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Copyright 2000-2008
Librairie Gaïa
Tous droits réservés
Dernière modif. : 18/07/2008

Le Collège Méditerranéen des Libertés

Les passeurs de libertés

Jean-Paul Fitoussi

"Marché, mondialisation et démocratie"

Jean-Paul Fitoussi est président de l'Observatoire français des conjonctures économiques, professeur à l'Institut d'études politiques de Paris et éditorialiste au Monde.

 

Sous la direction de Jean-Paul Fitoussi et Jacques Le Cacheux :
"L'état de l'Union Européenne - 2005"

      Jean-Paul Fitoussi est professeur des universités à l'Institut d'études politiques de Paris dont il préside le conseil scientifique, président de l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) et secrétaire général de l'Association internationale des sciences économiques. Il enseigne dans des universités étrangères, en Europe et aux Etats-Unis, et a publié de nombreux ouvrages, parmi lesquels on retiendra ses deux derniers essais, La Règle et le choix. De la souveraineté économique en Europe (Seuil, 2002) et Le Débat interdit. Monnaie, Europe, pauvreté (Seuil, 2000). C'est sous sa direction qu'est publié chaque année le Rapport sur l'état de l'Union européenne. L'année prochaine sera décisive pour l'avenir de l'Europe puisque le projet de Constitution, d'ores et déjà signé par les Etats-membres de l'Union, sera soumis à l'approbation des nations.
     La France a opté pour la voie référendaire, et la consultation populaire est attendue pour l'automne (mais elle pourrait, dit-on, intervenir dès le printemps). Dans ce contexte, le rapport annuel de l'OFCE (Office français des conjonctures économiques), dirigé par Jean-Paul Fitoussi, sera évidemment très remarqué. Au sommaire, trois grandes parties : Les perspectives économiques dans une Europe à 450 millions d'habitants. L'enjeu constitutionnel (Y-a-t-il plus de raisons de voter non que oui ?). L'élargissement (portrait des nouveaux membres ; la question de l'adhésion de la Turquie).

 

Jean-Paul Fitoussi : "La politique de l'impuissance"  Arléa

      Nous vivons, en Europe, un paradoxe singulier l'ouverture des frontières y est perçue comme un surcroît de contraintes. La mondialisation est ressentie comme un enfermement disciplinaire. Toute réforme sociale est vécue comme l'annonce d'une régression. Pire encore : ce qui est mis en doute, c'est la capacité d'action des décideurs politiques. Ce qui paraît profondément en crise, c'est la démocratie elle-même et la possibilité pour les peuples de choisir leur avenir. Nos sociétés paraissent minées par un sentiment de précarité, d'insécurité, de souffrance sociale. Que nous arrive-t-il ? Comment expliquer ce désenchantement, plus dangereux à terme qu'on ne l'imagine ? Sur quoi se fonde cette insidieuse résignation ?
      Dans ces pages dérangeantes, Jean-Paul Fitoussi incrimine ce qu'il appelle la " politique de l'impuissance ". Il explique de quelle façon - et avec quelle folie ! - la plupart des dirigeants européens s'accommodent d'une croissance faible et d'un chômage de masse, alors même que ces deux questions justifieraient une tout autre politique. Dans cette libre conversation avec Jean-Claude Guillebaud, il montre comment responsables et commentateurs donnent l'impression de courir derrière un " modèle " qui n'existe nulle part dans le monde. Sur les grands débats du moment, l'un des meilleurs économistes européens s'efforce ici de parler sans détour.

 

Collectif dont Jean-Paul Fitoussi : "Ségrégation urbaine et intégration sociale" La Documentation Française

