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Copyright 2000-2010
Librairie Gaïa
Tous droits réservés
Dernière modif. : 11/07/2010
| | Le CML (Collège
Méditerranéen des Libertés), vous propose dans le cadre de son cycle de
conférences
"Les passeurs de liberté"
Jean-Claude Guillebaud

Photo Librairie Gaïa
Conférence du 8 novembre 2005
"La force de convaincre, à quoi pouvons
nous croire ?"
J.
C. Guillebaud participera au 3ème Colloque du CML en septembre 2006
Jean-Claude Guillebaud est écrivain et journaliste.
Il est également directeur de collection aux Éditions du Seuil. Plusieurs fois
récompensé pour son travail de journaliste, il a été, entre autres, grand
reporter au journal Le Monde, a été l'un des fondateurs de " Reporters
sans Frontières " et exerce toujours son métier de journaliste au Nouvel
Observateur.
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"La force de conviction" Ed. du Seuil |
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Nul homme ne peut vivre sans croyance.
Aucune société humaine ne peut survivre sans une conviction minimale qui
la maintienne debout. Or, en ce début de millénaire, une violence
nouvelle semble avoir envahi le monde. Un peu partout, des fanatismes se déchaînent,
des assassins tuent et terrorisent au nom de Dieu. Hier, c'est au nom de
l'idéologie qu'ils le faisaient. Une folie paraît s'attacher, décidément,
à toutes les croyances. Elle nous fait horreur. Dans le même temps, nous
sentons rôder autour de nous le désabusement général. Un doute délétère
nous habite. Le XXIe siècle, avec ses massacres et ses désastres, nous a
appris à nous méfier des adhésions rassembleuses et des utopies. Nous
voudrions bien croire encore, mais à quoi? Nous errons entre intolérance
et désenchantement, crédulité et cynisme. Quelque chose paraît s'être
détraqué dans notre capacité de conviction. |
Ainsi la grande question
devient-elle aujourd'hui celle du croire, et de ses diverses pathologies.
Cette question déborde largement le cadre du religieux et de son prétendu
"retour ".
Ailleurs aussi, des dogmatismes et des cléricalismes menacent, d'autant
plus redoutables qu'ils se présentent comme des savoirs. En politique ou
en économie, dans la science ou dans la religion, il nous faut réapprendre
à distinguer la croyance aveugle de la conviction raisonnable, la pure crédulité
de la détermination réfléchie. C'est à cette patiente et minutieuse
interrogation que nous invite ce livre: à quoi pouvons-nous croire? |
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"L'entreprise contre la pauvreté. La dernière
chance du libéralisme" Ed. Autrement |
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Un dirigeant d'entreprise engagé contre la
pauvreté. Jacques Baratier nous rappelle que la vocation de l'entreprise
est de libérer l'homme de la pauvreté et d'assurer son développement en
créant des richesses. Quatre années de lutte contre l'oppression nazie,
quarante de management d'entreprises, vingt consacrées à lutter contre
la pauvreté grâce à l'association Agrisud qu'il a fondée et dotée
d'une partie de son patrimoine... L'expérience de Jacques Baratier le
conduit à remettre les choses à leur place : l'objectif de l'économie
est d'ordonner au service de l'homme les richesses et les relations
humaines créées par l'entreprise. |
| Les 53 000 emplois et les
12 000 micro-entreprises créés par Agrisud en Afrique et en Asie sont la
preuve expérimentale que cet objectif peut être atteint. Mais la crise
du libéralisme a renversé l'ordre des choses. Le livre dénonce les
fourvoiements destructeurs de l'idéologie néolibérale l'entreprise
travaillant contre les emplois, créant la richesse des uns, engendrant la
pauvreté pour les autres, au nom de la prétendue loi supérieure du
marché et de la concurrence. Conclusion : non seulement on peut créer de
la richesse autrement, mais la lutte contre la pauvreté est la clé de la
croissance. Un cri de colère contre le monde économique et politique néolibéral
tel qu'il va, et un message d'encouragement. |
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"L'homme est-il en voie de disparition ?" Ed.
