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Copyright 2000-2008
Librairie Gaïa
Tous droits réservés
Dernière modif. : 10/05/2008
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Le Collège
Méditerranéen des Libertés
Les
passeurs de libertés
Jean-Paul Fitoussi
a donné une conférence le 13 mars 2007
à la Faculté de Droit
après avoir fait un cours au Lycée Dumont d'Urville

Photo Librairie Gaïa
"Marché, mondialisation et
démocratie"
Jean-Paul
Fitoussi est président de l'Observatoire français des conjonctures économiques,
professeur à l'Institut d'études politiques de Paris et éditorialiste au
Monde.
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Sous la direction de Jean-Paul Fitoussi et Jacques Le
Cacheux :
"L'état de l'Union Européenne - 2005" |
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Jean-Paul Fitoussi est professeur des universités à l'Institut d'études
politiques de Paris dont il préside le conseil scientifique, président
de l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) et secrétaire
général de l'Association internationale des sciences économiques. Il
enseigne dans des universités étrangères, en Europe et aux Etats-Unis,
et a publié de nombreux ouvrages, parmi lesquels on retiendra ses deux
derniers essais, La Règle et le choix. De la souveraineté économique en
Europe (Seuil, 2002) et Le Débat interdit. Monnaie, Europe, pauvreté
(Seuil, 2000). C'est sous sa direction qu'est publié chaque année le
Rapport sur l'état de l'Union européenne. L'année prochaine sera décisive
pour l'avenir de l'Europe puisque le projet de Constitution, d'ores et déjà
signé par les Etats-membres de l'Union, sera soumis à l'approbation des
nations. |
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La France a opté pour la voie référendaire, et la consultation
populaire est attendue pour l'automne (mais elle pourrait, dit-on,
intervenir dès le printemps). Dans ce contexte, le rapport annuel de l'OFCE
(Office français des conjonctures économiques), dirigé par Jean-Paul
Fitoussi, sera évidemment très remarqué. Au sommaire, trois grandes
parties : Les perspectives économiques dans une Europe à 450 millions
d'habitants. L'enjeu constitutionnel (Y-a-t-il plus de raisons de voter
non que oui ?). L'élargissement (portrait des nouveaux membres ; la
question de l'adhésion de la Turquie). |
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Jean-Paul Fitoussi : "La politique de
l'impuissance" Arléa |
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Nous vivons, en Europe, un paradoxe singulier l'ouverture des frontières
y est perçue comme un surcroît de contraintes. La mondialisation est
ressentie comme un enfermement disciplinaire. Toute réforme sociale est vécue
comme l'annonce d'une régression. Pire encore : ce qui est mis en doute,
c'est la capacité d'action des décideurs politiques. Ce qui paraît
profondément en crise, c'est la démocratie elle-même et la possibilité
pour les peuples de choisir leur avenir. Nos sociétés paraissent minées
par un sentiment de précarité, d'insécurité, de souffrance sociale.
Que nous arrive-t-il ? Comment expliquer ce désenchantement, plus
dangereux à terme qu'on ne l'imagine ? Sur quoi se fonde cette insidieuse
résignation ? |
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Dans ces pages dérangeantes, Jean-Paul Fitoussi incrimine ce qu'il
appelle la " politique de l'impuissance ". Il explique de quelle
façon - et avec quelle folie ! - la plupart des dirigeants européens
s'accommodent d'une croissance faible et d'un chômage de masse, alors même
que ces deux questions justifieraient une tout autre politique. Dans cette
libre conversation avec Jean-Claude Guillebaud, il montre comment
responsables et commentateurs donnent l'impression de courir derrière un
" modèle " qui n'existe nulle part dans le monde. Sur les
grands débats du moment, l'un des meilleurs économistes européens
s'efforce ici de parler sans détour. |
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Collectif dont Jean-Paul Fitoussi : "Ségrégation
urbaine et intégration sociale" La Documentation Française |
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Tout en tenant le plus grand compte des apports des autres disciplines, le
pari de ce rapport du Conseil d'analyse économique (CAE) est de porter
sur le phénomène de ségrégation urbaine, obstacle à l'intégration
sociale, un regard singulier : celui de l'économie. Les auteurs -
Jean-Paul Fitoussi, Éloi Laurent et Joël Maurice - repèrent un ensemble
de faits stylisés et proposent une interprétation des mécanismes
dynamiques sous-jacents qui alimentent le processus de divergence urbaine.
