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Copyright 2000-2008
Librairie Gaïa
Tous droits réservés
Dernière modif. : 06/08/2008
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le CML, le Collège
Méditerranéen des Libertés, propose dans le cadre de son cycle de
conférences
"Où allons-nous ?"
Claude Gudin

Photo Librairie Gaïa
a donné une conférence le 22 février 2005
"Une histoire naturelle de
la séduction"
Claude
Gudin a été jardinier, ingénieur et docteur en biologie végétale. Sa carrière
scientifique, consacrée aux biotechnologies, l'a mené de l'Institut national
de la recherche agronomique au Commissariat à l'énergie atomique en passant
par la British Petroleum. Il est l'auteur de nombreux articles scientifiques et
brevets, de plusieurs livres et de poèmes et chansons pour grands et petits.
Quelques
notes sur la Conférence du 22 février 2004
| "Une
histoire naturelle de la séduction" Seuil |
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La
nature fait souvent de jolis pieds de nez à la culture. Quelle différence
entre le flamant qui déclare sa flamme en rose à la femelle et
l'amoureux transi qui offre un bouquet de fleurs (une gerbe de sexes en
rut) à la dame qu'il convoite ? Quelle différence entre le sac en
crocodile qu'on offre en cadeau et la mouche enveloppée de soie offerte
par Monsieur araignée ? Quelle différence entre la danse de l'aigrette mâle
et celle de la dame des Folies-Bergère avec ses plumes d'aigrette pour séduire
les banquiers ? Quelle différence entre l'oiseau-jardinier de
Nouvelle-Guinée qui construit une cabane puis la peint en bleu pour y
attirer la femelle et le paysagiste amoureux qui fait un jardin pour l'élue
de son cœur ? Avec la séduction, il y a du travail pour tout le monde. |
| Son étude appartient autant au psychologue, au biologiste, au
neurophysiologiste, au sociologue qu'au linguiste, voire au physicien et
au chimiste. Séduire, du rotifère à l'homme d'affaires, n'est pas une
mince affaire. |
| "Poèmes
et chansons pour éplucher les légumes" Age d'homme |
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On
croit qu'on connaît la chanson / Et pourtant, / Elle n'est jamais là où
on l'attend / On en entend depuis si longtemps / Et puis un jour, / Elle
est là. / Elle dormait dans une contrebasse / Un oiseau passe / Elle est
sous les doigts / Du musicien qui la caresse / Et secouant sa paresse /
Elle se perche / Sur des cordes vocales / Et se met à chanter / Avec légèreté
/ Pour celles et ceux / Qui, gravement, chaque jour / vont éplucher les légumes.
C'est ainsi que naquirent ces poèmes et chansons, fruits de l'amitié et
du métier de Claudia et Barre Phillips et de l'auteur de ces lignes qui
ne pêche que le requin en Hongrie au bord du Mississippi... Mais si, mais
si. Ce recueil de poèmes fait suite à : Les Calembourgeois décalés,
Fatrasies, Soties, suivi de Aux arbres citoyens |
| "Les
soties suivi de Aux arbres citoyens" Age d'homme |
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Il
est assez rare qu'un auteur mi poète, soit, canonisé de son vivant.
C'est pourtant ce qui s'est produit sur les Champs-Elysées à Paris au
douzième coup de minuit le 31 décembre 1999 grâce à la compagnie
Generik Vapeur qui a tiré sur le public avec des canons à air comprimé
les Soties de Claude Gudin... mais lisez plutôt. Prenant goût aux formes
courtes - concentrées, l'auteur ancien jardinier, a délaissé la pelle
et les feuilles mortes pour un vibrant appel : " Aux arbres citoyens
! ", où l'on découvrira, entre autre, que ce n'est pas un hasard si
le Cyprès se voit de si loin, que le Peuplier sait qu'il le peut, mais ne
le veut pas... Autant de petites friandises à déguster entre amis ou au
fond de son lit pour s'endormir avec le sourire que l'arbre fait à la
chlorophylle. |
| "Les
calembourgeois décalés" Age d'homme |
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Les
idéologies s'émoussent, les religions rappliquent, l'argent règne en maître
sur fond de guerres et de famines, les technologies engendrent pollutions,
chômage. On revoit dans nos pays, où certains sont gavés de richesses,
des gens sans logis qui ne mangent plus à leur faim. Notre pharmacopée
de plus en plus perfectionnée ne soigne que les riches, des enfants
meurent de faim ou d'épidémies un peu partout. Comment peut-on avoir le
culot d'écrire encore de la poésie ? La question est sans réponse ! Et
pourtant, écoutez les éclats de rire des enfants, leurs chansons entre
deux souffrances, admirez l'amour qui fleurit encore même sous les
bombes. Quand on n'a plus rien, il nous reste les mots, avec eux, on peut
jouer en toute liberté. Notre langue est toujours là, bien protégée
par deux rangées de dents. La poésie, c'est peut-être une façon de
leur redonner un sens nouveau sur le terreau de leur histoire en les dépoussiérant,
en leur donnant un coup de neuf dans des vers libres, en apparence sans
queue ni tête, porteurs d'un avenir qui tarde à venir. |
| La poésie, c'est
peut-être ces éclats de rire des enfants sous les bombes, l'amour qui naît
quand tout semble perdu. Cette poussée d'espérance qui nous vient de la
nuit des temps est inspirée des premières cellules vivantes qui, il y a
quelques milliards d'années, malgré les grands cataclysmes, s'unissaient
déjà, s'étreignant par leurs flagelles en des caresses primordiales.
