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Librairie Gaïa
Tous droits réservés
Dernière modif. : 01/07/2008

Le Collège Méditerranéen des Libertés

Le 3ème Colloque 2006 du C.M.L. : «Penser ce qui nous arrive»

Accueil         Laurent Bouvet      Boris Cyrulnik     Jacques Donzelot     Gérard Farjat      Jean-Claude Guillebaud      Pierre Hassner     Olivier Ihl     Jacques Le Goff       Fatiha Mennis       M.O. Padis      Jean-Pierre Rioux 

Boris Cyrulnik


Photo Librairie Gaïa

«Obéissance morbide ou chemin de la résistance»

CONFÉRENCE

 

"De chair et d'os"   Odile Jacob

"On peut découvrir en soi, et autour de soi, les moyens qui permettent de revenir à la vie et d'aller de l'avant tout en gardant la mémoire de sa blessure. Les chemins de vie se situent sur une crête étroite, entre toutes les formes de vulnérabilité.
   Être vulnérable voudrait dire impossible à blesser. La seule protection consiste à éviter les chocs qui détruisent autant qu'à éviter de trop s'en protéger. Chaque âge possède sa force et sa faiblesse et les moments non blessés de l'existence s'expliquent par notre capacité à maîtriser, voire à surmonter, ce qui, en nous, relève dans un constant remaniement, du biologique, de l'affectif et de l'environnement social et culturel.
   Le bonheur n'est jamais pur. Pourquoi faut-il que, si souvent, une bouffée de bonheur provoque l'angoisse de le perdre ? sans souffrance, pourrait-on aimer ? Sans angoisse, et sans perte affective, aurait-on besoin de sécurité ? Le monde serait fade et nous n'aurions peut-être pas le goût d'y vivre."
   Ce livre fonde une nouvelle biologie de l'attachement. Il explique pourquoi, pour chacun d'entre nous, la vie est une conquête permanente, jamais fixée d'avance. Ni nos gènes ni notre milieu d'origine ne nous interdisent d'évoluer. Tout reste possible. Un message d'espoir, plein de tendresse et d'humanité.

 

Boris Cyrulnik : "Ces enfants qui tiennent le coup" Martin Média

     Un enfant qui tient le coup, c'est ce qu'on appelle un enfant résilient. Certaines personnes ont subi dès leur plus jeune âge les pires adversités... et pourtant elles s'en sortent ! Quel est leur secret ? Issu d'un récent colloque à Chateauvallon consacré à la résilience, cet ouvrage nous incite à rompre avec un certain nombre de lieux communs. Les principaux spécialistes français et étrangers du concept de résilience étudient et analysent ce qui amène certains enfants à résister malgré l'augmentation des risques de traumatisme. Ils nous apportent les contributions les plus récentes afin de mieux comprendre les enfants plus fragiles et de trouver les conditions qui permettraient au plus grand nombre de tenir le coup. 
     Grâce à ces travaux, de nouvelles perspectives de travail et de recherches s'ouvrent pour les spécialistes de la prévention, les médecins, les psychologues et les travailleurs sociaux. Non seulement ce livre est riche d'enseignement, mais il nous conduit à plus d'optimisme dans les perspectives d'éducation et de soins dans le domaine de l'enfance. Patrick Conrath

 

Boris Cyrulnik avec F. Héritier et A. Naouri : "De l'inceste" Odile Jacob

     Nos sociétés, où les relations de parenté les mieux établies ont tendance à se brouiller, favorisent l'inceste et son passage à l'acte. Peu de choses, désormais, distinguent une mère de sa fille ; les marques symboliques, comme les vêtements, sont les mêmes pour l'une et pour l'autre ; les rôles sociaux, comme la prise en charge des enfants, des petits frères et des petites sœurs, sont interchangeables... Pourquoi en irait-il autrement dans les compétences sexuelles ? Issu d'un séminaire organisé au Collège de France par Françoise Héritier, ce livre donne la parole à des praticiens - Boris Cyrulnik, neuropsychiatre éthologue, Aldo Naouri, pédiatre, Dominique Vrignaud, juge pour enfants - et à une ethnologue, Margarita Xanthakou, qui évoquent à cette occasion leur expérience clinique, juridique et anthropologique de l'inceste et des dégâts psychologiques qu'il occasionne.

