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Librairie Gaïa
Tous droits réservés
Dernière modif. : 28/01/2010
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Colloque du C.M.L.
24-25 septembre 2004 :
Les chemins de la démocratie
Accueil
Colloque | Programme | La démocratie |
La dictature | La
terreur | Les intervenants
Les intervenants présents au Colloque Edith Archambault | Laurent Bouvet
| Philippe Breton |Olivier
Duhamel |
Pierre Hassner | ZsuZsa
Hegedus | Josette Lagadec |
Michel Martin | Margaret
Maruani | Olivier Mongin | Gilles Rebèche |
Myriam Revault d'Allonnes | Michel
Reydellet | Nathalie Rocailleux | Charles Rojzman |
Michel Samson |
Roger Sue |
Henri Vacquin
Margaret Maruani

Margaret Maruani,
sociologue, est directrice de recherche au CNRS.
Bibliographie
Quelques
propos sur la conférence :
"Hommes
et femmes : l'égalité inachevée face au travail"
La féminisation de la vie active a transformé la
société et la femme elle-même. Tout a changé, rien a changé. Cette
affirmation n'est plus vraie.
Ce n'est pas récent, le nombre femmes qui travaillent a
particulièrement augmenté : il a doublé en 40 ans ! Pour les hommes, et
pendant la même période, la progression n'a été que de 10 %. Cette
évolution est la même partout en Europe.
La salarisation des femmes est beaucoup plus importante que pour les
hommes. Les femmes cumulent toujours activités familiales et professionnelles.
80 % des femmes en âge d'avoir des enfants travaillent ! Cette proportion est
régulièrement plus importante entre pays du sud et pays du nord.
Le niveau scolaire et universitaire des femmes est supérieur à celui
des hommes. Plus les femmes sont instruites, plus elles sont actives, malgré le
maintien de la sexualisation des études (les garçons font plutôt des études
scientifiques et les filles des études littéraires). Elles restent moins bien
payées, sont sous-employées, l'évolution des carrières plus lente et souvent
plafonnée.
L'afflux des femmes actives s'est concentré vers les emplois les moins
bien payés.
Les écarts de salaires homme/femme est en moyenne de 24 %. Les effets du
travail à temps partiel concernent 3,4 millions de salariés dont une majorité
de femmes est un phénomène, pour la France, relativement récent.
Les années qui ont connu un développement du travail féminin s'est
accompagné d'une augmentation du chômage féminin. Cette invisibilité laisse
perplexe.
BIBLIOGRAPHIE
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"Le travail du genre. Les sciences sociales du
travail à l'épreuve des différences de sexe." La Découverte |
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Peut-on, aujourd'hui, s'intéresser
au travail, à l'emploi, au chômage, sans voir la différence des sexes ?
La question est moins saugrenue qu'il n'y paraît. Longtemps, les sciences
sociales du travail ont ignoré le genre, l'ont traité comme une variable
secondaire, subalterne et facultative. Nous n'en sommes plus là
aujourd'hui, et c'est heureux. Ce livre tente de décrire, discipline par
discipline, l'émergence d'analyses sexuées du monde du travail. Il
montre comment l'introduction du masculin/féminin renouvelle les
approches, les problématiques et les concepts. Il explicite également
les difficultés, les blocages et les embûches de l'exercice : le temps
de la connaissance n'est pas toujours celui de la reconnaissance. Retracer
le parcours de la question des différences de sexe dans les sciences
sociales du travail : tel est l'objet de cet ouvrage collectif
pluridisciplinaire et international. Organisé par le groupement de
recherche MAGE (Marché du travail et genre en Europe), il rassemble
vingt-deux contributions émanant de sociologues, d'historien (ne) s, d'économistes,
de statisticien (ne) s, de juristes, de politologues, de philosophes et
d'anthropologues venus de différents pays. |
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"Travail, genre & sociétés. Prostitution :
marchés, organisation, mobilisation." Harmattan |
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"Travail et emploi des femmes" La Découverte |
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"Les mécomptes du chômage" Bayard
Centurion |
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Que nous cachent les très