Faut-il s'excuser d'oser encore écrire des poèmes et des chansons ? Les
Calembourgeois décalés sont les vers d'un sexagénaire qui cherche à
les apprivoiser avant de s'intéresser aux pissenlits qui le guettent en
essaimant leurs graines sous le souffle blond de celle qui persiste à espérer
que la connaissance, un jour, triomphera de la barbarie. |
| "La vie
nous en fait voir de toutes les couleurs" Age d'homme |
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La
vie nous en fait voir de toutes les couleurs est le résultat de la
rencontre de Georges Roque, philosophe et historien de l'art, et de Claude
Gudin, biologiste. Ils voyagent beaucoup tous les deux. C'est donc sous
forme de lettres échangées entre la France et le Mexique, alternant avec
les conférences de l'un et de l'autre, que se construit cet échange
vivant, libre et parfois vif. Ensemble, ils explorent, questionnent, échafaudent
des hypothèses sur la place de la couleur dans l'art, la vie et la
science au travers de thèmes variés : Y a-t-il une palette méditerranéenne
? Les couleurs, du phytoplancton à l'animal. La symbolique des couleurs
est-elle arbitraire ? Le message de l'artichaut. Feu vert, feu rouge ? Le
livre s'achève par un court texte du réalisateur Chris Marker sur la
place de la couleur au cinéma. |
| "La
langue de bois suivie de Nique ta botanique" Age d'homme |
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La
langue de bois est un parcours poétique et étymologique dans la jungle
des mots - tracé par un biologiste. Dans sa verticalité, qui le
rapproche de l'arbre, l'homme cherche ses racines sous sa langue. De la
plante des pieds à la pomme d'Adam qui lui est restée en travers de la
gorge, il secrète peu à peu cette langue que nous croyons connaitre et
sous laquelle se cachent la campagne, la prairie, la forêt et tous les
animaux qui y grouillent. On y apprend, pêle-mêle, que la truie est un
souvenir de la guerre de Troie, et que le putois perdure dans la putain. Même
le très moderne technocrate continue à honorer Apollon avec son "
Apple ", dernier modèle. Le malin sort du pommier et le bouc, animal
diabolique, nous conduit chez le boucher du coin. La lecture est la première
unité de mesure phénicienne qui relie le Phallus de Cyparisius, le père
du Cyprès, à la bite en bois du quai. Nique ta botanique, à travers des
textes disparates, est une rêverie solidaire sur les plantes et les légumes
entrecoupée de polémiques pataphysiques où la Science perd sa
majuscule. |
| Elle regroupe des essais de communiquer à toutes et à tous
une histoire naturelle du végétal qui nous cerne. Certains de ces textes
ont été joués, mis en scène, d'autres ont fait l'objet d'émissions
sur France Culture, l'un d'eux, Mamma Cucurbita, est chanté en Blues Rap
par la compagnie Bernard Lubait. N'oublions pas que le Méandre est le
fleuve qui traverse le paradis. |
Conférence du 22
février 2005
Une histoire naturelle de la séduction
Il y a 3,5 millions d'années quand la Terre se créé, la
planète n'est pas vivable, au sens où nous l'entendons. Sous les bombardements
cosmiques, vont se constituer des acides aminés, des acides gras, la chlorophylle
qui va être capable de capter la lumière et de la transformer en industrie
chimique. Cela va permettre de construire la vie et surtout de casser la
molécule d'eau primitive en libérant l'oxygène et en fixant le gaz
carbonique. Risquant d'être brûlée par le soleil, les algues vont venir les
protéger permettant ainsi de continuer le processus.
Les algues ont donc la propriété de changer de couleur.
Le père Danel a trouvé des algues microscopiques roses qui nourrissaient des
crevettes... roses à leur tour mangées par des flamands roses roses... du
moins le mâle qui permettra de séduire une flamand rose... blanche, en tout
cas beaucoup plus terne car elle accumule cette couleur dans ses parties
sexuelles. Il suffit de voir la couleur violente des jaunes d'œufs des poules !
De nombreux exemples de la nature vont nous montrer que la séduction est
partout ! Le paon est un oiseau magnifique... et
la femelle est terne, mais terne. S'il fait le beau c'est bien pour séduire sa
dulcinée malgré le risque qu'il prend. Sa queue est tellement grande que si un
prédateur arrive, la paonne arrivera à s'enfuir tandis que le paon... y perdra
la vie. Il n'est pas le seul dans ce cas. Toutes les araignées mâles vont
très mal finir après avoir séduit les femelles.... qui les dévoreront tout
crû ! Quelques exceptions : une toute petite araignée mâle va pouvoir
s'introduire dans le vagin de la femelle qui va la féconder quasiment en
permanence ! Chez les plantes, les surprises sont
extraordinaires ! Les plantes, dans leur très grande majorité, ne peuvent se
féconder. Elles doivent donc trouver des messagers qui porteront de fleur en
fleur pollen et autres spores fécondants. Les orchidées iront jusqu'à sculpter
leurs pétales pour leur donner la forme, la couleur, les phéromones sexuelles
des insectes mâles qui iront les féconder. Mais que font les femelles pendant
ce temps ? rien, elles attentent leur période de fécondité. Celle-ci venue,
les mâles reviendront les féconder. Les orchidées seront mortes à ce moment
là !!! Claude Gudin va nous conter encore
d'autres histoires fabuleuses : Les milles pattes
? non 12O pattes seulement, mais... 20 testicules, 2 pénis ! Mais le mâle doit
se masturber pour mélanger le sperme avec de la terre puis insérer avec une
certaine violence les boulettes ainsi obtenues dans les deux vagins de la
femelle ! Tout ceci pour garder le sperme plus fécond, plus longtemps.
Vous trouverez encore d'autres histoires dans le livre de Claude Gudin.  |