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Librairie Gaïa
Tous droits réservés
Dernière modif. : 01/07/2008
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Le Collège
Méditerranéen des Libertés
Le 3ème Colloque 2006 du C.M.L. : « Penser ce qui nous arrive»
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Fadala
Amara Laurent Bouvet
Boris
Cyrulnik Jacques Donzelot
Gérard Farjat Jean-Paul Fitoussi
Jean-Claude Guillebaud Pierre
Hassner Olivier Ihl
Jacques Le
Goff Jean-Pierre Rioux
Jacques Rupnik Roger Sue
Roger Sue
«à nouvel individu, nouvelle société»
Samedi 30 septembre à 9H00
Roger
Sue est sociologue, professeur à l'université de Paris 5-Sabonne et directeur
du département des sciences de l'éducation
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Collectif dont Roger Sue : "Quelle démocratie
voulons-nous ? Pièces pour débat" La Découverte |
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La
force et la richesse du mouvement altermondialiste résident dans sa
diversité. C'est elle qui permet à des militants se réclamant de
multiples croyances et trajectoires de se retrouver dans un combat commun.
Cette diversité, cependant, risquerait de se transformer en cacophonie si
n'étaient pas peu à peu explicitées les valeurs partagées qui fondent
ce sentiment de communauté. Or quelles autres valeurs sont-elles
partageables à l'échelle mondiale que les valeurs démocratiques ? Mais
quelle démocratie voulons-nous ? Celle des peuples, des nations, des
individus, des mœurs, des cultures ? Une démocratie représentative,
participative, directe, d'opinion ? Un mixte de tout cela ? |
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Roger Sue : "La société contre elle-même"
Fayard |
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Étonnant paradoxe : dans l'actualité, même les bonnes nouvelles se
transforment systématiquement en mauvaises. Ce qui accrédite l'idée de
déclin et de décadence, semblant appeler d'urgence un traitement de
choc. Plusieurs grands dossiers, comme la mutation du travail, la
recomposition du lien social ou encore la question démocratique, peuvent
être revisités sous cet angle. Ainsi, la transformation de sociétés
essentiellement fondées sur le travail en des sociétés plus libres et
toujours plus riches devrait passer pour une bonne nouvelle. Nous avons réussi
l'exploit d'en faire le grand mal du monde industrialisé, avec son cortège
de chômage, de précarité et de misère. |
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De même, un développement économique plus centré sur le capital
humain, la formation, la santé, est porteur de nombreuses promesses. Or
santé et formation n'apparaissent pas comme les ressorts d'une nouvelle
croissance mais comme des charges budgétaires insupportables. Comment
a-t-on réussi à transformer des solutions en problèmes ? Roger Sue
propose un nouveau regard sur les causes de ce paradoxe, qui mêle retard
culturel, absence de recul et de perspective historique, conservatisme
politique et défense des privilèges des élites, que le discours de la
peur ou la politique du pire semblent trop bien servir. Contre l'intérêt
de la société elle-même. |
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Roger Sue et Marie-Françoise Caccia : "Autres
temps, autre école. Impact et enjeux des rythmes scolaires"
Retz |
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Comment l'école peut-elle s'ajuster à l'évolution sociale générale,
en particulier à la diminution relative du temps de travail ? Comment le
temps scolaire peut-il être mieux articulé aux autres temps éducatifs
(péri- ou extrascolaire) dont l'importance ne cesse de croître ? Pour répondre
à ces questions d'aménagement des rythmes scolaires, les auteurs mettent
en relief l'évolution du temps scolaire par rapport aux autres temps
sociaux et rappellent les propositions d'aménagement des rythmes
scolaires qui font aujourd'hui consensus chez les spécialistes. |
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L'ouvrage propose un bilan détaillé des expérimentations, menées en
particulier autour d'Hérouville, d'Épinal et de Saint-Fons, et évalue
les effets bénéfiques. Les auteurs soulignent aussi les résistances qui
freinent le développement de telles innovations et montrent que, derrière
l'aménagement du temps scolaire, c'est une nouvelle conception de l'éducation
qui est en jeu. Ils introduisent la notion, nouvelle, de " reliance
éducative " pour souligner la nécessité (pour l'école comme pour
l'individu) de relier, de mutualiser et d'enrichir les apports éducatifs
à l'école et hors de l'école. Un ouvrage à la fois concret et résumant
de façon très lisible les grands enjeux éducatifs de notre société. |
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Roger Sue : "La société civile face au
pouvoir" Presses de Sciences Po |
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Quoi
qu'on en dise, la crise du politique est moins l'effet d'une régression
que d'une progression de l'exigence démocratique. La sphère politique
est désertée pour la sphère civique. Les mouvements sociaux et citoyens
sont en plein essor à travers le monde, et ont la faveur de l'opinion qui
perçoit bien que là se joue en partie l'avenir de la démocratie. La
montée en puissance du principe d'association est moins embryonnaire
qu'on veut bien le dire et il n'est pas exclu que le succès des
associations les plus contestataires (Attac, DAL, etc.) ne finisse par
entraîner une mobilisation plus générale, constituant la société
civile en acteur politique majeur. C'est ce renversement majeur de la vie
démocratique que l'auteur observe, pour mieux esquisser une citoyenneté
comme " un art de gouverner comme d'être gouverné " et nous
convier à un nouveau Régime du politique pour conjurer les dérives
autoritaires, voire totalitaires. |
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Roger Sue : "Renouer le lien social. Liberté,
égalité, association." Odile Jacob |
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Avons-nous vraiment perdu le sens de l'action collective, comme on le dit
trop souvent ? Notre société n'est-elle plus qu'un conglomérat
d'individus préoccupés par leurs seuls intérêts égoïstes ?
Certainement pas. La myriade d'associations qui fleurissent dans tous les
domaines l'atteste. Elles concilient liberté, égalité et souci
d'autonomie. Elles mobilisent et rassemblent les énergies les plus
diverses au service de causes et de projets qui servent chacun. La démocratie
réelle s'invente sous nos yeux, en somme. Au XIXe siècle, les
socialistes prônaient l'association. Mais le contexte ne leur était guère
favorable. Tout a changé : l'association n'est plus une utopie, c'est une
réalité vécue par beaucoup. |
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Désormais, ce sont les discours et les institutions politiques qui sont
en retard sur l'avancée de la société. Un siècle après la loi de
1901, Roger Sue propose une réflexion politique profonde sur ce que peut
et doit être une société vraiment démocratique aujourd'hui. |
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Roger Sue : "La richesse des hommes. Vers
l'économie quaternaire" Odile Jacob |
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Nos sociétés ne reconnaissent
que les richesses produites par le marché et le travail. Elles ignorent
le gisement d'une vie associative qui concerne pourtant, dans notre pays,
un Français sur deux. Non productives, ces activités fondées sur l'échange
réciproque, sur la relation à l'autre ? En réalité, leur rôle économique
est fondamental dans les domaines qui sont désormais au cœur de la
croissance : santé, éducation, action sociale, culture et loisirs. La
mutation actuelle de notre société permet l'émergence d'une véritable
économie de la personne, dans laquelle l'implication humaine jouera le
premier rôle : les liens créeront plus de richesse que les biens... Et
si les associations d'aujourd'hui étaient en passe de devenir les
entreprises de demain ? |
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