La stratification de l'espace reproduit la stratification sociale, mais
elle se transforme en ségrégation urbaine sous l'effet du chômage de
masse persistant et agit comme un multiplicateur d'hystérésis. En
provoquant une concentration des populations en difficulté dans les
quartiers sensibles, elle accroît leur distance physique et sociale au
marché du travail. Cette dynamique de divergence se propage dans le temps
et dans l'espace à un rythme soutenu dans le cadre d'un véritable système
ségrégatif urbain. |
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L'existence de comportements discriminatoires à l'encontre des
populations immigrées ou supposées telles, surreprésentées dans les
quartiers défavorisés, aggrave les obstacles qui se dressent sur la voie
de leur intégration sociale. Le rapport conclut à la nécessité de
relancer la mobilité sociale et de mettre en œuvre une égalité plus
exigeante que l'égalité formelle dans la conduite des politiques
publiques. Ses propositions sont regroupées en trois axes de travail
assurer la connexion sociale, notamment en réduisant la distance physique
et sociale à l'emploi, développer des stratégies de cohésion urbaine
au niveau de l'ensemble de l'agglomération, lutter beaucoup plus
vigoureusement contre les discriminations de toute nature. Discuté par
Jacques Freyssinet et Béatrice Majnoni d'Intignano, ce rapport est
accompagné de neuf compléments sur lesquels il a pris appui pour
identifier les faits stylisés qu'il éclaire et étayer les analyses
qu'il développe. |
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Jean-Paul Fitoussi : "L'idéologie du monde.
Chroniques d'économie politique" L'Aube |
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Le monde traverse de violentes turbulences et connaît de profondes
mutations. Les grilles d'interprétation de ces évolutions faisant défaut,
les temps eux-mêmes apparaissent déraisonnables et les débats se font
manichéens pour tenter d'en contourner la complexité: pour ou contre la
mondialisation, pour ou contre la guerre, pour ou contre l'Europe, etc.
Pour Jean-Paul Fitoussi, cette simplification à l'extrême s'explique par
le fait qu'en France les débats intellectuels ne prennent
qu'exceptionnellement en compte la dimension économique et sociale des évolutions.
Ce livre, qui rassemble la plupart de ses articles écrits pour Le Monde
entre 2000 et 2003, nous rappelle que si le progrès est le principal
moteur du bien-être des populations, son inégale appropriation peut
susciter souffrance et exclusion. |
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La question des inégalités - masquée, dans les discours, par les
promesses de lendemains qui chantent - n'est-elle pas, de fait, la
question centrale qui organise l'activité démocratique ? |
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Jean-Paul Fitoussi : "La Démocratie et le
Marché" Grasset |
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La recherche de la justice sociale constitue-t-elle dans le contexte de la
globalisation, un obstacle l'efficacité économique ? A cette question,
Jean Paul Fitoussi, avec vigueur et rigueur, report négativement. En
s'appuyant sur un constat - le sociétés les plus solidaires ne sont pas
les moira performantes -, il soutient que ce n'est donc po l'ouverture des
pays aux échanges internationaux qu'il s'agit de remettre en cause, mais
un discours rhétorique de la légitimation d'un capitalisme libéral et
dominateur qui considère la démocrate et le politique comme des
obstacles au développement. |
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Collectif avec Jean-Paul Fitoussi : "Comment va la
France ? Les dossiers du Monde" L'Aube |
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Le XXIè siècle débute sous le signe d'un de ces grands bouleversements
qui accompagnent d'habitude la fin des conflits majeurs. On assiste à une
redéfinition des rapports de puissance comme à une révision du modèle
de production capitaliste et de sa régulation. Certains vont jusqu'à
s'interroger sur le fonctionnement des démocraties, sur leurs valeurs,
leurs institutions et les règles qui fondent la relation complexe entre
l'individu et la société. La France est-elle bien placée dans ce
contexte international et bien préparée pour ces nouveaux défis ? C'est
le cœur de l'interrogation que Le Monde a souhaité soumettre à
plusieurs intellectuels et éditorialistes. La question cachait une
interrogation plus brutale : assiste-t-on au déclin de la France ? Si
oui, quelles sont les solutions à mettre en œuvre ? Si non, comment
interpréter la situation française et quel avenir envisager pour notre
pays ? Un livre à lire par tous ceux qui se demandent : Comment va la
France ? |
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Jean-Paul Fitoussi : "EDF, le marché et l'Europe.
