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Dernière modif. : 13/05/2011
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Le Collège
Méditerranéen des Libertés
Le 3ème Colloque 2006 du C.M.L. : « Penser ce qui nous arrive»
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Laurent Bouvet Boris
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Gérard Farjat
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Goff Fatiha
Mennis M.O.
Padis Jean-Pierre Rioux
Laurent Bouvet

Photo Librairie Gaïa
«Un cadre politique en voie de mutation»
Conférence
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Collectif dont Laurent Bouvet : "Dictionnaire des
sciences politiques et sociales" Sirey |
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Qu'est-ce que l'européanisation
? La subsidiarité ? La gouvernance ? Qu'entend-on par " élites
" ? Comment comprendre la démocratie, l'Etat ? A quoi renvoie la
notion de discrimination ? Où en sont la science politique, l'analyse des
politiques publiques ? Autant de questions et bien d'autres encore
auxquelles ce dictionnaire s'attache à répondre. Un outil de travail
indispensable qui, avec plus de 100 entrées, permettra d'aborder les
connaissances de fond, perspectives critiques, enjeux et débats actuels.
Chaque entrée est complétée par une liste de corrélats et une
bibliographie sélective. Cet ouvrage s'adresse aux candidats aux concours
administratifs (catégories A et B) et aux concours d'entrée aux grandes
écoles (Sciences po, HEC...) qui auront à affronter des épreuves de
culture générales, écrites ou orales, aux étudiants des facultés,
mais également aux lycéens et aux citoyens intéressés par les enjeux
politiques et sociaux. |
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Laurent Bouvet et Laurent Baumel : "L'année zéro
de la gauche. Fragments d'un discours réformiste"
Michalon |
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La gauche française navigue
aujourd'hui à vue, sans repère ni boussole. Elle n'a toujours pas digéré
le choc du 21 avril 2002. Nombre de ses responsables et militants
continuent de penser qu'il s'agit d'un simple accident électoral et que
le balancier reviendra, immanquablement. Ce n'était pas un accident. Ce
" coup de tonnerre " a servi de révélateur à la crise
profonde que traverse la gauche en France depuis de nombreuses années.
Ses présupposés doctrinaux sont inadaptés. Elle n'a pas su se rénover
et n'est plus capable de réformer en profondeur la société ! Les
vieilles recettes et les remèdes traditionnels ne suffiront plus à rétablir,
une fois de plus, la situation. Dans cet essai, les auteurs proposent une
interprétation originale et sans concession de la situation actuelle de
la gauche française, notamment du Parti socialiste. A partir de ce regard
critique, ils proposent une méthode pour sortir de la spirale de l'échec,
reconquérir un électorat désorienté sur la base d'une authentique rénovation
doctrinale et d'un réformisme assumé, actualisé et ambitieux. |
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Laurent Bouvet et Christophe Giolito : "La culture
générale à Sciences Po" Colin |
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Ce manuel, instrument de préparation
à des épreuves qui exigent à la fois la mobilisation de larges
connaissances et l'organisation raisonnée d'une démarche, se propose
d'illustrer ces deux impératifs du travail de culture générale. Chaque
chapitre comporte quatre thèmes - dont le développement dans l'histoire
de notre culture et les implications actuelles sont présentés en
quelques pages -, suivis de cinq textes. Chaque question traitée est pensée
à partir de l'actualité de ses formulations, pour explorer, dans une
recherche d'esprit généalogique, les voies qui ont conduit à l'état
contemporain de nos interrogations. Les extraits sélectionnés font donc
droit aux formes de pensée les plus modernes, en même temps que sont
explicités leurs liens avec les moments les plus classiques de la réflexion.
La diversité de ses thèmes, le découpage en sections, la clarté des
analyses et leur actualité en font un usuel dont chacun adaptera
l'utilisation à la spécificité de son travail Des éléments de repérage
(annales, index) sont en outre fournis. |
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CONFÉRENCE
«Un cadre politique en voie de mutation»
Avant même les échéances
politiques importantes, la France attend, comme si l'élection présidentielle
allait changer la société, l'économie, le lien social...
L'élection de 2007 sera un changement important. Avec la non présentation
de Jospin, nous allons avoir un(e) président(e) qui sera né(e) après la
Seconde Guerre Mondiale. Nous en aurons fini avec un Président qui aura été
Premier Ministre sous tous les Présidents précédents.
Cette élection va être un changement important car on va sortir
d'une période de relatif immobilisme. Le débat a été coupé net lors
du deuxième tour de l'élection de 2002 sans qu'il y ait eu refondation.
Cette présidentielle ne changera pas grand chose. L'orientation
économique n'est pas réellement modifiée. La tentative de modification de la
politique économique en 1981 n'a duré que trois ans avant de revenir
dans une ligne plus en phase avec l'ordre économique mondial et une plus grande
libération des marchés.
Un deuxième élément semble le confirmer, les candidats se
montreront moins prompt au changement que ce qu'ils annoncent. Les réformes
sont très difficiles à mettre en œuvre.
La demande politique est plus forte que jamais, même si elle ne
prend plus un sens idéologique. Ce n'est plus une demande adressée aux partis
politiques, aux syndicats... La demande ne passe plus par les élections. Cette
demande se repère par des formes non conventionnelles. : mouvements sociaux
(sans papiers...), pétitions, manifestations, Internet (débats interactifs à
la place des réunions dans les "préaux d'école"). Ce dernier point
sera l'un des éléments essentiels de la prochaine élection.
Les partis ont encore un rôle important et traditionnel avec les
investitures des candidats. La réponse des partis à cette demande est une
communication forte, alors que les citoyens veulent être impliqués. La
démocratie participative est une réponse, car elle permet aux citoyens de
s'impliquer. L'adhésion de 80 000 militants au PS par l'intermédiaire
d'Internet est à cet égard significative. Mais la démocratie participative a
des limites. Ce sont toujours les mêmes citoyens qui sont impliqués, pour une
grande partie d'entre eux, ceux qui sont issus du milieu associatif.
La tentation populiste, c'est l'idée qu'on va mieux saisir la
demande en suivant le peuple sans prendre aucune distance. SI une partie de
cette tentation peut être positive, mais à son encontre, on peut le voir avec
l'élection d'Hitler qui a été la partie noire du populisme.
Lors du débat sur le vote de la Constitution Européenne de 2005,
les discours ont été les suivants : pour J.P. Raffarin, L. Fabius et N.
Sarkozy, il existe une dichotomie permanente dans la même phrase : "France
d'en haut et France d'en bas", "France qui travaille et France qui
s'endort", "France des compétences et France des sans
diplômes"...
Qu'est-ce que sont les classes populaires ? Dans l'absence de
réponses lisibles, on donne des arguments aux populistes extrémistes.
La solution est peut-être dans le réformisme, qui ne faut pas
confondre avec l'action de réformer. Le réformisme, c'est la réalité que
l'on doit au citoyen.
Dans la politique traditionnelle, on construit un projet en
fonction de la sociologie électorale que l'on suppose être la sienne. On reste
en décalage. Or il faut mettre en avant ce que l'on veut faire sans savoir si
cela va plaire. Il faut ensuite convaincre l'électorat et construire la
majorité autour de ce projet.

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