de Fides
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" Nous vivons aujourd'hui une
rupture si radicale que l'idée d'apocalypse parfois effleure chacun de
nous en ce début de troisième millénaire. Ces immenses changements nous
renvoient à des périodes historiques aussi capitales que l'effondrement
de l'Empire romain, la Renaissance, les Lumières ou la Révolution
industrielle, périodes qui ont toutes accouché d'un monde nouveau. Mais
nous avons du mal, pour l'instant, à saisir le sens du tourbillon planétaire
qui nous entraîne cette fois-ci. Il est proprement vertigineux. Ainsi
fait-il naître en nous plus de craintes obscures que d'espérances
articulées, plus de peur que de confiance, plus de questions que - pour
l'instant - ne peut en saisir notre entendement. " |
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"Le goût de l'avenir" Points Seuil
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Sans
le savoir, nous sommes déjà entrés dans un nouveau monde. Nous avons du
mal à penser véritablement la prodigieuse mutation anthropologique et
historique dont nous sommes les témoins inquiets. Nous nous sentons de
moins en moins capables d'agir sur le cours des choses. C'est contre ce
nouveau fatalisme que ce livre entend réagir. Pour retrouver le goût de
l'avenir, refonder la démocratie, reprendre possession de notre destin,
il faut tenter de penser autrement les grandes contradictions
contemporaines : la transgression opposée à la limite, l'individualisme
brisant le lien, l'innocence préférée à la responsabilité ou encore
la croyance affaiblie qui ne donne plus sens au savoir. Contre les
pugilats dépassés et les manichéismes exterminateurs, ce sont autant de
chemins nouveaux qu'il s'agit de tracer. Ou d'ouvrir. |
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"Le principe d'humanité" Points Seuil
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Il nous arrive quelque chose d'incroyable :
les deux valeurs que nous célébrons et convoquons sans relâche,
l'humanité et l'homme lui-même, sont aujourd'hui minées et menacées
dans leurs fondements. Une sourde inquiétude habite, à mots couverts,
les innombrables débats et querelles que font surgir les trois révolutions
- économique, numérique, génétique - qui nous assiègent et dont les
effets se conjuguent. Saurons-nous encore définir - et défendre - l'irréductible
humanité de l'homme ? C'est à cette immense question que tente de répondre
ce livre. Etablissant, sans volonté polémique, un état des
connaissances à ce sujet, revisitant les différents savoirs concernés,
ces pages essaient de redéfinir clairement le " principe d'humanité
" sans lequel il n'est d'autre avenir que barbare. |
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"L'esprit du lieu" Arléa
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Ce
livre rassemble des textes venus du bout du monde : Katmandou, l'Islande,
la Haute-Egypte, San Francisco, Beyrouth, Prague, Sao Paulo, Istanbul...
Une même question - et un même plaisir- habite ces pages : qu'est-ce qui
me parle, soudain, dans ces lointains énigmatiques, lorsque, comme le
disait Aragon " J'arrive où je suis étranger " ? N'existe-t-il
pas un esprit du lieu que tout voyageur chercherait obstinément à
reconnaître ? Avec le recul, lorsque sont oubliés les rudesses du voyage
et tout le superflu, quelque chose d'indicible demeure au tréfonds de
nous. C'est l'harmonie que dispense un ciel différent, une confidence
recueillie dans une foule africaine, un message engrangé sur un trottoir
d'Orient... Là-bas, les hommes ont construit avec le monde un rapport
particulier ; là-bas, ils entretiennent avec la vie et la mort un
commerce à nul autre pareil. Fruit de vingt années de voyage, ces pages,
on le verra, ne parlent que de bonheur et d'espace. |
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"La refondation du monde" Points
Seuil
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Dans ce qui habite aujourd'hui l'air
du temps, quelque chose sonne faux. Faut-il nous résigner à la fin des
pensées cohérentes, au règne versatile de la démocratie d'opinion, aux
pesanteurs du marché ? Derrière ce bric-à-brac, nous devinons des
formes nouvelles de domination, des inégalités accentuées, un principe
d'humanité qui fait naufrage. C'est à une patiente refondation que nous
convie Jean-Claude Guillebaud. L'idée de progrès, l'égalité, la
raison, l'universalité, l'individu, la justice... Chacune de ces valeurs
possède une histoire et une fragilité spécifique. Seul le rapatriement
de cette histoire, enracinée dans la pensée grecque, le judaïsme et le
christianisme, permet de comprendre quelle sorte de barbarie nous menace.
