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Librairie Gaïa
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Dernière modif. : 06/08/2008

Le Collège Méditerranéen des Libertés

Le 3ème Colloque 2006 du C.M.L. :  « Penser ce qui nous arrive»

Accueil         Laurent Bouvet      Boris Cyrulnik     Jacques Donzelot     Gérard Farjat      Jean-Claude Guillebaud      Pierre Hassner     Olivier Ihl     Jacques Le Goff       Fatiha Mennis       M.O. Padis      Jean-Pierre Rioux 

Laurent Bouvet


Photo Librairie Gaïa

«Un cadre politique en voie de mutation»

Conférence

 

Collectif dont Laurent Bouvet : "Dictionnaire des sciences politiques et sociales" Sirey

Qu'est-ce que l'européanisation ? La subsidiarité ? La gouvernance ? Qu'entend-on par " élites " ? Comment comprendre la démocratie, l'Etat ? A quoi renvoie la notion de discrimination ? Où en sont la science politique, l'analyse des politiques publiques ? Autant de questions et bien d'autres encore auxquelles ce dictionnaire s'attache à répondre. Un outil de travail indispensable qui, avec plus de 100 entrées, permettra d'aborder les connaissances de fond, perspectives critiques, enjeux et débats actuels. Chaque entrée est complétée par une liste de corrélats et une bibliographie sélective. Cet ouvrage s'adresse aux candidats aux concours administratifs (catégories A et B) et aux concours d'entrée aux grandes écoles (Sciences po, HEC...) qui auront à affronter des épreuves de culture générales, écrites ou orales, aux étudiants des facultés, mais également aux lycéens et aux citoyens intéressés par les enjeux politiques et sociaux.

 

Laurent Bouvet et Laurent Baumel : "L'année zéro de la gauche. Fragments d'un discours réformiste"   Michalon

La gauche française navigue aujourd'hui à vue, sans repère ni boussole. Elle n'a toujours pas digéré le choc du 21 avril 2002. Nombre de ses responsables et militants continuent de penser qu'il s'agit d'un simple accident électoral et que le balancier reviendra, immanquablement. Ce n'était pas un accident. Ce " coup de tonnerre " a servi de révélateur à la crise profonde que traverse la gauche en France depuis de nombreuses années. Ses présupposés doctrinaux sont inadaptés. Elle n'a pas su se rénover et n'est plus capable de réformer en profondeur la société ! Les vieilles recettes et les remèdes traditionnels ne suffiront plus à rétablir, une fois de plus, la situation. Dans cet essai, les auteurs proposent une interprétation originale et sans concession de la situation actuelle de la gauche française, notamment du Parti socialiste. A partir de ce regard critique, ils proposent une méthode pour sortir de la spirale de l'échec, reconquérir un électorat désorienté sur la base d'une authentique rénovation doctrinale et d'un réformisme assumé, actualisé et ambitieux.

 

Laurent Bouvet et Christophe Giolito : "La culture générale à Sciences Po"  Colin

Ce manuel, instrument de préparation à des épreuves qui exigent à la fois la mobilisation de larges connaissances et l'organisation raisonnée d'une démarche, se propose d'illustrer ces deux impératifs du travail de culture générale. Chaque chapitre comporte quatre thèmes - dont le développement dans l'histoire de notre culture et les implications actuelles sont présentés en quelques pages -, suivis de cinq textes. Chaque question traitée est pensée à partir de l'actualité de ses formulations, pour explorer, dans une recherche d'esprit généalogique, les voies qui ont conduit à l'état contemporain de nos interrogations. Les extraits sélectionnés font donc droit aux formes de pensée les plus modernes, en même temps que sont explicités leurs liens avec les moments les plus classiques de la réflexion. La diversité de ses thèmes, le découpage en sections, la clarté des analyses et leur actualité en font un usuel dont chacun adaptera l'utilisation à la spécificité de son travail Des éléments de repérage (annales, index) sont en outre fournis.

CONFÉRENCE

«Un cadre politique en voie de mutation»

   Avant même les échéances politiques importantes, la France attend, comme si l'élection présidentielle allait changer la société, l'économie, le lien social...
   L'élection de 2007 sera un changement important. Avec la non présentation de Jospin, nous allons avoir un(e) président(e) qui sera né(e) après la Seconde Guerre Mondiale. Nous en aurons fini avec un Président qui aura été Premier Ministre sous tous les Présidents précédents.
   Cette élection va être un changement important car on va sortir d'une période de relatif immobilisme. Le débat a  été coupé net lors du deuxième tour de l'élection de 2002 sans qu'il y ait eu refondation.
   Cette présidentielle ne changera pas grand chose. L'orientation économique n'est pas réellement modifiée. La tentative de modification de la politique économique en 1981 n'a duré que trois ans avant de revenir  dans une ligne plus en phase avec l'ordre économique mondial et une plus grande libération des marchés.
   Un deuxième élément semble le confirmer, les candidats se montreront moins prompt au changement que ce qu'ils annoncent. Les réformes sont très difficiles à mettre en œuvre.
   La demande politique est plus forte que jamais, même si elle ne prend plus un sens idéologique. Ce n'est plus une demande adressée aux partis politiques, aux syndicats... La demande ne passe plus par les élections. Cette demande se repère par des formes non conventionnelles. : mouvements sociaux (sans papiers...), pétitions, manifestations, Internet (débats interactifs à la place des réunions dans les "préaux d'école"). Ce dernier point sera l'un des éléments essentiels de la prochaine élection.
   Les partis ont encore un rôle important et traditionnel avec les investitures des candidats. La réponse des partis à cette demande est une communication forte, alors que les citoyens veulent être impliqués. La démocratie participative est une réponse, car elle permet aux citoyens de s'impliquer. L'adhésion de 80 000 militants au PS par l'intermédiaire d'Internet est à cet égard significative. Mais la démocratie participative a des limites. Ce sont toujours les mêmes citoyens qui sont impliqués, pour une grande partie d'entre eux, ceux qui sont issus du milieu associatif.
   La tentation populiste, c'est l'idée qu'on va mieux saisir la demande en suivant le peuple sans prendre aucune distance. SI une partie de cette tentation peut être positive, mais à son encontre, on peut le voir avec l'élection d'Hitler qui a été la partie noire du populisme.
   Lors du débat sur le vote de la Constitution Européenne de 2005, les discours ont été les suivants : pour J.P. Raffarin, L. Fabius et N. Sarkozy, il existe une dichotomie permanente dans la même phrase : "France d'en haut et France d'en bas", "France qui travaille et France qui s'endort", "France des compétences et France des sans diplômes"...
   Qu'est-ce que sont les classes populaires ? Dans l'absence de réponses lisibles, on donne des arguments aux populistes extrémistes.
   La solution est peut-être dans le réformisme, qui ne faut pas confondre avec l'action de réformer. Le réformisme, c'est la réalité que l'on doit au citoyen.
   Dans la politique traditionnelle, on construit un projet en fonction de la sociologie électorale que l'on suppose être la sienne. On reste en décalage. Or il faut mettre en avant ce que l'on veut faire sans savoir si cela va plaire. Il faut ensuite convaincre l'électorat et construire la majorité autour de ce projet.