|
MENU
Accueil
Chercher un livre
Réserver un livre
Archives
Dossiers
thématiques
Livres d'enfants
Scolaire
Provence
Bibliothèques
Expositions
Revues
Liens
Copyright 2000-2013
Librairie Gaïa
Tous droits réservés
Dernière modif. : 29/03/2013
| |
Le Collège
Méditerranéen des Libertés
Le 3ème Colloque 2006 du C.M.L. : « Penser ce qui nous arrive»
Accueil
Laurent Bouvet
Boris
Cyrulnik Jacques Donzelot
Gérard Farjat
Jean-Claude Guillebaud Pierre
Hassner
Olivier Ihl
Jacques Le
Goff Fatiha
Mennis M.O. Padis
Jean-Pierre Rioux
Marc-Olivier Padis

Photo Librairie Gaïa
"La question de l'Europe"
Conférence
Outre
les nombreux articles qu'il a écrit, on doit à Marc-Olivier Padis les ouvrages
suivants :
| "Les
multinationales du cœur. Les ONG, la politique et le marché"
Seuil |
 |
Les
grandes organisations non gouvernementales (ONG) comme Greenpeace, MSF ou
Oxfam ne forment pas un monde à part à l'abri du pouvoir et des eaux
glacées du marché. Au contraire, elles s'inscrivent bien souvent dans un
large réseau de relations avec les États, les institutions
internationales et les grandes entreprises. Autrement dit, les lignes de démarcation
d'hier sont devenues des espaces mitoyens où les " multinationales
du cœur " nouent volontiers des collaborations avec leurs nouveaux
voisins. Cette face cachée de leur travail est le laboratoire d'une vaste
redistribution des rôles entre les acteurs publics, la sphère marchande
et la société civile. À l'écart des oppositions routinières et des
procès faciles, cet essai tente de penser la complexité et la fécondité
de ces relations. Car les grandes ONG y œuvrent de concert à la redéfinition
des stratégies d'action publique, à la recherche d'une légitimité
internationale et à l'expérimentation de nouvelles régulations du
capitalisme. Un jeu où les adversaires supposés sont parfois les
meilleurs alliés. Et inversement. |
| "Marcel
Gauchet. La genèse de la démocratie" Michalon |
 |
A
la lumière de l'histoire des religions, de la Révolution française,
mais aussi de l'ethnologie et de la psychiatrie, Marcel Gauchet repense le
passage d'un monde enchanté, dominé par la Loi divine à un monde désenchanté
où l'individu se donne à lui-même sa propre Loi. Le travail de Marcel
Gauchet consiste à saisir, tout en prenant un malin plaisir à
transgresser les cloisonnements intellectuels, ce qui caractérise cet
homme démocratique : ses origines, son histoire, ses doutes. En effet,
par quels processus historiques et à quel prix avons-nous pu devenir nos
propres législateurs ? D'autre part, individus souverains de l'ordre
politique, sommes-nous pour autant maîtres de nous-mêmes ? Enfin,
comment donner une définition de son identité, quand celle-ci n'est déterminée
par aucun ordre extérieur ? LE parcours de l'œuvre de Marcel Gauchet est
donc une traversée de l'histoire démocratique où la question centrale
du droit, de la justice et de la Loi permet de comprendre " le mal démocratique
". Faire la genèse de la démocratie, c'est aussi retrouver notre
propre généalogie.
|
CONFÉRENCE
La question de l'Europe
L'Europe est en voie de périphérisation dans le
contexte mondial. Comme les Pays-Bas, la France est marginalisée en Europe
depuis le référendum.
Trois grands dossiers se sont succédés :
- Le Traité de Maastricht et la monnaie unique. Ce dossier est clair sauf en
France où la notion d'économie de marché n'a pas été acceptée.
- Le dossier de l'élargissement : les anciens pays de l'Est on appelé le
processus "Réunification de l'Europe" alors qu'on l'a appelé
"Élargissement".
- Les institutions et la réformes des institutions européennes.
Ces trois dossiers se sont télescopés et on n'a pas su
organiser l'arrivée des très nombreux nouveaux pays. Le Traité portait sur
les trois sujets. L'élargissement a été celui qui a été le moins bien
accepté en France. L'Europ est à une situation de pause institutionnelle.
On peut continuer d'avancer vaille que vaille sans tenir compte
du résultat du référendum. La légitimité peut être acquise par le
résultat (par ex. l'Europe ne se fait plus la guerre...).
La clarification ne semble pas avoir eu lieu. Où va l'Europe ?
Cette question n'a pas été réellement posée. Il y a un malentendu sur ce
sujet. La création d'une constitution a fait croire, surtout aux Français,
qu'il y avait la création d'un état fédéral.
Pro-européens et anti-européens étaient d'accord pour faire
croire à la création d'une nation fédérale et au passage à un état
post-national. La construction européenne ne correspond pas actuellement à
un État.
La France jacobine, centralisée a du mal a comprendre ce
que c'est que la fédération d'États Nations ou une coopération interétatique
intégrée.
Par la constitution française, les relations internationales
sont réservées au Président de la République. Rien ne passe donc par
l'Assemblée Nationale. Il y a là un déficit démocratique.
Quel est le type de reconnaissance du citoyen national dans
un état supranational ? On est surpris sur le piétinement du débat. La
méthode "Monnet" de faire avancer l'Europe à petits pas est complètement
enlisée. Pour d'autres, les choses dérapent à partir de la mise sur le
marché de l'Euro et de l'élargissement. Il est certain qu'il faut organiser
tout cela. On ne peut plus voir un système Europe-État-Nation mais un
système Europe-État-Nation-Mondialisation. L'Europe devait réduire cette
exceptionnalité (modernisation exogène selon Jacques Delors). La réaction
souverainiste tente d'appuyer l'État-Nation sur la religion. La France ne
peut se vanter d'être un modèle.
L'Europe est-elle le niveau pertinent de réponse à la
mondialisation. Il existe un problème de frontières : où est la
périphérie, où est le centre ?
Dans le cas d'un scénario multi-polaire (Chine, Inde, USA),
l'Europe risque d'être marginalisée. Dans les autres pays européens,
l'Europe peut être un monde rationnel désenchanté, ce qui n'est pas le cas
de la France.

|