Refonder le monde, c'est redéfinir loyalement ce à quoi nous croyons et
vers quel futur nous marchons. |
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"Où va le monde ?" Ed. du
Tricorne |
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Sans
passé ni projet, le monde est inquiet, "pour six raisons",
habité par l'espérance ou la mélancolie. Relisons Ellul ou Jankélévitch
(la nostalgie). Face à l'apothéose du touriste et de l'argent, on peut
haïr l'identité mondialiste. Il faut résister au désenchantement et
retrouver le sens. |
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"La tyrannie du plaisir"
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Poser
clairement la question de la morale sexuelle - c'est-à-dire de la place
de l'interdit - dans une société moderne, telle est l'ambition de ce
livre. Depuis près d'une génération, nous vivions dans l'illusion que
cette question ne se posait plus. Aujourd'hui, l'illusion se dissipe, mais
un étrange et tumultueux désarroi la remplace. Nos débats, à ce sujet,
s'enferment dans une alternative que je refuse : permissivité
claironnante ou moralisme nostalgique. Je voudrais, pour ma part, mettre
à plat les principales données, tout en rectifiant les mille contre-vérités
qui sont si souvent répandues dès qu'il s'agit de sexe. J'ai donc pris
le pari de revisiter les différents savoirs ayant trait à cette
question, avec le maximum d'attention et le souci constant de "
produire mes preuves ". |
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"La traversée du monde" Arléa
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Vingt
ans de voyages et d'écriture... Grand reporter devenu écrivain à part
entière, " arpenteur de terres et sondeur d'âmes ",
Jean-Claude Guillebaud n'a cessé de traverser le monde. Sept livres
auront jalonné ces deux décennies vagabondes. Plusieurs ont fait date
et, en matière de littérature de voyage, font aujourd'hui référence.
On les trouvera réunis ici sous le parrainage de Jean Lacouture, qui, en
aîné, salue chez Guillebaud cette matière allègre de garder " l'œil
net et la plume libre ". |
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"La porte des larmes, retour vers
l'Abyssinie" Seuil
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"Retour,
mais vers quoi ? Revenir sur ses pas, mais dans quel but ? La vérité est
que tous deux avons partie liée depuis longtemps avec ces confins de
l'Afrique et de l'Arabie; cette Corne fameuse qui, des sables de Mersa
Tekle au cap des Aromates, des splendeurs haut perchées du Wollo abyssin
aux sauvageries bantoues de la vallée de l'Omo, dessine comme un accent
circonflexe coiffant l'Afrique orientale. A chacun son initiation. La
mienne fut éthiopienne. Et cruelle : le monde était effectivement méchant.
On pouvait y mourir au pied des maisons où festoyaient les riches.
Pendant dix années au moins, cette Corne fut, pour moi, le canton privilégié
d'une géographie personnelle, quelque chose comme un secret personnel, un
lieu fondateur où je reviens sans cesse. |
| Dix
fois, quinze fois ... Aucun ailleurs, nulle partie du monde, aucun lieu ne
compta dans ma vie autant que celui-là. J'ai toujours su qu'un jour je
repartirais vers l'Abyssinie." J.-C. G.
"Longtemps
après ma première visite en Ethiopie, j'ai gardé une joie douce et un
peu mystérieuse en pensant à ce pays unique, pudique et mélancolique.
C'était au milieu des années soixante. Je suivais la reine Elisabeth en
visite officielle dans cette Abyssinie féodale. Par la suite, les voyages
ne furent que prétextes pour retrouver cette sensation et revoir cette
Ethiopie. Aujourd'hui, en remontant la route historique, ma nostalgie a
disparu. J'ai découvert un pays en paix, un pays nouveau, enfin débarrassé
de son passé douloureux." R.D. |
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"Le voyage à Keren" Arléa
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" Un récit superbe, qui
n'a pas seulement le mérite de rajeunir l'éternelle figure de
l'intellectuel en mal d'action. il est à classer d'office au Gotha littéraire
de la mer Rouge : sur le désert innommable et sublime de Guillebaud
maraudent encore les âmes, elles aussi brûlées en ces parages, de Nizan
et de Gary ". |
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"Sur la route des croisades"
Points Seuil
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En
prêchant la première croisade, le 27 novembre 1095, le pape Urbain II
lance la chrétienté dans une formidable aventure qui soulève les
foules, nobles et paysans, prêtres et commerçants, galvanisés par la
foi ou l'appât du gain. Jean Claude Guillebaud a refait ce voyage en
dix-huit étapes à travers onze pays, confronté passé-présent,
interrogé la mémoire toujours vive de cette épopée dont les traces se
retrouvent, aujourd'hui encore, dans l'inconscient des peuples et dans
l'actuel partage du monde. |

CONFÉRENCE DU 8 NOVEMBRE 2005
"La force de convaincre, à quoi pouvons
nous croire ?"
| Jean-Claude
Guillebaud a démissionné du journal Le Monde en 1980 où il était grand
reporter. A Jacques Fauvet qui lui demandait les raisons de son départ,
il lui répondit qu'il avait besoin de réfléchir. La révolution
iranienne a été un déclic, comme la violence qu'il a rencontré au
Liban et dans tous les lieux où la guerre sévit. Le journalisme raconte
la vie d'une manière horizontale alors qu'une vue plus verticale est
nécessaire. Il est devenu directeur littéraire au éditions du Seuil.
