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Copyright 2000-2008
Librairie Gaïa
Tous droits réservés
Dernière modif. : 10/05/2008
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le CML, le Collège
Méditerranéen des Libertés, propose dans le cadre de son cycle de
conférences
"Les Passeurs de Liberté"
Jean-Marie Guillon

Photo Librairie Gaïa
a donné une conférence le 12 décembre 2006
REFAIRE LA FRANCE : LA RÉSISTANCE ET L'AVENIR
J.M. Guillon a donné une conférence à la Fac de Droit le
14 mars 2006
: Mémoire et Histoire
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"Paul-Albert Février, un historien dans l'Algérie
en guerre. Un engagement chrétien." Ed. du Cerf |
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Historien de premier plan, grand
spécialiste de l'Afrique romaine, Paul-Albert Février a découvert l'Algérie,
Sétif, les Hauts Plateaux, Alger, entre 1959 et 1962, d'abord comme
soldat, puis comme archéologue. Les lettres et les notes de cahier qu'il
a laissées constituent le récit de cette découverte d'un pays et d'un
peuple. C'est un témoignage majeur sur les événements, à des moments
cruciaux du conflit, et sur la " sale guerre ". C'est, plus
encore, un témoignage exceptionnel sur l'engagement d'un chrétien, révolté
par la torture et le racisme que subissent des prisonniers musulmans qu'il
considère en frères et dont il vient à partager une partie des espérances
au moment de la naissance de l'Algérie nouvelle. |
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Robert Rossi & Jean-Marie Guillon : "L'arme du
rire. La presse satirique à Marseille face à la République monarchiste
(1871-1879)" Via Valériano |
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Après
l'effondrement du Second Empire, en septembre 1870, et l'écrasement de la
Commune de Paris (mai 1871), la France entre dans une période
d'incertitudes institutionnelles, liées à une situation politique
paradoxale : l'avènement de la " République monarchiste ". À
Marseille, lieu de convergence des diverses forces populaires et fer de
lance du radicalisme, les journaux, fort nombreux, reflètent souvent des
idées teintées de socialisme et de libre-pensée, parmi les plus avancées.
Dans le camp républicain, un courant libertaire se fait jour, composé de
jeunes gens désireux d'en découdre avec l'ordre établi. Pour cela, ils
créent, avec une remarquable pugnacité, des feuilles dans lesquelles ils
laissent libre cours à leur fantaisie et à leurs colères, utilisant
l'arme redoutable du rire. |
| Peu
soucieux des convenances, ils n'hésitent pas à recourir à la culture
populaire marseillaise, à l'humour corrosif et jusqu'au mauvais goût
afin de porter le fer dans les flancs de la réaction, toujours à l'affût. |
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"Annales du Midi n°245 : Voyage dans la France de
Vichy : La Légion française des combattants" Éditions Privat |
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·
La Légion française des combattants, ou comment comprendre la
France de Vichy
·
La continuité conservatrice : la Légion aveyronnaise
·
Anciens combattants et revanche politique : l'Hérault et sa Légion
de combattants
·
Les limites de l'extrémisme politique : la Légion en
Lot-et-Garonne
·
La Légion française des combattants, censeur de la vie locale :
l'exemple de la Gironde libre
·
L 'ambivalence patriotique : la Corse légionnaire |
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J.M. Guillon & J.C. Bouvier : "La toponymie
urbaine. Significations et enjeux" Harmattan |
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Nommer
un lieu n'est pas anodin. On le sait depuis longtemps pour la toponymie de
terroir que les spécialistes ont décortiquée. On le découvre pour la
toponymie urbaine. C'est la première fois que des chercheurs de
disciplines variées - linguistes, géographes, sociologues, historiens -
prennent la question à bras-le-corps, proposent des méthodes d'analyse,
indiquent des pistes de recherche, dévoilent les enjeux qui se cachent
derrière la banalité des noms de rue. La toponymie urbaine est un outil
de connaissance qu'il faut prendre au sérieux. Il y a derrière, de la
langue, de l'espace, des pratiques ordinaires, des mémoires qui se complètent
ou se combattent, toute une histoire qui se déploie de siècle en siècle.
Les dix-huit approches que cet ouvrage réunit couvrent cette histoire du
Moyen-Age jusqu'au XXe siècle inclus. |
| Elles
portent principalement sur la France méridionale et l'Italie, mais
franchissent aussi les Pyrénées et la Méditerranée. |
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"La résistance et les européens du sud" |
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S'intéressant
aux diverses formes de résistance pendant la Seconde Guerre mondiale, des
plus élémentaires aux plus élaborées, rurales et urbaines, politiques
et infra-politiques, cet ouvrage rassemble une sélection des études présentées
au colloque international d'Aix-en-Provence de mars 1997. On trouvera donc
des analyses concernant tant l'Italie, la Grèce et la Croatie que les
diverses régions de la France méridionale (de la Provence au Midi
toulousain et de la Corse à l'Isère). Compte tenu de contextes
politiques et culturels différents, il s'agit de comprendre comment cette
zone a pu être soulevée par de puissants mouvements de résistance,
jusqu'à passer éventuellement de la révolte à la révolution au moment
de la Libération. Cette approche de la Résistance par la société, par
la culture, par le politique s'intègre dans le vaste mouvement qui
bouleverse l'historiographie internationale sur la Résistance. |
| Mais,
si l'on sort partout de l'Histoire-bataille et de l'Histoire-mémoire, ce
n'est pas par indifférence aux enjeux d'actualité et d'avenir. C'est
bien au contraire pour y répondre en historien, dans le souci de fonder
l'action sur la connaissance plutôt que sur le mythe. |
CONFÉRENCE DU 14 MARS 2006 Mémoire
et Histoire Paul-Albert
Février, spécialiste de l'histoire romaine, personnalité exceptionnelle, a
écrit un dossier hors du commun racontant son expérience durant la Guerre
d'Algérie. Un
certain nombre de lois créaient un délit de négationnisme rendant difficiles
certaines recherches.
