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Dernière modif. : 13/05/2011
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Le Collège
Méditerranéen des Libertés
Le 3ème Colloque 2006 du C.M.L. : « Penser ce qui nous arrive»
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Laurent Bouvet
Boris
Cyrulnik Jacques Donzelot
Gérard Farjat
Jean-Claude Guillebaud Pierre
Hassner Olivier Ihl
Jacques Le
Goff Fatiha
Mennis M.O.
Padis Jean-Pierre Rioux
Pierre Hassner

Photo Librairie Gaïa
«Les incertitudes de l'ordre international.»
CONFÉRENCE
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Pierre Hassner et Roland Marchal : "Guerres et
sociétés. États et violence après la Guerre froide." Karthala |
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Comment penser la guerre dans la période inaugurée en 1989 par la fin de
la Guerre froide et l'expansion de la globalisation ? Faut-il y voir,
avant la mobilisation contre le terrorisme qui suit le 11 septembre 2001,
une scorie de la mondialisation libérale ? Ou, au contraire, la marque
d'un désordre international pérenne, même si ses formes peuvent être
plus ou moins nouvelles ? Quels en sont les effets sur la construction (ou
la décomposition) de l'État, qu'ébranlent déjà certaines
manifestations de la globalisation ? Bref, comment faire la part, dans la
guerre et ses effets, du local et du global ? Pour répondre à ces
interrogations ce livre propose une réflexion sur quelques dimensions
essentielles des conflits armés après 1989. |
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État et globalisation suivent des cheminements tantôt parallèles tantôt
confondus. Néanmoins, il est difficile d'établir une coupure radicale
entre les formes des conflits qui précèdent ou suivent la dissolution
des blocs. La prise en considération de la place de la guerre et de la
violence dans certaines sociétés politiques comme celles des États-Unis,
de l'Allemagne, d'Israël ou de la Russie débouche sur un double
questionnement. D'une part, quant aux transformations sociales que la
guerre induit, sans néanmoins qu'il s'agisse de faire de la violence
l'accoucheuse de l'Histoire. D'autre part, sur la façon dont les conflits
armés ont trait à la crise ou au contraire à la formation de l'État.
Enfin, les mutations du système international après 1989 fournissent une
dernière matière à réflexion, concernant notamment l'usage des
sanctions, le rôle du droit et l'intervention d'acteurs non étatiques. |
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Pierre Hassner et Gilles Andréani : "Justifier la
guerre ? De l'humanitaire au contre-terrorisme." Presses de Sciences
Po |
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A peine la menace de la Troisième Guerre mondiale s'est elle éloignée
avec la fin de la guerre froide que la violence a refait surface sous différentes
formes : guerres civiles, nettoyage ethnique, génocide, hyperterrorisme.
Faut-il opposer la violence à la violence ? Quand, comment, au nom de
quoi ? Des auteurs de différentes nationalités et de professions
diverses - politologues, diplomates, juristes, historiens, philosophes -
tous internationalement reconnus dans leur domaine, s'efforcent ici de répondre
à ces interrogations capitales. L'ouvrage analyse la notion de moralité
du recours à la force à travers la doctrine de la guerre juste et de son
application éventuelle aux interventions humanitaires et à la
construction de la paix. |
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Puis il aborde la question du contre-terrorisme et de ses rapports avec la
guerre sur un plan historique et opérationnel, avant de débattre du
problème de la légitimité internationale et des normes qui la régissent.
En un temps où abondent les pouvoirs sans autorité et les autorités
sans pouvoir, les auteurs en appellent à une éthique, une politique et
des institutions provisoires pour temps de crise. Ce livre s'adresse à
tous ceux qui sont concernés par les relations internationales et par
l'actualité politique internationale. |
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Collectif dont Pierre Hassner : "La politique.
Volume 3 : Bellicisme, terrorisme, machiavelisme, pacifisme. Avec 1
DVD" M-Editer |
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La guerre est un phénomène majeur de l'époque contemporaine qui a vu se
déchaîner la violence de masse aussi bien à l'intérieur des nations
(guerre civile) qu'entre les États, jusqu'à ce qu'elle devienne "
mondiale " au siècle dernier et enrôle aujourd'hui les États démocratiques
eux-mêmes sous la bannière d'un " Empire du bien " affrontant
l'" Axe du mal " d'un terrorisme radical, avec pour horizon un
" choc des civilisations " de plus en plus présenté comme étant
inexorable, voire désirable. C'est dans un tel contexte, qui alimente un
débat qui traverse les institutions internationales mais aussi mobilise
les intellectuels et l'opinion publique de tous les pays, que ce livre
veut donner à penser à propos d'un thème ("Guerre et paix")
qui engage le sort de l'humanité, comme l'état du monde lui-même. |
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Pierre Hassner : "La terreur et l'empire. Tome 2 :
La violence et la paix" Seuil |
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L'époque qui s'ouvre avec le 11 septembre pourrait combiner la brutalité
et le primat de la puissance, qui caractérisaient la guerre froide, avec
la fluidité, les incertitudes et les ambiguïtés de l'après-guerre
froide. Des trois combinaisons historiques, celle de la division et de la
dissuasion (guerre froide), celle de la guerre civile et de l'intervention
internationale (les années 1990), celle de la terreur et de l'empire
(l'après-11 septembre 2001), la dernière est sans doute la plus instable
et, peut-être, la plus dangereuse. |
Le précédent tome de La Violence et la Paix retraçait le basculement du
monde bipolaire dans l'ère de l'après-guerre froide. La Terreur et
l'Empire prolonge cette réflexion et donne la mesure des mutations
actuelles en proposant un double éclairage.