 

Boris Cyrulnik : "De la parole comme d'une molécule - Entretiens avec Émile Noël" Points Seuil 

     Appliquer à l'homme des méthodes d'étude jusque-là réservées aux grands singes, mettre l'accent sur la relation affective entre les individus plutôt que sur la psychologie individuelle, faire parler le corps, grand oublié de la psychanalyse... Boris Cyrulnik se joue des frontières entre disciplines scientifiques. Avec sa "philosophie du troisième ligne" - joueur de rugby n'excellant dans aucun compartiment du jeu, mais indispensable à la cohérence de l'équipe - il mène ses travaux d'éthologie humaine loin des grands courants de recherche actuels, vers une biologie de l'affect attentive aux signes du corps et aux pouvoirs de la parole : une parole nécessaire pour soulager les souffrances humaines, par l'effet moléculaire de toute expression des émotions.

 

Boris Cyrulnik et Edgar Morin : "Dialogue sur la nature humaine" Aube

        Passionnant et riche dialogue entre deux penseurs de notre temps dont le trait commun est l'interdisciplinarité : sociologie, psychiatrie, psychanalyse. Ils constatent l'un et l'autre l'indissociabilité du cerveau et de l'esprit, l'interdépendance du culturel et du psychologique, du cérébral et du biologique. A la fragmentation du discours compartimenté, techno-scientifique, ils opposent le discours du rassemblement, de la connexion, de la communication et de l'empathie.

 

Collectif dont Boris Cyrulnik : "Et alors papa ? - Question de résilience : récit biographique et analyses d'experts"  Bastingage

     Une démarche biographique (témoignage anonyme et analyses d'experts) qui questionne autant le tabou à huis clos que " l'édition - réalité ". Ce document exceptionnel se compose du témoignage d'un père incestueux, soumis, avec son accord, aux analyses de : Boris Cyrulnik, neuropsychiatre et éthologue, Stéphane Ambry, avocat, pionnier dans la défense des enfants, Gérard Ostermann, médecin et psychanalyste, Francine Perrin, linguiste et orthophoniste, Christian Sallenave, sociologue et éditeur. Une famille porte plainte et, dès que le père est en prison, elle ne souhaite qu'une chose, conformément au jugement prononcé et à la peine qui lui a été infligée : qu'il revienne chez lui assez tôt pour vivre le plus heureusement possible une vie de famille et d'amour restaurée. 
     En respectant de strictes conditions déontologiques éditoriales, scientifiques et humaines, cette " belle idée ", selon l'expression de Boris Cyrulnik, consiste à " comprendre à travers l'écriture ce que les agresseurs et les agressés ont tant de mal à dire " et pose de multiples questions aux experts habilités comme au grand public sensibilisé à ces drames humains : comment sortir d'un tel tabou à huis clos et en surmonter les traumatismes ? Ce livre, sur les conditions de résilience analysées autant que sur la rhétorique de l'inceste décryptée, implique la préservation d'un total anonymat de l'auteur et de ses proches. Ce document est publié sans que l'auteur n'ait pris connaissance, avant publication, des analyses des experts. Les Droits d'auteurs et co-auteurs seront reversés, par les Éditions Bastingage, à des Associations de défense des enfants.

 

