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Copyright 2000-2011
Librairie Gaïa
Tous droits réservés
Dernière modif. : 13/05/2011

le CML, le Collège Méditerranéen des Libertés,  propose dans le cadre de son cycle de conférences

"Territoires ignorés 2008-2009"

Désirs de guerre... Espoirs de paix

En présence de

  • Daniel Lindenberg, historien > Bibliographie

  • Biancamaria Bruno, rédactrice en chef de la revue Lettera Internazionale

  • Mohamed Tozy, politologue et anthropologue  >  Bibliographie

Table ronde animée par Thierry Fabre, rédacteur en chef de La Pensée de Midi > Bibliographie

Page d'accueil de la Table Ronde

DANIEL LINDENBERG

BIBLIOGRAPHIE DE DANIEL LINDENBERG

"Choses vues. Une éducation politique autour de 68"  Bartillat

Loin de tout esprit de célébration ou de repentance, Daniel Lindenberg revient sur le climat intellectuel des années 1960 qui a présidé aux événements de Mai.
Il livre son expérience personnelle et rappelle quel était le pouvoir des idées et des engagements à cette époque marquée par un désir de révolution. II nous invite à revisiter les lieux qui ont compté : la Sorbonne, les librairies, les cafés. A ses yeux, il n'y a jamais eu véritablement de "génération 68". Plusieurs générations y ont pris part et le mouvement dit "de Mai" rassemble des acteurs d'autres périodes : survivants de la grande époque pacifiste et utopiste de 1918, révolutionnaires du Front populaire, résistants, porteurs de valises de la Guerre d'Algérie, "minos" de l'Unef et rebelles de l'UEC, au tournant des années 1960.
II décrit les courants, les clubs, les mouvements qui ont participé à l'effervescence culturelle de ce moment, qui n'est pas sans rappeler le contexte politique de 1848 avec une toile de fond révolutionnaire. En ces années, Rousseau, Marx, Rimbaud, Leary, Lucien Goldmann, Althusser, Étiemble, Vaneigem, Debord et tant d'autres suscitent de nombreux débats. Les souvenirs personnels abondent. L'auteur du Rappel à l'ordre rend notamment hommage à son ami Christian Bachmann, compagnon de ces années d'éveil politique.

 

"Destins Marranes. L'identité juive en question"   Pluriel

Au lendemain de l'expulsion des juifs d'Espagne, ceux-ci sont condamnés à la conversion forcée.
Mais beaucoup d'entre eux restent secrètement fidèles au judaïsme : ce sont les marranes. Daniel Lindenberg montre dans cet essai, initialement paru sous le titre Figures d'Israël, que le marranisme a fourni la matrice des principales figures de l'émancipation juive, mais aussi européenne : l'universalisme, le messianisme et le rationalisme. Trois voies mises en place dans la seconde moitié du XVIIe siècle par trois hommes issus du milieu marrane.
Menassé Ben Israël pense l'émancipation au sein des nations ; Sabbataï Tsvi inaugure en 1648 le grand mouvement de sécularisation du messianisme, qui va conduire au sionisme politique et à la création, en 1897, du mouvement ouvrier de langue yiddish, le Bund ; Baruch Spinoza, enfin, invente la figure de l'intellectuel juif sans attaches et héros de la Raison. L'auteur réfléchit sur les principes et les enjeux de ces voies d'émancipation, indispensables à l'intelligence de la question juive, comme à celle du statut de l'Etat d'Israël.
Dans une postface inédite, il fait le point sur la nécessité de retrouver dans le marranisme une des sources de l'histoire européenne.

 

"Le rappel à l'ordre. Enquête sur les nouveaux réactionnaires"   Seuil

Un vent d'hiver souffle sur la vie intellectuelle française depuis quelques années.
Il vient de loin, mais porte à de nouveaux combats, hier encore improbables : contre la culture de masse, contre les droits de l'homme, contre 68, contre le féminisme, contre l'antiracisme, contre l'islam. Les nouveaux réactionnaires, grands artificiers de cette levée générale des tabous, déploient leur offensive sur deux fronts - les deux pôles de la culture politique française qui prônent une " société ouverte " : la gauche égalitaire et la droite libérale.
Au cœur de cette nouvelle synthèse idéologique de combat, flotte le fantôme d'une politique héroïque qui menace la démocratie. Cette enquête serrée et touffue dans la bibliothèque des nouveaux réactionnaires est une invitation pressante à prendre ses responsabilités dans un espace public intellectuel qui ne se porte pas si bien.

 

En collaboration avec Joseph Maïla : "Le conflit israélo-palestinien"  Desclée de Brower

De tous les conflits du XXe siècle, celui de la Palestine est sans doute le plus long.
Commencé par un affrontement entre deux communautés qui se disputaient une même terre au nom de politiques opposées, alimenté par une immigration massive permettant à une population extérieure à la Palestine de s'y implanter, continué par la création en 1948 de l'Etat d'Israël et l'expulsion de près de huit cent mille Palestiniens, ce conflit s'est par la suite étendu à la région, faisant des Etats arabes environnants les acteurs de guerres renouvelées sur un demi-siècle.
Le présent livre, longuement introduit par Daniel Lindenberg et Joseph Maïla, rassemble les articles décisifs parus sur le sujet dans la revue Esprit depuis 1958. On y parcourt à nouveau les étapes essentielles de ce conflit, mais aussi les grandes interprétations dont il a été l'objet en France. De la revendication d'un Etat démocratique et pluri-communautaire aux accords d'Oslo signés à Washington le 13 septembre 1993, en passant par la déclaration d'indépendance d'un " Etat palestinien " qui, lui, n'existe toujours pas, ces textes dûment présentés et commentés éclairent les raisons des difficultés que connaît aujourd'hui le processus de paix.
Des annexes précieuses fournissent en fin d'ouvrage une chronologie, des cartes et un glossaire indispensables pour qui veut saisir la complexité des événements en cours.

 

"Figures d'Israël. L'identité juive entre marranisme et sionisme (1648-1998)"  Hachette

Comment un peuple dispersé et opprimé a-t-il retrouvé la liberté ? C'est la question posée par ce livre, à l'heure du cinquantenaire de la création de l'Etat d'Israël. Daniel Lindenberg montre comment, dans la seconde moitié du XVIIe siècle, trois hommes issus du milieu "marrane" mettent en place trois voies pour la sortie du ghetto et le retour du peuple juif dans l'Histoire : Menassé Ben Israël pense l'émancipation au sein des nations ; Sabbataï Tsvi inaugure en 1648 le grand mouvement de sécularisation du messianisme , qui va conduire au sionisme politique et à la création, en 1897, élu mouvement ouvrier de langue yiddish (le Bund) ; Barukh Spinoza, enfin, invente la figure de l'intellectuel juif "sans attaches" et héros de la Raison : figure d'actualité au moment où les mythologies nationalistes alliées à l'intégrisme religieux menacent de transformer en cauchemar les rêves de renaissance... L'auteur réfléchit sur les principes et les enjeux de ces trois voies d'émancipation, indispensables à l'intelligence de la question juive, comme à celle du statut de l'Etat d'Israël. Daniel Lindenberg est professeur à l'université de Paris VIII et membre du comité de la revue esprit.

   

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de l’année européenne du dialogue interculturel.

 

 

 

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