Le premier revient sur la scène tragique des évènements et
les logiques de ses acteurs (sociétés, États, systèmes inter- ou
supranationaux). Le second introduit le lecteur dans les débats
intellectuels contemporains (de Fukuyama à Kagan) et dans un dialogue
avec les grands philosophes (de Thucydide à Nietzsche en passant par
Hobbes et Kant). Ce double éclairage permet de comprendre le glissement
de la "dialectique du bourgeois et du barbare" vers une véritable
"géopolitique des passions". |
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Pierre Hassner : "La violence et la paix. De la
bombe atomique au nettoyage ethnique" Points Seuil |
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Ce livre est un effort pour penser, à l'aube du XXIe siècle, ce qui a
fait souvent, hélas, l'actualité historique du XXe siècle : les
guerres, le totalitarisme, les nationalismes, l'expérience de la paix vouée
à l'échec, la violence persistante après la chute du nazisme et du
communisme et la fin de la guerre froide. Ce siècle a oscillé
continuellement, pour le meilleur parfois, pour le pire la plupart du
temps, entre recherche de l'identité et désir de l'universel. Pierre
Hassner montre les liens dialectiques qui relient tous ces thèmes, leur
interdépendance, qui rend si difficile le discernement des individus et
la décision des politiques. Les guerres et la violence, mais aussi la
paix ont changé de nature. |
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Nous n'avons pas à être nécessairement pessimistes, mais, comme le dit
Paul Valéry, " nous autres civilisations, nous savons maintenant que
nous sommes mortelles ", que nous sommes meurtrières, que nous
pouvons être suicidaires, faudrait-il ajouter. Civilisation ou barbarie
au XXIe siècle ? La réponse dépendra de notre capacité de secourir les
victimes, de secouer l'ignorance et l'indifférence d'un Occident
satisfait. |
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Pierre Hassner et Justin Vaïsse :
"Washington et le monde. Dilemmes d'une superpuissance."
Autrement |
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CONFÉRENCE
«Les incertitudes de l'ordre international.»
Nous sommes arrivés à un moment où la foi au progrès a pris
un sérieux coup. Le déclin est à la "mode", notamment pour l'Union
Européenne. Il y a déclin des idéologies. Tout le monde voit les limites du
libéralisme. Est-ce que le premier vaincu, le fascisme, ne peut-il pas revenir
?
Si le XXè siècle a été celui des certitudes et des
simplifications, on entre dans un monde effrayant et incertain, on se demande
s'il n'y a pas intrusion de phénomènes non politiques, tels que des
évènements climatiques, qui échappent aux politiques.
Y a-t-il toujours un ordre ? Est-il juste, hiérarchique,
égalitaire ? Il est difficile de le voir dans nos sociétés.
Il y a une course entre terrorisme et tourisme. Les exemples sont
nombreux pour montrer ces contradictions, ces antagonismes.
Si les guerres de religion montrent le bout de leur nez,
l'évolution de la science n'aura jamais été aussi forte. L'embourgeoisement
de la barbarie et la barbarie du bourgeois sont bien de véritables
tendances.
Pendant la guerre froide, il y avait une grande stabilité. Si
c'était vrai dans l'axe Est-Ouest, ça ne l'était certainement pas l'axe
Nord-Sud. Puis, après la chute du Mur, pour les Grands, fallait-il s'inquiéter
de la périphérie ? Après 1989, la paix est devenue un peu moins impossible,
la guerre un peu moins improbable. La solidarité internationale reculait au
profit d'idéologies plus absolutistes.
L'impopularité des États-Unis, à cause de la guerre en Irak, a
démontré l'impuissance de la victoire.
Il y a un retour de la géopolitique traditionnelle depuis. Qui de
la Chine ou d'Al Quaida, pour les États-Unis, est-il de plus dangereux ?
Si la bipolarité était le souhait de Chirac, à la place de
la Russie ou du Japon, on a vu arriver la Chine et l'Inde.
Par le sentiment de vulnérabilité et la volonté d'éradiquer le
terrorisme, les États-Unis ont du changer de point de vue.
Quels sont les phénomènes nouveaux qui provoquent les
conflits ? Les moyens de communication, la libération des échanges commerciaux
et financiers ont impliqué que les barrières n'existent pas.
La guerre asymétrique a tendance à diminuer : la puissance
militaire brute ne peut plus s'exercer normalement. Par exemple, la guerre
contre le Hezbollah a été perdue par Israël sur tous les tableaux : la
crédibilité et les buts de guerre.
L'Europe doit pouvoir assurer sa sécurité sans
laisser sur le bord la réciprocité et l'ouverture.

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