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Colloque du C.M.L. 24-25 septembre 2004 : Les chemins de la démocratie Accueil Colloque | Programme | La démocratie | La dictature | La terreur | Les intervenants Les intervenants présents au Colloque Edith Archambault | Laurent Bouvet | Philippe Breton | Olivier Duhamel | Pierre Hassner | ZsuZsa Hegedus | Josette Lagadec | Michel Martin | Margaret Maruani | Olivier Mongin | Gilles Rebèche | Myriam Revault d'Allonnes | Michel Reydellet | Nathalie Rocailleux | Charles Rojzman | Michel Samson | Roger Sue | Henri Vacquin Laurent Bouvet
LAURENT BOUVET est professeur à l'université de Nice-Sophia-Antipolis et à l'Institut d'études politiques de Paris.
Quelques propos de la conférence de L. Bouvet: "La démocratie entre politique et société" Il y a une crise du système démocratique et plus précisément de la société démocratique et pas du modèle démocratique. Démocratie, institutionnalisation, une aspiration à être gouverné par soi-même qui rend effective la souveraineté du peuple par l'élection de représentants y compris dans la régularité du vote. L'état de droit protège les libertés individuelles : c'est le libéralisme politique mais aussi économique tempéré par l'Etat-Providence. Ce n'est pas une garantie. La nation a été le cadre dans lequel la démocratie a pu se développer. Le début de la crise démocratique porte sur les transformations de ce modèle : plus de démocratie directe, toucher à l'Etat de droit (moins de liberté pour plus de sécurité), la régulation économique : tout ceci se joue à la marge. Le démocratie européenne pose la question de la démocratie dans le cadre national. La crise de la démocratie passe par la crise des participations : participation électorale, participation humanitaire... Y a-t-il une crise de l'offre politique ? L'individu démocratique ne sait plus ni quoi, ni comment demander à son représentant politique. Une étude norvégienne sur la démocratie - pays très démocratique et très riche - montre que la démocratie telle qu'on le conçoit n'est pas une fin en soi. La baisse du taux de participation sera la démonstration que l'investissement dans la vie politique ne serait pas fondamental avec un développement de la micro-démocratie (démocratie de quartier,...) Qu'est-ce qu'il y a après la démocratie. Quel sera le contenu du lien social ? Qui va prendre en charge la gestion "macro-politique" ?
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