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Librairie Gaïa
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Dernière modif. : 10/05/2008
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Colloque du C.M.L.
24-25 septembre 2004 :
Les chemins de la démocratie
Accueil
Colloque | Programme | La démocratie |
La dictature | La
terreur | Les intervenants
Les intervenants présents au Colloque Edith Archambault | Laurent Bouvet
| Philippe Breton | Olivier
Duhamel | Pierre Hassner | ZsuZsa
Hegedus | Josette Lagadec |
Michel Martin | Margaret
Maruani | Olivier Mongin | Gilles Rebèche |
Myriam Revault d'Allonnes | Michel
Reydellet | Nathalie Rocailleux | Charles Rojzman |
Michel Samson | Roger Sue |
Henri Vacquin
Roger Sue

Sociologue, Roger Sue est
professeur à l'université de Caen et à l'université de Paris-V-Sorbonne.
Bibliographie
Quelques
notes sur la conférence :
"Les
spécificités du lien associatif : forces et faiblesses"
La démocratie présuppose un lieu
d'association. C'est un des paradoxes car si c'est une nécessité, cela en
reste un but.
Avant de penser association, il faut
penser lieu d'association qu'il faut séparer de l'organisation. Ce lien est un
lien d'originalité. Alors qu'il n'y a jamais eu autant de liens y compris avec
Internet, les portables..., ces liens semblent se distendre, mais la
multiplicité des liens ne fait pas leur faiblesse.
Il y a une prime à l'individualisation : chacun est original au sens
premier du terme. La différence est plus forte que l'égalité. L'ensemble des
valeurs qui structurent ce type de lien, ce sont les associations.
Il est difficile de comprendre la
sympathie qu'ont les gens pour les associations par rapport aux autres
institutions qu'elles soient politiques, administratives, syndicales... Il y a
un million d'associations : c'est l'âge d'or !
L'économie est venue vers les
associations qui sont devenues un centre de ressources humaines. Le capital
humain est devenu central. Le monde de l'entreprise fait appel directement aux
associations grâce, essentiellement, à l'investissement des acteurs
associatifs.
Le crise de la représentation donne de
l'importance aux associations. On ne sait pas représenter une société
d'individus. Plus les individus se sentent eux-mêmes, moins ils peuvent se
faire représenter.
Pourquoi devant cet engouement, les
associations n'arrivent-elles pas à capitaliser ce succès ? Elles ont beaucoup
de mal à se fédérer. Il y a une grande distorsion entre l'État qui valorise
le lien social créé par les associations et leur manque de moyens.

BIBLIOGRAPHIE
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"La société civile face au pouvoir" Presses
de Sciences Po |
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Quoi qu'on en dise, la crise
du politique est moins l'effet d'une régression que d'une progression de
l'exigence démocratique. La sphère politique est désertée pour la sphère
civique. Les mouvements sociaux et citoyens sont en plein essor à travers
le monde, et ont la faveur de l'opinion qui perçoit bien que là se joue
en partie l'avenir de la démocratie. La montée en puissance du principe
d'association est moins embryonnaire qu'on veut bien le dire et il n'est
pas exclu que le succès des associations les plus contestataires (Attac,
DAL, etc.) ne finisse par entraîner une mobilisation plus générale,
constituant la société civile en acteur politique majeur. C'est ce
renversement majeur de la vie démocratique que l'auteur observe, pour
mieux esquisser une citoyenneté comme " un art de gouverner comme d'être
gouverné " et nous convier à un nouveau Régime du politique pour
conjurer les dérives autoritaires, voire totalitaires. |
|
"Renouer le lien social. Liberté, égalité,
association" Odile Jacob |
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Avons-nous vraiment perdu le
sens de l'action collective, comme on le dit trop souvent ? Notre société
n'est-elle plus qu'un conglomérat d'individus préoccupés par leurs
seuls intérêts égoïstes ? Certainement pas. La myriade d'associations
qui fleurissent dans tous les domaines l'atteste. Elles concilient liberté,
égalité et souci d'autonomie. Elles mobilisent et rassemblent les énergies
les plus diverses au service de causes et de projets qui servent chacun.
La démocratie réelle s'invente sous nos yeux, en somme. Au XIXe siècle,
les socialistes prônaient l'association. Mais le contexte ne leur était
guère favorable. Tout a changé : l'association n'est plus une utopie,
c'est une réalité vécue par beaucoup. Désormais, ce sont les discours
et les institutions politiques qui sont en retard sur l'avancée de la
société. Un siècle après la loi de 1901, Roger Sue propose une réflexion
politique profonde sur ce que peut et doit être une société vraiment démocratique
aujourd'hui. |
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"La richesse des hommes. Vers l'économie
quaternaire" Odile Jacob |
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Nos sociétés ne
reconnaissent que les richesses produites par le marché et le travail.
Elles ignorent le gisement d'une vie associative qui concerne pourtant,
dans notre pays, un Français sur deux. Non productives, ces activités
fondées sur l'échange réciproque, sur la relation à l'autre ? En réalité,
leur rôle économique est fondamental dans les domaines qui sont désormais
au cœur de la croissance : santé, éducation, action sociale, culture et
loisirs. La mutation actuelle de notre société permet l'émergence d'une
véritable économie de la personne, dans laquelle l'implication humaine
jouera le premier rôle : les liens créeront plus de richesse que les
biens... Et si les associations d'aujourd'hui étaient en passe de devenir
les entreprises de demain ? |
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"Vers une économie plurielle. Un travail, une
activité, un revenu pour tous" Syros |
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Quel avenir se forge notre
société ? Le chômage est-il incurable ? Les emplois " jeunes
" du gouvernement socialiste sont-ils un nouveau cache-misère ? La réduction
du temps de travail est-elle une action généreuse ou calamiteuse ?
Faut-il écouter ceux qui ne jurent que par la libéralisation des échanges
mondiaux, ou ceux qui ne croient plus qu'à la débrouille ? C'est pour
donner du sens à " ce bruit et à cette fureur " du monde qu'il
faut lire Guy Aznar, Alain Caillé, Jean-Louis Laville, Jacques Robin et
Roger Sue. Pionniers, chacun à leur façon, de réflexions et de
propositions novatrices sur le revenu minimum, sur le temps de travail et
sur ces activités construisant une " économie solidaire ", un
" tiers secteur " ou un " secteur quaternaire ", les
auteurs proposent ici les lignes de force d'un projet économique et
politique visant à dépasser la crise du salariat : ce qu'ils appellent
" économie plurielle " est une façon de concevoir l'économie
pour sortir du face-à-face entre l'Etat et le marché, afin d'agir concrètement
sur le terrain économique, politique, associatif... Cet ensemble cohérent
de propositions, déjà expérimentées, en France ou ailleurs, ne peut
laisser personne indifférent. Ce livre en forme de débat - la démocratie
se nourrit des différences - ouvre de nombreuses portes à ceux pour qui
le capitalisme n'est pas un horizon indépassable. |

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