quelquefois
même avec une sorte d'instinct prémonitoire, les intentions et les décisions
des différents acteurs. Ce livre dévoile un puzzle géopolitique où
aucune pièce ne manque. |
|
| "Oeuvres
autobiographiques (Le refuge et la source, Le temps qui reste. La
blessure. Avec le temps. Soleils d'hiver)" Grasset |
 |
"
J'ai vécu comme si l'histoire était tragique, ce que je crois toujours,
mais en, même temps comme si, une étrange et fugace lumière brillait
juste au moment où disparaissent chez, les auteurs grecs les acteurs de
la tragédie.
Je me suis comporté comme si la maladie était inévitable mais porteuse
de guérison. Comme si la, souffrance était le scandale grâce auquel
pouvait renaître une, ferveur enrichie. Nous autres Méditerranéens,
nous avons sans doute appris du monothéisme judéo-chrétien que
l'Histoire a un sens aux deux acceptions du mot : signification et
direction. Mais nous vivons comme si nous attendions le très païen Éternel
Retour de tous les cycles.
Un peu de Moïse et de Jésus la nuit, beaucoup de Socrate et de Nietzsche
le jour. Nous aimons trop la vie pour ne pas apprivoiser la mort. "
J.D. |
|
| "Soleils
d'hiver. Carnets 1988-2000" Grasset - Livre de Poche |
 |
"
Le soleil d'hiver a toujours été pour moi une promesse, cela fait déjà
quelque temps que ma préférence va aux convalescences, aux sorties
d'enfer, aux promesses de lumière sous la pluie, aux enfants qui rient à
travers leurs larmes, aux regards du grand blessé soudain miraculé, à
l'irremplaçable médecin qui meurt en vous faisant signe que vous n'avez
rien de grave et auquel vous fermez les yeux en étant en effet rassuré.
Gide découvrant sur le tard que sa jeunesse a été couverte de rides
assidûment tracées par ses parents et qu'à l'instant même de sa
vieillesse, c'est sa vraie jeunesse qui va commencer. Soleils d'hiver que
ces béatitudes dans une eau fraîche caressée vague après vague, comme
si ce devait être la dernière. |
L'incroyant
capable de rendre grâces et, au milieu de cet océan de détresse et de
larmes, l'euphorie du chercheur qui découvre dans la réalité de
l'univers la planète que ses calculs n'avaient fait que déduire.
Jeune, j'ai chanté de l'été tous les éclats depuis les baies de
Carthage jusqu'aux magies de l'archipel toscan. Aujourd'hui, seuls les
soleils d'hiver me restituent l'intensité des aubes éphémères."
J.D. |
| "Avec le
temps. Carnets 1970 - 1998" Grasset - Livre de Poche |
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Écrivain
et journaliste, Jean Daniel rédige toutes les semaines encore l'éditorial
du Nouvel Observateur qu'il a fondé en 1964. Né à Blida (Algérie), il
se destinait à la littérature après des études de philosophie et un
bref passage dans un cabinet ministériel. Lorsque survint la guerre d'Algérie,
il opta pour le journalisme engagé qu'il exerça à L'Express comme rédacteur
en chef, pendant neuf ans, puis au Monde, pendant quelques mois. |
|
| "Dieu
est-il fanatique ?" Arléa |
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Voici
qu'un Dieu sans masque, celui des monothéismes, est brandi sur les décombres
des illusions humanistes.
Mais où ce Sauveur conduit-Il ceux qu'Il " illumine " ? Entre
des hommes si loin du divin et un Dieu si loin de l'humain, où est la
voie ? Un homme habité par le goût et l'exigence du rationnel s'avise
qu'il faut chercher désormais dans les mythes, et non plus dans les idées,
le sens de la vie, le destin de l'humain. |
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| "Affirmation
nationale et village planétaire" Fides |
 |
"
L'anticolonialisme m'a conduit à trouver positif et émancipateur chez
les colonisés ce nationalisme que je dénonçais comme xénophobe et réactionnaire
dans l'extrême droite française.
Dès le départ, j'ai donc connu la double signification, l'ambivocité du
terme nationaliste. Il est des nationalismes qui libèrent et il en est
d'autres qui excluent. Je peux le dire ici : si, malgré les orientations
chauvines de l'Eglise catholique de naguère, je n'ai pas d'emblée tourné
le dos, comme bien d'autres dans ma famille intellectuelle, aux
aspirations québécoises, c'est essentiellement par sensibilité
anticolonialiste. |
|
| "L'ami
anglais" Folio |
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J'ai
écrit ce livre pour le seul plaisir de raconter des histoires.
Pas n'importe lesquelles, il est vrai. J'ai eu, j'ai éprouvé le besoin
de parler de la peur et de l'amour, de la guerre et de l'amour, de la mort
et de l'amour. Ces histoires m'accompagnent depuis longtemps. En esprit,
je fréquente leurs personnages depuis toujours. Une fois ces histoires écrites,
je me suis aperçu qu'il y avait là un roman et deux nouvelles. Mais les
trois textes m'on paru inséparables. Les personnages du roman
s'expliquent en effet, et aussi, par les aventures qui sont la trame des
deux nouvelles.
Ces personnages sont de très jeunes gens, que les guerres du siècle font
rentrer dans la vie. Ce sont surtout des jeunes gens, pour qui aimer - et
être aimés - demeurait la grande affaire de la vie. Ils avaient 20 ans.
Ils ne le savaient pas. |
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