L'avenir du service public." Fayard |
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Les
gouvernements d 'Europe ont décidé, dans le cadre du marché unique,
d'ouvrir à la concurrence leurs marchés nationaux. EDF, ainsi que
l'ensemble des entreprises françaises relevant du secteur public, doivent
donc s'adapter à cette réalité. Mais comment faire en sorte que ce
mutation ne s'opère pas au nom de l'ultralibéralisme, que les usagers du
service public comme les producteurs y trouvent leur compte ? Tel est le
propos de cet ouvrage, dont l'objectif est de définir les modalités de
l'implication nécessaire de l'Etat et celles d'un nouveau type de
gouvernance d'entreprise dans un secteur où les erreurs de régulation
peuvent avoir des conséquences dramatiques, comme l'a montré encore récemment
la panne d'électricité en Amérique du Nord. |
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Mais qu'on ne s'y trompe pas : il ne s'agit pas pour Jean-Paul Fitoussi de
proposer un banal compromis entre la logique du marché et celle du
service public. La thèse qu'il défend et illustre ici avec brio est en
effet que la double ouverture à laquelle il est nécessaire de procéder
(celle des marchés et celle, partielle, du capital de l'entreprise
publique) offre de nouvelles opportunités pour faire progresser à la
fois le service public et l'entreprise elle-même. Et qu'il dépend de
l'intelligence de la réforme et des nouvelles règles du jeu que ces
opportunités se révèlent profitables. Autrement dit encore, l'"
entreprise du troisième type " (ni d ' Etat, ni privée) que fauteur
propose de bâtir à EDF et ailleurs ne se justifie pas principalement
par, les contraintes que l'Europe introduit, mais pas le souci de l'intérêt
général - la prise en compte de l'aspiration au développement durable,
à 1a transparence en matière de gestion, à l'amélioration du service
rendu aux clients usagers. |
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Jean-Paul Fitoussi : "La règle et le choix. De la
souveraineté économique en France" Seuil |
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L'Union européenne présente un paradoxe : elle exige de notables
abandons de souveraineté de la part des Etats qui la composent, mais n'y
substitue aucun équivalent à l'échelle communautaire. Privilégiant
l'intégration par des normes toujours plus contraignantes, elle vide peu
à peu le siège de la souveraineté nationale sans pour autant investir
celui de la souveraineté européenne. Ainsi en chacun de nos pays apparaît
un déficit démocratique, car le gouvernement des membres de l'Union
devient davantage un gouvernement par des règles, sur lesquelles les électeurs
n'ont pas prise, qu'un gouvernement par des choix. Renverser l'ordre des
priorités entre la règle et le choix : là est le défi de l'Europe
politique, là encore celui de l'Europe économique. Il implique une
gouvernance, à la fois européenne et nationale, plus conforme aux
exigences de la démocratie. |
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Cette dernière n'est pas seulement la maison commune des populations
européennes, mais aussi un rempart contre tous les dogmatismes et un gage
d'efficacité économique. A la veille de la réforme des institutions
européennes, cet essai s'impose comme une précieuse contribution au débat
sur l'avenir de l'Union, c'est-à-dire sur le devenir de ses membres, et
ouvre une réflexion originale sur les relations entre économie de marché
et démocratie. |
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Collectif dont Jean-Paul Fitoussi : "Réduction du
chômage : les réussites en Europe." La Documentation
Française |
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L'analyse des caractéristiques économiques, institutionnelles et
sociales des pays ayant réussi à réduire significativement leur taux de
chômage, ou même à ne jamais connaître de chômage de masse, peut être
riche d'enseignements. Quelles sont, dans ces réussites, les parts
respectives des politiques macroéconomiques, des politiques structurelles
ou des institutions ? Le rapport de Jean-Paul Fitoussi et Olivier Passet
montre que les variables institutionnelles ne semblent pas permettre de
discriminer entre les " modèles de réussites " et les autres.