Collectif dont Boris Cyrulnik : "Homo Sapiens, l'odysée de l'espèce" Tallandier

     Les théories sur nos origines, à l'époque encore récente où nous n'avions aucune connaissance sur nos origines, prouvent à quel point nous fonctionnions comme dans la sexualité infantile: nous imaginions des scénarios d'horreur dont la représentation insupportable provoquait un refoulement qui explique notre clivage. Nous hésitions entre l'interdit de faire des recherches sur nos origines obscènes, et le mythe fondateur, dont nous faisions une fable poétique, violente et amusante, une fantasmagorie compatible avec les théories sociales de l'époque. Au Moyen-Âge, ça ne posait aucun problème. On acceptait sans peine que tout être vivant participe à la "chaîne des êtres" et qu'une plante, un insecte, un mammifère ou un homme constituent des prodiges qui, du simple fait d'être là sont des preuves indiscutables du dessein du Créateur. 
     Le clivage est apparu lors de la Renaissance où une partie de la population européenne a exprimé sa haine de tout ce qui bouge. Les adorateurs de l'ordre estiment qu'il convient de mettre à mort les amoureux du changement. Quel curieux choix! " Deux grands dangers menacent l'homme disait Paul Valery: le premier c'est le désordre et le deuxième c'est l'ordre". Entre le chaos qui empêche la vie, et la pétrification qui l'éteint, le monde vivant n'hésite jamais, il choisit le changement que l'on peut appeler évolution. Si vous cherchez des certitudes, ne lisez pas ce livre. Mais si vous aimez l'exploration, le doute et la poésie, soyez sûr que vous serez surpris. BORIS CYRULNIK

 

Boris Cyrulnik : "L'ensorcellement du monde" Odile Jacob

        Vivre, selon Boris Cyrulnik, c'est être fasciné, ensorcelé, possédé par les autres. En s'appuyant sur des exemples très concrets, il retrace minutieusement la généalogie du monde humain. Il analyse l'hypnose, cette fascination que nous exerçons sur les autres ou les autres sur nous; le leurre, cet objet qui sature notre sensorialité et épuise nos désirs; l'empathie, cette capacité que nous avons de nous mettre à la place de l'autre ; la bouche, ce lieu d'interpénétration de l'extérieur et de l'intérieur où s'articulent les sons créateurs d'un monde symbolique; le signe enfin, qui engendre un monde proprement humain, dédoublé en un en-deçà des sensations et des perceptions et un au-delà des croyances et des représentations. L'enjeu de ce livre est de comprendre notre place dans le vivant, comment nous en procédons et comment nous en émergeons. "L'homme est le seul animal capable d'échapper à la condition animale."

 

Boris Cyrulnik : "L'homme, la science et la société"  L'Aube

     Si le rapprochement de deux mondes, normalement séparés et distincts, vous trouble, si vous aimez la petite sirène de Copenhague alanguie sur son rocher, avec sa nageoire de poisson et sa longue chevelure ondoyant sur ses tétons, s'il vous semble que vous ne pourriez pas l'aimer avec des jambes de femme et une tête de poisson, alors vous entrerez dans l'univers de Boris Cyrulnik, le monde où l'animalité et la féerie, l'enfance aux prises avec la violence et l'amour adulte, la crainte et le désir forment nos sens et nos affects en nous ouvrant au monde symbolique.

 

Boris Cyrulnik et Michel Soulé : "L'intelligence avant la parole. Nouvelles approches originales du bébé." Éditions ESF

     Notre parole apparaît tard dans l'histoire de l'homme et dans les acquisitions du bébé mais, dans l'Univers, dès qu'il y a vie, le monde se structure par un langage dont il est important de connaître les divers registres, voire de les utiliser si on veut - bien avant la parole - porter de nouveaux regards sur le fœtus, le nouveau-né, le bébé. Cet ouvrage rassemble les réflexions et les recherches les plus récentes, et nous entraîne vers de nouvelles perspectives passionnantes pour enrichir nos modes actuels de compréhension du développement précoce. Ici sont réunis les points de vue des ethologues, de ceux qui ont l'expérience du très jeune bébé, du langage pré-verbal. La communication entre les animaux, et aussi de l'animal avec l'homme, nous renseigne sur les composants de la genèse de la pensée. Il est certain que toutes ces approches seront de plus en plus prises en compte dans l'abord, l'observation et la compréhension de la période périnatale.

 

Boris Cyrulnik avec F. Fougea et K.L. Matignon : "La fabuleuse aventure des hommes et des animaux." Éd. du Chêne et Pluriel

  

     Depuis toujours, les animaux ont marqué notre imaginaire, symbolisé nos croyances, figuré dans nos mythes fondateurs et animé nos discours. Leur domestication a donné naissance aux civilisations et a participé à l'essor de l'économie. En cherchant à s'approprier leurs talents, les hommes ont appris à communiquer avec eux. Des liens puissants se sont créés entre eux et nous. Des liens qui se sont perpétués à travers les siècles et les cultures. Mais comment cette histoire a-t-elle commencé ? Qui de l'homme ou l'animal s'est laissé envoûter par l'autre à l'origine ? A quoi ressemble le monde mental des animaux et comment pouvons-nous communiquer avec eux ? 

