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Dernière modif. : 13/05/2011
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Colloque du C.M.L. 24-25 septembre 2004 : La
chemins de la démocratie
La terreur
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Colloque | Programme | La démocratie |
La dictature | La
terreur | Les intervenants
Élément majeur du pouvoir de toute dictature, la terreur a
permis de soumettre des populations, quelque en soit l'époque. Vous trouverez
ci-dessous quelques éléments bibliographiques sur ce sujet.
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Timothy Tackett : "Le Roi s'enfuit, Varennes ou
l'origine de la Terreur" La Découverte |
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Le 21 juin 1791, Louis XVI
parvient à organiser sa fuite. Quittant le palais des Tuileries en pleine
nuit avec sa famille et des proches, il cherche à gagner secrètement
Montmédy où stationnent les armées de Bouillé. On sait ce qu'il advint
: le roi fut arrêté dans la petite ville de Varennes et ramené
prisonnier à Paris. Deux ans plus tard, le couple royal montait sur l'échafaud.
La fuite du roi à Varennes est sans doute l'un des épisodes les plus
fameux de l'histoire de la Révolution française. Au point que la légende
et l'imagerie d'Épinal ont souvent recouvert la réalité historique.
Face à cet événement extraordinaire, l'historien américain Timothy
Tackett se donne trois tâches : d'abord raconter dans le détail, presque
heure par heure, le déroulement de cette incroyable fuite à partir de
l'ensemble des sources et archives disponibles. Ensuite, il explore
l'impact de la fuite sur toute la France et restitue l'effervescence
politique et sociale ainsi que l'émotion puissante que suscita la
trahison du roi dans l'opinion publique, à Paris et en province. |
| Enfin,
Timothy Tackett s'efforce de resituer l'événement dans le cours de la Révolution
française, et sa radicalisation jusqu'à la Terreur de 1793. Il montre
que loin d'être inscrite dans les " gènes " idéologiques de
la Révolution, la Terreur doit aussi être comprise à la lumière des événements,
notamment par rapport au traumatisme de la trahison du roi et l'émergence
de véritables menaces contre-révolutionnaires. |
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P.Gueniffey : La politique de la Terreur. Essai sur
la violence révolutionnaire (1789-1794) - Tel Gallimard |
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On n'écrit plus guère sur
la Terreur. Cet épisode central de la Révolution française, l'un des
plus mystérieux et des plus controversés, n'a cessé de hanter notre
histoire contemporaine. II a prêté à des interprétations nombreuses,
inconciliables, souvent polémiques, rarement impartiales. Aucune, à ce
jour, n'a pu en épuiser le sens et la portée. Cet ouvrage veut éclairer
l'histoire de la Terreur en interrogeant ses origines, ses ressorts, ses
modalités et la rhétorique qui lui tenait lieu de légitimité. II décrit
ce que doit la violence révolutionnaire à l'héritage de l'Ancien Régime.
II tente d'élucider la relation complexe entre Terreur et violence, entre
idéologie et Terreur. II clôt le débat sur la part des circonstances
dans la dérive terroriste de l'an II. Instrument de la politique révolutionnaire,
la Terreur ne se laisse pas enfermer dans des bornes chronologiques, écrit
Patrice Gueniffey. Elle fait irruption dans le discours comme dans les
pratiques dès 1789 : elle apparaît avec la Révolution pour ne disparaître
qu'avec elle. |
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Pourtant, on ne peut confondre les deux histoires. C'est en
montrant ce qui les sépare qu'on découvre leur secrète parenté. Livre
d'histoire politique, attentif aux événements, aux idées, aux passions
comme aux destins individuels, cet essai invite à relire l'histoire de la
Terreur dans le langage serein de la vérité. |
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E.A. Johnson : "La terreur nazie" - Albin
Michel |
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Récusant la thèse
simpliste de Goldhagen qui fait de chaque Allemand un " bourreau
volontaire " non moins que le modèle " totalitaire " hérité
d'Hannah Arendt, présentant une population absolument soumise, Eric A.