Les institutions paraissent en revanche largement déterminer l'effet des
chocs macroéconomiques sur le chômage. Certaines l'ont amplifié,
d'autres l'ont atténué. Par ailleurs, les pays ayant fortement réduit
leur chômage sont majoritairement caractérisés par un policy mix plus
expansif. |
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Le rapport de Jacques Freyssinet insiste sur l'importance des pactes
sociaux dans les quatre pays européens qui ont fortement réduit leur chômage
au cours des années quatre-vingt-dix : le Danemark, l'Irlande, la Norvège
et les Pays-Bas. La forte coopération entre pouvoirs publics et acteurs
sociaux aboutit à des compromis stables, visant à respecter des
contraintes de compétitivité et d'équilibre des finances publiques en
accordant des contreparties significatives aux salariés. La cohérence
des caractéristiques institutionnelles et des choix politiques y
constitue un facteur décisif de réussite. Ces deux rapports sont commentés
par Olivier Blanchard, Edmond Malinvaud et Fiorella Padoa Schioppa
Kostoris et complétés par un texte de Denis Fougère. |
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Jean-Paul Fitoussi : "Le débat
interdit" Arléa et Points Seuil |
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L'Europe a peur de son avenir. La crise de l'emploi que traversent les
pays du vieux continent - la France en particulier - est la plus grave
depuis les années 30. Multipliant les situations de précarité et
d'exclusion, elle met désormais en péril le fondement même de nos sociétés
: l'intégration par le travail. Pour sortir de cette crise, dit-on, il
n'y aurait pas d'autre politique que celle que l'on poursuit avec détermination
depuis plus d'une décennie. Or que penser d'une politique qui n'atteint
jamais les objectifs qu'elle recherche ? Le chômage est plus élevé
qu'en n'importe quelle autre période de notre histoire, les déficits
publics considérables. |
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La construction européenne se défait : le SME n'est plus un système de
change fixe, la perspective de la monnaie unique s'éloigne en raison des
déficits. Le franc fort a des accès de faiblesse. Ces choix, qui obéissent
hier à une certaine rationalité, semblent aujourd'hui confiner au
dogmatisme. Si le débat est interdit, c'est qu'on le présente comme
opposant les partisans du franc fort à ceux du franc faible. Le vrai débat
devrait au contraire porter sur les meilleurs moyens de parvenir au
plein-emploi et à une monnaie forte. Ce livre, la première grande synthèse
critique sur le sujet, voudrait démontrer qu'au contraire ce grand débat
est nécessaire, urgent. Sans intention polémique, il entend mettre à la
portée du grand public les données essentielles, les concepts clés de
la pensée économique qui sont le plus souvent méconnus ou ignorés. |
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Jean-Paul Fitoussi et Olivier Blanchard :
"Croissance et chômage" La Documentation Française |
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L'histoire de la croissance française depuis le milieu des années
soixante-dix est celle d'une décélération continue, accompagnée d'une
augmentation presque aussi continue du chômage. Dans leur rapport,
Olivier Blanchard et Jean-Paul Fitoussi montrent que ces évolutions résultent
de trois causes distinctes mais interdépendantes : un ralentissement de
la croissance de la productivité potentielle, à partir du milieu des années
soixante-dix, qui s'observe également dans la plupart des pays
industrialisés ; une augmentation du chômage d'équilibre ; une