officielles statistiques du chômage, que l'on ne cesse de nous
communiquer ? Dans cet essai inédit, Margaret Maruani s'attaque aux
tabous qui entourent le chômage labellisé. Chiffres à l'appui, elle révèle
l'existence de tous les sans-emplois aux statuts divers, les salariés précaires,
les travailleurs pauvres dont on ne parle jamais. Et justement elle les
compte : entre 2,2 et 4,2 millions de chômeurs, 3,4 millions de salarié-e-s
pauvres, 6 millions d'emplois atypiques. Les working poor ne sont plus
l'apanage des USA. Ils sont bien chez nous aujourd'hui. Et les femmes sont
aux avant-postes, mais dans l'ombre des statistiques officielles. Là est
peut-être le prix de la reprise : la décrue du chômage conventionnel
contre la paupérisation d'une partie du salariat. Tels sont les contes et
les mécomptes du chômage. Même si le chômage a fortement diminué
entre 1997 et 2001, la question demeure : sommes-nous réellement sortis
du plein-chômage, c'est-à-dire d'une société où la pénurie d'emplois
pèse sur le monde du travail dans son ensemble ? Et donc sur la société
tout entière ? |
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"Sociologie de l'emploi" La Découverte |
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Revue française de
sociologie, Jean Vincens. " Ce livre est une réussite. Je ne peux
qu'en recommander la lecture et souhaiter qu'il suscite d'autres travaux
dans le même esprit. " Projet. " Sobrement écrit, très bien
documenté et nourri d'une précieuse bibliographie, ce livre propose des
repères de qualité pour aborder la question de l'emploi en France
aujourd'hui. " Le Journal du CNRS. " Petit ouvrage de fond qui
restitue au social, donc au sociologique, sa juste place dans l'analyse
d'un problème - l'emploi et le chômage - autour duquel les débats
adoptent trop souvent un point de vue exclusivement économique. " |
| "Les nouvelles
frontières de l'inégalité. Hommes et femmes sur le marché du
travail." La Découverte |
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Trois pas en avant, deux pas
en arrière : la situation comparée des hommes et des femmes sur le marché
du travail n'est pas facile à caractériser. En la matière, aucun
constat simple n'est sérieux. Depuis trente ans, nous avons connu de véritables
bouleversements qui ne sont pas pour autant des ruptures, des brèches décisives
qui ne sont pas définitives. La féminisation du marché du travail est réelle,
mais inachevée, inaboutie tant elle s'est faite sous le sceau de l'inégalité
et de la précarité. C'est une situation éminemment mouvante et instable
que cet ouvrage collectif cherche à analyser : en s'appuyant notamment
sur des comparaisons européennes, les auteur(e)s, qui comptent parmi les
meilleurs spécialistes du sujet, explorent les nouvelles frontières de
l'inégalité et tentent une cartographie des différences de sexe sur le
marché du travail. A partir d'une présentation systématique des très
nombreux travaux de recherche menés depuis des années en Europe - qui
sera particulièrement utile aux étudiants et aux chercheurs -, les
auteur(e)s mettent en évidence les grandes tendances à l'œuvre.
L'irruption de la crise de l'emploi, l'installation d'un chômage massif,
durable et structurel n'ont pas interrompu la progression de l'activité féminine. |
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Entamée au début des années soixante, la féminisation du salariat se
poursuit, inexorablement, mais sans enclencher de véritable rupture avec
les processus de production des inégalités de sexe. Il est peu de
domaines où une mutation sociale d'une telle ampleur s'est effectuée sur
un fond d'inégalités aussi coriaces. Nous nous trouvons ainsi à un
tournant de l'histoire de l'emploi féminin : une période faite de
contrastes et de paradoxes, de progressions évidentes et de régressions
impertinentes, de mouvements et de vents contraires dont on évalue mal
l'issue. Tous comptes faits, rien n'est joué. Ce livre est publié à
l'initiative de MAGE, Groupement de recherche " Marché du travail et
genre " créé au CNRS. Comme tous les GRD, il s'agit d'une fédération
de laboratoires et de chercheurs constitués autour d'un champ de
recherche. |

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