Johnson entend cerner le véritable cadre de la terreur nazie, autrement
plus complexe. Fondé sur le dépouillement de très nombreux dossiers de
la Gestapo et des tribunaux, cet ouvrage pionnier met en lumière les
rouages de la justice et de la répression. S'il fait ressortir les
responsabilités de chacun, il montre aussi la part de liberté que
conservaient les citoyens. On découvre ainsi une population beaucoup plus
encline à transgresser certaines lois, voire à élever des
protestations, qu'on ne l'imaginait. En dehors des victimes désignées
par le régime, les Allemands gardaient une marge de manœuvre. C'est vrai
du citoyen ordinaire, mais aussi des officiers de la Gestapo. A travers
des études de cas très fouillées, on voit comment la psychologie ou
l'inclination personnelle d'un officier de la Gestapo pouvait décider du
sort d'un accusé. |
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Eric A. Johnson souligne aussi le nombre important
d'affaires déclenchées par des initiatives locales, la Gestapo n'entrant
en scène que dans la traque des victimes désignées, les Juifs par
exemple. Loin des clichés d'un régime de terreur et d'un peuple victime,
le grand mérite de ce livre est de donner des éléments d'appréciation
de la culpabilité de chaque Allemand, et non plus du seul régime. |
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Hans Fallada : "Seul dans Berlin" - Denoël |
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Mai 1940, on fête à Berlin
la campagne de France. La ferveur nazie est au plus haut. Derrière la façade
triomphale du Reich se cache un monde de misère et de terreur. Seul dans
Berlin raconte le quotidien d'un immeuble modeste de la rue Jablonski, à
Berlin. Persécuteurs et persécutés y cohabitent. C'est Mme Rosenthal,
juive, dénoncée et pillée par ses voisins. C'est Baldur Persicke, jeune
recrue des SS qui terrorise sa famille. Ce sont les Quengel, désespérés
d'avoir perdu leur fils au front, qui inondent la ville de tracts contre
Hitler et déjouent la Gestapo avant de connaître une terrifiante
descente aux enfers. De Seul dans Berlin, Primo Levi disait, dans
Conversations avec Ferdinando Camon, qu'il était " l'un des plus
beaux livres sur la résistance allemande antinazie ". Aucun roman
n'a jamais décrit d'aussi près les conditions réelles de survie des
citoyens allemands, juifs ou non, sous le IIIe Reich, avec un tel réalisme
et une telle sincérité. |
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B. Brecht : "Grand-peur et misère du IIIè
Reich" - Arche |
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Sous le nazisme, la peur et la misère affectaient
toutes les couches de la société allemande, l'intelligentsia, la
bourgeoisie, la classe ouvrière. Il y a certes le courage de la poignée
de militants qui, au mépris de tous les dangers, publient leur littérature
illégale. Mais il y a aussi la capitulation, face à la terreur, d'une
trop grande part de l'intelligentsia. C'est ce qu'a voulu montrer Brecht,
d'abord à ses compatriotes exilés, autour des années 1938, en écrivant
la trentaine de courtes scènes, inspirées de la réalité même, de
Grand-peur et misère du IIIème Reich. Le nazisme n'est pas un phénomène
de circonstance appelé à disparaître avec le temps. Il est fait de
toutes les peurs "naturelles" de l'homme qui l'alimentent et
qu'il alimente. Le ventre ne sera-t-il pas toujours fécond d'où a surgi
la bête immonde ? Telle est la question qui continue de se poser
aujourd'hui encore, partout dans nos sociétés. |
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Collectif : "Le livre noir du communisme" -
Bouquins |
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Comment un idéal d'émancipation,
de fraternité universelle, se retourna-t-il au lendemain même d'octobre
1917 en doctrine de la toute-puissance de l'Etat, pratiquant la
discrimination systématique de groupes sociaux ou nationaux entiers,
recourant aux déportations de masse et trop souvent aux massacres
gigantesques ? Quatre-vingts ans après le coup d'Etat bolchevique, une équipe
d'historiens et d'universitaires a entrepris, continent par continent,
pays par pays, de dresser le bilan le plus complet possible des méfaits
commis sous l'enseigne du communisme : les lieux, les dates, les faits,
les bourreaux, les victimes. Le Livre noir du communisme a suscité dès
sa parution un débat qui a traversé nos frontières. C'est, sur une tragédie
planétaire, le premier livre de référence. |
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Jacques Baynac : "La Terreur sous Lénine" -
Livre de Poche |
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Octobre 1917. Lénine prend
le pouvoir. Décembre 1917. La Tchéka est créée. C'est le début de la
Terreur. Voilà pour la toile de fond. Restent les acteurs, que Jacques
Baynac, spécialiste de la Révolution russe, convoque aujourd'hui devant
nous. Pour la première fois en Europe, on va pouvoir juger sur pièces.