      Des textes courts, variés, riches en détails éthologiques et illustrés de superbes documents anciens et contemporains, nous racontent cette " histoire " et nous invitent à mieux comprendre la nature des liens qui nous unissent. " Le troisième millénaire sera celui de l'échange et de la réconciliation entre l'homme et l'animal ".

 

Boris Cyrulnik, T. et G. Baldizzone : "La main qui parle"  Éd. Phébus

     Tiziana et Gianni Baldizzone, photographes du genre voyageur, un peu géographes par la force des choses, un peu ethnographes par la grâce des rencontres, un peu poètes parce que la route conduit naturellement à cela, nous font découvrir les Mains du monde : Asie, Afrique, Europe... Mais leur livre n'est pas qu'un livre d'images. Car les mains qu'ils ont élues ont toutes quelque chose à nous dire. Et d'abord ceci : que les hommes et les femmes qui, par ces temps d'industrialisation et de robotisation galopantes, savent encore se servir de leurs mains - pour faire et pour plaire, pour inventer et pour discourir, pour donner et pour jouir - possèdent un trésor dont les plus "civilisés" d'entre nous n'ont peut-être plus idée. Leur livre ne prétend délivrer aucune leçon, mais nous remémorer cette simple injonction vieille comme l'humanité : Ne perdons pas la main ! 
     Un beau voyage que Boris Cyrulnik, analyste passionné des mœurs humaines - et qui de livre en livre nous si que nos comportements les plus simples sont souvent les plus mystérieux -, prolonge à sa façon en nous expliquant que depuis trois ou quatre millions d'années, c'est la Main qui oriente et secrètement gouverne le destin de l'animal humain. Captivé à son tour par le travail des Baldizzone, il nous rappelle ici que c'est la Main qui nous a fait hommes, et qu'à négliger ce "détail", nous risquons de perdre rien de moins que notre humanité.

 

Boris Cyrulnik : "La naissance du sens"  Pluriel

      La question de l'animalité de l'homme, qui hante les sciences humaines et sociales depuis trente ans, est ici abordée dans une problématique qui récuse la sociologie, le matérialisme biologique, mais aussi le dualisme âme-corps cher à bien des philosophes. Boris Cyrulnik expose ses vues originales sur la psychologie de l'enfant, qui permettent de reformuler complètement le rapport entre l'inné et l'acquis, et donne une contribution nouvelle sur la question de l'inceste, débattue tant en anthropologie que dans les écoles psychanalytiques.

 

Boris Cyrulnik : "La petite sirène de Copenhague" L'Aube

     Si le rapprochement de deux mondes, normalement séparés et distincts, vous trouble, si vous aimez la petite sirène de Copenhague alanguie sur son rocher, avec sa nageoire de poisson et sa longue chevelure ondoyant sur ses tétons, s'il vous semble que vous ne pourriez pas l'aimer avec des jambes de femme et une tête de poisson, alors vous entrerez dans l'univers de Boris Cyrulnik, le monde où l'animalité et la féerie, l'enfance aux prises avec la violence de l'amour adulte, la crainte et le désir forment nos sens et nos affects en nous ouvrant au monde symbolique.

 

Boris Cyrulnik avec P. Picq, J.P. Digard et K.L. Matignon : "La plus belle histoire des animaux" Seuil et Points

        Que savons-nous vraiment des animaux ? Comment sont-ils apparus ? Pourquoi la nageoire, l'aile, la patte, et l'œuf, ce merveilleux produit de la sexualité ? Pourquoi certaines espèces se sont-elles laissé apprivoiser, domestiquer ? Que saisissent-ils du monde ? Pouvons-nous mieux communiquer avec eux ? Comprendre leurs pensées ? Et pourquoi mangeons-nous les uns et aimons-nous les autres ? L'histoire des animaux, c'est aussi la nôtre : celle de nos rapports mouvementés avec la nature, avec notre passé. Les bêtes habitent également dans nos têtes et nous influencent bien plus qu'on ne le pense.
      Insectes, poissons, oiseaux, mammifères, et bien sûr chevaux, chats, chiens et autres familiers, ils défilent dans ce récit conté avec passion par trois des plus grands spécialistes. Une histoire de famille, en somme, dont ils révèlent tous les secrets.

