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Librairie Gaïa
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Dernière modif. : 25/08/2010
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Colloque du C.M.L.
24-25 septembre 2004 :
Les chemins de la démocratie
Accueil
Colloque | Programme | La démocratie |
La dictature | La
terreur | Les intervenants
Les intervenants présents au Colloque Edith Archambault | Laurent Bouvet
| Philippe Breton | Olivier
Duhamel |
Pierre Hassner | ZsuZsa
Hegedus | Josette Lagadec |
Michel Martin | Margaret
Maruani | Olivier Mongin | Gilles Rebèche |
Myriam Revault d'Allonnes | Michel
Reydellet | Nathalie Rocailleux | Charles Rojzman |
Michel Samson |
Roger Sue |
Henri Vacquin
Pierre Hassner

Pierre Hassner est directeur
de recherche émérite au CERI (Centre d'études et de recherches
internationales), à la Fondation nationale des sciences politiques. Il enseigne
au Centre européen de l'université Johns-Hopkins à Bologne.
Bibliographie
Quelques
notes sur la conférence :
"Conférence
de clôture"
Les
relations internationales sont ce qu'il y a de moins démocratiques. On est dans
le monde du compromis entre isolationnisme et mondialisation. L'Europe est
quelque chose d'ambiguë dont on essaye de construire une puissance à partir de
la concaténation de pays.
Il
y a un certain triomphalisme des démocraties (chute des dictatures de droite,
des pays communistes) qui recèlent malgré tout des crises internes. Elles
peuvent s'inscrire autour de deux axes: technocratie et populisme,
territorialisme et globalisation.
L'évolution
de la démocratie dans les pays de l'est n'entre pas dans le schéma auquel on
aurait pu s'attendre.
Notre
incapacité à intervenir au Darfour, au Rwanda ou à arrêter le conflit au
Moyen-Orient est patente !
Depuis
la fin des totalitarismes, il n'y a plus qu'une légitimité : la démocratie.
Or en réalité, la démocratie est attaquée par les intégrismes religieux
(humiliation des Croisades...). La guerre préventive telle que l'a appliquée
les Etat-Unis met à mal la démocratie au nom même de cette démocratie.
Jamais
le monde n'a été aussi dangereux. Le soucis de sécurité met en danger le
désir de liberté. C'est la dialectique du barbare et du bourgeois : le
bourgeois s'encanaille et le barbare souhaite à partir d'un certain temps
s'embourgeoiser.
Napoléon
en voulant diffuser la pensée liée aux bouleversements de la Révolution
Française, il a réveillé les nationalismes espagnols, allemands... Les
américains en voulant reprendre l'idée wilsonnienne de porter la démocratie
contre l'intégrisme, ils refont la même erreur que Napoléon.
Il
faut éviter la bipolarité que ce soit en terme de géopolitique, politique,
religion...
Bibliographie
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"La terreur et l'empire. La violence et la paix |
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L'époque qui s'ouvre avec
le 11 septembre pourrait combiner la brutalité et le primat de la
puissance, qui caractérisaient la guerre froide, avec la fluidité, les
incertitudes et les ambiguïtés de l'après-guerre froide. Des trois
combinaisons historiques, celle de la division et de la dissuasion (guerre
froide), celle de la guerre civile et de l'intervention internationale
(les années 1990), celle de la terreur et de l'empire (l'après-11
septembre 2001), la dernière est sans doute la plus instable et, peut-être,
la plus dangereuse. Le précédent tome de La Violence et la Paix retraçait
le basculement du monde bipolaire dans l'ère de l'après-guerre froide.
La Terreur et l'Empire prolonge cette réflexion et donne la mesure des
mutations actuelles en proposant un double éclairage. Le premier revient
sur la scène tragique des évènements et les logiques de ses acteurs
(sociétés, Etats, systèmes inter- ou supranationaux). |
| Le second
introduit le lecteur dans les débats intellectuels contemporains (de
Fukuyama à Kagan) et dans un dialogue avec les grands philosophes (de
Thucydide à Nietzsche en passant par Hobbes et Kant). Ce double éclairage
permet de comprendre le glissement de la "dialectique du bourgeois et
du barbare" vers une véritable "géopolitique des
passions". |
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"Guerres et société. Etats et violence après la
Guerre froide" Karthala |
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Comment penser la guerre
dans la période inaugurée en 1989 par la fin de la Guerre froide et
l'expansion de la globalisation ? Faut-il y voir, avant la mobilisation
contre le terrorisme qui suit le 11 septembre 2001, une scorie de la
mondialisation libérale ? Ou, au contraire, la marque d'un désordre
international pérenne, même si ses formes peuvent être plus ou moins
nouvelles ? Quels en sont les effets sur la construction (ou la décomposition)
de l'Etat, qu'ébranlent déjà certaines manifestations de la
globalisation ? Bref, comment faire la part, dans la guerre et ses effets,
du local et du global ? Pour répondre à ces interrogations ce livre
propose une réflexion sur quelques dimensions essentielles des conflits
armés après 1989. Etat et globalisation suivent des cheminements tantôt
parallèles tantôt confondus. Néanmoins, il est difficile d'établir une
coupure radicale entre les formes des conflits qui précèdent ou suivent
la dissolution des blocs. La prise en considération de la place de la
guerre et de la violence dans certaines sociétés politiques comme celles
des Etats-Unis, de l'Allemagne, d'Israël ou de la Russie débouche sur un
double questionnement. |
| D'une part, quant aux transformations sociales que
la guerre induit, sans néanmoins qu'il s'agisse de faire de la violence
l'accoucheuse de l'Histoire. D'autre part, sur la façon dont les conflits
armés ont trait à la crise ou au contraire à la formation de l'Etat.