Tour à tour, les bourreaux et les victimes vont se succéder à la barre
: membres de la Tchéka ; rescapés des massacres de Léningrad ou
d'Astrakhan ; anciens concentrationnaires ; insurgés de Géorgie ;
condamnés à mort de Moscou. Le verdict ? Seule une différence
d'intensité distingue le léninisme du stalinisme. Celui-là a commencé
à dévoyer le mouvement révolutionnaire dans le sens de la dictature sur
le prolétariat ; celui-ci l'a réalisée. Le léninisme est donc le
premier responsable de l'anticommunisme. Cependant, dira-t-on, la violence
révolutionnaire est légitime. Sans doute, à condition que les moyens
justifient la fin, et non l'inverse. Mais si le peloton d'exécution ne
suffit pas à résoudre la question du pouvoir, comment les révoltés en
finiront-ils avec le vieux monde ? |
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Ariel Dorfman : "Exorciser la terreur" -
Grasset |
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L'histoire a parfois la mémoire
courte et, dans la plupart des pays du monde, lorsqu'est évoquée la date
du 11 septembre, ce sont aussitôt les images des avions se fracassant
contre les tours du World Trade Center qui viennent à l'esprit. Pour le
peuple chilien, le 11 septembre est une date imprimée au fer rouge dans
la conscience collective. Il s'agit du 11 septembre 1973. Ce jour-là, un
putsch renverse le gouvernement démocratique du président Salvador
Allende et instaure un régime dictatorial, celui du général Pinochet.
Ce jour-là, le Chili entre dans une période de répression d'une
brutalité inouïe. Tortures, disparitions, exécutions de milliers
d'opposants marquent à jamais le pays et causent une fracture que le
retour récent à la démocratie n'a pas encore totalement effacée. Retiré
du pouvoir en 1990, mais protégé par son auto-amnistie et son immunité
parlementaire, Augusto Pinochet, l'homme qui a ce sang sur les mains,
pensait pouvoir couler de vieux jours en toute tranquillité. C'était
compter sans l'obstination des familles des disparus et de leurs avocats.
Exorciser la terreur relate, épisode par épisode, la chronique de
l'envoi de Pinochet devant le tribunal de l'Histoire. C'est aussi une réflexion
sur le Mal, la justice, la responsabilité, les droits de l'homme à vivre
dans la dignité. |
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Richard Labérivière : "Les coulisses de la
terreur" - Grasset |
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" Deux mois avant les
attentats du 11 septembre, la CIA négocie encore avec Oussama Ben Laden.
Puis les Etats-Unis déclenchent les hostilités en Afghanistan. Ils
laissent s'échapper le milliardaire saoudien et ses protecteurs, comme
ils laissent s'évanouir leurs capitaux dans une jungle financière. Qui
sont les complices au cœur même de l'establishment américain ?
Aurons-nous bientôt un " Ben Ladengate "? Pour l'éviter, les
idéologues de l'administration Bush inventent une nouvelle guerre froide
: la guerre sans fin contre la terreur... Désormais, tous ceux qui ne
partagent pas les valeurs du meilleur des mondes selon Washington sont
suspectés de soutenir le terrorisme, sinon d'être des terroristes eux-mêmes,
agents d'un nouveau complot contre le monde libre et les champions du
Bien. Ce complot est baptisé d'un nom générique : Al-Qaïda. " R.
L. Du Pakistan à Bali, de Riyad à Casablanca, de Genève à Lugano, enquêtant
sur les lieux des attentats et les places bancaires, Richard Labévière
parvient à une conclusion : Al-Qaïda n'existe pas. |
| Le terrorisme ne relève
pas d'une organisation mondiale, mais d'une nébuleuse de réseaux qui
s'enracinent localement, dans les économies les plus inégalitaires et
les régimes politiques les plus arbitraires. Pourtant, la mythologie Ben
Laden continue. Pour survivre, l'Empire a besoin d'un ennemi et de faire
la guerre. |
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Noam Chomsky : "Pouvoir et Terreur, l'après 11
septembre" - Serpent à plumes |
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Pouvoir et Terreur,
entretiens après le 11 septembre, offre au lecteur le dernier état de la
pensée de Noam Chomsky à travers une longue interview et une série de
conférences qu'il a données à New York et en Californie au cours de l'été
2002. Il replace l'attaque terroriste sur le World Trade Center dans le
contexte des interventions américaines depuis 1945 et durant la Guerre
Froide au Vietnam, en Amérique centrale, au Moyen-Orient, et partout
ailleurs dans le monde. Le terrorisme, c'est l'exercice de la violence sur
des populations civiles, qu'elle soit perpétuée par une bande d'extrémistes
musulmans bien organisés ou bien par l'État le plus puissant du monde.
En s'appuyant sur ce principe fondamental, Noam Chomsky défie ouvertement
les États-Unis d'appliquer à leurs propres actions les critères moraux
qu'ils exigent et veulent imposer aux autres nations. Pouvoir et Terreur
est la suite du best-seller 11/9 qui s'est vendu à des millions
d'exemplaire dans le monde, livre de chevet de tous le " anti-guerres
". |

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