insuffisance de la demande globale, depuis le début des années
quatre-vingt-dix, qui correspond à une augmentation de la composante keynésienne
du chômage. Ils analysent ensuite les conditions de croissance qui
permettraient d'abaisser de cinq points en cinq ans le taux de chômage,
et les politiques qui pourraient y contribuer. |
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Ce rapport est commenté par Edmond Malinvaud et Gilbert Cette. Des compléments
annexes de la DARES, la Direction de la Prévision, l'INSEE et l'OFCE
apportent des éclairages sur les perspectives macro-économiques à moyen
terme, le contenu en emploi de la croissance, la croissance potentielle,
et l'impact sur l'emploi de la politique de réduction du temps de
travail. |
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Jean-Paul Fitoussi et Pierre Rosanvallon : "Le
nouvel âge des inégalités" Seuil |
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De multiples symptômes en témoignent : il y a, à l'évidence, un
nouveau malaise français. Nos concitoyens ne savent plus très bien qui
ils sont, ni ce qui les relie les uns aux autres. Ils craignent de vivre
demain moins bien qu'aujourd'hui et ils se méfient, de plus en plus, de
tous leurs dirigeants. Cette crise ne saurait être réduite aux seuls
effets destructurants de la mondialisation économique. Les problèmes les
plus visibles procèdent certes des bouleversements qu'elle entraîne.
Mais il y a une autre souffrance, plus souterraine, qui renvoie aux effets
destructeurs de l'individualisme moderne. De nouvelles formes d'inégalité
apparaissent aussi. |
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Se trouvent ainsi simultanément en panne les institutions de mise en œuvre
du lien social et de la solidarité (crise de l'Etat-providence), les
formes du rapport entre économie et société (crise du travail), les
identités individuelles et collectives (crise du sujet). Faute d'avoir
pris la mesure de ces bouleversements, les forces politiques
traditionnelles se trouvent de plus en plus coupées de la société. D'où
le risque d'une montée en puissance d'un populisme pervers. Que faire
alors ? Entre la résignation distinguée et l'utopie incantatoire, une
autre voie demeure possible. Il y a place aujourd'hui pour la redéfinition
d'un réformisme radical, c'est-à-dire qui reprend les choses à la
racine. Ce livre propose une analyse vigoureuse de la nouvelle donne et
des voies pour en sortir. |
CONFÉRENCE
A LA FACULTÉ DE DROIT LE 13 MARS 2007
"MARCHÉ,
MONDIALISATION ET DÉMOCRATIE"
La démocratie prend
une place de plus en plus importante alors qu'on a l'impression de voir la
démocratie se réduire de part et d'autre l'Atlantique pour des raisons
différentes.
Aux États-Unis seuls les 20 % des Américains les plus riches ont
bénéficié de la croissance et les inégalités y sont devenues
considérables. En continuant sur cette voie, Les États-Unis vont devenir,
d'ici à moins d'un siècle, un pays à système de castes.
En Europe, la diminution de la démocratie viendra du fait
que l'on a confié à des institutions indépendantes du politique la gestion de
l'Europe, telle que la BCE (Banque Centrale Européenne).
Nous vivons dans un monde constitué d'États Nations. Il existe un
déséquilibre des pouvoirs. Est-ce que les échanges n'obéissent pa à des
pouvoirs qui ne sont pas forcément économiques Les échanges libres dans un
monde libre se font sous influence de la puissance des entités
politiques. Il n'existe pas de modèle économique ou social "clés en
main". Chaque modèle est ancré dans un histoire, un mode de pensée et ne
peut être importé.