L'histoire est restée pendant longtemps indissociable de la
mémoire. On en est venu à la mise en scène de l'histoire réelle. Elle est
proche de l'histoire événementielle et chronologique.
A coté se constitue une discipline créée à partir de l'école
positiviste au XIXè, qui essaye d'établir une histoire plus scientifique avec
la critique du document écrit et de se méfier du témoignage. Ces théories
vont se faire ressentir jusque dans les années 60.
Un certain nombre de gens qui ne sont pas des universitaires
reprochent à l'histoire officielle de n'être pas recoupée par les témoins
directs.
La nouvelle histoire entre 1970 et 1990, représentée par Le Goff,
Bédarida, Ferro..., apporte une extension du champs historique : "tout est
histoire, même les ordures". L'histoire devient un objet d'histoire, même
à en devenir une maladie (p. ex. Le syndrome de Vichy).
Tout devient patrimoine au point que l'on ne sait plus quoi
toucher.
Pierre Honorat voulait étendre le champ historique en pointant le
paysage mémorial français et de voir comment le paysage s'est construit. La
mémoire est le présent du passé.
Nous sommes autant produit par une histoire sociale que producteur
de cette même histoire sociale.
La mémoire impose un devoir de mémoire. Les morts imposent la
mémoire aux vivants.
CONFÉRENCE DU 12 DÉCEMBRE 2006 REFAIRE LA FRANCE : LA RÉSISTANCE ET
L'AVENIR Le
thème de la pensée de la Résistance est plus judicieuse compte tenu de la
perspective de l'élection présidentielle de 2007.
A une époque où tout est à refaire, voir les institutions politiques en
déliquescence, le rapprochement avec la Résistance où tout devait être à
redéfinir quand la France était occupée. Le passé participe de notre
identité, et que chaque période est un jalon dans notre histoire.
L'un des phénomènes le plus intéressant, c'est la républicanisation de la
Résistance où la dénonciation de l'occupant rejoint la critique du système
politique fascisant de l'État Français établi en 1940. La Résistance
ne peut être que républicaine, socialiste et enfin, elle nécessite de
révolutionner l'État.
A partir du moment où les résistants veulent reconstruire une
république, ils critique la IIIè République. Cette autocritique se
justifie par la situation du pays qui commence avec la défaite de 1871. Le
livre de Renan, La défaite politique et morale de la France, va servir
de base à leur réflexion.
Marc Bloch, juif, résistant - il sera fusillé avant la
Libération - critique une presse qui a aveuglé le peuple, une bourgeoisie
inculte, une gauche illusionnée par son pacifisme. Il fallait rééduquer le
peuple, bourgeoisie comprise, en passant par la réforme du système éducatif.
A l'échelle humaine, que Léon Blum a écrit lorsqu'il était
prisonnier, pointait l'intolérance, le manque de confiance dans les chefs que
l'on essaie de servir... Il n'y a plus qu'une bourgeoisie ignorante, incapable
de s'adapter à la modernité. Blum critiquait la pensée de Munich. Blum et
Bloch reprochent l'amoralité de la classe politique d'avant-guerre.
Cette république à refaire par la Résistance (on a compté
jusqu'à 19 projets de constitution) doit être portée avec une séparation
importante des pouvoirs. Mais que faire de l'exécutif ? Doit-il être fort ? La
majorité de la Résistance penche vers un projet plutôt parlementaire et non
présidentiel. Pour moraliser la vie politique, il faut donner à l'opposition
une véritable place. Pas de bicamérisme, ou au pire une chambre spécialisée.
La constitutionnalité des lois doit être instaurée. Il y aura une
déclaration des droits de l'homme reprenant celle de 1789 à laquelle on aurait
ajouter des droits sociaux. Le référendum n'apparaît pas comme une solution
démocratique sauf en ce qui concerne la modification de la Constitution
elle-même. La représentativité proportionnelle est souhaitée à
l'unanimité.
Tous sont attachés aux libertés locales et régionales. Le
multipartisme semble aller de soi. Cette république doit être une république
morale. Ce que veut la Résistance, c'est la fédération des peuples
européens.
Dans le combat contre l'argent, l'État est en son centre.
L'économie devra être une économie dirigée, voire planifiée ; les
nationalisations seront justifiées.
Cette société profondément modifiée devrait s'occuper de la
formation de citoyens éclairés. Les projets pour réformer la presse sont
nombreux pour éviter qu'elle tombe dans la vénalité. Il faut réformer
l'enseignement avec un plus grand développement de la culture générale, une
ouverture plus grande de l'université.
Tout ceci aboutira à la IVè République qui sera un échec !
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