     Tout en tenant le plus grand compte des apports des autres disciplines, le pari de ce rapport du Conseil d'analyse économique (CAE) est de porter sur le phénomène de ségrégation urbaine, obstacle à l'intégration sociale, un regard singulier : celui de l'économie. Les auteurs - Jean-Paul Fitoussi, Éloi Laurent et Joël Maurice - repèrent un ensemble de faits stylisés et proposent une interprétation des mécanismes dynamiques sous-jacents qui alimentent le processus de divergence urbaine. La stratification de l'espace reproduit la stratification sociale, mais elle se transforme en ségrégation urbaine sous l'effet du chômage de masse persistant et agit comme un multiplicateur d'hystérésis. En provoquant une concentration des populations en difficulté dans les quartiers sensibles, elle accroît leur distance physique et sociale au marché du travail. Cette dynamique de divergence se propage dans le temps et dans l'espace à un rythme soutenu dans le cadre d'un véritable système ségrégatif urbain.
        L'existence de comportements discriminatoires à l'encontre des populations immigrées ou supposées telles, surreprésentées dans les quartiers défavorisés, aggrave les obstacles qui se dressent sur la voie de leur intégration sociale. Le rapport conclut à la nécessité de relancer la mobilité sociale et de mettre en œuvre une égalité plus exigeante que l'égalité formelle dans la conduite des politiques publiques. Ses propositions sont regroupées en trois axes de travail assurer la connexion sociale, notamment en réduisant la distance physique et sociale à l'emploi, développer des stratégies de cohésion urbaine au niveau de l'ensemble de l'agglomération, lutter beaucoup plus vigoureusement contre les discriminations de toute nature. Discuté par Jacques Freyssinet et Béatrice Majnoni d'Intignano, ce rapport est accompagné de neuf compléments sur lesquels il a pris appui pour identifier les faits stylisés qu'il éclaire et étayer les analyses qu'il développe.

 

Jean-Paul Fitoussi : "L'idéologie du monde. Chroniques d'économie politique" L'Aube

     Le monde traverse de violentes turbulences et connaît de profondes mutations. Les grilles d'interprétation de ces évolutions faisant défaut, les temps eux-mêmes apparaissent déraisonnables et les débats se font manichéens pour tenter d'en contourner la complexité: pour ou contre la mondialisation, pour ou contre la guerre, pour ou contre l'Europe, etc. Pour Jean-Paul Fitoussi, cette simplification à l'extrême s'explique par le fait qu'en France les débats intellectuels ne prennent qu'exceptionnellement en compte la dimension économique et sociale des évolutions. Ce livre, qui rassemble la plupart de ses articles écrits pour Le Monde entre 2000 et 2003, nous rappelle que si le progrès est le principal moteur du bien-être des populations, son inégale appropriation peut susciter souffrance et exclusion.
      La question des inégalités - masquée, dans les discours, par les promesses de lendemains qui chantent - n'est-elle pas, de fait, la question centrale qui organise l'activité démocratique ?

 

Jean-Paul Fitoussi : "La Démocratie et le Marché"  Grasset

     La recherche de la justice sociale constitue-t-elle dans le contexte de la globalisation, un obstacle l'efficacité économique ? A cette question, Jean Paul Fitoussi, avec vigueur et rigueur, report négativement. En s'appuyant sur un constat - le sociétés les plus solidaires ne sont pas les moira performantes -, il soutient que ce n'est donc po l'ouverture des pays aux échanges internationaux qu'il s'agit de remettre en cause, mais un discours rhétorique de la légitimation d'un capitalisme libéral et dominateur qui considère la démocrate et le politique comme des obstacles au développement.

 

Collectif avec Jean-Paul Fitoussi : "Comment va la France ? Les dossiers du Monde" L'Aube

      Le XXIè siècle débute sous le signe d'un de ces grands bouleversements qui accompagnent d'habitude la fin des conflits majeurs. On assiste à une redéfinition des rapports de puissance comme à une révision du modèle de production capitaliste et de sa régulation. Certains vont jusqu'à s'interroger sur le fonctionnement des démocraties, sur leurs valeurs, leurs institutions et les règles qui fondent la relation complexe entre l'individu et la société. La France est-elle bien placée dans ce contexte international et bien préparée pour ces nouveaux défis ? C'est le cœur de l'interrogation que Le Monde a souhaité soumettre à plusieurs intellectuels et éditorialistes. La question cachait une interrogation plus brutale : assiste-t-on au déclin de la France ? Si oui, quelles sont les solutions à mettre en œuvre ? Si non, comment interpréter la situation française et quel avenir envisager pour notre pays ? Un livre à lire par tous ceux qui se demandent : Comment va la France ?