Enfin, les mutations du système international après 1989 fournissent une
dernière matière à réflexion, concernant notamment l'usage des
sanctions, le rôle du droit et l'intervention d'acteurs non étatiques. |
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"Washington et le monde. Dilemmes d'une
superpuissance" Autrement |
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Où va l'Amérique ? Au
moment où son emprise sur le monde semble s'étendre chaque jour
davantage, le bouillonnement d'idées qui préside à sa politique étrangère
est plus dense que jamais. Rien ne serait plus faux que d'imaginer un
Washington monolithique ou même trop sommairement écartelé entre "
colombes " et " faucons ". En réalité, le débat d'idées
fait rage, entre les néo-impérialistes, les multilatéralistes, les
isolationnistes, les wilsoniens, les néo-conservateurs... Et l'avenir du
système international dépend largement de l'issue de ce débat. Pierre
Hassner et Justin Vaïsse offrent ici un formidable outil de déchiffrage
de ces débats sur la politique étrangère des États-Unis, en présentant
de nombreux extraits des textes américains les plus influents, replacés
dans leur contexte et commentés. Ce livre dévoile les lieux - virtuels
ou réels - où le débat progresse, Washington bien sûr, mais aussi les
institutions où les spécialistes forgent leur vision, les écoles et
courants de pensée qui permettent de les classer. Une véritable
cartographie du paysage intellectuel... À quoi ressemble le monde vu de
Washington ? La question de l'empire américain est-elle une réalité ou
un mirage ? Une chance ou un péril ? Que deviennent les relations avec
les grandes puissances ? |
| Qu'en est-il de la question de l'éthique dans la
politique étrangère ? En quoi le concept de " guerre contre le
terrorisme " change-t-il la donne ? Sont retracées aussi, et enfin,
bien entendu, les relations changeantes avec l'Europe - et avec la France
-, meilleure alliée de l'Amérique, et qui semble pourtant de plus en
plus lointaine en ces temps conflictuels. |
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"Débat sur l'État virtuel"
Presses de Sciences Po |
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Ce livre a pour ambition
d'ouvrir un débat aujourd'hui réservé à la seule communauté
scientifique en faisant connaître au public français l'important ouvrage
publié aux États-Unis sous le titre The Rise of the Virtual State. Wealth
and Power in the Coming Century. L'œuvre
de Richard Rosecrance fait exception en s'interrogeant sur les mutations
subies par les politiques conduites par les États : l'auteur montre que
la richesse des nations repose de plus en plus sur les services, les États
tirant une part grandissante de leur prospérité d'unités de production
situées hors de leurs frontières, en raison notamment des activités des
entreprises transnationales. Ces évolutions entraîneraient un nouveau
type d'État qu'il définit comme " virtuel " et, par conséquent,
une transformation radicale des relations internationales. Bertrand Badie
doute que le changement multiforme décrit par Rosecrance jette les bases
d'une intégration pacifique, comme celle de nouveaux modes de régulation
: |
| on sait que la paix passe par l'invention de la sécurité humaine ;
mais on ne sait pas encore quel type de calcul dissuade un État de
chercher à satisfaire son désir de puissance, ni surtout quelles voies
permettent l'intégration des nouveaux acteurs sociaux internationaux.
Pour Pierre de Senarclens, la thèse de Rosecrance procède d'une erreur
conceptuelle, puisqu'elle présuppose que l'économie est une réalité
autonome, découplée du social et du politique. Pierre Hassner, lui, défend
son collègue d'outre-Atlantique, dont l'originalité réside
principalement dans la critique constante des prétentions américaines. |
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"La violence et la paix. De la bombe atomique au
nettoyage ethnique" Seuil |
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Ce livre est un effort pour
penser, à l'aube du XXIe siècle, ce qui a fait souvent, hélas,
l'actualité historique du XXe siècle : les guerres, le totalitarisme,
les nationalismes, l'expérience de la paix vouée à l'échec, la
violence persistante après la chute du nazisme et du communisme et la fin
de la guerre froide. Ce siècle a oscillé continuellement, pour le
meilleur parfois, pour le pire la plupart du temps, entre recherche de
l'identité et désir de l'universel. Pierre Hassner montre les liens
dialectiques qui relient tous ces thèmes, leur interdépendance, qui rend
si difficile le discernement des individus et la décision des politiques.
Les guerres et la violence, mais aussi la paix ont changé de nature. Nous
n'avons pas à être nécessairement pessimistes, mais, comme le dit Paul
Valéry, " nous autres civilisations, nous savons maintenant que nous
sommes mortelles ", que nous sommes meurtrières, que nous pouvons être
suicidaires, faudrait-il ajouter. Civilisation ou barbarie au XXIe siècle
? La réponse dépendra de notre capacité de secourir les victimes, de
secouer l'ignorance et l'indifférence d'un Occident satisfait. |

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