 

Boris Cyrulnik et Claude Seron : "La résilience ou comment renaître de sa souffrance ?" Fabert

     La Résilience ou comment renaître de sa souffrance ? Dans cet ouvrage, des praticiens de l'art de la parole témoignent de leur travail clinique avec des personnes fracassées qui, après avoir côtoyé la mort, se sont battues pour éviter l'amputation imposée par le mutisme lié à la honte, la culpabilité et les sentiments de moindre valeur. Leur propos n'est pas d'idéaliser le traumatisme et la détresse humaine au point d'en oublier l'action corrosive qui ronge de l'intérieur. Les auteurs nous montrent comment il est possible de sortir de l'anesthésie émotionnelle, affective et relationnelle engendrée parfois par les turpitudes de l'existence. 
     Ce livre propose un regard porteur de vie même si, parfois, la gamme de choix qui s'offre aux personnes fragilisées par leur histoire s'avère très sombre. La collection Penser le monde de l'enfant propose d'aborder dans une perspective pluridisciplinaire: historique, sociologique, éducative et psychologique, les différentes représentations de l'enfant telles qu'elles et sont apparues au cours de l'histoire.

 

Boris Cyrulnik : "Le murmure des fantômes" Odile Jacob

     Marilyn Monroe n'a pas connu la tendresse, enfant. Elle est devenue fantôme. Hans Christian Andersen, lui, a pu être réchauffé. L'affection est un besoin tellement vital que lorsqu'on en est privé, on s'attache intensément à tout événement qui fait revenir un brin de vie en nous, quel qu'en soit le prix. Ceux qui refusent de rester prisonniers d'une déchirure traumatique doivent s'en libérer pour revenir à la vie. Ils en font même un outil pour arracher du bonheur. Dans ce livre, Boris Cyrulnik raconte comment le fracas du passé murmure encore chez le grand enfant qui tisse de nouveaux liens affectifs et sociaux. Et comment l'appétence sexuelle à l'adolescence constitue un moment sensible dans l'évolution de la réparation de soi. Attitude nouvelle face à la souffrance psychique, la résilience propose de construire ce processus de libération. Ce livre est un véritable message d'espoir.

 

Boris Cyrulnik : "Les nourritures affectives" Odile Jacob

        Pourquoi et comment tombons-nous amoureux ? A quoi rêvent les fœtus ? À qui appartient l'enfant ? La violence est-elle nécessaire ? Pourquoi dit-on des personnes âgées qu'elles retombent en enfance ? À quoi servent les rituels ? Voilà quelques-unes des questions abordées par Boris Cyrulnik dans ce livre qui examine, depuis le stade fœtal jusqu'à la vieillesse, les pathologies affectives à l'origine des maux les plus flagrants de nos sociétés : violence, racisme, délinquance, agressions sexuelles, etc.

 

Boris Cyrulnik : "Les vilains petits canards"  Odile Jacob

   Maria Callas, " la divine ", la voix du siècle s'il ne devait en rester qu'une, fut une petite fille dépérissant de carences affectives dans un dépôt d'enfants immigrés de New York... Barbara, meurtrie par un viol paternel et persécutée pendant la guerre, a su chanter sa vie et chacun la fredonne... Georges Brassens, mauvais garçon, dut à son professeur de troisième la découverte de la poésie qui donna une autre issue à sa révolte... Ces cas de résilience sont célèbres. Mais Boris Cyrulnik décrit ici ce que pourrait être chacun d'entre nous. Il nous montre comment ce processus se met en place dès la petite enfance, avec le tricotage des liens affectifs puis l'expression des émotions.

