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Librairie Gaïa
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Dernière modif. : 03/02/2014

Le Collège Méditerranéen des Libertés

Le 3ème Colloque 2006 du C.M.L. :  « Penser ce qui nous arrive»

Accueil         Laurent Bouvet      Boris Cyrulnik     Jacques Donzelot     Gérard Farjat      Jean-Claude Guillebaud      Pierre Hassner     Olivier Ihl     Jacques Le Goff       Fatiha Mennis       M.O. Padis      Jean-Pierre Rioux    

Marc-Olivier Padis


Photo Librairie Gaïa

"La question de l'Europe"

Conférence

Outre les nombreux articles qu'il a écrit, on doit à Marc-Olivier Padis les ouvrages suivants :

"Les multinationales du cœur. Les ONG, la politique et le marché"  Seuil
Les grandes organisations non gouvernementales (ONG) comme Greenpeace, MSF ou Oxfam ne forment pas un monde à part à l'abri du pouvoir et des eaux glacées du marché. Au contraire, elles s'inscrivent bien souvent dans un large réseau de relations avec les États, les institutions internationales et les grandes entreprises. Autrement dit, les lignes de démarcation d'hier sont devenues des espaces mitoyens où les " multinationales du cœur " nouent volontiers des collaborations avec leurs nouveaux voisins. Cette face cachée de leur travail est le laboratoire d'une vaste redistribution des rôles entre les acteurs publics, la sphère marchande et la société civile. À l'écart des oppositions routinières et des procès faciles, cet essai tente de penser la complexité et la fécondité de ces relations. Car les grandes ONG y œuvrent de concert à la redéfinition des stratégies d'action publique, à la recherche d'une légitimité internationale et à l'expérimentation de nouvelles régulations du capitalisme. Un jeu où les adversaires supposés sont parfois les meilleurs alliés. Et inversement.

 

"Marcel Gauchet. La genèse de la démocratie" Michalon
A la lumière de l'histoire des religions, de la Révolution française, mais aussi de l'ethnologie et de la psychiatrie, Marcel Gauchet repense le passage d'un monde enchanté, dominé par la Loi divine à un monde désenchanté où l'individu se donne à lui-même sa propre Loi. Le travail de Marcel Gauchet consiste à saisir, tout en prenant un malin plaisir à transgresser les cloisonnements intellectuels, ce qui caractérise cet homme démocratique : ses origines, son histoire, ses doutes. En effet, par quels processus historiques et à quel prix avons-nous pu devenir nos propres législateurs ? D'autre part, individus souverains de l'ordre politique, sommes-nous pour autant maîtres de nous-mêmes ? Enfin, comment donner une définition de son identité, quand celle-ci n'est déterminée par aucun ordre extérieur ? LE parcours de l'œuvre de Marcel Gauchet est donc une traversée de l'histoire démocratique où la question centrale du droit, de la justice et de la Loi permet de comprendre " le mal démocratique ". Faire la genèse de la démocratie, c'est aussi retrouver notre propre généalogie.

 

CONFÉRENCE

La question de l'Europe

L'Europe est en voie de périphérisation dans le contexte mondial. Comme les Pays-Bas, la France est marginalisée en Europe depuis le référendum.
   Trois grands dossiers se sont succédés :
- Le Traité de Maastricht et la monnaie unique. Ce dossier est clair sauf en France où la notion d'économie de marché n'a pas été acceptée.
- Le dossier de l'élargissement : les anciens pays de l'Est on appelé le processus "Réunification de l'Europe" alors qu'on l'a appelé "Élargissement".
- Les institutions et la réformes des institutions européennes.
   Ces trois dossiers se sont télescopés et on n'a pas su organiser l'arrivée des très nombreux nouveaux pays. Le Traité portait sur les trois sujets. L'élargissement a été celui qui a été le moins bien accepté en France. L'Europ est à une situation de pause institutionnelle.
   On peut continuer d'avancer vaille que vaille sans tenir compte du résultat du référendum. La légitimité peut être acquise par le résultat (par ex. l'Europe ne se fait plus la guerre...).
   La clarification ne semble pas avoir eu lieu. Où va l'Europe ? Cette question n'a pas été réellement posée. Il y a un malentendu sur ce sujet. La création d'une constitution a fait croire, surtout aux Français, qu'il y avait la création d'un état fédéral.
   Pro-européens et anti-européens étaient d'accord pour faire croire à la création d'une nation fédérale et au passage à un état post-national. La construction européenne ne correspond pas actuellement à un État.
    La France jacobine, centralisée a du mal a comprendre ce que c'est que la fédération d'États Nations ou une coopération interétatique intégrée.
   Par la constitution française, les relations internationales sont réservées au Président de la République. Rien ne passe donc par l'Assemblée Nationale. Il y a là un déficit démocratique.
   Quel est le type  de reconnaissance du citoyen national dans un état supranational ? On est surpris sur le piétinement du débat. La méthode "Monnet" de faire avancer l'Europe à petits pas est complètement enlisée. Pour d'autres, les choses dérapent à partir de la mise sur le marché de l'Euro et de l'élargissement. Il est certain qu'il faut organiser tout cela. On ne peut plus voir un système Europe-État-Nation mais un système Europe-État-Nation-Mondialisation. L'Europe devait réduire cette exceptionnalité (modernisation exogène selon Jacques Delors). La réaction souverainiste tente d'appuyer l'État-Nation sur la religion. La France ne peut se vanter d'être un modèle.
   L'Europe est-elle le niveau pertinent de réponse à la mondialisation. Il existe un problème de frontières : où est la périphérie, où est le centre ?
   Dans le cas d'un scénario multi-polaire (Chine, Inde, USA), l'Europe risque d'être marginalisée. Dans les autres pays européens, l'Europe peut être un monde rationnel désenchanté, ce qui n'est pas le cas de la France.