Le monde n'est pas structuré comme un marché. Protection et
puissance ne font pas bon ménage avec le marché.
Dans les pays riches, la réponse à la demande de protection de la
population rentre dans un système de dynamique car il offre une deuxième
chance.
Ce n'est pas la taille du pays qui détermine la protection de la
population quelque soit le niveau de développement. Plus le pays est petit,
plus il est ouvert, plus le niveau de protection est élevé.
L'Europe est une fédération d'États Nations mais n'a pas de
gouvernement. Les États qui la composent ne sont pas de véritables États Nations.
Ils ne battent plus monnaie, ils n'ont pas tout pouvoir au niveau fiscalité par
exemple. On demande aux Européens d'abandonner un certain nombre de protections
au profit d'un gouvernement qui n'existe pas.
La démocratie est la seule institution qui est capable d'autocorrection
car elle est soumise au contrôle des électeurs. Or si l'Euro est
gouverné selon une doctrine et non selon le modèle prévu comme par exemple
une hausse du chômage, la BCE justifiera ces écarts, non parce que la
politique monétaire est mauvaise mais parce qu'il y a un marché insuffisamment
concurrentiel. C'est l'un des problèmes posés par la BCE qui n'est pas
responsable politiquement.
L'Asie (Chine, Inde, Corée du Sud, Taiwan, Hong Kong Singapour)
et a connu une croissance moyenne de 6,4 %, les États-Unis de 3 %,
l'Europe seulement de 2 % entre 1990 et 2006. Cette différence de croissance
entre les États-Unis et l'Europe est tout à fait anormal. Dans les années 60,
en France, le PIB par habitant était de 90 % celui des États-Unis. Il est
passé à 75 % en 2006. Mais ce revenu a plutôt mieux résisté que celui des
autres pays européens par rapport aux États-Unis.
L'Europe est un"pays" très fermé. Sa croissance ne
dépend pour l'essentiel que de sa demande intérieure. Les pays européens ne
peuvent que pratiquer qu'une politique de concurrence par la baisse des
protections. L'Allemagne a gagné des parts de marché européen qu'en baissant
ses salaires.
Il faudrait faire 3 réformes :
- Détermination
politique de l'objectif d'inflation et de la politique de change.
- Permettre le
financement de l'investissement par l'emprunt.
- Avoir une vision plus
pragmatique de la concurrence et de la politique industrielle.
Le projet est de créer une Communauté Européenne de l'Énergie,
l'Environnement et la Recherche comme on avait créer la CECA (Communauté
Européenne du Charbon et de l'Acier) comme élément fondateur de la création
de l'Europe.
COURS
DONNÉ PAR JEAN-PAUL FITOUSSI
DEVANT LES ÉLÈVES DES CLASSES PRÉPA DU LYCÉE DUMONT D'URVILLE L'EUROPE
ET LA MONDIALISATION
C'est un sujet qui sera peu traité pendant la campagne présidentielle. A court
terme, lorsque l'on parle de l'Europe, on parle du fantastique redémarrage de
l'économie allemande. Avec un peu plus de recul, on s'aperçoit qu'il existe un
problème européen qui est celui de la croissance molle, du chômage et de la
précarité et que ce problème demeure.
Si l'on essaye de comparer l'Union Européenne avec les
États-Unis, le niveau de vie européen s'est lentement amélioré. Aux
États-Unis le revenu a été multiplié par 1,6, l'Asie par 3 mais en partant
un niveau beaucoup plus faible.
Si l'Europe se traîne, c'est qu'il existe des problèmes non
résolus. La mondialisation est un problème que l'Europe doit aborder. La
mondialisation n'est ni un bien ni un mal car il n'y a pas d'alternative à
l'ouverture économique, culturelle et sociale.