 

Boris Cyrulnik : "Mémoire de singe et paroles d'homme" Pluriel

     L'observation du comportement des animaux de la manière dont ils manifestent leurs souffrances psychiques, pose d'étonnantes questions et nous oublie à remettre en cause nos plus belles certitudes. L'homme possède pour s'exprimer bien d'autres moyens que la parole, son histoire s'articule à sa biologie, son équipement génétique participe à ces constructions sociales. Tandis que le zoologue montre que le singe figé dans son isolement recommence à vivre depuis qu'on lui a offert un leurre sur lequel il fixe son affection que la paralysie hystérique du chien a disparu depuis que ses maîtres le caressent, le psychologue tente d'établir un lien avec l'enfant abandonné qui se laisse mourir de faim parce qu'il n'a rencontré personne à aimer. Dans ce livre très vivant, plein d'anecdotes, écrit dans une langage simple et drôle, Boris Cyrulnik montre que l'éthologie un constitue un trésor à hypothèses et un modèle pour la recherche.

 

Collectif dont Boris Cyrulnik : "Oui au bonheur !" PEMF

Dix photos pour découvrir, réagir, s'attendrir, sourire, S'indigner, se révolter sur des faits de société pollution, guerre, différence, bonheur. Le regard des enfants devant ce monde d'adulte, les sentiments qu'ils mettent en mots : leurs révoltes, leurs indignations, mais aussi leurs enchantements, leurs bonheurs, toute la poésie et l'imaginaire de l'enfance. Des " grands " pour réfléchir, ponctuer. Des mots de " grands " pour nous aider à regarder...

 

Boris Cyrulnik : "Parler d'amour au bord du gouffre"  Odile Jacob

      Ceux qui surmontent un traumatisme éprouvent souvent une impression de sursis qui démultiplie le goût du bonheur et le plaisir de vivre ce qui reste encore possible. Olga a subi une blessure physique et psychique grave à l'âge de 18 ans. Elle a tout juste commencé de vivre que déjà il lui faut apprendre une autre manière d'être au monde. En puisant dans ses ressources intellectuelles et physiques, elle a utilisé ce que son entourage lui proposait afin de devenir une autre. L'homme qu'elle a épousé a conjugué sa manière d'aimer avec cette femme particulière. Et l'enfant qui naîtra de cette union devra s'attacher à ces parents singuliers dont il recevra un héritage psychique hors du commun.

     Dans cet essai vibrant sur le bonheur, Boris Cyrulnik démontre que même ceux qui ont de graves blessures affectives peuvent les transformer en grand bonheur. Il veut montrer comment on s'engage dans le couple avec son histoire et son style affectif, ses blessures et ses victoires. Et comment on transmet aux enfants une énigme qui invite à l'étrangeté et à la créativité.

 

Boris Cyrulnik avec C. Attias-Donfut, É. Klein, R. Misrahi : "Penser le temps pour lire la vieillesse" PUF

Pourquoi la physique n'est-elle pas à l'aise pour parler du vieillissement des êtres vivants, et encore moins de leur mort ? Le temps se confond-il avec le devenir ? Que faire face à la vieillesse ? Quelles sont les dimensions concrètes du temps vécu ? La clinique permet-elle de penser le temps âgé ? Peut-on modifier la manière dont une vieillesse s'éprouve ? Que serait une perspective sociologique du temps ? Les vieux sont-ils des " immigrés dans le temps " ? Quatre textes ouvrent ce livre sur la question du temps et de la vieillesse, le deuxième d'un cycle de la Fondation Eisai : La physique du temps et du devenir par Etienne Klein, Conversion et temps vécu. Vieillesse, gérontologie, philosophie par Robert Misrahi, Vieillissement et résilience par Boris Cyrulnik, Temps social, temps individuel et vieillissement par Claudine Attias-Donfut. Marie de Hennezel, François Jullien, Serge Koster, Joseph Maïla, Serge Marti et Bertrand Vergely suscitent la controverse et aide le lecteur dans sa compréhension de ce qu'est " vieillir ".