 

Jean-Paul Fitoussi : "EDF, le marché et l'Europe. L'avenir du service public."  Fayard

     Les gouvernements d 'Europe ont décidé, dans le cadre du marché unique, d'ouvrir à la concurrence leurs marchés nationaux. EDF, ainsi que l'ensemble des entreprises françaises relevant du secteur public, doivent donc s'adapter à cette réalité. Mais comment faire en sorte que ce mutation ne s'opère pas au nom de l'ultralibéralisme, que les usagers du service public comme les producteurs y trouvent leur compte ? Tel est le propos de cet ouvrage, dont l'objectif est de définir les modalités de l'implication nécessaire de l'Etat et celles d'un nouveau type de gouvernance d'entreprise dans un secteur où les erreurs de régulation peuvent avoir des conséquences dramatiques, comme l'a montré encore récemment la panne d'électricité en Amérique du Nord.
     Mais qu'on ne s'y trompe pas : il ne s'agit pas pour Jean-Paul Fitoussi de proposer un banal compromis entre la logique du marché et celle du service public. La thèse qu'il défend et illustre ici avec brio est en effet que la double ouverture à laquelle il est nécessaire de procéder (celle des marchés et celle, partielle, du capital de l'entreprise publique) offre de nouvelles opportunités pour faire progresser à la fois le service public et l'entreprise elle-même. Et qu'il dépend de l'intelligence de la réforme et des nouvelles règles du jeu que ces opportunités se révèlent profitables. Autrement dit encore, l'" entreprise du troisième type " (ni d ' Etat, ni privée) que fauteur propose de bâtir à EDF et ailleurs ne se justifie pas principalement par, les contraintes que l'Europe introduit, mais pas le souci de l'intérêt général - la prise en compte de l'aspiration au développement durable, à 1a transparence en matière de gestion, à l'amélioration du service rendu aux clients usagers.

 

Jean-Paul Fitoussi : "La règle et le choix. De la souveraineté économique en France"   Seuil

    L'Union européenne présente un paradoxe : elle exige de notables abandons de souveraineté de la part des Etats qui la composent, mais n'y substitue aucun équivalent à l'échelle communautaire. Privilégiant l'intégration par des normes toujours plus contraignantes, elle vide peu à peu le siège de la souveraineté nationale sans pour autant investir celui de la souveraineté européenne. Ainsi en chacun de nos pays apparaît un déficit démocratique, car le gouvernement des membres de l'Union devient davantage un gouvernement par des règles, sur lesquelles les électeurs n'ont pas prise, qu'un gouvernement par des choix. Renverser l'ordre des priorités entre la règle et le choix : là est le défi de l'Europe politique, là encore celui de l'Europe économique. Il implique une gouvernance, à la fois européenne et nationale, plus conforme aux exigences de la démocratie.
     Cette dernière n'est pas seulement la maison commune des populations européennes, mais aussi un rempart contre tous les dogmatismes et un gage d'efficacité économique. A la veille de la réforme des institutions européennes, cet essai s'impose comme une précieuse contribution au débat sur l'avenir de l'Union, c'est-à-dire sur le devenir de ses membres, et ouvre une réflexion originale sur les relations entre économie de marché et démocratie.

 

Collectif dont Jean-Paul Fitoussi : "Réduction du chômage : les réussites en Europe."  La Documentation Française

     L'analyse des caractéristiques économiques, institutionnelles et sociales des pays ayant réussi à réduire significativement leur taux de chômage, ou même à ne jamais connaître de chômage de masse, peut être riche d'enseignements. Quelles sont, dans ces réussites, les parts respectives des politiques macroéconomiques, des politiques structurelles ou des institutions ? Le rapport de Jean-Paul Fitoussi et Olivier Passet montre que les variables institutionnelles ne semblent pas permettre de discriminer entre les " modèles de réussites " et les autres. Les institutions paraissent en revanche largement déterminer l'effet des chocs macroéconomiques sur le chômage. Certaines l'ont amplifié, d'autres l'ont atténué. Par ailleurs, les pays ayant fortement réduit leur chômage sont majoritairement caractérisés par un policy mix plus expansif.
    Le rapport de Jacques Freyssinet insiste sur l'importance des pactes sociaux dans les quatre pays européens qui ont fortement réduit leur chômage au cours des années quatre-vingt-dix : le Danemark, l'Irlande, la Norvège et les Pays-Bas. La forte coopération entre pouvoirs publics et acteurs sociaux aboutit à des compromis stables, visant à respecter des contraintes de compétitivité et d'équilibre des finances publiques en accordant des contreparties significatives aux salariés. La cohérence des caractéristiques institutionnelles et des choix politiques y constitue un facteur décisif de réussite. Ces deux rapports sont commentés par Olivier Blanchard, Edmond Malinvaud et Fiorella Padoa Schioppa Kostoris et complétés par un texte de Denis Fougère.