Le bien-être croît avec la diversité des biens qui sont offerts.
La fermeture, le protectionnisme, n'est pas une solution. Car lorsqu'on s'y est
prêté, cela a mené, notamment dans la première moitié du XXè siècle, au
chaos.
Il y a un continuum d'États Nations qui ont été créer pour
protéger leurs populations. Il existe une hétérogénéité des puissances
parmi ces États. Il n'existe pas de marché mondial, car puissance et
protectionnisme sont des éléments contradictoires ne font pas partie du
marché. Cette globalisation n'est pas la disparition des États. Protection ne
signifie pas protectionnisme. Cette protection peut être assurée de façon
différente selon le niveau de développement.
Le système de protection sociale et éducatif de qualité est le
moyen de protéger la population. C'est un moyen de subventionner l'individu qui
va progresser plus vite dans l'échelle de la connaissance et de la production.
La mondialisation oblige à accroître la protection.
Paradoxalement, les pays les plus mondialisés sont ceux où les
habitants sont les mieux protégés. Les pays les plus mondialisés sont les
pays les plus petits. Par exemple l'Irlande a 75 % de son PIB d'ouverture. Les
pays émergeants sont les plus ouverts et les plus protégés. L'Europe ne
bénéficie pas de système de protection spécifique. Elle est régie par un
doctrine : il faut réduire les systèmes de protection sociale. L'évolution
pour l'Europe serait d'aller en arrière.
Il en est ainsi parce que l'Europe n'est pas un État Nation, mais
qui se présente comme ayant pratiquement tous les attributs d'un État Nation,
car on a voulu aller très vite dans la construction économique et beaucoup
plus difficilement dans la construction politique. Ceci a correspondu à la
création de la BCE qui est indépendante du pouvoir politique.
Si le pouvoir économique existe : la BCE, la Commission de la
Concurrence (limitation des pratiques anti-concurrentielles et notamment
l'impossibilité de posséder plus de 80 % des marchés pertinents. Ces marchés
doivent se voir par le prisme de chaque pays. La doctrine américaine est basée
sur la notion de marché contestable de l'extérieur si le marché est
profitable. Si une entreprise est présente sur un marché non rentable ou
inintéressant, un éventuel monopole n'a pas de sens et se marché n'est donc
pas pertinent. Une troisième fonction est celui du secrétariat d'État à la
surveillance budgétaire.
Ce gouvernement supranational est très puissant : surveiller les
prix, la concurrence, le budget.
Le gouvernement européen est divisé en deux : l'échelon
supranational qui a une souveraineté mais pas de responsabilité. C'est un
gouvernement qui n'est pas directement légitime doit trouver sa légitimité
dans son action technique qui vient de la doctrine de la nouvelle économie
classique.
Le deuxième échelon est le volet social : Les États Nations
européens n'on pas toutes les compétences. Le gouvernement de cet échelon a
la légitimité et la responsabilité mais n'a pas le pouvoir.
La difficulté vient de cette contradiction, ce qui explique que le
gouvernement européen est très peu réactif alors que l'échelon local n'a pas
les moyens de réagir.
Si l'on considère la capacité d'investir, les régions, les
communes ont le droit de financer leurs investissements par l'emprunt ce qui
n'est pas le cas de l'État qui est soumis au pacte de stabilité. Nous n'avons
pas internalisé ce que nous faisons.
En faisant cette grande économie, nous avons bloqué les instruments de
sa direction ne lui donnant que les moyens d'une petite économie.
Les critères de bonne gestion d'une petite économie c'est
l'équilibre extérieur. En réalité c'est le choix d'une bonne économie de
croissance. La seule stratégie intéressante pour les grands pays est la
croissance de l'investissement, de l'éducation et de la recherche, ce qui n'est
pas le choix politique de la France et de l'Europe qui mène cette croissance
molle.
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