 

Boris Cyrulnik et Philippe Duval : "Psychanalyse et résilience" Odile Jacob

Depuis sa naissance, la psychanalyse n'a cessé d'être adulée ou rejetée. La résilience, que rend possible l'attachement, connaîtra-t-elle le même destin ? La psychanalyse sait décrire les défenses et en faire une psychothérapie. L'attachement sait expliquer comment affronter le fracas et devenir résilient. Pour faire le point des rapports entre résilience et psychanalyse, nous avons invité dix-sept grands noms de la psychanalyse actuelle à prendre position. Ils montrent comment la résilience a été mise au monde par la pratique psychanalytique adossée sur la théorie éthologique de l'attachement et interpellée par les traumatisés qui ont pu évoluer favorablement.

 

Collectif dont Boris Cyrulnik : "Si les lions pouvaient parler. Essai sur la condition animale." Quarto Gallimard

     La nature des relations que l'Homme entretien avec l'Animal obéit à une loi inexorable : nul ne saurait aborder le monde des animaux sans y projeter son propre univers mental, soucieux par-là, de marquer strictement la frontière entre humanité et animalité. Comment représenter le monde dans lequel vivent les animaux, quand il nous est très largement inconnu ? Pour en rendre compte, nous l'avons cerné en multipliant les approches et en mettant à profit toutes les compétences.
Le vétérinaire, le mathématicien, le neurobiologiste, le psychanalyste, l'éthologue, l'historien, l'archéologue, l'anthropologue, le philosophe et le psychiatre apportent chacun leur contribution à l'édifice. Le choix des auteurs et l'organisation des textes répondent à cette volonté d'interdisciplinarité, soit par des contributions originales qui donnent le dernier état du savoir, soit par des extraits empruntés à de multiples sources d'Aristote à Zola, de Darwin à Lévi-Strauss, de Freud à Jean-Paul II, de Genet à Yourcenar ...

 

CONFÉRENCE

«Obéissance morbide ou chemin de la résistance»

   Qu'est-ce qui se passe si l'obéissance n'existait pas, il y aurait une violence extrême. Les diplômes, la technologie, une intellectualité non couplés avec le monde réel provoque la violence.
   Toute institution mène à la perversion. Surtout elle est bien instituée si elle n'a pas prévu de clause évolutive.
   Dans la relation perverse, l'un impose sa loi à l'autre. Si l'on n'est pas deux, on se met en place de domination. Si on est seul, il n'y a pas de mémoire. Dans ce contexte, la violence peut être libératrice. Il existe aussi des violences créatrices. Un inventeur, innovant, oblige à changer de pensée. Si la récitation est tranquillisante, se faire bousculer intellectuellement peut être ressenti comme un agression. "Si je veux que rien ne bouge, je vais tout ressentir comme une agression".
   On a intérêt à sacrifier l'un de nous, l'autre de préférence.
   Le terrorisme est la réparation d'un peuple humilié. Le peuple qui a besoin de héros est un peuple désespéré. Dans ces relations perverses, on a tous un bénéfice à obéir. Quand on est victime, on légitime sa violence que personne ne peut contester puisqu'on est victime. Il y a une coexistence biologique avec un effet miroir neurologique.
   Dans une pièce on filme un enfant de 5 ans avec un adulte. Ils discutent entre eux. La semaine suivante, on demande à l'enfant si l'adulte lui a touché le "zizi". Bien qu'il n'y ait eu bien sûr aucun attouchement, 60 % des enfants répondent "Oui" ; si on lui demande si l'adulte l'a battu, 40 % répondront "Oui" ! L'enfant "habite" la pensée de l'adulte.
   Le panurgisme nous caractérise. On a un bénéfice énorme à obéir à un tiers. Cette conformité est un délice, si ce n'est une croyance. Si on veut vivre ensemble, on va devoir partager les mêmes croyances, sinon cela risque d'être coûteux.
    Très souvent, les innovateurs sont en dehors de ce qui existait auparavant.
    Le ciment d'un groupe peut se faire autant par l'amour que par la haine. Cette haine permet de solidifier le groupe qui mène au pouvoir. Le bénéfice de cette obéissance est l'appartenance à un groupe. L'ordre règne. Les institutions sont nécessaires si l'on veut coexister et réguler la violence et prévoir des clauses évolutives.