C'est ainsi qu'il a pu rencontrer et tisser des liens d'amitié avec de
nombreux grands auteurs. |
 |
Jean-Claude Guillebaud a envie
de répondre a une seule question : qu'est-ce qui nous arrive ? Quel est
ce changement qui existe depuis une trentaine d'années ? Quelle est cette
bifurcation que nous avons atteinte ? L
Ce que nous vivons comme mutation est un
changement de grande ampleur qui se situe au niveau de l'effondrement de
l'Empire Romain, la Renaissance ou la Révolution française. Nous sommes
tous effrayés de ces changements. Le Vieux Monde s'effondre et nous
connaissons plus de peurs que d'espérances. |
Cette grande
inquiétude prend naissance dans la difficulté que nous avons dans la
compréhension ou plutôt l'incompréhension de ces changements. Il y a
surtout une exceptionnelle accélération du changement où ces
modifications vont plus vite que la pensée. Nous vivons dans un monde impensé,
un monde qui n'est pas encore imaginé. Tous les discours
péremptoires sont par définition des sottises car tout avenir est
imprévisible. On ne peut soumettre à la réflexion que quelques grilles de
pensée.
Nous vivons trois révolutions en même temps qui
interagissent simultanément.
La révolution économique (mondialisation-globalisation) est
sans retour : c'est la déconnexion entre le politique et l'économique.
Il faudra rétablir un nouveau mode de connexion entre la société dans
laquelle nous voulons vivre et le marché. Le danger est que nous sortons
en douceur de la démocratie, par résignation ! Nous vivons une
mélancolie a-démocratique : le caddy l'après-midi, Thierry Ardisson le
soir !
La seconde révolution est la révolution numérique,
digitale diront certains, dont nous ne voyons que le coté anecdotique.
En vérité, il faut faire appel à une métaphore pour essayer de
comprendre ce qui se passe : nous sommes en 1492, comme si nous avions
découvert l'Amérique ; c'est bien un sixième continent, virtuel,
que nous avons découvert. Quand on est sur Internet, où sommes nous ?
Quelle heure est-il quand nous discutons entre une personne qui est en
Europe et une autre qui est aux États-Unis ou en Asie ? Ces nouvelles
notions de temps et d'espace sont à conceptualiser. C'est un espace
transgressif vers lequel tendent toutes les activités humaines. Personne
n'est capable d'en saisir le sens. L'utopie est que toutes les
connaissances peuvent être accessibles de tous les points du monde !
La troisième révolution est la révolution génétique qui
est un changement définitif dans la société. Par exemple, un enfant pourrait avoir cinq parents : le père biologique, la mère biologique, la
mère porteuse, le père adoptant et enfin la mère adoptante. Il faut
bien redéfinir les choses. Les nanotechnologies : agir sur le millionième
de millimètre de la matière pour en changer la structure. Or on en est
à la préhistoire ! Selon la loi de Gordon, en informatique, un
microprocesseur double de puissance tous les dix huit mois !
Face à un défi de cette ampleur, il faut récuser le
catastrophisme, car cela n'a pas beaucoup de sens, car on ne peut revenir
en arrière. En effet, revenir en arrière a toujours été un
échec ou a mené au totalitarisme. Il faut croire (fides, avoir la foi)
à la citoyenneté, à la capacité à construire des sociétés de demain
!
Nous sommes tous tenaillés entre deux besoins : l'homme ne
peut pas vivre sans croire en quelque chose. La croyance est constitutive
de notre humanité. Si nous pouvons vivre dans un monde multiconfessionnel
et multiracial, nous devons vivre dans un monde ayant un socle commun. Or,
il faut une croyance forte. Ce sont les croyances faibles qui créent l'intolérance.
Réfléchir à la croyance, à sa nécessité et à sa pathologie n'est
pas que la croyance dans la religion.
Nous sommes entourés de savoirs qui sont des faux-savoirs. Il croit qu'il sait, il ne sait pas qu'il croit.
La
croyance est un pont jeté sur l'abîme du doute. C'est une idée de
volontarisme. |

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