 

Jean-Paul Fitoussi : "Le débat interdit"  Arléa et Points Seuil

        L'Europe a peur de son avenir. La crise de l'emploi que traversent les pays du vieux continent - la France en particulier - est la plus grave depuis les années 30. Multipliant les situations de précarité et d'exclusion, elle met désormais en péril le fondement même de nos sociétés : l'intégration par le travail. Pour sortir de cette crise, dit-on, il n'y aurait pas d'autre politique que celle que l'on poursuit avec détermination depuis plus d'une décennie. Or que penser d'une politique qui n'atteint jamais les objectifs qu'elle recherche ? Le chômage est plus élevé qu'en n'importe quelle autre période de notre histoire, les déficits publics considérables.
     La construction européenne se défait : le SME n'est plus un système de change fixe, la perspective de la monnaie unique s'éloigne en raison des déficits. Le franc fort a des accès de faiblesse. Ces choix, qui obéissent hier à une certaine rationalité, semblent aujourd'hui confiner au dogmatisme. Si le débat est interdit, c'est qu'on le présente comme opposant les partisans du franc fort à ceux du franc faible. Le vrai débat devrait au contraire porter sur les meilleurs moyens de parvenir au plein-emploi et à une monnaie forte. Ce livre, la première grande synthèse critique sur le sujet, voudrait démontrer qu'au contraire ce grand débat est nécessaire, urgent. Sans intention polémique, il entend mettre à la portée du grand public les données essentielles, les concepts clés de la pensée économique qui sont le plus souvent méconnus ou ignorés.

 

Jean-Paul Fitoussi et Olivier Blanchard : "Croissance et chômage" La Documentation Française

     L'histoire de la croissance française depuis le milieu des années soixante-dix est celle d'une décélération continue, accompagnée d'une augmentation presque aussi continue du chômage. Dans leur rapport, Olivier Blanchard et Jean-Paul Fitoussi montrent que ces évolutions résultent de trois causes distinctes mais interdépendantes : un ralentissement de la croissance de la productivité potentielle, à partir du milieu des années soixante-dix, qui s'observe également dans la plupart des pays industrialisés ; une augmentation du chômage d'équilibre ; une insuffisance de la demande globale, depuis le début des années quatre-vingt-dix, qui correspond à une augmentation de la composante keynésienne du chômage. Ils analysent ensuite les conditions de croissance qui permettraient d'abaisser de cinq points en cinq ans le taux de chômage, et les politiques qui pourraient y contribuer.
     Ce rapport est commenté par Edmond Malinvaud et Gilbert Cette. Des compléments annexes de la DARES, la Direction de la Prévision, l'INSEE et l'OFCE apportent des éclairages sur les perspectives macro-économiques à moyen terme, le contenu en emploi de la croissance, la croissance potentielle, et l'impact sur l'emploi de la politique de réduction du temps de travail.

 

Jean-Paul Fitoussi et Pierre Rosanvallon : "Le nouvel âge des inégalités"  Seuil

             De multiples symptômes en témoignent : il y a, à l'évidence, un nouveau malaise français. Nos concitoyens ne savent plus très bien qui ils sont, ni ce qui les relie les uns aux autres. Ils craignent de vivre demain moins bien qu'aujourd'hui et ils se méfient, de plus en plus, de tous leurs dirigeants. Cette crise ne saurait être réduite aux seuls effets destructurants de la mondialisation économique. Les problèmes les plus visibles procèdent certes des bouleversements qu'elle entraîne. Mais il y a une autre souffrance, plus souterraine, qui renvoie aux effets destructeurs de l'individualisme moderne. De nouvelles formes d'inégalité apparaissent aussi.
           Se trouvent ainsi simultanément en panne les institutions de mise en œuvre du lien social et de la solidarité (crise de l'Etat-providence), les formes du rapport entre économie et société (crise du travail), les identités individuelles et collectives (crise du sujet). Faute d'avoir pris la mesure de ces bouleversements, les forces politiques traditionnelles se trouvent de plus en plus coupées de la société. D'où le risque d'une montée en puissance d'un populisme pervers. Que faire alors ? Entre la résignation distinguée et l'utopie incantatoire, une autre voie demeure possible. Il y a place aujourd'hui pour la redéfinition d'un réformisme radical, c'est-à-dire qui reprend les choses à la racine. Ce livre propose une analyse vigoureuse de la nouvelle donne et des voies pour en sortir.